Nature & Plein air

  • Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant.
    Piller, polluer, déforester... L'humain est devenu la plus grande menace pour la nature. Lancé dans une course à l'accaparement des richesses naturelles, le monde industriel dépasse toujours plus les limites biologiques de notre planète. Ce livre est le récit d'un engagement. Après trois années de mobilisation en Guyane française contre le projet de mine industrielle Montagne d'or et les forages offshore de Total, la juriste Marine Calmet témoigne des carences de notre société et de nos lois pour protéger la nature. Face aux appétits des industriels et à la duplicité de l'État, contre le pillage de la Terre et des peuples colonisés, sa réponse est celle d'une désobéissance créatrice et constructive. Elle enjoint à sortir de l'Anthropocène, à écouter et apprendre des Premières Nations, à créer de nouvelles normes respectueuses des processus biologiques de notre planète, à accomplir en somme une transformation majeure en enracinant la communauté humaine dans la communauté du Vivant. Le mouvement pour une jurisprudence de la Terre s'impose comme une évidence émancipatrice. Véritable manifeste, ce récit convaincra celles et ceux qui, lassés des pétitions, des pancartes et des écogestes, souhaitent s'investir du rôle de gardienne ou de gardien de la nature.
    Protéger et défendre notre lien à la Terre pour former une nouvelle communauté du vivant.

  • Comment rester écolo sans finir dépressif
    Ça y est ! Tout le monde l'adore et tout le monde s'en revendique : l'écologie. La société entière semble mûre pour devenir verte ! À un détail près : devenir écolo, c'est basculer dans les affres du doute et des drames. Les limites sont atteintes, les espèces disparaissent sous nos yeux ébahis, notre ciel fait des siennes, notre cadre de vie change à vue d'oeil... L'écologie est le royaume de la mauvaise nouvelle, et notre météo intérieure n'y est plus au beau fixe. On appelle cela l'éco-anxiété, la solastalgie, la dépression verte, le burn out bio.
    Les premiers à avoir dégusté sont les scientifiques scrutant les atermoiements de Gaïa, et dans leur foulée les journalistes environnementaux et les militants d'ONG, qui ont alerté sans relâche. Une question nous tenaille : quel est leur secret pour rester debout ? Peuvent-ils nous montrer une voie, celle de la résilience, de l'acceptation, de la marche vers un avenir moins naïf et plus juste ?
    À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale, Laure Noualhat va partir à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par l'écodépression, qui lui confieront de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et retrouvé leur confiance en l'avenir. Ce livre vous propose d'embarquer pour un voyage qui mène de la sidération à la résilience, au fil de pistes et d'outils pour aller mieux, en naviguant à votre rythme d'une étape à l'autre. Parce que, comme on dit chez les Kennedy, on ne va pas se laisser abattre !

  • Un guide militant pour faire entrer le " zéro " dans notre mode de vie.
    Antigaspi, zéro déchet, fin de la pollution au plastique et utilisation des monnaies locales sont des thèmes de la démarche " zéro ", qui accueille toutes les actions visant à mettre un terme à la consommation sans limite, à favoriser la justice sociale et à oeuvrer pour la transition écologique. Justine Davasse, militante écolo trentenaire, agit au quotidien pour un futur enfin désirable : depuis 2015, elle recueille et partage sous la bannière des Mouvements Zéro, idées et solutions d'ici et d'ailleurs pour construire un monde meilleur.
    Santé et bien-être o Alimentation durable o Économie o Énergie o Électronique responsable o Voyager durable o Zéro déchet o Politique o Plastique
    Pour chacun de ces thèmes, ce guide pose un état des lieux et présente les actions et solutions :
    o Les enjeux liés à chaque problématique et les possibles leviers d'action politiques, riche d'exemples et d'expériences en tout genre.
    o Les idées reçues sur le thème et des arguments pour répondre à ces idées fausses qui discréditent les pratiques écologiques : " Se mettre au zéro déchet coûte cher ", " Le supermarché est un gain de temps ", " Les protéines ne se trouvent que dans la viande "...
    o Les incontournables pour agir à son échelle : des actions faciles à mettre en place pour agir individuellement et autour de soi, comme prendre un panier bio chez un producteur local, upcycler, privilégier un moteur de recherche écoresponsable, changer de banque...
    o Des challenges pour les plus téméraires, qui passent par la prise de conscience de son pouvoir d'action et l'envie de pousser son engagement à plus grande échelle : se présenter à des élections avec une liste citoyenne, monter sa conférence gesticulée ou entreprendre des actions de dépollution posent les jalons d'une transformation sociétale.
    o Ce qui est fait en France et ailleurs dans le monde en matière d'engagements politiques, de travail associatif ou de projets, pour avoir une vision globale des mutations et pouvoir s'en inspirer.
    Un guide militant pour faire entrer le "zéro" dans notre mode de vie.

  • Kit pour voyager en écotopie
    Confrontés à nos schémas destructeurs et aux limites planétaires, nous devons déverrouiller et nourrir notre imaginaire pour créer un futur désirable. C'est le sens de ce voyage en écotopie, où l'imagination devient action politique. L'écotopie n'est pas une fiction, c'est une idée qui se met en oeuvre pour devenir un lieu où foisonnent les solutions écologiques concrètes.
    Munis d'un sac à dos avec tout l'équipement nécessaire pour affronter les péripéties du voyage (carnet de bord, boussole, montre, encyclopédie de la nature, carte et couteau suisse), nous cheminons avec l'auteur vers un nouveau pays, un pays écologique. Pour devenir les acteurs de la révolution écologique, il nous faudra modifier radicalement notre mode de vie, notre comportement et nos actions, tant à l'échelle individuelle qu'à l'échelle collective. La France écotopique que nous découvrirons est une société juste, idéale et égalitaire. Le pays est réensauvagé, les humains cohabitent avec les non-humains, ils se sont réapproprié des lieux de vie, créant des sociabilités nouvelles, les individus s'accomplissent en dehors du travail, maîtrisent leur économie et leur temps, le modèle agricole intensif a laissé place à des pratiques respectueuses du vivant, qui repensent le produire et le consommer, et la démocratie s'exerce au quotidien...
    Ce livre, à la fois original et ludique, réactive les principes et les espoirs des utopies écologiques et sociales du XIXe siècle (Fourier, Thoreau, Goldman, Kropotkine). Fondamentalement ancré dans le réel, il ébranle avec finesse et intelligence l'ordre établi tout en donnant du sens et une direction à notre société.
    Il est grand temps de partir ensemble sur les rivages de l'écotopie !

  • Le dernier avion

    Sébastien Porte

    • Tana
    • 11 Juin 2020

    Comment le trafic aérien détruit-il notre environnement ?
    Avec quatre milliards de passagers chaque année, l'avion n'est plus seulement le symbole de la modernité triomphante, il est aussi et surtout celui des outrages portés au climat et à l'environnement. Les gaz à effet de serre qu'il dégage dans l'atmosphère contribuent au dérèglement climatique, et la masse de touristes qu'il déverse aux quatre coins du monde abîme les milieux et les paysages. Comment imaginer que, comme le prévoit l'industrie aéronautique, le nombre d'appareils en circulation double et que le nombre de passagers quadruple d'ici à 2050 ?
    La crise sanitaire liée au coronavirus a provoqué la mise à l'arrêt du trafic aérien. Nous devons nous saisir, nous dit l'auteur, de ce moment historique pour nous interroger sur les effets de la frénésie touristique, du culte de la vitesse et de nos envies de " tout voir ".
    Tout en débusquant les pratiques de greenwashing du secteur de l'aviation et les fausses bonnes solutions (biocarburant, avion électrique), ce livre nous donne des pistes politiques (fermer les liaisons intérieures, rétablir les trains de nuit, en finir avec l'ultra-low cost) et individuelles pour entamer une décroissance aéronautique. Il ne s'agit pas de renoncer aux voyages et au plaisir de découvrir le monde, mais plutôt d'apprendre à voyager mieux.

  • Et si tout n'était qu'une question de liens ? C'est l'hypothèse de laquelle sont partis Damien Deville et Pierre Spielewoy pour élaborer le cheminement théorique et politique de l'écologie relationnelle. Fils de la fin du XXe siècle, les auteurs font partie de cette génération qui a vécu à la fois la diversité du monde et sa destruction précipitée. S'ils formulent une puissante critique de l'uniformisation des territoires et des paysages actuellement à l'oeuvre, c'est pour mieux dynamiter les barrières qui nous empêchent de penser pour et par la diversité, et nous inciter à redécouvrir la complexité du vivant, des individus et des cultures, ferment d'une société empreinte de justice et riche de rencontres. En renouvelant notre façon d'habiter la Terre et en définissant avec justesse la place de l'humanité dans la grande fresque du vivant, l'écologie relationnelle devient une ode à la pluralité et à la solidarité. Elle est le point de départ d'un projet politique qui porte avec fierté des métissages territoriaux par-delà les individus et par-delà l'Occident.
    Ouvrir la voie d'un monde enrichi et fier de ses diversités.

  • La fureur du temps

    Fredeirike Otto

    • Tana
    • 10 Octobre 2019

    Avec le réchauffement global, bien des épisodes de pluie, de sécheresse ou de tempête échappent aux schémas qui nous étaient familiers. Le dérèglement climatique que nous avons provoqué ne peut cependant pas être tenu pour responsable de tous les événements météorologiques. Pour faire le lien entre climat et météorologie, et ne pas laisser ce débat aux seules mains des politiques et des groupes de pression, qui sèment la confusion depuis des années, la physicienne Friederike Otto a développé, avec une équipe de confrères, la science de l'attribution d'événements extrêmes, une méthode révolutionnaire grâce à laquelle il est maintenant possible de déterminer si le changement climatique est en jeu dans un phénomène météorologique extrême. Ce nouveau champ d'investigation, en agissant en temps réel, permet de mettre au jour les relations de cause à effet pour accélérer les transformations sociétales et, enfin, frapper là où ça fait mal, en attaquant les entreprises qui ont joué l'inaction face au changement climatique. Disposer des preuves scientifiques de ces manifestations au moment le plus important et à l'endroit où l'on en a le plus besoin est crucial pour réduire les risques et construire des systèmes résilients, en particulier dans les régions les plus vulnérables, où le changement climatique majore les menaces subies par ceux qui ont le moins profité de l'amélioration des conditions de vie d'une société carburant aux énergies fossiles.
    La science de l'attribution d'événements extrêmes nous presse de prendre nos responsabilités au sérieux et de réaffirmer haut et fort qu'il n'est plus acceptable d'attendre que la génération qui manifeste aujourd'hui ait grandi.
    Un livre qui oeuvre pour la justice sociale.

  • Face aux changements de paradigmes (sociétal, écologique), ce livre propose une nouvelle manière d'appréhender notre relation à l'animal : adopter la perspective de l'animal, oser prendre en compte son point de vue grâce à l'éthologie et défendre la cause animale avec une démarche scientifique. Pour bâtir une nouvelle solidarité du vivant.
    Antispécisme, véganisme, statut de l'animal, sauvegarde de la biodiversité et nouvelle extinction de masse... La relation homme-animal vit un profond changement qui révolutionne nos lois, nos traditions alimentaires, nos loisirs, et questionne la place de l'homme dans sa relation au vivant.
    Mais que pensent les dindes de Noël ? Assurément bien plus qu'on se le figure selon l'éthologue Fabienne Delfour, dont le propos éclaire l'essentielle réflexion à mener sur notre relation complexe à l'animal. La science a déjà montré que les animaux font l'expérience du monde de manière subjective, qu'ils ressentent une vaste palette d'émotions, qu'ils sont sujets à la joie, à la peur, au stress, à la douleur, qu'ils sont capables d'empathie et de solidarité ou, au contraire, de duperie pour servir leurs intérêts. En se faisant la porte-parole de l'éthologie constructiviste, discipline qui étudie le comportement des animaux considérés comme des sujets et non des individus, l'auteure propose d'aller plus loin, d'ôter nos lunettes de bipède anthropocentré pour s'intéresser à l'animal à la première personne et défendre son point de vue. S'appuyant sur l'observation de nos compagnons domestiques, des animaux sauvages et de ceux des parcs zoologiques, l'auteure nous propose de réinventer notre rapport à l'animal, de tisser de nouveaux liens avec eux et de trouver les moyens de leur protection et de leur préservation, de manière individuelle et au-delà des postures militantes, afin de bâtir un monde respectueux du vivant et soucieux du partage des ressources et de l'espace.
    Oser se mettre à la place de l'animal pour bâtir une nouvelle solidarité du vivant.

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