Julliard (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Monsieur de Diesbach nous montre ces princes, ces grandes duchesses, livrés à leurs instincts, raffinés et pervers. Toute une galerie de personnages étonnants passe sous notre regard. Chaque fois, Monsieur de Diesbach nous captive par un don d'évocation souligné d'une ironie sans méchanceté ; chaque fois, il nous laisse en suspens sur une moralité secrète. On le lit avec une satisfaction sans cesse renouvelée... Monsieur de Diesbach est tout à la fois un conteur classique français et un fabulateur à la manière d'Hoffmann.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les secrets de la lumière sont mieux gardés que ceux de la nuit. Jean-Pierre Milovanoff le sait bien, comme il sait aussi découvrir, derrière l'éclat des fêtes mélancoliques et des amours brèves, le drame caché de l'homme qui s'est trompé de destin et qui doit aller jusqu'au bout de la tragédie pour sauver son rêve d'enfant.

  • Dans la nuit étoilée du 5 au 6 juin 1944, Alexandre Renaud, maire de Sainte Mère Eglise, a vu les premiers parachutistes américains sauter sur la terre normande. Dans les heures qui suivirent, il a vécu la libération de son village, maison par maison, verger par verger. De ses. notes, prises au jour le jour, naît une évocation précise et imagée de ces combats qui décidèrent de la réussite du débarquement. Face à la farouche résistance des Allemands, ces soldats d'élite allaient connaître ici, après l'Afrique et la Sicile, des pertes terribles. Cet ouvrage, publié dès 1945, best-seller des années 1945, 1946, 1947 constitue un témoignage exceptionnel, enrichi dans sa nouvelle présentation de nombreuses photos, dont certaines inédites.

  • Joueurs et surtout perdants, assassins, demi-dieux errants, égarés du royaume des cieux, anges et angelots, quasiment étrangers à la communauté civique, les personnages de Jean-Pierre Milovanoff échappent pourtant au statut de victime.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avant de tenir pour Télérama la chronique littéraire où l'on sait qu'elle excelle, Michèle Gazier a enseigné pendant treize ans. A ce titre, qui pouvait mieux qu'elle dépeindre les désillusions des universitaires placées par les hasards de l'exil au tréfonds de lointaines banlieues où elles ont la charge d'inculquer leur savoir à des adolescents rebelles ? L'angoisse est un état d'esprit. Michèle Gazier incarne la fragilité brûlante de ses héroïnes. Ce livre transperce. Il suggère de bouleversantes images et leur instille, couche après couche, l'acharnement têtu d'une succession de fondus enchaînés. C'est comme si, obsédée par la persistance des détresses entrevues, Michèle Gazier montrait encore et encore le visage d'une femme défaite, éternellement renouvelée et cependant toujours étrangement la même. Une prof. Presque une enfant passée sans transition des bancs du lycée à la chaire du maître. Une prof. Une enseignante pleine d'imagination, qui, décalque de ses soeurs submergées par l'insidieuse usure, abandonne un jour toute idée de lutte, et devient, folle recluse, l'otage consentante d'une situation, d'un vocabulaire, dont l'infantilisation confine à la ruine de l'esprit. A l'aune de cet abandon, la raison s'emballe. Rien de surprenant à ce que les rêves brisés de ces nonnes laïques entraînent le lecteur jusqu'à l'extrême bord de la vie.

  • Autour de six personnages principaux, c'est toute la vie du théâtre dans les années 80, avec ses anecdotes, ses déboires et ses multiples péripéties, qui nous est racontée dans ce roman. Prix Renaudot des lycéens 1994.

  • Gitan, orphelin, fils de prostituée, Valentin est voué à l'errance. Qui voudrait s'embarrasser du Simploque, bon à rien, pas même à mendier ? On aimerait qu'il passe à la trappe, mais la mauvaise herbe est tenace. On croit que le gitan est parti, qu'il est loin déjà, alors qu'il se sera mis d'accord avec son ombre : va faire un tour, moi je reste. On le voudrait plus loin, qu'il déguerpisse, ouste ! On le voudrait mort, fini, cassé, les bras en croix, la langue pendante. Et, même mort, fini, cassé, on l'assassinera encore, et le faire mourir trois fois ne suffira pas. Car le gitan a plus d'un tour dans son sac, vieux traficoteur ! Voleurs de poules et ensorceleurs, on dit tout et son contraire, mais seuls les gitans savent de quoi sont capables les gitans. Capables de tout. Tio égorge les femmes par dépit. Légitimus protège les petits va-nu-pieds qu'il fait travailler sur la décharge. Grâce à Gina, la fille de joie qui lui offre son coeur, Valentin survivra. Né pour donner la parole aux siens, il les sauve en endossant leurs peines et leur cruauté. Ainsi va-t-il, nourrissant la légende et la grandeur des gitans.

  • De Hyères à Florence, d'Istanbul à Trieste, de Palerme à Montpellier, un homme du Sud pourrait trouver dans chaque ville où il s'est provisoirement fixé un lieu révélateur de sa personne et de son destin. S'il entrevoit chaque fois le secret des êtres et des paysages, c'est un mystère sur lequel il n'est pas nécessaire de lever tout à fait le voile pour en éprouver la séduction. En neuf étapes qui occupent près d'un demi-siècle, ce Télémaque provençal cherche le visage du père dont l'absence devient exemplaire, se familiarise avec des figures d'Eros sculptées par les ténèbres et se livre à l'apprentissage sans fin de signes noirs sur le papier blanc. Avec ces récits rapides, incisifs, Marcel Spada poursuit une oeuvre dont la sensualité et l'humour gardent une saveur toute méditerranéenne.

  • Lorsque Cléa Resslingen boit sa première gorgée de cognac, elle a six ans : elle en ressent un bien-être immédiat, une sorte de réconfort. Très vite, l'alcool va devenir pour elle une habitude, une servitude. A douze ans, elle vide les fonds de verre, à seize, elle vole pour se procurer cette « médecine » qui seule la soulage et apaise en elle les vieux démons. C'est que, chez les Resslingen, chacun souffre d'une peine ancienne, inoubliable. Que s'est-il passé il y a plus de vingt ans, par un beau jour d'été, au bord de la rivière ? L'un d'entre eux s'est-il fait l'instrument du destin ? Le malheur a-t-il besoin de prendre appui sur un geste, une parole, pour s'abattre sur nous ? Ou frappe-t-il au hasard, sans préméditation, en aveugle ? Tout le drame des Resslingen tient dans ce questionnement douloureux, obsédant. Inconsolables, prisonniers du souvenir de cette funeste journée qui les a brisés, ils interrogent encore et encore leur mémoire meurtrie...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un matin de décembre, trois soldats venant d'Algérie arrivent en permission à Paris : le sergent Lachaume, le caporal Valette, le deuxième classe Lasteyrie. Ils arrivent pleins d'espoir ; mais, malgré la bonne volonté et l'affection de quelques-uns, ils ne rencontrent que la solitude et l'incompréhension. Ils parlent, on leur parle, mais personne n'entend personne. Ils se voient « à part », rejetés à leur colère et à leur désespoir, pleurant leur jeunesse perdue. Et, à la dernière heure, ils lancent à la face de Paris indifférent un défi dérisoire et tragique. Une tristesse violente, une amertume désolée, donnent à ce livre un ton qui saura toucher ceux pour qui il a été écrit. Tous les jeunes hommes de cette génération y trouveront l'écho de leur propre colère et cette fraternité qui, au milieu de l'absurdité, est leur plus sûre sauvegarde.

  • « Ô hétérosexualité, tu as toujours été pour moi le mystère des mystères. Un homme et une femme, papa et maman, Adam et Ève, Roméo et Juliette, ma soeur et son mari, Michel et Laurence. Des fois je les entendais dans la chambre à côté, elle ne faisait pas les mêmes bruits qu'avec moi. Et les animaux sont tous naturellement hétérosexuels, pour les rendre pédés ou gouines, il faut les enfermer, les détraquer, c'est l'instinct qui me manque, est-ce qu'on choisit ? Chez Laurence on parlait de ça pendant des heures, ils avaient ressorti l'histoire du gène de l'homosexualité. À cette époque j'étais spécialiste de la pâte à crêpes, ce qui me permettait de rester dans la cuisine et de ne pas participer aux débats. »

  • À travers les tribulations de la famille Zeitoun, l'auteur trace le portrait cruel d'un pays qui impose le silence et des mensonges destructeurs à ses concitoyens.

  • Porfirio Pulci, fils d'un grand leader communiste italien, a été élevé en Russie. A la veille des élections législatives, son père le rappelle en Italie, l'exhibe aux foules comme produit achevé de l'éducation soviétique...

  • Histoire d'une passion hors du commun, ce roman est aussi un ardent plaidoyer pour un pays martyr, le Viêt Nam, qui a marqué des générations de Français et tente aujourd'hui de renaître de ses cendres.

  • L'auteur dirige le service de presse d'une grande maison d'édition. Son premier roman.

  • Marine est le pseudonyme d'une jeune fille qui, tout en interrogeant ses camarades sur leurs propres problèmes avec famille et lycée, a tenu le journal de sa terminale à Henri IV.

  • Durant des années, Coline a imaginé, pensé, cousu, brodé une robe de mousseline et de soie. La dernière retouche faite, l'épreuve de patience terminée, il faut trouver la femme digne de porter cette oeuvre d'art, ce fruit de l'obsession. C'est à une terrasse de café, que la modéliste croit la reconnaître...

  • Un homme vit seul dans une maison isolée en pleine nature méditerranéenne. Une situation trouble, préinsurrectionnelle, règne dans le pays. L'homme semble être un fugitif, et sa retraite n'être connue de personne...

  • En 42 histoires à la mine de plomb, voilà croqué le décorum des spectres : La Cité achélème, Les Ratés du rayon du soleil, Vilains soirs à crans d'arrêt, Les Malassis ne sont pas des gniasses qui jouent de la flûte à Disneyland...

  • Entre la mort de son père et celle de sa mère, la narratrice inventorie ce qu'on peut nommer les faits vrais de leur vie, dresse le catalogue de leurs faits et gestes et, ce faisant, peu à peu, c'est dans sa propre vie qu'elle arrive à mettre de l'ordre.

empty