Michalon éditeur

  • Deux enfants tués chaque semaine dans leur famille, un enfant violé toute les heures et 6 millions de personnes qui déclarent avoir subi un inceste... Le sort des enfants maltraités reste largement ignoré en France, où leurs droits sont piétinés dans la plus parfaite indifférence.
    Victimes collatérales des violences conjugales, jeunes proies d'agresseurs sexuels ou de familles déviantes, réduites au silence, adolescents placés livrés à eux-mêmes : ces enfants maltraités sont les grands oubliés de la République, souffre-douleurs d'une société malade qui a fait le choix de sacrifier ses plus vulnérables.
    Pourquoi ?

    Dans leur colère et leur indignation, Françoise Laborde et Michèle Créoff ont appliqué la démarche suivante : comprendre, nommer, proposer. Comprendre, d'abord, la condition de l'enfant en France telle que l'Histoire, du Moyen Age à nos jours, nous la donne à voir ; nommer, ensuite, les failles et les dysfonctionnements d'une protection de l'enfance grevée par l'absence de décisions politiques favorables à l'intérêt de l'enfant ; soumettre, enfin, 19 propositions, telles qu'un outil national de diagnostic des maltraitances, le droit à être adopté par une nouvelle famille ainsi qu'une nouvelle loi pour redéfinir le viol des enfants.

    Un livre de combat, qui mêle la voix de deux femmes fortes de leurs expériences respectives à celle de ces « indésirables » aux parcours parfois brisés, parfois étonnants de résilience.

  • Tout juste installés en Nouvelle-Calédonie, Estelle et Sébastien, jeune couple trentenaire, découvrent l'épreuve de l'infertilité. Après quatre ans de tentatives, de parcours PMA et d'interminables prières, ils choisissent de se lancer dans une procédure d'adoption vers la Colombie. Il leur faudra attendre encore quatre ans avant de recevoir, enfin, en 2015, l'appel tant espéré leur annonçant l'arrivée d'Esteban, âgé de sept mois.

    Du mythe de l'adoption à la réalité : Estelle Lambert-Leynaert aborde avec délicatesse des moments cruciaux, tels que le deuil de porter un enfant et le vécu du couple ; les difficultés liées aux démarches administratives, véritable parcours du combattant ; la rencontre avec l'enfant et son vécu, parfois ses traumatismes ; enfin, les mois qui suivent son arrivée, le processus d'attachement et toutes les interrogations auxquelles une mère adoptante peut être confrontée.

    Sous la forme d'une lettre adressée à son petit garçon, elle livre un témoignage précieux, en réponse à une question essentielle : comment devenir pleinement la maman d'un enfant que l'on n'a pas porté ?

  • Dans la nuit du 16 au 17 avril 2018, après plusieurs années de violences conjugales, Laura trouve enfin le courage de porter plainte : son conjoint a tenté de l'étrangler sous les yeux d'Alice, leur fille de deux ans.

    Après un an de détention provisoire pour tentative d'homicide, stupéfaction : son ex-conjoint est remis en liberté dans l'attente du procès et placé sous contrôle judiciaire qu'il enfreindra à plusieurs reprises. Sourde au danger que courent les deux victimes dont elle ignore les appels à l'aide, la justice ne lui laisse pas le choix : Laura se tourne vers les réseaux sociaux. Le 14 mai 2019, elle lance un SOS sur Twitter : « Je ne sais pas si je vais mourir demain, je veux juste être entendue. Protégez-moi, protégez ma fille jusqu'au procès. »

    Que faire lorsque la justice abandonne les victimes à elles-mêmes ? Avec une précision clinique, Laura Rapp restitue sa lente descente aux enfers, broyée par un système favorable aux criminels. Un récit choc, qui interroge sur l'urgente réflexion à mener sur notre institution judiciaire.

  • Journaliste et sympathisant cégétiste, Jean-Bernard Gervais intègre les rangs de la Confédération générale du Travail fin 2016, comme conseiller en communication. La Confédération vient de perdre la bataille contre la loi Travail, menée par son tout nouveau secrétaire général, Philippe Martinez.

    Pour le conseiller en com' qui se pense alors au plus près de ses convictions, l'illusion sera de courte durée. Au siège de la CGT, à Montreuil, se côtoient des « camarades » sans morale, des militants nostalgiques et des opportunistes sans états d'âme, évoluant dans un climat de crainte et de jalousie. Durant deux ans, il sera ainsi le spectateur impuissant de la lente mais inexorable perte de vitesse de la CGT, grevée par ses échecs consécutifs - les ordonnances Macron et la réforme de la SNCF - et spoliée de sa place de premier syndicat de France au profit de la CFDT. Sur le terrain du combat social, force est de constater que la lutte se fait désormais ailleurs, au sein de corporations et de secteurs mieux organisés et plus déterminés, bien éloignés des querelles et mesquineries de la direction de la Confédération.

    Le diagnostic corrosif d'un militant désabusé, sur les pathologies qui rongent ce qui fut le fer de lance du mouvement ouvrier, devenu aujourd'hui le royaume d'un seul homme : Philippe Martinez.

  • Où est passé notre temps de cerveau disponible ? Telles des mantes religieuses, Facebook, Twitter, Instagram et autres ont lentement rongé nos capacités d'attention jusqu'à les monopoliser. Nous passons 608 heures par an sur les réseaux sociaux, soit un peu plus d'une heure et demie par jour ! Pour reprendre les propos de Sean Parker, l'ex-président deFacebook, les réseaux sociaux exploitent « une vulnérabilité de la psychologie humaine ». Non seulement nous leur sacrifions une bonne partie de nos journées, quitte à négliger certaines de nos autres activités, mais nous les laissons infléchir en profondeur les comportements que nous adoptons dans la vie réelle. Combien d'entre nous, par exemple, ne peuvent s'empêcher, lors d'un dîner au restaurant, d'immortaliser le moment sur Instagram ? Du deuil d'un proche à la venue au monde d'un bébé, aucun instant ne saurait désormais échapper au prisme des réseaux sociaux. Le cogito ergo sum n'est plus en phase avec l'époque : pour être, il ne s'agit plus de penser mais d'exister sur les réseaux sociaux, quel qu'en soit le prix. Une enquête féroce et caustique qui dépeint avec acuité les sept péchés capitaux des réseaux sociaux : hypernarcissisme, paresse, impudeur, haine, associabilité, infobésité et dépendance.

  • On le sait : la prison est devenue une école de la criminalité. Incarcérés pour des délits mineurs, nombreux sont les détenus à récidiver, alors que la prison devrait, au contraire,donner à des individus coupables envers la société les moyens de se réhabiliter et de trouver leur place dans la collectivité. Or, une prison qui enferme, surveille et infantilise peut-elle préparer à la sortie ?
    Loïk Le Floch-Prigent plonge aux racines du problème pénitentiaire français pour en délinéer les causes - des prisons surpeuplées, soumises au diktat du tout sécuritaire, fermées à tout contact extérieur - et trouver la voie de sa résolution dans les exemples étrangers et les initiatives locales déjà existantes.

    Le double regard de l'industriel et de l'ancien détenu sur l'urgente refonte du système carcéral français, analysé et commenté par plusieurs acteurs de terrain : directeurs de prison et de centres de réinsertion, éducateurs, aumôniers et magistrats.

  • En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté.

    Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté.

    Dans le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ?

    Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.

  • La participation massive des femmes aux révolutions au Moyen-Orient et au Maghreb a conduit à un changement de leur image dans l'opinion publique et les médias occidentaux. Mais l'occidentalocentrisme, fondé sur le primat de la différence, continue d'encombrer certains discours féministes.
    Explorant la question des femmes et du pouvoir en islam avec une attention particulière portée au Moyen-Orient, Azadeh Kian offre un aperçu de quatre périodes historiques : l'avènement de l'islam, la période médiévale, l'époque moderne et contemporaine.
    L'histoire des sociétés à majorité musulmane montre en effet que les femmes y jouissaient de l'autorité tant du fait de leurs connaissances religieuses que poétiques, littéraires, scientifiques ou encore politiques et militaires. Elles ont tenté d'influencer, de contester ou de subvertir la structure sociale dominée par les hommes, que les lois islamiques ont consolidée.Ce n'est donc pas l'islam qui entrave l'émancipation des femmes, mais son instrumentalisation par des hommes qui visent à conserver privilèges et pouvoirs. Ne faut-il pas dès lors rejeter la lecture figée et traditionnaliste du Coran et réinterpréter les textes sacrés et les lois islamiques ?
    À travers l'historicisation et la contextualisation de l'islam, des militantes féministes et des droits des femmes ont ouvert des exégèses coraniques et jurisprudentielles aux lectures et interprétations alternatives visant à rétablir l'égalité entre les hommes et les femmes. Cet essai, fondé sur des recherches bibliographiques et de terrain, remet en perspective la place et le pouvoir des femmes au sein de l'islam.

  • Qu'est-ce qu'être une femme aujourd'hui ?
    Objet de désir, enjeu de société, mère, épouse, maîtresse, souvent maltraitée, abusée ou déconsidérée  - Laurence Taillade dresse un état des lieux de la condition féminine en France, au terme de deux siècles de combats dont les acquis sont, hélas, loin d'être consolidés.

    Mainmise religieuse et marchandisation des corps, inquiétant recul du Planning familial, préjugés persistants sur la sexualité féminine, inégalités salariales, paupérisation et précarisation des travailleuses, violences conjugales... Bien que décrétée grande cause nationale, la condition féminine semble pourtant loin de faire consensus. L'absence criante d'une politique claire en faveur des femmes dans le pays des droits de l'Homme reste préoccupante, en particulier à l'heure où l'Europe voit quelques pays revenir sur certains droits fondamentaux.

    Un essai profondément féministe qui replace l'égalité des sexes au centre des terrains de conquête du XXIe siècle.

  • « En France, la révolte contre les violences sexuelles qui suivit l'affaire Weinstein prit sa force et sa forme de l'injonction controversée qui la fit naître : #balancetonporc

    Quelques jours plus tard, 200 000 messages avaient été postés sous le hashtag. [...] Il faut avouer qu'il est très difficile de rester muette ou de ne pas avoir d'opinion lorsqu'une autre femme vous invite à balancer votre porc. »



  • Qu'elle enthousiasme, fédère, mobilise, irrite, inquiète ou révolte, l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires réveille nos consciences... sans que nous sachions toujours ce que recouvrent précisément les techniques d'assistance médicale à la procréation, ni la teneur des changements que pourrait instaurer le fameux texte.
    Quelle position adopter face à cette réforme sociétale majeure ?
    Rassemblant les avis de nombreux experts de tout bord - médecins, biologistes, psychanalystes, juristes, sociologues -, Bénédicte Flye Sainte Marie offre un ouvrage pédagogique destiné à dépassionner le débat et remettre en perspective les arguments des deux camps.

    Est-il justifié que cette discipline, créée à l'origine pour pallier l'infertilité médicale, soit désormais également vouée à répondre à une demande sociétale ? Comment l'État va-t-il financer cette réforme en termes de santé publique ? Quel regard posent nos voisins européens, souvent plus progressistes qu'en France, sur la question ? Où trouvera-t-on les gamètes nécessaires ? Comment gérer la rupture d'égalité qu'elle institue entre les couples de femmes et les couples d'hommes, qui n'y gagnent rien ? Jusqu'où doit-on aller pour exaucer le désir d'être parent ? Faut-il lui poser des limites strictes, au-delà desquelles il parasiterait les droits de l'enfant ?

    Loin des excès de langage des discussions publiques et des rings médiatiques, un livre essentiel afin d'aider chaque citoyen à se forger sa propre opinion.

  • Valentina Mennesson est née avec sa soeur jumelle Fiorella par mère porteuse, aux Etats-Unis, où la gestation pour autrui (GPA) est autorisée et encadrée. À ce jour, la France refuse de reconnaître leur filiation. Valentina prend part au débat en livrant son témoignage, celui d'une jeune fille comme les autres, qui ne s'est jamais sentie différente.

  • « J'avais tout, comme diraient certains. Mariée, deux enfants, un travail, une maison et son crédit, une voiture familiale neuve, un beau jardin dans un quartier résidentiel où toutes les maisons sont identiques. Tout était programmé, prévu, millimétré. À force de jouer les contorsionnistes pour rentrer dans un moule qui n'était pas modelé pour moi, j'avais mis de côté celle que j'étais vraiment. »

    Jusqu'à quel point être mère célibataire est-il synonyme de sacrifice ? En 2016, les femmes représentaient 85 % des familles monoparentales. Julie, 39 ans, juriste et cadre, témoigne de son quotidien, fait de constante précarité. Le moindre faux pas, la plus anodine des décisions, le plus petit des grains de sable peuvent à tout moment enrayer la machine. Comme la plupart des 2 millions de parents solos, elle compte les centimes, priorise les dépenses et s'organise comme elle peut. Quant au marché de l'emploi, elle a tiré un trait sur les offres qui la faisaient rêver, mais qui nécessitent « des horaires flexibles », voire « des déplacements dans toute la France ». Comment, en effet, jongler entre le travail, les transports, l'école et le périscolaire ? Que reste-t-il alors ? Des mi-temps, de la pauvreté, des jobs alimentaires épuisants, mais aussi des employeurs malhonnêtes qui jouent sur votre situation.

    Et si, au lieu de demander aux mères célibataires de trouver leur place dans une société modelée par et pour les couples, on repensait l'organisation et le fonctionnement de n

  • "Aujourd'hui, je vois des femmes SDF partout, à chaque coin de rue... Ces invisibles, je les ai pourtant longtemps cherchées pour évaluer et valider cette incroyable donnée : en France, 40% des SDF sont des femmes, deux sur cinq ! Au premier regard, elles n'ont pas l'air de sans-abri, sont correctement habillées, semblent prendre soin d'elles tout en essayant de gommer leur féminité afin de se protéger.
    Pour rendre visible cette réalité sociale méconnue, je suis partie à leur recherche. J'ai passé cinq mois avec ces oubliées, sur les trottoirs parisiens, dans les gares, les bus, les parkings souterrains, les associations. En plein hiver, pour tenter de comprendre comment elles ont basculé et comment elles survivent. Elles s'appellent Catherine, Julie, Anna, Sophie... Certaines ont vingt ans,d'autres approchent la soixantaine... Autant de parcours singuliers, qui m'ont particulièrement touchée."

    Une "immersion" dans le quotidien de ces invisibles, un livre de rencontres et d'impressions, né d'un documentaire réalisé pour France 5 et aujourd'hui adapté au cinéma.

  • En 2014, plus de trois jeunes Français sur quatre n'ont pas voté aux élections européennes. Des choix décisifs pour l'avenir, de la transition écologique à la révolution numérique en passant par l'intégration des réfugiés, sont déterminés sans que la jeunesse n'ait dit sa part de volonté générale. Comment l'admettre ?

    Rayan Nezzar appartient à cette génération qui se sent européenne mais qui participe peu aux élections parce qu'elle vit l'Europe comme une évidence. Cette évidence est une illusion. Secouée par les crises, atteinte par le Brexit, l'Europe est redevenue mortelle. Populistes et europhobes regardent avec envie les élections de mai 2019, qu'ils envisagent comme une nouvelle étape dans la déconstruction européenne.

    Dans ce livre qui mêle témoignages et propositions, Rayan Nezzar explore cinq dimensions de notre appartenance commune. Notre culture et notre monnaie, notre conception du social et de la démocratie, les valeurs que nous portons dans le monde déroulent un invisible fil d'Ariane qui nous lie en tant qu'Européens. C'est en renouant ce fil que nous pourrons poursuivre cette aventure collective inédite qu'est la construction européenne.



  • « Vous remplissez, seul, les fonctions que deux adultes ont habituellement déjà du mal à remplir. Voici une liste non exhaustive de toutes ces fonctions (valables au masculin comme au féminin) : baby-sitter, enseignant, psychologue, taxi, infirmier, organisateur d'événements, responsable logistique, blanchisseur, technicien de surface, gouvernante, pédiatre, cuisinier, pâtissier, policier, juge, conseiller, coach, décorateur, clown, animateur, bricoleur, doudou, punching-ball, thérapeute, directeur administratif et financier, conseiller d'orientation, serveur, médiateur auprès des professeurs, des copains et copines, des petits copains et petites copines... à vous de compléter.
    Horaires de la mission : de 0 h à 24 h.
    Jours de repos : aucun. »

    En 2014, on comptait une famille monoparentale sur quatre en France. Être parent « solo », c'est devoir ne compter que sur soi-même, au jour le jour, pour faire face aux responsabilités d'un foyer. Un véritable handicap - moral, affectif, logistique, financier et matériel !
    Des premières dents de Choupi qui vous laissent exténué aux premiers chagrins d'amour de Choupinette, Anne-Catherine Sabas se penche avec bienveillance et humour sur le sort de ces familles, grandes oubliées de la littérature pratique. Comment réapprendre à vivre après un deuil ? Comment réorganiser son quotidien ? Que dire, que taire à ses enfants ? Pourquoi est-il indispensable de vous entourer ? Quid de votre vie amoureuse ? Quels recours lorsqu'il faut entamer une action en justice ? Comment ne pas culpabiliser ? Et, surtout, comment gérer Choupi et Choupinette au quotidien ?
    Vibrant hommage aux familles monoparentales, un précieux guide pour tous les parents solos qui souhaitent se réconcilier avec leur situation, afin que votre enfant puisse vous dire : « J'aime ma life ! »

  • Notre héroïne est une « fille-sans-père », miroir en creux des « filles-mères ». Histoire banale, histoire fatale : aventure extra-conjugale entre une jeune femme issue d'un milieu populaire et un puissant magistrat. Elle fera la connaissance de son père à l'adolescence, au terme d'une procédure judiciaire qu'il aura tenté à tout prix de freiner, avec la complicité de certains de ses confrères.
    Voici l'enfant illégitime devenue jeune fille adoubée. La découverte de l'univers feutré d'un monde qui lui a toujours semblé inaccessible sera une épreuve dans sa construction personnelle. Elle se lance dans des études de droit. Atavisme, désir de revanche ? Reproduira-t-elle l'histoire maternelle ?
    Le récit d'une candeur explosée face aux méandres d'une justice à deux vitesses.
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    « Que l'on juge nos parents faibles, méprisables, haïssables ou durs, ceux-ci sont notre tout. Ceux à qui l'on rêve secrètement de ressembler, ou ceux que l'on fuit pour justement éviter un mimétisme gênant. Ainsi, peu sommes-nous qui considé¬rons nos mères et pères, dans nos coeurs entiers et profonds, tels nos autres. »

  • Encore plus taboue que la discrimination sur les origines ou le « plafond de verre » qui concerne les femmes, la ségrégation sur l'apparence est une réalité, notamment dans le monde du travail.
    Aux médias traditionnels que sont la télévision, la presse écrite et la publicité s'ajoutent aujourd'hui les réseaux sociaux, tout-puissants vecteurs de standardisation anatomique. Désormais, l'image nous gouverne à 360°. Si l'attractivité décuple le champ des possibles en matière de séduction et de relations amoureuses, cette obligation du paraître s'est aussi immiscée dans tous les interstices de notre vie la plus quotidienne, où il est ainsi préférable de souscrire à certains stéréotypes morphologiques pour s'assurer un parcours scolaire puis professionnel satisfaisant.
    Est-ce pour autant une fatalité à laquelle on doit se résoudre ? Faut-il accepter cette primauté du joli paraître, au même titre que l'on a longtemps consenti à la loi du plus fort ? Quelles mesures face à cette ségrégation du beau ? Comment lutter contre la discrimination sur le physique ?
    Une enquête historique et sociologique sur une vérité symptomatique d'un monde qui a élevé l'esthétique au rang d'idéal à atteindre à tout prix.

  • "Le Cri du corps" est le récit intime et violent d'un combat aux limites de la mort ; triptyque sensible et lucide dans lequel une jeune femme victime de harcèlement moral au sein de son entreprise se raconte. Une tragédie en trois actes - la chute, l'hospitalisation, la renaissance - sur l'inexorable mécanique d'une société qui a fait de l'humain un instrument de profit et un outil de promotion sociale.

    Pourquoi subit-on un harcèlement dans le cadre professionnel ? Appartient-on inévitablement à l'une des catégories victime/bourreau/sauveur ? Et, surtout, comment se relever ?

    « Le harcèlement est une descente en enfer, qui mène à la dépression et parfois au suicide. C'est un virus qui peut contaminer la famille entière. »

    Accompagnée de Cyril Bériac, aidant, d'Isabelle Courdier, psychologue du travail, d'Olivier Hoeffel, consultant en qualité de vie au travail et gestion des risques psychosociaux, de Me Clément Raingeard et Me Marine Fréçon-Karout, avocats, et d'Anne-Catherine Sabas, psychanalyste et formatrice, Anne-Véronique Herter signe un document essentiel sur un mal tentaculaire devenu réalité économique et sociale.




  • Comment concilier les exigences de la liberté individuelle et de la réforme sociale ? Cette question posée au début du XXème siècle est plus actuelle que jamais, et ce n'est pas sans raison que l'on redécouvre aujourd'hui l'oeuvre de Célestin Bouglé (1870-1940). Parmi les maîtres de l'école française de sociologie, il fut aussi un militant pacifiste, dreyfusard et pionnier de l'éducation populaire.

  • Depuis le Printemps arabe, l'islamisme a connu un essor fulgurant pour devenir l'une des forces, sinon la force politique principale des pays musulmans. Mené par des chercheurs spécialistes du monde arabe et musulman, ce collectif dresse un panorama de l'islam politique sur les pourtours de la Méditerranée, privilégiant la dimension religieuse pour certains, la dimension politique pour d'autres. Des approches différentes voire divergentes. Une analyse pertinente et exhaustive de la question.

  • Par-delà le droit social auquel il est spontanément associé, Georges Gurvitch (1894/1965), philosophe, juriste et sociologue, n'a cessé de questionner le statut du juridique et du politique dans l'espoir d'en rendre raison sous l'horizon d'une démocratie à ancrer dans les profondeurs du social. Toute son oeuvre est un éloge, d'inspiration proudhonienne, du pluralisme fondateur de la vie collective dans la liberté.

  • Les chroniques ferroviaires 100 % authentiques d'une femme appartenant aux millions d'usagers qui se rendent quotidiennement sur le lieu de travail en train, Transilien ou RER !

  • « Mon histoire est celle d'une jeune grand-mère à qui, un matin d'hiver, on a arraché ses deux petits-enfants. Ma vie et la leur ont basculé dans une réalité insupportable lorsqu'une décision de justice a ordonné leur placement dans un foyer de la protection de l'enfance. Malgré ma demande d'être désignée ''tiers digne de confiance'', la juge en a décidé autrement. ''Vous n'êtes QUE la grand-mère...'', m'a-t-on dit. Oui, mais je suis et je resterai LEUR grand-mère ! »

    Comment accepter l'inacceptable ? Jeanne Landry n'a pas accepté. Elle a alerté, écrit, appelé, interpellé. Elle a trouvé en elle des ressources qu'elle ne soupçonnait pas, une énergie nouvelle qui lui a donné la force de sortir de son silence pour témoigner de sa souffrance et, surtout, de ce qu'elle a découvert durant une année : un monde qui nie les droits fondamentaux des enfants placés, brise les familles, et des institutions qui fonctionnent sans aucun contrôle, dans une omerta absolue.
    Jeanne Landry a essayé de trouver les mots pour tenter, tout simplement, de rendre visibles ces enfants dont tout le monde se fout.

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