• Dans la lignée de Les Vertus de l'échec et La Confiance en soi, un nouvel essai de philosophie pratique, où Charles Pépin montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde. Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.
    Pourquoi certaines rencontres nous donnent-elles l'impression de renaître? Comment se rendre disponibles à celles qui vont intensifier nos vies, nous révéler à nous-mêmes?
    La rencontre amoureuse, amicale, professionnelle n'est pas un " plus " dans nos vies. Au coeur de notre existence, dont l'étymologie latine
    ex-sistere signifie " sortir de soi ", il y a ce mouvement vers l'extérieur, ce besoin d'aller vers les autres. Cette aventure de la rencontre n'est pas sans risque, mais elle a le goût de la " vraie vie ".
    De Platon à Christian Bobin en passant par
    Belle du Seigneur d'Albert Cohen ou
    Sur la route de Madison de Clint Eastwood, Charles Pépin convoque philosophes, romanciers et cinéastes pour nous révéler la puissance, la grâce de la rencontre. En analysant quelques amours ou amitiés fertiles Picasso et Éluard, David Bowie et Lou Reed, Voltaire et Émilie du Châtelet... il montre que toute vraie rencontre est en même temps une découverte de soi et une redécouverte du monde.
    Une philosophie salutaire en ces temps de repli sur soi.

  • Tirant les leçons de la sagesse universelle et nous faisant part de sa propre expérience, Frédéric Lenoir nous donne les clés qui nous aident à vivre, dans son livre le plus personnel.0500 Mon témoignage personnel importeraitpeu s´il n´était éclairé par la pensée des philosophes et des sages del´humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate,Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer,Lévinas parmi d´autres.
    Exister est un fait, vivre est un art. Toutle chemin de la vie, c´est passer de l´ignorance à la connaissance, dela peur à l´amour. » Frédéric Lenoir Frédéric Lenoir est philosophe et écrivain. Il est notamment l´auteur deLa Rencontre du bouddhisme et de l´Occident;Le Christ philosopheetSocrate, Jésus, Bouddha. Il a aussi écrit une pièce de théâtre -Bonté divine !- et plusieurs romans dontLa Promesse de l´ange(avec Violette Cabesos) etL´Oracle della Luna, qui ont connu un succès international.0300 Mon témoignage personnel importerait peu s´il n´était éclairé par la pensée des philosophes et des sages de l´humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate, Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, Lévinas parmi d´autres.
    Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c´est passer de l´ignorance à la connaissance, de la peur à l´amour. » Frédéric Lenoir Frédéric Lenoir est philosophe et écrivain. Il est notamment l´auteur deLa Rencontre du bouddhisme et de l´Occident;Le Christ philosopheetSocrate, Jésus, Bouddha. Il a aussi écrit une pièce de théâtre -Bonté divine !- et plusieurs romans dontLa Promesse de l´ange(avec Violette Cabesos) etL´Oracle della Luna, qui ont connu un succès international.

  • Introduction à la pensée complexe Nous demandons à la pensée qu'elle dissipe les brouillards et les obscurités, qu'elle mette de l'ordre et de la clarté dans le réel, qu'elle révèle les lois qui le gouvernent. Le mot de complexité, lui, ne peut qu'exprimer notre embarras, notre confusion, notre incapacité à définir de façon simple, à nommer de façon claire, à ordonner nos idées. Sa définition première ne peut fournir aucune élucidation : est complexe ce qui ne peut se résumer en un maître mot, ce qui ne peut se ramener à une loi ni se réduire à une idée simple. La complexité est un mot problème et non un mot solution.

    Edgar Morin propose ici un mode de pensée pour affronter la complexité du monde qui nous entoure.



    Edgar Morin Philosophe et sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, docteur honoris causa de vingt-sept universités à travers le monde, il est l'auteur d'une oeuvre transdisciplinaire abondamment commentée et traduite, dont l'ambitieuse Méthode, en six tomes, publiée au Seuil.

  • "Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur ? Éprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison.
    Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l´insatisfaction, la jalousie, la fascination, l´amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste... Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au coeur de l´affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi. Dans l´épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l´écart des regrets et de nos attentes illusoires.
    Cette méditation inaugure un chemin pour puiser la joie au fond du fond, au plus intime de notre être."

  • Il n'est pas certain qu'il y ait davantage qu'un air de famille et un jeu complexe d'hérédité entre toutes les choses que l'on rattache à la vénérable idée de philosophie. Ce livre n'a pas d'autre ambition que de présenter un choix d'instantanés de la pensée de quelques-uns des plus illustres membres de cette famille. Né de la volonté de créer un outil pour les élèves et les professeurs des classes de terminale et de classes prépa, mais aussi plus largement pour les jeunes adultes, ce livre entend faciliter un premier rapport avec des auteurs qui, en d'autres circonstances (et notamment dans leurs propres ouvrages), peuvent se montrer effrayants et malpolis, surtout avec les nouveaux venus.
    En prenant appui sur courts extraits de textes de référence choisis pour leur accessibilité, ou l'effet de surprise qu'ils peuvent créer, chacun des textes de ce volume développe un aspect de la pensée d'un philosophe susceptible de piquer la curiosité du lecteur et de l'inciter à prolonger la discussion avec les penseurs dont la société lui semble la plus agréable. Les extraits choisis ont tous cette qualité de pouvoir être appréciés et compris pour eux-mêmes, sans appeler de long exposé sur l'auteur ou sur le système dans lequel il s'insère.
    Fort d'une expérience de recherche et d'enseignement dans le supérieur ainsi qu'au lycée, Thibaut Giraud alias Monsieur Phi s'efforce de tenir un propos à la fois accessible et rigoureux d'un point de vue scientifique et argumentatif : c'est le défi d'une vulgarisation qui ne se contente pas d'être superficielle et anecdotique mais donne au lecteur le moyen de plonger véritablement au coeur des sujets traités.

  • " Faire son deuil ", tel est l'impératif qui s'impose à tous ceux qui se trouvent confrontés au décès d'un proche. Se débarrasser de ses morts est-il un idéal indépassable auquel nul ne saurait échapper s'il ne veut pas trop souffrir ? L'auteure a écouté ce que les gens racontent dans leur vie la plus quotidienne. " J'ai une amie qui porte les chaussures de sa grand-mère afin qu'elle continue à arpenter le monde. Une autre est partie gravir une des montagnes les plus hautes avec les cendres de son père pour partager avec lui les plus beaux levers de soleil, etc. " Elle s'est laissé instruire par les manières d'être qu'explorent, ensemble, les morts et les vivants. Elle a su apprendre de la façon dont les vivants se rendent capables d'accueillir la présence de leurs défunts.
    Depuis un certain temps, les morts s'étaient faits discrets, perdant toute visibilité. Aujourd'hui, il se pourrait que les choses changent et que les morts soient à nouveau plus actifs. Ils viennent parfois réclamer, plus fréquemment proposer leur aide, soutenir ou consoler... Ils le font avec tendresse, souvent avec humour. On dit trop rarement à quel point certains morts peuvent nous rendre heureux !
    Prix des Rencontres philosophiques de Monaco 2016
    Prix de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique 2019

  • Inventaire amoureux de la philosophie par Luc Ferry.
    Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème " Qu'est ce que la philosophie ? ", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une " doctrine du salut ". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, " sauver sa peau ", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.

  • Trois visées philosophiques traversent cette suite d'études.Selon la première, est cherché pour le soi un statut qui échappe aux alternances d'exaltation et de déchéance qui affectent les philosophies du sujet en première personne : dire soi n'est pas dire je. Tenu pour le réfléchi de toutes les personnes grammaticales - comme dans l'expression : le souci de soi -, le soi requiert le détour d'analyses qui amènent à articuler diversement la question qui ? Qui est le locuteur de discours ? Qui est l'agent ou le patient de l'action ? Qui est la personnage du récit ? A qui est imputée l'action placée sous les prédicats du bon ou de l'obligatoire ? Enquêtes pour l'essentiel empruntées à la philosophie dite analytique, avec laquelle l'herméneutique du soi entre dans un débat serré.Deuxième visée : l'identité que suggère le terme "même" est à décomposer entre deux significations majeures : l'identité-idem de choses qui persistent inchangées à travers le temps, et l'identité-ipse de celui qui ne se maintient qu'à la manière d'une promesse tenue.Enfin c'est l'antique dialectique du Même et de l'Autre qui doit être renouvelée si l'autre que soi-même se dit de multiples façons ; le "comme" de l'expression "soi-même comme un autre" peut dès lors signifier un lien plus étroit que toute comparaison : soi-même en tant qu'autre.Autant de fragments stratifiés d'une philosophie pratique, qui a renoncé à toute ambition de fondation ultime, et qui pourtant ne manque ni de l'assurance ni de la confiance qu'engendre l'attestation de soi-même comme un autre.Paul Ricoeur.

  • Certaines époques ont montré qu'elles croyaient fortement à la puissance de la pensée critique. Notre époque, au contraire, a tenu ses penseurs, non sans raison, pour des gens totalement inoffensifs. Parmi les rares personnes considérées comme tout à fait inacceptables, on trouve assurément Guy Debord. Pendant longtemps, c'est la police qui s'est intéressée à lui, plutôt que les milieux intellectuels. Lorsque, malgré toutes sortes d'obstacles, sa pensée a fini par s'imposer, on a bien vite assisté à une autre forme d'occultation : la banalisation. Il existe peu d'auteurs contemporains dont les idées ont été utilisées de façon aussi déformée, et généralement sans même que l'on cite son nom.
    Ce livre résume l'activité publique de Guy Debord, du lettrisme à la fondation de l'Internationale situationniste, des rencontres avec Henri Lefebvre et Socialisme ou Barbarie à Mai-68, de
    La Société du spectacle à ses films. Surtout, il veut préciser la place de Debord dans la pensée moderne : sa reprise des concepts marxiens les plus essentiels et les plus oubliés, son utilisation de Lukács, son importance pour une théorie critique aujourd'hui. Cet ouvrage prend au sérieux Debord lorsqu'il affirme avoir " écrit sciemment pour nuire à la société spectaculaire ".

  • Voici une autre histoire de la philosophie.0300Qu´est-ce que la vie et d´où vient-elle ? Comment fonctionne l´univers ? Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ? Des mathématiciens aux philosophes grecs, à Einstein et à la théorie des quanta, en passant par Newton et Darwin, voilà déjà trois mille ans que les hommes s´efforcent de répondre à ces questions. L´histoire s´est accélérée depuis trois ou quatre siècles. Nous sommes entrés dans l´âge moderne et postmoderne. La science, la  technique, les chiffres ont conquis la planète. Il semble que la raison l´ait emporté. Elle a permis aux hommes de remplacer les dieux à la tête des affaires du monde. Où en sommes-nous aujourd´hui ? Dieu est-il à reléguer au musée des gloires étrangères et des puissances déchues ? La vie a-t-elle un sens ou est-elle une parenthèse entre deux néants ? Est-il permis d´espérer quoi que ce soit au-delà de la mort ? Avec les mots les plus simples et les plus clairs, avec une rigueur mêlée de gaieté, Jean d´Ormesson aborde de façon neuve ces problèmes de toujours et raconte au lecteur le roman fabuleux de l´univers et des hommes.0300 Une autre histoire de la philosophie, qui se lit comme un roman.0400TABLE DES MATIÈRES I - Que la lumière soit !

    Sont passées en revue les grandes étapes de l'histoire des hommes et les théories de l'univers qu'ils ont élaborées. De Thalès à Pythagore, à Einstein, à Bohr, à Hawking, en passant par saint Thomas d'Aquin, par Copernic, par Galilée et par Newton.
    II - Pourquoi y-a-t-il quelque chose au lieu de rien ?

    Nous savons presque tout du Comment et presque rien du Pourquoi. Qu'est-ce qui est à l'origine des choses ? Un Dieu créateur de l'univers ou l'univers lui-même ? Il est aussi impossible de prouver l'existence de Dieu que son inexistence. Nous sommes dans l'énigme. Dieu est possible.


    III - La mort : un commencement L'homme-est-un-être-pour-la-mort. Si Dieu n'existe pas, toute vie va d'un néant à un néant, tout passé est aboli et le monde est absurde. Si Dieu existe, il n'est pas impossible qu'après la mort il y ait autre chose qu'une autre vie.


  • Si l'histoire de la philosophie a donné lieu à quelques monuments éditoriaux depuis un siècle, très rares ont été les entreprises synthétiques, accessibles aux néophytes comme aux initiés, et retraçant en un unique volume plus de deux millénaires de débats et de révolutions intellectuels. C'est le défi de la présente Histoire de la philosophie, somme rédigée par des spécialistes de toutes nationalités, qui offre une présentation avisée et didactique de l'ensemble de la tradition occidentale, des origines à nos jours. Le lecteur y est guidé parmi la pensée et les œuvres des principaux philosophes, depuis les premiers penseurs de l'antiquité grecque jusqu'aux auteurs qui réfléchissent aujourd'hui à notre connaissance de la nature, des nouvelles technologies ou au gouvernement de la cité. Il pénètre en outre au cœur des grandes joutes culturelles, religieuses, scientifiques ou politiques auxquelles les philosophes ont pris part ; celles-là mêmes au sein desquelles la philosophie s'est élaborée, renouvelée et ne cesse de poursuivre son questionnement.
    Jean-François Pradeau est professeur de philosophie à l'université de Lyon 3. Spécialiste de l'Antiquité, il est l'auteur de nombreux livres consacrés notamment à l'œuvre de Platon, dont Platon, l'imitation de la philosophie (Aubier, 2009).

  • Voilà que les sciences sociales contemporaines se prennent de passion pour les « émotions ». Mais le risque est grand que ce « tournant émotionnel » les fasse tomber dans un individualisme sentimental qui porte à son comble labandon des structures, des institutions et des rapports sociaux, par construction coupables de ne pas faire de place aux choses vécues.Comment articuler les affects et les désirs des hommes avec le poids de détermination des structures ? Comment penser ensemble ces deux aspects également pertinents et manifestement complémentaires de la réalité sociale, que rien ne devrait opposer en principe ? Tel est le projet dun « structuralisme des passions » qui fait travailler les concepts fondamentaux de Spinoza le conatus et les affects dans la pensée de Marx, Bourdieu et Durkheim. Et qui livre par là une nouvelle perspective sur la part passionnelle des structures du capitalisme et de leurs crises.Économiste devenu philosophe, Frédéric Lordon sattache au fond par ce travail à la « réfection de nos sous-sols mentaux ». Parce que seule la destruction du socle métaphysique de la pensée libérale permet de concevoir que le déterminisme structural nest nullement incompatible avec une pensée de la transformation sociale.Directeur de recherche au CNRS, Frédéric Lordon est notamment lauteur de LIntérêt souverain (2006), J usquà quand ? Pour en finir avec les crises financières (2008), Capitalisme, désir et servitude (2010) et Dun retournement lautre (2011).

  • Spinoza

    Ariel Suhamy

    Plus que jamais, le philosophe excommunié par la Synagogue est actuel. Il fallait le plus grand spécialiste de Spinoza pour nous faire comprendre en quoi cet hérétique est notre frère et notre contemporain. Un fondamental.
    On a souvent voulu expliquer les oeuvres par la vie de leur auteur. Ariel Suhamy fait l'inverse : il raconte ce qu'on sait de la vie de Spinoza à la lumière de sa doctrine.
    Son objet, c'est donc la vie humaine, la " vie véritable ", celle qui ne se définit pas par la simple circulation du sang et la durée de l'existence, mais par l'intelligence de Dieu, du monde et de soi, et par les actes qui en découlent. Alors, comment l'auteur de l'
    /> Éthique a-t-il vécu ? Comment a-t-il mis en application sa pensée ? Les mythes qui entourent cet homme, ce que l'Histoire peut reconstituer de sa vie, ne dériventils pas aussi de cette pensée et de sa réception ?
    Un livre novateur pour redécouvrir Spinoza.

  • Pensées

    Marc Aurèle

    « Une excellente manière de te défendre d'eux, c'est d'éviter de leur ressembler. » VI, 6

  • L'écriture et la différence
    Ce qui s'écrit ici différence marque l'étrange mouvement, l'unité irréductiblement impure d'un différer (détour, délai, délégation, division, inégalité, espacement) dont l' économie excède les ressources déclarées du logos classique.
    C'est ce mouvement qui donne une unité aux essais ici enchaînés. Qu'ils questionnent l'écriture littéraire ou le motif structuraliste (dans les champs de la critique, des " sciences de l'homme " ou de la philosophie), que par une lecture configurante ils en appellent à Nietzsche ou à Freud, à Husserl ou à Heidegger, à Artaud, Bataille, Blanchot, Foucault, Jabès, Lévinas, ils n'ont qu'un lieud'insistance : le point d'articulation dérobée entre l'écriture et la différence. À peser sur cette articulation, ils tentent de déplacer les deux termes.
    Jacques Derrida (1930-2004)
    Philosophe majeur du XXe siècle, initiateur de la " déconstruction ", il est l'auteur d'une œuvre considérable, dont, publiés au Seuil, La Dissémination (1972), Signéponge (1988) et Foi et savoir (2001).

  • Au fil des jours, inspiration, paix, tranquilité et sérénité nous accompagnent. Ce journal éternel nous propose des messages profonds, pratiques et irrésistibles dans un style simple et discret. Un succès basé sur des valeurs spirituelles : amour, la paix, la joie, la gratitude, l'unité.
    Une journée commencée "du bon pied", c'est beaucoup ! Chaque méditation est comme un rayon de lumière, ou une note au timbre subtil, pour plus de bonheur, de sens à notre vie. Lire chaque jour un des petits textes nous rend plus légers, plus optimistes et nous aide à rester centrés sur l'essentiel.

  • Histoire de la pensée chinoise Depuis quatre mille ans, la culture chinoise offre l'image d'une remarquable continuité. Pourtant, c'est à travers une histoire faite de ruptures, de mutations mais aussi d'échanges, que la Chine a vu naître des pensées aussi originales que celles de Confucius et du taoïsme, assimilé le bouddhisme et engagé à l'ère moderne un dialogue, décisif, avec l'Occident.

    Anne Cheng nous donne de cette tradition intellectuelle une synthèse magistrale. L'évolution de la pensée chinoise est ici retracée depuis la dynastie des Shang au deuxième millénaire avant notre ère jusqu'au mouvement du 4 mai 1919, qui marque à la fois la rupture avec le passé et le renouveau d'une pensée qui n'a pas dit son dernier mot.
    />


    Anne Cheng Titulaire de la chaire « Histoire intellectuelle de la Chine » au Collège de France, elle est notamment l'auteur d'une traduction des Entretiens de Confucius (Seuil, « Points Sagesses », 1981) qui fait autorité.



    Prix Stanislas-Julien et Dagnan-Bouveret de l'Académie française

  • Les initiations ordinaires présentent les philosophes. Celle-ci vous fait cheminer avec eux. Au long de la route, ce sont Platon, Nietzsche, Heidegger et les autres qui se racontent à vous. En confiance et en confidence. Pour une fois, un vrai livre compagnon.
    Voici quelques moments majeurs de notre pensée philosophique, de Socrate ou Kant jusqu'à Camus, en passant par Montaigne, Dante, ou encore Nietzsche et Edith Stein.
    Comme à l'école buissonnière, on y croisera de célèbres figures de la philosophie, mais sous un jour inattendu : une lettre de condoléances, un amour éperdu, le cachot d'un condamné à mort, un souvenir de Méditerranée, ou une missive au Président de la République. Sans transpirer l'érudition, " sans prise de tête ", chacun de ces penseurs se rend amical, pour entraîner le lecteur sur des chemins de traverse.
    On y entre avec tendresse, on se heurte ensuite à la puissance d'une grande pensée, avant de s'engager sur la pente douce qui mène jusqu'au terme. Comme en promenade, le lecteur se retourne alors, étonné du chemin parcouru, fier de la difficulté surmontée, enrichi d'une pensée de grand style.
    Avec simplicité, on espère ainsi rendre la vérité aimable.

  • Platon

    Luc Brisson

    Platon ? Deux mille quatre cents ans après sa mort, il est le " philosophe " par excellence. Mais qui sait vraiment qui il est ? Le fils d'Apollon, comme on l'a affirmé à sa mort ? A-t-il été vendu comme esclave ? Et ses amours ? A-t-on retrouvé son testa

  • Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du " vivre de " et des nourritures.
    Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette œuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.
    Corine Pelluchon est philosophe et professeur à l'université Gustave-Eiffel. Elle a publié une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels Les Nourritures. Philosophie du corps politique (Seuil, 2015, Points, 2020) et Éthique de la considération (Seuil, 2018). Son œuvre a été récompensé en 2020 par le prix de la pensée critique Günther Anders.

  • Cette première biographie d'André Gorz (1923-2007) parue en 2016 retrace le parcours de l'un des penseurs les plus clairvoyants et innovants de la critique du capitalisme contemporain. Marqué par les pensées de Marx, Husserl, Sartre et Illich, Gorz pose la question fondamentale du sens de la vie et du travail.
    Cette première biographie d'André Gorz (1923-2007) retrace le parcours de l'un des penseurs les plus clairvoyants de la critique du capitalisme contemporain. Né Gerhart Hirsch à Vienne, ce " métis inauthentique ", existentialiste, autodidacte, qui pose la question fondamentale du sens de la vie et du travail, explore de nouveaux territoires théoriques. Anticapitaliste, il est très proche de l'extrême gauche italienne et incarne l'esprit de 68. Il est aussi l'un des premiers artisans de l'écologie politique et de la décroissance. Une pensée en mouvement, au service de l'autonomie, du temps libéré, de l'activité créatrice et du bien-vivre. L'intellectuel André Gorz, rédacteur aux
    Temps modernes, se double du journaliste qui signe Michel Bosquet dans
    L'Express avant de participer à la fondation du
    Nouvel Observateur. Cette biographie d'une figure singulière revisite aussi un demi-siècle de vie intellectuelle et politique, un voyage au cours duquel on croise Sartre et Beauvoir, mais aussi Marcuse, Castro, Cohn-Bendit, Illich, Guattari, Negri et bien d'autres. Au-delà de ses poignants récits autobiographiques -
    Le Traître (1958) et
    Lettre à D. (2006) -, qui témoignent de sa profonde humanité, André Gorz offre une boussole précieuse à tous ceux qui croient qu'un autre monde reste possible.

  • L'oeuvre de Diderot se présente comme un tout paradoxalement inachevé, ouvert et changeant. C'est à cet univers d'une pensée gambadant de préoccupations métaphysiques au commentaire de l'actualité politique, entre romans, dialogues, articles, réfutations, correspondances, que nous introduit Colas Duflo. Le Diderot en mouvement, philosophe autant qu'écrivain, penseur par fictions autant que par concepts, promoteur de la diffusion publique des vérités et expert en jeux avec la censure, revit ici en pleine lumière. Rétive à tout système, sa pensée offre une cohérence subtile. Matérialisme, moi multiple, critique de l'illusion de la liberté : tels sont quelques-uns des points forts qui traversent toute l'oeuvre. Comme le lecteur actif auquel s'adresse Diderot, Colas Duflo relie tous les éléments éclatés, de la philosophie à l'anthropologie, de la philosophie politique à la méditation sur la civilisation, et révèle une oeuvre d'une rare et saisissante présence, d'une exubérante liberté.

  • En déclarant la mort de la nature, nombreux sont ceux qui voient dans l'Anthropocène l'opportunité de prendre enfin les commandes d'un système-terre entièrement modelé par les humains.
    À rebours de cet appel au pilotage global, Virginie Maris réhabilite l'idée de nature et défend la préservation du monde sauvage. Elle revisite pour cela les attributs de la nature que les fantasmes prométhéens du contrôle total s'appliquent à nier : son extériorité, en repensant la frontière entre nature et culture ; son altérité, en reconnaissant la façon dont les non-humains constituent leurs mondes tout comme nous constituons le nôtre ; et enfin son autonomie, en se donnant les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
    L'auteure invite à remettre au cœur de la réflexion sur la crise environnementale la nécessité de limiter l'emprise humaine sur la planète, en redonnant toute sa place au respect de cette nature indocile qui peuple nos paysages, nos imaginaires, et qui constitue finalement l'autre face de notre humanité.
    Virginie Maris est philosophe de l'environnement au CNRS. Elle travaille au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) à Montpellier. Ses travaux portent sur la biodiversité, les sciences de la conservation, les valeurs de la nature ou encore les rapports entre écologie et économie. Elle est l'auteure de Philosophie de la biodiversité. Petite éthique pour une nature en péril (Buchet-Chastel, 2010) ainsi que de Nature à vendre. Les limites des services écosystémiques (Quæ, 2014).

  • Monty est un chien comme n'importe quel autre. Bichon maltais ébouriffé et grincheux, il aime aboyer à la vue de ses congénères et renifler les arbres. Mais, après une énième confrontation avec le rottweiler local, son maître réalise qu'il est temps de lui faire comprendre ce qui fait de lui un bon ou un mauvais chien.
    S'inspirant des pitreries de Monty, Anthony McGowan nous entraîne dans une balade aussi désopilante qu'instructive à travers les grands débats de la philosophie. Kant convaincra-t-il Monty d'arrêter de voler du gâteau ? Combien de temps supporteront-ils que Socrate réfute chaque argument ? Mais aussi, d'un point de vue plus existentiel : y a-t-il un Dieu ? La vie a-t-elle un sens ?
    Dans cette vision unique et divertissante de la morale et de l'éthique, le duo s'est donné pour mission de découvrir qui du maître ou du chien tient le bon bout du bâton éthique et comment accomplir au mieux sa propre vie. Au terme de la dernière promenade, Monty et le lecteur auront non seulement résolu quelques énigmes philosophiques, mais également absorbé sans s'en rendre compte une large part d'histoire de la philosophie occidentale.

empty