Plon (réédition numérique FeniXX)

  • Un illettré est une personne incapable de lire et d'écrire un texte simple, court, en rapport avec sa vie quotidienne. Il faut savoir qu'il y a en France 8 % de jeunes adultes illettrés. La faute en revient-elle aux apprentissages scolaires ? Y a-t-il un lien entre illettrisme et exclusion ? L'illettrisme est-il réservé à une catégorie marginale de la société ? Alain Bentolila a mené une étude approfondie sur la mesure, le développement et les causes de l'illettrisme. Son enquête, extrêmement documentée, s'appuie sur l'observation et l'expérience, notamment menée en milieu scolaire, et ses conclusions sont un appel à ce que tous, nous prenions conscience que l'illettrisme débouche, en réalité, sur l'isolement, l'incapacité d'insertion - bref, sur un véritable autisme social. Mais, Alain Bentolila ne s'arrête pas aux constats, si pessimistes soient-ils. Il propose des solutions simples, concrètes, en insistant sur la vocation de l'école à assurer, à tous nos enfants, une chance d'exercer un pouvoir sur le monde. Ce livre s'adresse à ceux - parents et enseignants - que le destin scolaire et social de nos enfants passionne et inquiète.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Faire fortune c'est, plus qu'une passion, plus qu'un art, une quête permanente de l'inaccessible. Et, toujours, une aventure. J'ai voulu raconter cette aventure-là, en permanence recommencée depuis les temps mythiques de Crésus et du roi Midas. J'ai choisi trente histoires vraies, trente histoires sorties de l'Histoire, pour brosser la saga de l'or, de la finance, de la richesse. J'y ai croisé des riches, qui avaient assez d'appétit pour dévorer des continents à la recherche des mines d'or ou de diamants. J'ai été stupéfait par la complexité des réseaux financiers qu'ils avaient su tisser, de Venise à Hambourg, de Tokyo à New York, d'Halicarnasse à Persépolis. J'en ai découvert qui lançaient des coups de poker inouïs, tel Armand Hammer pactisant avec le tsar rouge, Lénine. J'ai rencontré des escrocs, avec le charme inimitable de Thérèse Humbert, des vertueux comme saint Éloi, capable de retourner au couvent après avoir été l'argentier du roi de France, ou des faiseurs d'empereur, comme Fugger le riche. Tous sont, à leur manière, des héros. C'est l'histoire de ces conquérants que j'ai mise en scène.

  • À l'horizon de l'an 2000, les Français devraient s'estimer gâtés par l'Histoire. Pourtant, ils sont inquiets, comme si tout allait trop vite et trop loin, et qu'ils n'aient plus de prise sur l'événement. Leurs craintes sont-elles justifiées ? Le répertoire est riche : le manque d'eau menace de transformer nos sols en désert, les biologistes manipulent notre patrimoine génétique et les médecins sont découragés par les nouvelles pestes, drogue ou sida. Certains d'entre nous redoutent même la fin de l'identité française, menacée par une Europe supranationale, ou par la poussée démographique du tiers monde et l'intolérance qu'elle réveille. Pour la première fois, deux journalistes ont dressé le diagnostic complet de nos peurs. Enquêtes, reportages et interviews leur permettent de nous dire ce qui nous effraie, et d'analyser nos bonnes ou nos mauvaises raisons. Jean Jolly et Jean-Claude Grenier ne sont pas des faux prophètes de l'Apocalypse et s'ils crient parfois au loup, c'est dans l'espoir que l'on évite le pire. Vous n'aurez pas moins peur après avoir lu ce livre. Au contraire. Mais votre peur sera plus intelligente.

  • Voici un livre qui bouleverse bien des idées reçues, et éclaire de façon nouvelle les moeurs victoriennes. L'auteur a pu reconstituer la vie sexuelle du peuple anglais du siècle dernier, grâce aux archives (maintenant inaccessibles) de l'hôpital londonien des Enfants-Trouvés. Elle nous livre les aveux des femmes du peuple sur l'amour, le sexe, le plaisir. On découvre, ainsi, comment se courtisaient, s'aimaient, se séparaient les Anglaises et les Anglais des classes populaires. Ces confessions résonnent fort différemment des dénonciations horrifiées des réformateurs des moeurs sexuelles populaires.

  • On l'appelle deuxième génération ou génération métis. Elle a ses racines en Afrique du Nord, en Amérique, en Chine ou ailleurs, mais son présent est en France. Aujourd'hui, en France, un adolescent sur trois est porteur d'une culture qui vient d'ailleurs. Ce livre se veut le récit de leur vie, écrit à la façon d'un grand reportage. Kamel, Fahrid, Éric et les autres, témoignent et livrent leurs espoirs et leurs révoltes. Ils parlent du passé de leurs parents, et de l'avenir qu'ils envisagent pour leurs propres enfants. Ils analysent leur sentiment d'appartenance : certes ils sont français, mais se sentent-ils vraiment français, et les prend-on pour des Français ? C'est de leur différence qu'ils tirent leur force et leur invention. Le mélange de cultures et d'histoires les rend plus forts encore. Cette génération va bousculer nos traditions et apporter un sang nouveau à notre histoire.

  • Il se passe quelque chose en Allemagne. De nouveau. Pays sans histoire, peuple qui aurait vendu son âme à la société de consommation, ainsi voyions-nous, depuis la guerre, notre puissant voisin. Mais voici que les échos d'une agitation confuse nous parviennent ces temps derniers d'outre-Rhin : contestation antinucléaire radicale, terrorisme de la Fraction Armée Rouge, manifestations monstres contre les fusées Pershing, marée électorale des Verts, etc. Que cachent ces récents phénomènes ? Où puisent-ils leur force ? Brigitte Sauzay, dans un essai brillant, nous découvre l'ampleur du désir, enfin avoué, de réunification d'un peuple coupé en deux, la lassitude du lourd fardeau du passé nazi, le rejet du tuteur américain et la reprise de cette tradition éminemment allemande de recherche morale et religieuse, sous l'emprise du luthérianisme. L'Allemagne, tout simplement, est en train de redevenir allemande. Faut-il s'en inquiéter ? Ses nouvelles tendances augurent-elles d'une civilisation post-industrielle modèle ou, au contraire, d'une société dangereusement utopique, dans sa recherche exaltée d'un monde trop pur, sans armes, sans pollution ni pouvoirs d'aucune sorte ? Nietzsche, il y a un siècle déjà, nous avait prévenus : Les Allemands sont toujours d'avant-hier et d'après-demain. Le destin de l'Allemagne, encore une fois, nous concerne.

  • L'anti-américanisme est-il un produit de standing ? Une manière élégante de se comporter dans les salons ? Une obligation politico-morale ? L'expression de la jalousie historique d'un vieux pays qui n'en revient pas d'avoir perdu sa couronne ? Il n'est pas impossible de chercher à comprendre les raisons de cette hostilité diffuse. Depuis 1942-1944, la France est l'alliée des États-Unis. Normal. Tantôt elle se comporte comme un valet obséquieux, tantôt comme un juge d'instruction obtus. Étrange. L'auteur cherche donc à recomposer le puzzle, que l'on désigne sous le terme d'anti-américanisme, par une exploration de l'inconscient français, et par la description de quelques Américains ou assimilés, nouveaux cow-boys qui, là-bas, ne chevauchent plus des pur-sang mais des circuits électroniques. En somme, Georges Suffert commet ici ce qu'il faut bien appeler un péché contre l'esprit : il avoue sa fascination pour des amériques de rêve et son amitié pour l'Amérique réelle. Il prétend qu'elles se confondent. Peut-on être français en 1984 et aimer les États-Unis ? Toujours irrité par les modes intellectuelles, Georges Suffert a voulu pourfendre l'anti-américanisme, et a rédigé cette analyse et ce reportage en direct, d'une plume brillante et parfois provocante.

  • Le problème de l'identité allemande, avec ses zones d'ombre et de brume, a fait place, de l'autre côté du Rhin, à une démocratie assagie. Ce livre montre et explique ce qu'est l'Allemagne d'aujourd'hui, ce pays devenu, au cours des dernières années, notre principal allié et partenaire commercial, et sur lequel la France compte pour construire l'Europe. Naturellement, le passé n'est pas occulté. Mais le présent et le futur de ce pays sont essentiels pour comprendre la politique intérieure et étrangère, l'économie et la société, les régions, les comportements. Dans ce reportage très complet, on découvrira l'image d'un peuple, parfois trop méconnu à force d'être trop proche. Pour connaître en profondeur un pays, il faut y travailler et partager la vie quotidienne de ses habitants. C'est ce que fait l'auteur, depuis vingt-cinq ans, et ce qui l'autorise à tracer le portrait vécu de ces voisins si tranquilles.

  • Le mystère féminin a parcouru les âges comme une évidence naturelle. Sur le front des femmes est écrit mystère, pensait Diderot, et Freud a consacré une partie de sa vie à méditer sur l'énigme de la femme. Cette énigme a pourtant une clef, attachée au trousseau des fantasmes masculins : le déni de sens, dont témoignent vingt siècles de représentations littéraires, artistiques, scientifiques ou théologiques de la femme. Entre la Vénus de la Renaissance et la séductrice des magazines, court un lien invisible : le corps féminin n'a ni finalité, ni signification propre. Il est modelé par l'homme. Des matrones de l'Antiquité aux femmes libérées d'aujourd'hui, Corinne Chaponnière a mené son enquête, traquant les représentations - illustres ou méconnues - du corps féminin. Voici l'histoire de la mise entre parenthèses de ce qui fait pourtant rêver tout homme.

  • Quel cas, cette famille France ! Elle vit ensemble depuis mille ans, s'est mille fois déchirée et raccommodée, a inventé mille splendeurs et mille ignominies. Parfois, elle plie sous l'orage et semble prête à s'éparpiller. Pourtant, elle tient bon et se retrouve, été après été, élection après élection, Tour de France après Tour de France. Car cette tribu délicieusement contradictoire partage bien plus d'émotions qu'elle ne veut l'avouer. Les mythes qui la cimentent sont parfois de grands et majestueux mythes : le château-Margaux, de Gaulle, la première Communion, le jambon-beurre, les vacances des enseignants, la 2 CV. Autant de composantes de l'unité nationale. Autant de mots qui, à peine prononcés, déclenchent une image, la même en chacun d'entre nous. Laissant de côté ces légendes mille fois explorées, je me suis amusé à fureter du côté des mythologies en formation, en voie de cristallisation, à l'état encore gazeux - auxquelles nous croyons sans tout à fait nous en rendre compte, ces mythologies quotidiennes qui, pourtant, font de nous, indiscutablement, des Français. D. S.

  • La médecine réalise des prouesses, jamais de miracles. Les grands blessés ont, de plus en plus souvent, la vie sauve. Mais, après l'hôpital, la société leur répète : "Débrouillez-vous !". Avec dignité, trente et une personnes handicapées racontent leur vie après un accident de la route, de sport ou de travail. L'instant où leur existence a basculé, l'hospitalisation et la rééducation, leur retour à domicile, les mille et un obstacles pour circuler en fauteuil roulant... l'amour, et la sexualité aussi. Les personnes devenues invalides après un accident devraient-elles taire toutes les injustices, toutes les humiliations qu'elles subissent ? Depuis les tracasseries administratives, jusqu'à l'impossibilité de se déplacer dans les villes ? Pourquoi cacher son désarroi face à la solitude, lorsqu'on a simplement besoin d'aimer et d'être aimé ? Mais, handicapé ne rime pas nécessairement avec tristesse ou révolte. Certains vivent heureux. Parfois en couple, avec des enfants. Quoi qu'il en soit, leur vie ressemble toujours à une longue quête d'informations. C'est pourquoi ce livre comprend un guide pratique. Avec la liste exhaustive des centres de rééducation spécialisés, des conseils pour trouver un logement adapté, recruter un auxiliaire de vie, obtenir une indemnisation, percevoir des allocations, accéder aux loisirs, à la culture et aux sports, suivre une formation, obtenir un emploi, et utiliser les progrès de la recherche médicale. Brisant un tabou parmi les tabous, un chapitre présente toutes les thérapeutiques redonnant la capacité de faire l'amour, et même d'avoir des enfants.

  • Le professeur Israël remet en question la médecine telle qu'elle est enseignée et pratiquée aujourd'hui. Alors que le devoir du médecin est de servir le malade, les modalités de sa sélection et de sa formation, les réglementations bureaucratiques à la recherche d'économies nécessaires, l'entraînent vers de graves dérives et compromettent à la fois l'homme et la profession. "J'appartiens à la cohorte des hommes de terrain que jamais aucun décideur n'a consultés, ni sur l'organisation des études, ni sur l'allocation des sommes consacrées à la santé, à la recherche, à l'enseignement, ni sur la distribution des soins, ni sur la moralisation de la profession, et je profite de l'occasion qui m'est offerte pour rappeler quelques valeurs. En particulier, celle de la vie humaine et sa dangereuse mise en cause par la revendication d'une euthanasie médicale."

  • La violence des jeunes explose en ville et en banlieue. La famille semble se déliter. Le nombre de naissances s'effondre. L'industrie n'ayant plus besoin de la force physique des hommes, préfère embaucher des femmes. Huit femmes sur dix travaillent. Comment, dans ces conditions, définir le rôle respectif des deux sexes dans nos démocraties ? Et, notamment, celui des femmes ? Les arguments ne manquent pas à chacune des parties. Les femmes reprochent aux hommes de limiter l'expression de l'égalité des droits, si chèrement acquise ; les hommes reprochent aux femmes d'aller trop loin, contre nature, les privant de famille et de paternité, de dévaloriser les conditions de travail et, pourquoi pas, de provoquer le chômage. C'est donc sous forme d'un procès fictif devant le tribunal de la démocratie, que l'auteur met en scène les deux sexes sur les thèmes du travail, des salaires, de la parité politique, des stratégies professionnelles, de la famille et des enfants, des insatisfactions et des espoirs. La forme insolite de ce livre, ouvre des argumentations d'une grande richesse, et permet au lecteur une totale liberté d'opinion. Un ouvrage qui renouvelle, de fond en comble, la réflexion sur le contrat social entre les femmes et les hommes.

  • Dans un monde contemporain qui évolue à la vitesse de ses nouvelles technologies, le pragmatisme et l'efficacité dominent. Disqualifiées par l'histoire, les idéologies n'offrent plus de résistance au réalisme. Le mouvement de balancier, qui portait notre civilisation de la raison vers l'émotion, ou inversement, s'est arrêté. Ce mouvement pendulaire va-t-il reprendre ? L'idéalisme peut-il, à nouveau, l'emporter sur le réalisme ? Un tel renversement de l'ordre du monde semble peu probable, car un phénomène nouveau apparaît. Les sentiments se substituent aux idées, la ferveur tient lieu d'idéologie, la communion remplace les projets collectifs. C'est la nouvelle soif d'émotion. Sommes-nous en train de faire coexister les impératifs de nos égoïsmes avec les joies intenses, mais éphémères, d'un communautarisme émotionnel ? Comment concilier les règles intangibles d'un monde rationnel, et les flambées inattendues d'émotion collective ? Comment piloter, demain, une société qui cherche à échapper aux contraintes qu'elle s'impose elle-même par des poussées d'effusions émotionnelles ? Cette nouvelle aspiration à l'émotion peut-elle inspirer le marketing et la communication ?

  • Pour tous ceux qui sont touchés, ou concernés, par le fléau de la drogue, cet ouvrage constitue un guide et une somme. Il recense, minutieusement, chacune des drogues existantes, les différents modes de consommation, et décrit en détail les effets physiques et psychiques dont est victime l'utilisateur. Il fournit également, aux parents et à tous ceux que cela concerne, des clés pour déceler rapidement, dans le comportement d'un proche, l'emprise de la drogue. Il répertorie également les lieux de rencontre avec la drogue, qu'il s'agisse de l'école, des rave parties ou même d'Internet.

  • On vous cache tout, on nous dit rien, chantait Jacques Dutronc. Une petite mélodie que l'on pourrait reprendre en choeur, en pensant à la façon dont les consommateurs sont aujourd'hui traités. Nous sommes, chaque jour, trompés par les arguments publicitaires des fabricants, manipulés par les vendeurs, victimes de surcoûts imprévus, de faux prix cassés, de fichiers clandestins. Nous courons des dangers, sciemment dissimulés, et nos droits sont ignorés. Les cartes bancaires, par exemple, sont présentées comme sûres à 100 %. En réalité, n'importe qui peut faire des achats à notre place, en piratant notre numéro à seize chiffres inscrit en relief sur la carte. Les assureurs automobiles affirment respecter le principe du bonus-malus, alors qu'ils sont souvent les premiers à le bafouer. Et on pourrait multiplier les exemples : les magasins d'usine qui vendent au même prix qu'ailleurs, les aliments qui s'affirment bons pour la santé, les crèmes solaires qui ne protègent pas suffisamment du soleil, les banquiers qui nous fichent en détail, etc. Ce livre dévoile ce que l'on s'obstine à nous cacher dans de nombreux domaines : grande distribution, alimentation, banque, assurance, téléphone, santé... Il apporte des réponses concrètes à tous ceux qui ne veulent plus se laisser abuser.

  • Les screenagers sont parmi nous, ils ont 20 ans en l'an 2000, le XXIe siècle sera à leur image et, pourtant, personne ne les connaît vraiment. Cette cybergénération, grandie avec l'ordinateur et le video-game, s'apprête à quitter la vieille galaxie Gutemberg, pour une supernova en formation : la galaxie du Web. Habitués, dès leur plus jeune âge, à gérer l'abondance de l'information, et à maîtriser les nouveaux outils de communication, les screenagers ont appris à surfer intuitivement sur l'océan d'images et de sons qui leur parvient quotidiennement. Ils se structurent selon des paradigmes et des modalités culturelles, radicalement différents de ceux qui prévalaient jusqu'alors. Les screenagers sont les pionniers d'un nouveau modèle de civilisation, celui de la société de création-communication.

  • Depuis bientôt trente ans, l'école n'est envisagée que du point de vue de sa réforme et voit défiler des projets perpétuels de refondation. Les jeunes d'aujourd'hui, ballottés par les lubies du moment, sont plongés dans un savoir émietté, lacunaire et instable. De nombreux théoriciens - qui n'ont parfois jamais enseigné - tâchent, contre l'évidence, de démontrer l'élévation du niveau des connaissances scolaires. Tandis que l'écriture, la lecture, l'histoire sombrent dans les décombres, de nombreuses idoles apparaissent : les médias, l'électronique, internet. Cet essai s'efforce de faire un bilan et de proposer, en revenant à des idées simples, ce qu'il faut enseigner, afin d'interrompre le processus actuel d'apprentissage de l'ignorance.

  • Avis de recherche : la colère a disparu. Une des émotions humaines les plus anciennes - biblique ! - est sournoisement bannie de la vie publique. Les médias ne montrent plus la colère - au contraire de la violence, de la guerre, de la concussion, de l'obsession sexuelle. Le vocabulaire de la psychanalyse l'ignore. La vie politique écarte la polémique au profit du sarcasme. Tout brime et bride la colère devenue une anormalité. Pourtant, des sept péchés capitaux, la colère est le seul dont Dieu se soit doté. D'où la sainte colère, la juste colère. Pourtant la colère a créé des chefs-d'oeuvre, d'Homère à Flaubert, d'Agrippa d'Aubigné à Primo Levi, de Zola à Zoé Valdès. Et qui a inspiré la peinture en coup de fouet de Goya ? Sa colère. Pourtant, la colère est une lutte contre la tyrannie, contre la manipulation des esprits par la pensée unique. Elle est l'ultime rempart de la personnalité. Dans un monde terne à ne pas déranger, que reste-t-il à l'homme libre pour défendre son individualité ? À libérer sa colère. Voici donc un livre de colère.

  • Le troisième millénaire a pris fin depuis longtemps. Une bonne demi-douzaine d'autres l'ont suivi, apportant l'avènement universel de la Société de Décrispation, une société apparemment idéale d'où toute contradiction a été soigneusement bannie. Un jeune historien s'interroge sur ses origines, et découvre que le mérite en revient au chef d'une contrée appelée France peu avant l'an 2000. Soucieux de lui restituer la gloire qu'il mérite, il lui consacre sa thèse de doctorat, et s'irrite quand sa fiancée s'obstine à écorcher le nom de son héros en l'appelant Gussard... La suite des événements amènera l'historien à pousser plus avant ses investigations, et à s'interroger sur la société et sur lui-même. Politique-fiction ? Science-fiction ? Ni l'un ni l'autre, répond l'auteur en répudiant ces deux genres, puisqu'il ne s'agit pas forcément de fiction...

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