FeniXX réédition numérique (érès)

  • Une formation aux techniques de confort psychique et physique nécessaires pour soulager la personne âgée en train de mourir. Ce guide aide à la mise en place de formations de ce type dans les institutions. Des exercices pratiques guident les soignants et les familles des malades qui ne peuvent avoir accès à la formation.

  • Usés, fatigués mais en même temps volontaires, engagés, énergiques... les éducateurs en institutions ont plus que jamais à faire connaître et reconnaître leur métier étonnant et difficile. Pour cela, ils doivent clairement s'affirmer comme des professionnels de la relation d'aide spécialisée et réfléchir aux conditions particulières dans lesquelles ils exercent leur métier. Quelles sont les causes et les conséquences, pour les éducateurs, de la prise en charge de populations en carence motrice, mentale ou sociale ? Quel est leur devenir professionnel ? L'organisation et la nature des établissements d'accueil des usagers jouent-elles un rôle dans l'apparition de l'épuisement professionnel des travailleurs sociaux ? Quels sont les facteurs qui déterminent les situations d'usure ? À la suite de l'étude menée par l'Inpact à la demande de l'ADCENSP, Claude Trémoulinas rend compte dans cet ouvrage des causes identifiées de l'épuisement professionnel des éducateurs, qu'elles soient liées à l'organisation du travail ou à la relation d'aide elle-même. Ainsi sont abordés entre autres : - l'autonomie qu'autorise, ou non, la structure de l'établissement dans l'exercice de l'activité quotidienne ; - le sentiment d'être enfermé dans le quotidien sans pouvoir évaluer les incidences de son travail ni avoir une vision globale de l'action menée auprès de chaque personne dont on a la charge ; - la difficulté à définir le rôle, dans notre société du travailleur social, pris dans des exigences parfois contradictoires dont l'objectif n'est pas toujours clairement exprimé. Des pistes de réflexions sont alors ouvertes pour limiter cet épuisement professionnel, améliorer les conditions de travail des salariés concernés et par là même la qualité du service rendu aux usagers. Elles témoignent de la volonté d'agir des directeurs d'établissement soucieux de faire évoluer les pratiques et de soutenir leurs éducateurs.

  • L'existence de personnes « handicapées » scandalise la raison et révolte le coeur. On s'angoisse à la pensée qu'on aurait pu se trouver affecté par un tel malheur ou avoir des enfants qui le soient. La rencontre du handicapé culpabilise, en quelque manière, ceux qui ne le sont pas ; sa souffrance imméritée gêne ceux à qui elle est épargnée sans mérite de leur part. De là vient que l'on est porté à s'en détourner, à restreindre ou à fausser son regard, à la manière d'une caricature qui grossit un trait et évacue les autres. On comprend ainsi pourquoi c'est sur le regard et sur l'opportunité de sa transformation que ce livre porte le sien. Et à cette occasion il se montre pénétrant et, au « sens propre », intelligent. Les diverses contributions permettent en effet de comprendre que le handicap ne tient pas seulement à l'objectivité d'une déficience ; sa gravité et la gêne qu'il induit varient avec les conjonctures changeantes au sein desquelles il est vécu et, de ce fait, avec le type de regard porté sur lui : selon sa qualité, celui-ci introduit dans une relation ou en exclut, accueille ou rejette, accroît gêne et honte ou nourrit la confiance. De ce fait, l'objectif de l'ouvrage que voici n'est pas tant d'établir un bilan scientifique que de vérifier la pertinence de nos attitudes à l'égard du handicapé, et d'envisager les différents problèmes relationnels résultant de sa présence. La mise à l'épreuve de notre regard constitue en effet une tâche psychologique et éthique à laquelle il ne nous est pas possible de nous soustraire.

  • Malgré l'engouement actuel, la médiation serait-elle une simple mode sans avenir ? La médiation est-elle un nouveau processus de gestion des conflits qui pourrait remplacer le modèle de l'adversaire par le modèle du partenaire ? La médiation permettrait-elle l'apprentissage d'un nouveau mode de relation où chacun écoute l'autre dans le respect de sa différence, et construit avec lui une solution aux différends ? Mais peut-on encore parler de « la » médiation ou devons-nous utiliser le pluriel pour évoquer « les » médiations ? Y a-t-il une idée centrale commune de médiation et des déclinaisons diverses selon les secteurs où elle est appliquée ? Chaque médiateur compose-t-il, lui aussi, d'infinies variantes de médiations ? Les auteurs de cet ouvrage pratiquent la médiation depuis de longues années dans différents secteurs : entreprises et administrations, quartiers, familles, écoles. Ils confrontent ici leurs points de vue et mettent en commun leurs expériences, leurs observations, leurs réflexions. Ils souhaitent ainsi faire avancer la construction de la médiation en prenant en considération à la fois ses potentialités et ses limites. Préface d'Hubert Touzard

  • Considérée sous l'angle de ses grands axes, on peut reconnaître à l'adolescence trois versants : un versant biologique, c'est la période où se produit l'évolution pubertaire, un versant social du fait que le sujet se situe dans la perspective de la société adulte qu'il cherche à rejoindre, un versant qui traduit la personne en ses caractéristiques et ses particularités ; l'intégration pour un milieu donné s'opère selon des modalités variables suivant les individus. Quel est le rôle de ces trois catégories de facteurs ? Ce livre s'efforce d'apporter une réponse à cette interrogation. Le principal instrument de ces investigations a été un questionnaire administré dans le cadre scolaire à des jeunes des deux sexes, d'extraction sociale variée, dont l'âge s'échelonne de quatorze à dix-sept ans. L'éventail scolaire s'étend des collèges d'enseignement technique aux classes terminales de lycées, en passant par les collèges d'enseignement secondaire. L'échantillonnage comporte également un groupe d'apprentis d'une grande administration privée, qui ont abandonné leurs études à l'âge de quatorze-quinze ans. « Il faudrait écrire un livre avec des passages de devoirs d'élèves et le faire lire à tous les parents. Je crois qu'ils comprendraient alors notre cas, bien que ce soit difficile pour eux. » Ce livre qui donne la parole à plus de 1 300 adolescents répond à ce souhait de l'un d'eux et jette un éclairage singulier sur les hésitations et les perplexités de cette période où déferlent et s'entrecroisent tendances, appétits, sentiments qui remettent en question les conduites, les croyances et les attachements antérieurs. Cet ouvrage s'inscrit dans la ligne des nombreux travaux que le Docteur Jacques Burstin, avec un remarquable sens de l'analyse, a consacrés à l'adolescence et à ses problèmes : la difficile et vitale insertion des adolescents dans le monde des adultes.

  • Ces quelques extraits donnent le ton de cet ouvrage qui s'est fixé l'objectif ambitieux de penser la violence. La violence est-elle expression de la pulsion de mort ou essence de la pulsion de vie ? Déliaison mortifère ou rupture laissant augurer un nouvel équilibre, une nouvelle naissance ? Sommes-nous, comme l'exprime Daniel Rosé « des êtres foncièrement ambigus, capables du meilleur comme du pire », mais qui « sans cette folie interne » qui les caractérise, « n'entreprendraient pas grand-chose sur cette terre » ? Les auteurs, de formations et d'horizons professionnels divers, livrent à notre réflexion leurs élaborations théoriques, leurs expériences cliniques ou tout simplement leurs témoignages pour tenter de dépasser les clichés habituels sur la violence du monde et permettre une réelle mise à distance constructive.

  • Une réflexion globale sur le processus d'insertion et les risques de dérives afférents : partant de la situation des malades mentaux, des moyens techniques sont développés pour promouvoir une insertion dans la société et dans la cité.

  • L'adolescence, période de mutation décisive au travers de laquelle l'enfant construit l'adulte qu'il deviendra, a une fonction sociale fondamentale... mais ne va pas sans poser de problèmes : - aux intéressés eux-mêmes fragilisés par les transformations dont ils sont l'objet et qui bouleversent leurs repères identitaires, - aux parents qui doivent accepter de se remettre en cause sans démissionner devant les exigences parfois violemment exprimées de leurs adolescents, - aux responsables et élus politiques qui doivent gérer l'espace communautaire où les jeunes tentent d'imprimer leurs marques, - aux enseignants, travailleurs sociaux et à la société en général qui doit les accompagner dans leurs démarches d'insertion ! En effet, comment permettre aux adolescents de s'instituer dans le social, sans les renvoyer à un avenir hypothétique de travailleurs ou de parents ? Comment répondre à l'urgence sociale que représentent les demandes multiples des adolescents de notre société de consommation et de marché ? Comment se situer face à la montée de la violence dans les cités de banlieues des grandes villes, à l'isolement des campagnes ou à la violence autodestructrice du suicide ou des accidents ? Comment enfin mettre en accord notre société avec la Convention internationale des droits de l'enfant et poser la question du statut juridique de l'adolescent dans notre société ? Si la paix sociale nécessite la résolution des conflits, l'adolescent a besoin des conflits actifs pour construire sa personnalité. Dans ces échanges entre praticiens, chercheurs et décideurs, les contradictions entre place de l'adulte et place de l'adolescent, société et individus, ont été mises au travail pour donner, à tous ceux que l'adolescent concerne, les outils nécessaires à la mise en place d'une politique globale de la jeunesse reconnaissant à l'adolescent sa place de citoyen.

  • D'ici l'an 2000, un Français sur deux risque d'avoir été délinquant. Est-ce à dire que l'autre moitié aura été victime ? Ce calcul projeté vers notre futur opère tel un dévoilement en forme d'avertissement : notre société risque de connaître sa dernière cassure, une division ultime entre l'Un et l'Autre, l'Agresseur et sa Victime, tous deux aussi menaçants car étrangers l'un pour l'autre. Entre ces étrangers il est urgent de réinventer des truchements. Comment l'aide en faveur des victimes d'infractions s'est-elle concrétisée sur le terrain suite à l'adoption par le Parlement de la Loi du 8 juillet 1983 ? Des bénévoles et des professionnels regroupés dans une de ces associations (Accord, Strasbourg) ont mis en commun leurs énergies pour réinventer d'autres formes d'accueil et d'écoute. Certains d'entre eux se sont donné les moyens d'un recul théorique pour décrire cet itinéraire fait de synergies. Les conciliations auxquelles ils ont participé sont la réalisation la plus aboutie de cette démarche en aidant le délinquant et la victime, qui tous deux ont un compte à régler avec la violence, chacun d'un autre versant de la souffrance. Ils ont fait ensemble le pari d'une autre rencontre, tout en reconnaissant la spécificité de chacun. Cette démarche ici n'est possible qu'en articulant les différences dans une nouvelle attitude transversale dont l'enjeu est de faire émerger des attitudes de solidarité plus globale pour aider à la reconstitution d'un tissu social déchiré.

  • Suite à une journée d'études tenue sous les auspices de l'Association régionale de criminologie d'Aquitaine, cet ouvrage fait apparaître les rôles de l'évaluation dans la pratique médicale et du travail social.

  • Fernand Deligny est considéré comme l'un des pionniers de l'éducation spécialisée. Pendant des années, après avoir connu un certain succès dans le milieu éducatif qu'il bouscula, il fut oublié. Disparu en septembre 1996, la profession s'est remise à parler de lui, de ses intuitions, de ses révoltes. L'objectif de cet ouvrage est de le présenter, de l'interroger et de le donner à lire.

  • La majorité des autistes souffrent d'un handicap global sévère du développement, et la déficience mentale qui y est associée est, le plus souvent, profonde. Faible compréhension, communication réduite ou nulle, retard important de la motricité générale et de la motricité fine, déglutition primaire, anomalies de la vision, troubles du comportement : les problèmes sont si importants, si multiples et si spécifiques qu'on pourrait être tenté de baisser les bras. Par où commencer pour aider l'enfant autiste en souffrance, pour aider sa famille dépassée par les difficultés, pour aider tous ceux qui doivent l'accompagner quotidiennement ? Gloria Laxer propose dans cet ouvrage une approche globale et pluridisciplinaire qui prend en compte l'ensemble des problèmes mais aussi les aptitudes, aussi minimes soient-elles, de chaque enfant pour définir un programme éducatif efficace. Elle donne très concrètement des repères, des éléments d'évaluation, des outils de travail pour qu'éducateurs, rééducateurs et famille, en coopération étroite, puissent offrir à chaque autiste un milieu respectueux de lui-même et capable de l'aider à développer son autonomie.

  • Le théâtre de la mort s'est profondément modifié en cette fin de XXe siècle. Dans les années soixante-dix, la mort, de plus en plus médicalisée, a ouvert un débat passionné sur la puissance de la médecine, l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie... Aujourd'hui, le développement du concept d'accompagnement et de soins palliatifs ne manque pas de soulever de nouvelles questions : celle de la pertinence d'une législation du droit à la mort, celle du partage de l'information et de la vérité, celle de la souffrance et du respect de la dignité de la personne en fin de vie, celle de la responsabilité de la poursuite ou de l'arrêt des investigations et traitements, etc. En proposant une réflexion et des repères cliniques, philosophiques, juridiques, théologiques, les auteurs de cet ouvrage nous invitent à en débattre. Ils sont tous engagés dans la promotion d'une éthique clinique qui consiste, dans l'action, à se poser toujours trois questions : pourquoi faisons-nous cela ? Pour qui le faisons-nous ? En avons-nous le droit ?

  • Rarement, le déroulement de notre existence collective et personnelle n'a donné lieu à un usage aussi justifié du verbe changer qu'en cette fin de notre XXe siècle. La simple tentative d'inventorier les ruptures politiques, économiques, idéologiques et culturelles intervenues depuis 1988 suffit à renouveler et à renforcer en nous le sentiment de désorientation constituant ces dernières années le background de notre vécu. Par-là s'explique également notre besoin instinctif de retrouver et, le cas échéant, de faire évoluer les finalités éthiques, constitutives de la personne. Dans leur fond, ces efforts de ressourcement ne représentent pas une rechute vers d'anciens conformismes mais l'exigence de sens que suscite l'épreuve du changement. Pour Alain Barrère, une telle volonté de comprendre par-delà le savoir et le savoir-faire correspond, il est vrai, à une nécessité périodiquement renaissante durant sa présence à la tête d'un grand mouvement de jeunesse, par sa spécialisation dans le domaine encore peu exploré d'une analyse macroéconomique, comme chercheur et enseignant universitaire à Toulouse, à Paris, à l'Université fédérale du Brésil et à l'École des hautes études en sciences sociales ; en son rôle de doyen de la Faculté de droit de Paris notamment durant les événements de mai 1968 et pendant une vingtaine d'années à la présidence des Semaines sociales de France. Vie de rencontres et d'action dont les travaux et publications n'ont cessé d'accompagner l'interrogation chrétienne sur les moyens et fins d'une économie au service de l'homme. Ces tâches, redevenues aujourd'hui obscures et urgentes, de ressaisir la signification humaine de la vie sociale, l'ouvrage que voici tend à les identifier pas à pas à trois niveaux : celui d'une analyse des sociétés modernes et des grandes théories explicatives de leur dysfonctionnement ; puis tout au long du grand débat public, une mise au point portant sur le travail, la propriété et la croissance ; enfin en réponse aux interrogations aujourd'hui les plus urgentes qui se manifestent à propos de l'identité du capitalisme et du socialisme, le sort du Tiers Monde et, en son sens le plus actuel, l'avenir de la société démocratique. On discerne ainsi, en suivant le parcours clairement balisé que propose ce livre, sa proximité aux inquiétudes et exigences du moment actuel.

  • Analyse, dans l'esprit de la méthode biographique, l'accueil et l'accompagnement d'adultes en difficulté dans la cité-relais à Strasbourg, institution d'assistance sociale et de réinsertion.

  • L'ambition du Dictionnaire de la violence et du crime est de couvrir le vaste champ de la criminologie, conçue comme une science et une anthropologie spécifiques, dont l'objectif principal est de mettre à jour les causes, les effets et les traitements caractéristiques des comportements violents, depuis l'éducation jusqu'à la prévention, l'organisation de la vie sociale, la répression et la thérapie. Issu de nombreuses années de recherches et d'étude, ce dictionnaire présente de manière claire et systématique l'ensemble des concepts, théories, méthodes et auteurs qui, sur un plan international, constituent la base de la culture criminologique, nécessairement multidisciplinaire, indispensable à tout renouvellement dans l'approche des problèmes de violence et de délinquance. Le recours quotidien à un tel ouvrage de consultation devrait assurer - à tous ceux qui, dans une large diversité de motivations, de fonctions professionnelles et de responsabilités sociales, sont concernés par la criminalité, la violence, la toxicomanie, la violence urbaine, l'insécurité, les déviances et leurs conséquences individuelles et collectives - de solides références dont l'ouverture internationale contribuera à l'équilibre des idées et à l'efficacité des décisions.

  • Les grands progrès de la condition des femmes sont le fruit d'une longue genèse portée à maturation par les mouvements féministes. Les militantes, quels que soient leur discours et leur présentation, ont posé les jalons d'une évolution. Quant aux jeunes générations elles ne connaissent pas toujours le féminisme. Des rencontres et des entretiens ont ainsi permis à l'auteur d'établir un bilan de l'utilisation plus ou moins consciente des acquis. Les femmes ont-elles changé ? Les rapports conjugaux se sont-ils modifiés ? Ces pages se veulent un rappel autant qu'un message pour que l'évolution des présences féminines, et par-delà la société tout entière, se poursuive.

  • Qu'est-ce que la qualité de vie en maison de retraite ? Cette question est d'importance quand on sait que la population accueillie en structure collective est de plus en plus âgée, de plus en plus dépendante, et qu'elle présente une forte probabilité d'être hébergée jusqu'à la fin de sa vie. Les réponses possibles à cette interrogation initiale ont suscité chez les auteurs une enquête nationale dont l'objectif était de confronter les pratiques observées aux besoins des résidents au sein des différentes institutions. Les résultats présentés mettent l'accent sur les notions de bien-être social et individuel, sur le rôle de l'équipe professionnelle et l'organisation du travail. Leur analyse a conduit à élaborer une méthode d'évaluation du projet de vie de l'institution - que celui-ci soit formalisé ou non - que les auteurs mettent ici à la disposition de tous ceux qui consacrent leur vie professionnelle aux personnes âgées en institution. Cet ouvrage, qui s'appuie très concrètement sur des observations et des propositions d'actions, invite les professionnels à envisager la qualité de vie au regard de leurs propres comportements envers les personnes âgées dont ils ont la charge. Personnel, direction, familles, bénévoles, mais aussi les résidents eux-mêmes se trouvent donc impliqués dans cette recherche d'une meilleure qualité de travail et d'existence.

  • Face à une révélation d'inceste, que font et que peuvent faire les travailleurs sociaux et les autres intervenants habituels (magistrats, médecins, enseignants...) ? Quelles mesures de protection des victimes mineures faut-il privilégier ? pour quelle efficacité ? Comment assurer en justice la défense et la représentation des intérêts de l'enfant ? Doit-on mener, au-delà des mesures d'urgence, une action auprès du groupe familial afin de prévenir une récidive toujours menaçante ? Telles sont les questions qui ont servi de fil directeur à la recherche de cinq années menée par un groupe de travailleurs sociaux et de psychologues de la Sauvegarde de l'enfance de Vendée dont cet ouvrage est l'aboutissement. À l'écart de toute ambition normative, leur travail - s'appuyant sur l'examen attentif de cas singuliers et sur une investigation statistique conduite par Gildas Loirand, sociologue - constitue une évaluation des actions menées sur le terrain auprès d'une centaine de familles à transaction incestueuse, révélée ou soupçonnée. Sont ainsi abordés le contexte du travail social dans l'approche des situations de violences sexuelles, les organisations familiales à risque incestueux, les conséquences des violences sexuelles sur la victime et son entourage pour souligner l'importance de la prévention et déboucher sur des pistes d'intervention possibles. Dans tous les cas, la protection et le soutien des victimes, pour lesquels se mobilisent les travailleurs sociaux, ne sauraient être véritablement assurés sans une coordination raisonnée de l'action des diverses institutions qui interviennent dès qu'un inceste est déclaré ou suspecté. Ainsi les auteurs qui ne proposent pas des « solutions clés en main » invitent tous les intervenants concernés à mettre en place localement des dispositifs d'actions concertées, y compris préventives, susceptibles d'offrir à chacun, dans le souci de l'intérêt de l'enfant, la possibilité d'exprimer sa spécificité professionnelle et sa compétence propre sans interférer sur celles des autres.

  • L'insertion sociale et professionnelle de malades mentaux en milieu ordinaire est-elle un mythe, une mode, une lubie expérimentale ? La spécificité de la maladie mentale nécessite-t-elle des aménagements de la réalité quitte à n'accéder qu'à une pseudo-insertion ? Peut-on mener une existence sociale et professionnelle satisfaisante, malgré la maladie ? L'insertion serait-elle une nouvelle thérapeutique de la psychose, ou le constat de sa cicatrisation ? Une institution peut-elle « prendre en charge » des personnes qui veulent devenir autonomes ? S'appuyant sur les douze années de fonctionnement du centre d'insertion sociale et professionnelle Jean Caurant, créé à l'initiative de l'UNAFAM, cet ouvrage examine avec attention ces questions, leurs incidences pragmatiques, et les bribes de réponses que cette expérience commence à apporter. Soignants, travailleurs sociaux, familles trouveront là matière à réflexion, car, comme le dit Jean-Claude Benoit dans sa préface « dans ce livre tout est concret, en contact immédiat avec « l'humain » et le « terrain ». De nombreuses et claires observations témoignent du cadre d'action des auteurs et de leur cheminement avec chaque client ».

  • Le renouvellement des élites de société du début du XXIe siècle est plus que jamais à l'ordre du jour. Où se forment aujourd'hui les maires et leurs adjoints de demain qui géreront l'exclusion sociale ? Les futurs présidents des associations d'éducation populaire et d'action sociale qui mettront en oeuvre des projets novateurs d'insertion sociale ? Les formateurs d'animateurs ou autres travailleurs sociaux confrontés aux problèmes des banlieues jusqu'ici sans solutions ? Les concepteurs de projets adaptés à tous les nouveaux problèmes qui apparaîtront d'ici là, qu'ils soient liés ou non à l'immigration, à l'occupation du temps libre sans cesse grandissant, au vieillissement de la population et autres avatars sociaux que nous n'imaginons même pas ? Les élites de demain sont déjà nées, encore faut-il qu'elles soient formées à l'engagement social pour devenir de véritables élites de société capables de maintenir le lien social. Or la crise de l'engagement touche les associations, les partis politiques, les syndicats. Ce déficit démocratique peut-il être comblé ? Existe-t-il aujourd'hui des lieux où il est possible de faire l'apprentissage de l'engagement social ? Quel est le rôle de l'École ? Quel est le rôle des organisations de jeunesse ? Ces institutions ont-elles conscience que la société de demain se prépare aujourd'hui ? Geneviève Poujol tente de répondre à ces questions en proposant une analyse de la crise de la participation, des organisations (leur trajet et leurs projets) et des militants (d'hier et d'aujourd'hui).

  • Au-delà de ses finalités traditionnelles, la formation est appelée aujourd'hui à répondre à une demande sociale et professionnelle, tendant de plus en plus à être considérée comme un service. Elle tend à devenir un bien que l'on achète. Mais la formation est aussi un construit social coproduit par les acteurs au long d'un processus complexe.

  • « Fascinée par ce clair-obscur qui faisait d'elle le centre de tous nos regards, nous reléguant frère et soeur dans l'ombre, j'ai désiré être comédienne. J'ai plus tard réalisé que sur toutes les scènes où je m'étais produite, elle m'avait accompagnée, secrètement. Je l'avais portée dans les coulisses. Elle avait visité tous les personnages par moi inventés. Partout et toujours, elle s'était accrochée à moi, comme mon double. Paradoxalement, je comprends aujourd'hui que je n'ai pu jouer Racine, Tchekhov, Shakespeare, qu'en oubliant cette autre semblable ; car, au théâtre, on se doit à l'éloquence, ce que précisément Patricia n'a pas. Cette quête d'une langue maîtrisée, à la fois instrumentale et poétique, a fait de moi une amoureuse des mots. » M.T.

  • Comment construire un projet de vie en maison de retraite, répondre aux attentes des résidents, intégrer la dépendance, animer, faire participer la famille, dynamiser et responsabiliser le personnel ou encore gérer le quotidien d'une institution accueillant des personnes âgées ? Cet ouvrage s'appuie sur une double approche, théorique et pratique. Il est conçu comme un outil de travail à l'usage des directeurs et employés des maisons de retraite mais aussi des médecins, assistants sociaux, psychologues, responsables politiques ou encore enseignants du champ social qui sont ici particulièrement concernés. En effet, ils y trouveront, en référence à des concepts incontournables, une méthode de travail directement applicable à la construction d'un projet de vie en institution. Le projet de vie, tel qu'il est abordé ici, est centré sur le résident, mais dynamisé par l'équipe tout entière. Ce principe de base implique une nouvelle réflexion sur le comportement individuel et collectif du personnel et sur la notion de responsabilité. La construction du projet s'énonce en déjouant les effets induits par l'institution elle-même, et porte sur l'articulation pratique d'un projet global avec plusieurs microprojets qui constituent autant d'objectifs à réaliser.

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