• En 1657, Nicolas Poussin peint une
    Fuite en Égypte au voyageur couché. La toile disparaît ensuite pendant plusieurs siècles. Dans les années 1980, différentes versions du tableau réapparaissent, de grands experts s'opposent, des laboratoires d'analyse et des tribunaux s'en mêlent et nombreux sont ceux à vouloir authentifier et s'approprier le chef-d'oeuvre.
    De quoi nous parle cette histoire aux allures d'intrigue policière ? Qu'est-ce qui fait la valeur d'une oeuvre d'art ? Et d'où vient cette aura attachée aux créateurs et aux oeuvres ? Bernard Lahire montre que le sacré n'a jamais disparu de notre monde mais que nous ne savons pas le voir. La magie sociale est omniprésente dans l'économie, la politique, le droit, la science ou l'art autant que dans la mythologie ou la religion. C'est cet effet d'enchantement qui transforme une sculpture d'animal en totem, un morceau de métal en monnaie, une eau banale en eau bénite ; et qui fait passer un tableau du statut de simple copie à celui de chef-d'oeuvre.
    Puisant avec érudition dans l'anthropologie, l'histoire et la sociologie, ce livre interroge les socles de croyance sur lesquels nos institutions et nos perceptions reposent. Questionnant radicalement l'art et son ambition émancipatrice, il révèle les formes de domination qui se cachent derrière l'admiration des oeuvres.

  • Tout Matisse

    Claudine Grammont

    • Bouquins
    • 8 Novembre 2018

    Ce dictionnaire Matisse est le premier consacré à l'un des peintres majeurs du XXe siècle, qui fut tout autant graveur, dessinateur et sculpteur de génie. Très prisé du grand public, le chef de file du fauvisme continue de jouir d'un rayonnement exceptionnel en France et dans le monde, comme en témoignent les innombrables expositions qui lui sont consacrées. L'ouvrage présente l'ensemble des connaissances sur son oeuvre et sa vie à travers plus de 1000 entrées portant aussi bien sur ses créations que sur les personnes, les lieux et les concepts qui leur sont rattachés. Il traite d'environ 270 peintures, sculptures, gouaches découpées, décors ou réalisations architecturales, présentés et étudiés en fonction du parcours de Matisse et de l'évolution de son art. Plus de 500 entrées sont consacrées aux multiples amis, artistes, collaborateurs, écrivains, marchands et éditeurs qui ont suivi sa carrière, se sont intéressés à son oeuvre ou ont été influencés par elle, sans oublier les femmes qui furent ses confidentes et ses inspiratrices. Ces relations professionnelles, amicales ou sentimentales sont ici racontées à partir des témoignages et correspondances qu'elles ont suscités. Sont également répertoriés les villes et résidences où Matisse a habité ou séjourné, ainsi que les notions, idées, principes et thèmes récurrents qui ont façonné son univers esthétique et permettent de saisir son processus créatif. Ce dictionnaire sans équivalent s'impose comme le guide indispensable pour appréhender dans toute son ampleur l'oeuvre monumentale du maître de la lumière.

  • Inspired by Monet´s work at a young age, Paul Signac (1863-1935) was a friend and disciple of Georges Seurat who combined the scientific precision of pointillism with the vivid colors and emotional expressivity of Impressionism. A close personal friend of Vincent van Gogh, who was a great admirer of his techniques, Signac traveled the world in search of inspiration for his monumental canvases. This book examines the intricacies of Signac´s celebrated technique, as well as showcasing the details of some of his most celebrated works.

  • Envie de créer mais vous ne savez pas par où commencer ? Besoin de prendre confiance en vous ou de mieux vous organiser ?

    J'ose créer vous guide tout au long de votre cheminement artistique, de vos premiers pas jusqu'à l'affirmation de votre propre style. Dépassez les blocages grâce aux 35 défis concrets de ce livre. Marie Boudon vous accompagne dans l'exercice de votre art, mais également dans la gestion de votre mental, indispensable à votre progression. Quels que soient votre niveau (débutant ou confirmé) et votre mode d'expression artistique (dessin, peinture, collage, photo, etc.), découvrez une méthode complète pour booster votre pratique !


    Des conseils pour lâcher prise et oser vous lancer.

    Des exercices pour réveiller votre imagination et collecter des sources d'inspiration.

    Des techniques pour forger votre processus créatif et sortir des impasses.

    Des témoignages et éclairages de nombreux créatifs internationaux.


    Pour oser encore plus, rendez-vous sur josecreer.com et faites part de votre expérience sur les réseaux sociaux avec le #josecreer !

  • Un après-midi de septembre 1925, une jeune Mexicaine de dix-huit ans voit l´autobus dans lequel elle a pris place percuté par un tramway. La colonne vertébrale brisée, elle mettra deux ans avant de pouvoir remarcher. Belle, indépendante, vive, elle se marie en 1929 avec Diego Rivera, le célèbre peintre muraliste. Elle s´appelle Frida Kahlo. Ce livre est son histoire.

    Recommandant, pour vivre, de ne pas fermer les yeux à la laideur mais au contraire de les ouvrir « pour regarder ainsi la naissance d´une beauté terrible », elle invente une autre réalité. Torturée par la douleur physique, mais portée par ses engagements politiques et ses amours tumultueuses, elle construit au fil des années une oeuvre picturale puissante et singulière. Sa dernière toile, Viva la Vida, est un hymne à la joie de vivre et à la lumière: « Pourquoi voudrais-je des pieds, demande-t-elle, puisque j´ai des ailes pour voler ?

  • L'accès à la culture est plus grand qu'il ne l'a jamais été. Toutefois, les artistes ne semblent pas profiter d'une émancipation conséquente. C'est que la culture est enclavée. Entre autres par l'industrie culturelle qui rend incontournable sa production de masse et par les algorithmes de recommandation qui renvoient aux oeuvres les plus populaires. Quantité d'oeuvres restent confinées à un espace restreint.

    La culture obéit en grande partie aux règles du libre marché et reproduit le fonctionnement de notre système économique. Les inégalités sociales trouvent leur équivalent dans la disparité entre les rares artistes qui atteignent des sommets de popularité et la majorité qui tire le diable par la queue. Le modèle culturel des États-Unis domine le marché tout autant que son modèle économique. La concurrence, la performance, la dérèglementation, les résultats mesurables et l'emprise des grandes firmes caractérisent le monde culturel contemporain.

    Dans son ouvrage, Claude Vaillancourt s'interroge sur la place de la culture à l'ère de la marchandisation. Comment peut-on favoriser une meilleure diffusion de la diversité ? Est-il possible d'évaluer les oeuvres selon d'autres critères que le succès commercial ? De quelles façons les artistes peuvent-ils vivre de leur art alors que l'accès aux oeuvres est souvent gratuit ? Ce livre ouvre une riche réflexion et propose des solutions en vue d'améliorer une situation qui crée trop de laissés-pour-compte.

  • EDITION NUMERIQUE ENRICHIE
    Le premier livre d'art numérique !
    La peinture italienne racontée par Paul Veyne : « une superproduction italienne » (Libération), « L'épopée de la beauté » (Le Figaro littéraire), « L'invitation enthousiasmante d'un sage au gai savoir » (Et vous).
    Une expérience inédite :
    Plongez et naviguez à l'intérieur de plus de 255 chefs d'oeuvre de la peinture italienne
    avec une rapidité et une définition exceptionnelle : la peinture italienne comme vous ne l'avez jamais vue!
    Laissez-vous guider grâce au « zoom intuitif » pour découvrir les détails merveilleux des plus grandes fresques.
    Écoutez Paul Veyne raconter de vive voix les secrets de ses tableaux préférés parmi les 255 chefs d'oeuvre qu'il a choisis : 40 témoignages audio passionnants, mis en musique par France Inter, partenaire de l'ouvrage.
    En voyage, retrouvez facilement les tableaux à ne pas rater grâce : un moteur de recherche inédit vous propose facilement d'afficher les oeuvres par ville, musée ou artiste... Voyagez avec Paul Veyne comme guide dans votre poche !
    Paul Veyne est professeur honoraire au Collège de France et l'un des plus grands historiens français de l'Antiquité romaine. Ses nombreuses publications sur la sociologie romaine ou les mythes grecs, rédigés d'une plume alerte et joyeuse, l'ont fait connaître du grand public (Quand notre monde est devenu chrétien, 2006 ; Foucault, sa pensée, sa personne, 2008 ; Mon musée imaginaire, 2010).
    Retrouvez la préface vidéo et la bande annonce sur youtube en tapant musée imaginaire de Paul Veyne.

  • Regarder, toute une affaire ? Neuf secondes, c'est en moyenne le temps accordé à une oeuvre par les visiteurs de musées. Pourquoi l'art ne parvient-il pas à capter davantage notre attention ? En guise de réponse, cet ouvrage propose à tous les amateurs d'art une méthodologie simple et accessible, intitulée la Cérémonie du regard. Les deux pratiques qui la composent, "l'appareil photo" et "le dialogue silencieux", sont décrites étape par étape pour aider le visiteur à se mettre en présence de l'oeuvre, à la regarder avec attention et à entrer en contact avec elle. Franchir le seuil du musée, se détendre, ouvrir le regard, profiter de la visite... un plaisir à la portée de tous !

    Véronique Antoine-Andersen, après des études d'histoire de l'art, a travaillé au Musée en Herbe, au Centre Pompidou, à la Halle Saint-Pierre et à la Cité de l'architecture et du patrimoine auprès des publics. Commissaire de l'exposition Art Brut et Compagnie, la face cachée de l'art contemporain, elle a publié plusieurs ouvrages sur l'art chez Actes Sud Junior et Conversation avec Kitty Crowther aux éditions Pyramyd.

    Préface de Claire Merleau-Ponty (cofondatrice du Musée en Herbe,enseignante en muséologie à l'École du Louvre et chef du service international à l'Ecole du Louvre)

  • Une histoire de la célèbre statue de la Vénus de Milo par le Prince Constantin Mourousy, dont l'un des ancêtres a participé à sa découverte. Un ouvrage préfacé par Jean-Luc Martinez, actuel président-directeur du musée du Louvre.
    Sa beauté n'a d'égale que son mystère. La Vénus de Milo est, avec la Joconde, une des oeuvres majeures du musée du Louvre. Elle fut sculptée dans le marbre par une main inconnue à l'apogée de la période hellénistique (IIe siècle avant J.-C.) et aurait été privée de ses bras lors d'un combat naval digne des meilleurs récits d'aventures.
    Ce livre raconte une épopée. Une traversée des mers qui conduisit le chef-d'oeuvre de l'île de Milo jusqu'à la France, au moment où la nation grecque allait s'arracher au joug ottoman, en 1820.
    Bouleversant le destin de ceux qui ont assisté à sa décou- verte, la Vénus en fera passer certains à la postérité, tandis que d'autres périront en martyrs. Autour d'elle, ils sont une dizaine à croiser le fer: un pâtre grec, le vice-consul de France à Milo, un élève officier de marine, le célèbre enseigne de vaisseau Dumont d'Urville, l'ambassadeur de France à Constantinople et le grand drogman de l'Arsenal, ancêtre de l'auteur.

  • Créer

    Collectif

    Depuis l'été 2017, France Culture invite les plus grands artistes contemporains à évoquer leur création lors de masterclasses. L'Iconoclaste a plongé dans ce matériel exceptionnel pour
    sélectionner le meilleur et en révéler la substantifique moelle. On entre, sur la pointe des pieds, dans les bureaux, les ateliers, dans les salles de répétition, les cabinets d'architectes.
    Quelle méthode Denis Podalydès utilise-t-il pour mémoriser ses textes ? Comment Maylis de Kerangal érige-t-elle ses romans ? De quelle façon Jean Nouvel appréhende-t-il un lieu sur lequel
    il doit construire ? Tout au long de ces huit entretiens, on plonge dans la création. Pour l'envisager, la saisir, mais aussi s'en inspirer.
    À chacun ensuite de s'emparer des conseils prodigués par les plus grands créateurs.
    Créer, c'est aussi découvrir les arrière-pays de chacun des artistes. Quel livre les inspire ? Quel film a marqué leur vision du monde ? Une autre oeuvre qui a tout bouleversé ? Ainsi,
    chacun peut s'immerger dans l'univers des créateurs, et comprendre comment un parcours artistique se dessine.

  • Pourquoi le patrimoine historique, architectural et urbain a-t-il conquis aujourd'hui un public planétaire ? Pourquoi sa connaissance, sa conservation et sa restauration sont-elles devenues un enjeu pour les Etats du monde entier ?
    Ni sa valeur pour le savoir et pour l'art, ni son rôle attractif dans nos sociétés de loisirs ne constituent des explications suffisantes. La recherche d'une réponse, qui engage plus profondément la nature de cet héritage dans son rapport avec l'histoire, la mémoire et le temps, passe, pour Françoise Choay, par une remontée aux origines, une archéologie des notions de monument et de patrimoine historiques.
    Cette investigation, poursuivie sur plus de cinq siècles, éclaire le culte actuel du patrimoine, ses excès, découvre ses liens profonds avec la crise de l'architecture et des villes. Ainsi, précieux et précaire, notre héritage architectural et urbain apparaît allégoriquement dans un double rôle : miroir dont la contemplation narcissique apaise nos angoisses, labyrinthe dont le parcours pourrait nous réconcilier avec ce propre de l'homme, aujourd'hui menacé : la compétence d'édifier.

  • Mon premier est un gratte-ciel. Mon deuxième est un grand ensemble. Mon troisième est une banque, ou une école, ou un bureau de poste. Mon tout se trouve à New York, Sarcelles, Rotterdam ou la Défense.

    C'est...le style international, à qui nous devons cubes de béton, façades en verre fumé et ces intérieurs beige-noir-blanc cassé à quoi semble se réduire l'architecture moderne.

    Comment en est-on arrivé là? Pour Tom Wolfe, tout commence en Allemagne, aux lendemains de la Première guerre mondiale, avec le Bauhaus, qui regroupe les jeunes Turcs de la nouvelle architecture sous la direction de Walter Gropius. Leur devise: anéantir l'architecture bourgeoise. Marxistes, ils rêvent de balayer les décombres de la vieille Europe décadente, baroque et néo-classique, pour y édifier un monde rigoureux et abstrait, célébrant les noces de l'Art et de la Technologie.

    Chassés par la montée du nazisme, ils se réfugient aux États-Unis. Et c'est alors que se produit le miracle: subjuguée, la classe dirigeante américaine confia à un groupe de théoriciens le soin de définir son art officiel. Entre-temps, Le Corbusier en France et le groupe de Stijl en Hollande occupaient le terrain, propageant des idées analogues qui, formant un nouvel académisme, devaient inspirer le travail de trois générations d'architectes, d'un bout à l'autre de la planète.

    Oui, il court, il court le Bauhaus. Et nul ne sait où s'arrêtera l'invasion de ce style international, abstrait et incolore.

    Parce que la beauté est inséparable d'un certain art de vivre, Tom Wolfe s'attaque avec une férocité tonique à cette nouvelle scolastique, dénonçant ses dévots, ses clercs et ses dieux.

  • La peinture nous parle ! Mais elle vaut plus encore lorsqu'elle se tait. C'est ainsi qu'elle nous invite à une redécouverte perpétuelle du monde. Un guide pour ré-apprendre à voir.
    Voici une étude sur le silence dans la peinture, sur les liens entre le taire et le voir, sur la représentation du bruit, du tumulte, du fracas à travers les images médiévales. Comment un sens pourrait-il figurer un autre sens ? Comment l'oeil pourrait-il accorder une quelconque épaisseur à l'oreille ?
    C'est en repartant de l'ouverture du septième sceau dans l'Apocalypse et de sa mise en enluminures dans les manuscrits commentés de Beatus de Liébana, en passant par saint Augustin, que Vincent Debiais montre comment, tableau ou sculpture, l'art se nourrit du silence pour laisser place à l'interprétation qui n'est jamais qu'une rhétorique de la connaissance infinie de Dieu, de son absence présente.
    Un grand traité d'esthétique. Un guide d'apprentissage à la vue mutique parce que contemplative.

  • Compagnon de tout amateur d'art désireux de visiter l'Italie, le Cicerone de Jacob Burckhardt (Bâle, 1818-1897) a connu une immense notoriété au XIXe siècle. Un succès dû non seulement à la précision avec laquelle l'auteur a recensé et décrit les oeuvres d'art, mais aussi à l'objectif qu'il s'était donné : initier le lecteur à la beauté en lui apprenant à s'en emparer et à en jouir, en lui apportant, au-delà des éléments historiques, de quoi alimenter sa réflexion et former sa sensibilité. Les analyses proposées par Burckhardt, d'une rare pertinence et d'une totale liberté, donnent la mesure de l'étonnante capacité de compréhension de l'un des plus grands esprits de son siècle. Historien mais aussi philosophe, pénétré de Platon et de Hegel, admirateur de Winckelmann, il a proposé une approche nouvelle des oeuvres d'art, les considérant enfin pour elles-mêmes et non comme les seuls produits d'une culture ou d'une civilisation - démarche qu'il a illustrée ensuite dans ses célèbres ouvrages sur la Renaissance en Italie. Paru en 1855, le Cicerone original de Burckhardt n'a jamais été, à ce jour, traduit et édité en France. Seule existe une traduction, inégale et parfois fautive, parue en 1885, établie d'après une édition corrigée - et déformée - par divers spécialistes. Cette publication restitue donc pour la première fois, dans une traduction nouvelle, l'intégralité du texte tel que Burckhardt l'a conçu.
    Jean-Louis Poirier, professeur, spécialiste de philosophie antique et auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie ou en sciences humaines, est passionné de culture italienne (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage d'Ulysse, 2016). La poursuite obstinée d'une interrogation philosophique et l'amour de l'Italie le destinaient naturellement à faire connaître le Cicerone en France.

  • « Déjà jadis... » c'est le temps qui passe, ce que l'auteur regarde par-dessus son épaule, derrière lui, qui paraît encore si proche et pourtant si lointain. L'auteur a assisté au grand tournant de l'art au début du XXe siècle et il a été de toutes ses aventures. il s'en fait ici le grand reporter pour en avoir été à la fois l'acteur et le spectateur un demi siècle durant ; il le fait avec la verve et l'humour que l'on peut attendre du co-fondateur, avec Éluard et Tzara du « Coeur à barbe ». « Il y eut Dada tel qu'on le fit sans le savoir, a-t-il écrit. Et dada tel qu'il apparaît dans l'histoire. Pour moi il arriva à point nommé parce que j'avais compris, à la suite des révolutions successives du XXe siècle, qu'il me fallait faire table rase de toutes les valeurs et de tout absolu, et jouer avec l'antiréalité des choses dont l'art ou la pensée se nourrissaient : c'est ainsi que naît vraiment la poésie. » Ce témoignage de première main sur une époque qui fascine encore aujourd'hui marque cette histoire d'une pierre blanche.

  • Leonard, Picasso, Wharol, Koons, les artistes fascinent les foules et obsèdent les intellectuels. L'Art semble aujourd'hui se réduire à quelques figures de la peinture dans un marché mondialisé et conceptuel. Un art où le geste s'efface devant la pensée, où la " main ", pourtant capitale, ne compte plus.

    Leonard, Picasso, Wharol, Koons, les artistes fascinent les foules et obsèdent les intellectuels. L'Art semble aujourd'hui se réduire à quelques figures de la peinture dans un marché mondialisé et conceptuel. Un art où le geste s'efface devant la pensée, où la " main ", pourtant capitale, ne compte plus.

    Qui sait que Louis XIV, l'inventeur du luxe à la française, préférait son service de table en or massif aux grandes fresques du génial Lebrun ? Qui se souvient combien les enlumineurs, orfèvres et autres faiseurs d'images avaient les faveurs des princes du Moyen Âge, adeptes des beaux objets ? Ivoiriers, tapissiers et autres artisans d'art sont les vaincus d'une longue et sourde guerre que les succès éphémères des arts décoratifs ou du design contemporain ne peuvent faire oublier.

    Stéphane Laurent revient sur cette histoire et dresse un subtil panorama critique de cette guerre entre l'" Art " et l'artisanat. Il démêle cette question de l'Antiquité jusqu'à nos jours sans omettre des rapprochements avec d'autres civilisations extra-européennes et revient sur les moments essentiels de notre histoire de l'art, relevant les coups de force – telle la naissance des arts libéraux en Italie et en France au XVIe siècle –, les moments d'hésitation ou de reflux, comme le XIXe siècle, avec les Arts and Crafts et l'échec des arts décoratifs. En choisissant le luxe comme fil conducteur, il nous révèle les rapports de l'art avec le pouvoir et l'élite intellectuelle d'un côté, et le rôle de la consommation de l'autre, deux pôles déterminants de la création.

  • Un recueil de souvenirs qui nous plonge au coeur du Paris littéraire et artistique d'avant la Grande guerre.

  • À la fin du XIX e siècle, avec Baudelaire et Rimbaud, Cézanne et Monet, une étonnante révolution de nos représentations et de notre manière de penser s'est opérée. Plus d'un siècle plus tard, l'art moderne reste souvent une énigme dont l'unité de sens et la portée restent mal comprises. On confond modernité, avant-garde et art contemporain, idéologie et pensée propre à l'art, gadgets et chefs-d'oeuvre.
    Dans cet essai clair et pédagogique, Fabrice Midal nous aide à comprendre ce qu'est l'art moderne. Pourquoi l'oeuvre se veut poème et rompt avec la logique de l'imitation ? Quelles sont les différences entre l'art classique et l'art moderne ? Quel est le sens de l'abstraction ? Est-ce que l'art moderne est un projet révolu ?
    Un livre pour apprendre à mieux regarder et aimer les oeuvres phares du XX e siècle.

  • De façon étonnante, il n'existe pas d'histoire récente et complète de la critique d'art. La seule qui fut écrite, celle de Lionello Venturi, date de 1936. En dehors de cet essai général, on trouve des travaux concernant des périodes déterminées, mais aucun qui propose, comme l'ouvrage de Gérard-Georges Lemaire, une histoire des écrits sur l'art depuis les Grecs jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, en Europe et en Amérique. C'est à Denis Diderot qu'il revient d'avoir élevé la critique d'art au rang de genre littéraire à part entière. Cette consécration est le fruit d'une longue histoire qui commence avec l'Antiquité grecque et latine, se prolonge à la Haute Renaissance italienne, puis s'épanouit lorsque la naissance des Salons, à partir de la fin du XVIIe siècle, donne lieu à de libres commentaires des amateurs d'art. Au XIXe siècle, de nombreux écrivains rédigent leurs Salons ou font le portrait des artistes, ces derniers décidant souvent de prendre à leur tour la plume pour faire oeuvre critique. Cette relation étroite entre l'art et la littérature fait tache d'huile dans toute l'Europe et, plus tard, aux États-Unis. Au XXe siècle, la critique est profondément enracinée dans les moeurs. Parallèlement aux écrits des écrivains et des artistes, une presse spécialisée émerge et, avec elle, de plus en plus de professionnels. Le genre se diversifie et s'universalise. Cet ouvrage réinterroge, tout en retraçant son histoire, cette aventure de la pensée et du goût qui accompagna le développement de l'art occidental.
    Gérard-Georges Lemaire est écrivain, historien et critique d'art, professeur émérite, directeur de collection, traducteur, commissaire de nombreuses expositions, journaliste culturel. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages dont Telve (1992), L'Univers des orientalistes (2001), Le Salon de peinture (2004), Le Noir (2006), Kafka (2006), Les Cafés littéraires (2016).

  • Les statues grecques vous laissent de marbre ? La visite d´un musée vous arrache des bâillements d´ennui, les galeries d´art vous donnent de l´urticaire et vous ne comprenez pas pourquoi des personnes apparemment saines d´esprit sont prêtes à s´empoigner dans une salle de ventes pour acheter à prix d´or un tableau qui ressemble à un dessin d´enfant ? L´art, pensez-vous, c´est un peu comme le polo ou les échecs ; pour s´y intéresser, il faut être très riche ou très intelligent.



    Eh bien, rien n´est moins vrai : faisant d´abord appel à la sensibilité, l´art n´est pas réservéà une poignée d´élus ! Tout le monde peut apprécier la beauté d´un objet et le profane, armé de connaissances modestes, apprend vite à affiner son goût.

    Peinture, sculpture, architecture, photographie... Les formes d´expression sont multiples. De la grotte de Lascaux à la chapelle Sixtine en passant par le temple d´Angkor, le Penseur de Rodin, l´urinoir de Duchamp et bien d´autres encore, cet ouvrage explore, à travers l´infinie variété des époques et des styles, l´extraordinaire richesse du patrimoine artistique de l´humanité depuis ses origines.

  • Le Louvre, c'est tout un monde. L'aborder par un dictionnaire, qui plus est amoureux, c'est aussi bien parler des conservateurs que des architectes, des peintres et des sculpteurs que de leurs oeuvres. C'est aussi évoquer les lieux souvent magiques d'un musée à nul autre pareil.0500Dictionnaire amoureux, c'est découvrir ou redécouvrir avec un oeil indiscret des générations d'artistes et d'oeuvres d'art. C'est aussi apprendre comment Dominique Vivant Denon a inventé un musée moderne.  Qui mieux que Pierre Rosenberg pour découvrir et aimer un lieu magique, une authentique "ville d'art" dans la ville ? "L'homme à l'écharpe rouge" prend le lecteur par la main pour lui raconter tel peintre, lui décrire tel tableau, lui glisser anecdotes et détails piquants...
    Cet ouvrage est une invitation à un vagabondage érudit et curieux à travers le plus grand musée du monde.0300Dictionnaire amoureux, c'est découvrir ou redécouvrir avec un oeil indiscret des générations d'artistes et d'oeuvres d'art. C'est aussi apprendre comment Dominique Vivant Denon a inventé un musée moderne.  Qui mieux que Pierre Rosenberg pour découvrir et aimer un lieu magique, une authentique "ville d'art" dans la ville ? "L'homme à l'écharpe rouge" prend le lecteur par la main pour lui raconter tel peintre, lui décrire tel tableau, lui glisser anecdotes et détails piquants...
    Cet ouvrage est une invitation à un vagabondage érudit et curieux à travers le plus grand musée du monde.0300Dictionnaire amoureux, c'est découvrir ou redécouvrir avec un oeil indiscret des générations d'artistes et d'oeuvres d'art. C'est aussi apprendre comment Dominique Vivant Denon a inventé un musée moderne.  Qui mieux que Pierre Rosenberg pour découvrir et aimer un lieu magique, une authentique "ville d'art" dans la ville ? "L'homme à l'écharpe rouge" prend le lecteur par la main pour lui raconter tel peintre, lui décrire tel tableau, lui glisser anecdotes et détails piquants...
    Cet ouvrage est une invitation à un vagabondage érudit et curieux à travers le plus grand musée du monde.

  • Liluli

    Romain Rolland

    C´est en pleine Première Guerre mondiale, pendant l´année 1917 que Romain Rolland écrit Liluli - Liluli c´est l´illusion, « Liluli, reine du monde » - une farce satirique qui met en scène des guignols grimaçants englués dans la guerre, deux princes de contes qui s´entretuent pour les beaux yeux d´une déesse, métaphore de la France et de l´Allemagne qui s´étripent pour la conquête de l´Alsace-Lorraine. C´est une oeuvre d´amertume aux accents douloureux dont Stefan Zweig dit qu´elle « dégage une ironie tragique dont Rolland se sert comme d´une arme défensive contre sa propre émotion. » Cette oeuvre, illustrée avec les bois originaux de Frans Masereel, a été publié pour la première fois en juin 1919 par les éditions du Sablier à Genève.

  • Publié pour la première fois en 1940, cet ouvrage retrace les origines et l'évolution des académies d'art du XVIe à la première moitié du XXe siècle. Avec simplicité, sans que pèse jamais son érudition, Nikolaus Pevsner expose les circonstances religieuses, politiques, sociales dans lesquelles s'est développée l'éducation des artistes dans les différents pays d'Europe - jusqu'à son « académisation » progressive, qu'il a pu lui-même constater et déplorer. On voyagera ainsi de l'école de dessin fondée par Vasari à Florence au XVIe siècle jusqu'au modernisme du Bauhaus, en passant par une institution qui a joué un rôle majeur dans l'enseignement de l'art, l'Académie royale de peinture et de sculpture fondée sous Louis XIV. Considérée sous un angle singulier - les conditions de vie des peintres et sculpteurs, les leçons prodiguées -, c'est une véritable histoire de l'art occidental qui se dessine ainsi, en même temps qu'une histoire du goût et des modes artistiques.

  • Charles Ephrussi, qui inspira à Proust le personnage de Swann, fut le patriarche d'une des plus grandes familles de la bourgeoisie juive du XIXe siècle. Ami de Schnitzler et d'Hofmannsthal, ce banquier originaire d'Odessa qui vécut entre Paris et Vienne fut aussi un grand amateur d'art, à la tête d'une collection de miniatures japonaises sculptées, aujourd'hui miraculeusement conservées. Le dernier héritier de la famille, Edmund de Waal, s'est plongé dans ses souvenirs et son passé pour dépeindre sous les couleurs les plus vives un univers de raffinement et d'élégance et retracer le destin tragique d'une famille dans la tourmente du XXe siècle. En racontant comment la collection a échappé à la Gestapo, il relate une aventure à peine croyable, dans ses moindres détails, et brosse une galerie de personnages extraordinaires : d'Edmund de Waal, érudit et mécène, à Anna, vieille et loyale servante, qui préserva la collection du pillage nazi.Des cercles de la haute société de Paris et de Vienne, ce livre, à la croisée du récit familial et de l'enquête, est un inoubliable voyage dans le temps. Tout en sensualité et en fluidité, il nous fait partager le mirage d'une réalité passée, un défilé historique d'une exquise fragilité.« Un chef-d'oeuvre. »Sunday Times « Un livre érudit au style éblouissant. »The Telegraph « Captivant... De Waal n'a rien à envier aux meilleures pages autobiographiques de Nabokov. »The Washington Post Book World « Comme dans La Recherche, De Waal se sert du mondain pour éclairer l'intime : les aspirations, les passions, leur volatilité. Et cela dans un duo virtuose, aux allures de duel, entre élégie et ironie. »The Boston Globe « Une réussite. De Waal crée un genre littéraire nouveau qui n'a pas encore de nom mais n'en a peut-être pas besoin. »The Guardian « Moitié récit de famille, moitié confession proustienne, un livre subtil, sobre et élégant. »The Independent

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