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« J'avoue, jusqu'à ce que je lise SOFONISBA, le dernier roman d'Anne Comtour, je n'avais jamais entendu parler de Sofonisba Anguissola.
Et je me désolais qu'il y ait eu si peu de femmes peintres
.
Et voilà qu'au sortir de cette lecture, je découvre cette artiste, cette peintresse, jaillie de la Renaissance.
En une centaine de pages, légères, précises, enlevées... Anne C. nous entraîne dans un tourbillon de joie. On suit Sofonisba dans ses apprentissages ; on la voit broyer ses couleurs, tendre ses toiles, manier fusains et pinceaux ; on l'entend jouer du virginal ; on assiste à la naissance de ses talents.
Par la vivacité et la grâce de ces lignes, j'ai la sensation d'avoir découvert, en plus d'un grand peintre injustement méconnu, portraitiste hardie et virtuose, une nouvelle amie ; et cela n'a pas de prix.
Longue vie nouvelle à Sofonisba !
À quand une exposition de ses toiles en France ?
En attendant, plongeons dans ce récit enjoué, irradié par le soleil d'Italie, comme dans un torrent d'eau vive. »
Élise Fontenaille -
Qui donc est Anne de Joyeuse ?
Rien que le nom, vif et frais, claque tel un étendard... et porte en lui un insolent triomphe ! Et un destin hors du commun. Gentilhomme bien né, d'une famille au sang bleu vif, enfant turbulent, hardi cavalier, archimignon du roi Henri III, pourfendeur de protestants ; sujet central, surtout, d'un tableau qui figura en bonne place dans les Lagarde et Michard de nos enfances... Les Noces d'Anne de Joyeuse. Petit tableau fastueux, anonyme, pensait-on, jusqu'à ce qu'Anne de C en retrouve - réinvente ? - l'auteur : une ensorcelante peintre italienne... En voilà, un roman historique, joliment troussé, habilement campé ! De sa prose vive, étincelante, Anne de C fait revivre Anne de J. Et, malgré les années - cinq siècles, déjà ! le voici qui jaillit parmi nous, à cheval, rutilant, gonflé de sève, d'éclat et de jeunesse éternelle, au côté de son roi et aimé, dans l'ombre vénéneuse de Catherine de Médicis, la fascinante empoisonneuse. Ce récit : l'impression d'être passée une nuit, un peu par hasard, devant un château effacé par le temps, et d'y avoir vu, par une fenêtre entr'ouverte, illuminée par l'éclat d'une fête oubliée, au son d'une pavane, de bien séduisants visiteurs du soir.
É. F. -
Aïe ! aïe ! aïe ! mémoires d'un caïeu auvergnat
Luce Lanfranchi-Rodier
- Editions Créer
- 1 Juin 2011
- 9782848194707
Un retour au pays, la découverte des Grands Goussiers et un étrange tableau du XVIe siècle ont incité l'auteur à se lancer dans ces mémoires d'un caïeu auvergnat. Par cette fantaisie elle invite grands et petits à se promener des confins de la Chine jusqu'à l'Auvergne, à remonter le temps et à déambuler dans les cuisines des Maître queux qui ont honoré de leurs talents culinaires l'histoire de la France. Elle les incite à enrichir leur bibliothèque et engage les cuisiniers et les gourmands curieux à revisiter et à «mettre à leur carte» des recettes d'autrefois dont certaines ont plus de 5000 ans.
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La peinture religieuse en Haute-Auvergne, XVII-XX siècle
Pascale Moulier
- Editions Créer
- 1 Octobre 2007
- 9782848192383
Une description méticuleuse et complètement inédite de la peinture sur toile ou panneaux de bois dans le Cantal, du XVIIe au XXe siècle. Pour la première fois, la richesse artistique, historique et sociologique de ce patrimoine oublié est dévoilée grâce à une visite exhaustive des églises du département.
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La présentation des pays de la Basse Auvergne, les matériaux et les éléments du bâti (les matériaux des murs, les liants et mortiers, les charpentes et couvertures, les caves), la description régionale (les pays de plaine, les pays de collines, les pays de hauts plateaux, les pays de montagne).
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Retables de haute auvergne xviie-xixe siecles
Léonce Bouyssou
- Editions Créer
- 1 Octobre 1991
- 9782848191638
Avec la Contre-Réforme, l'Église décide de peupler les édifices de toute une iconographie baroque.
Les artisans et artistes locaux sauront assimiler les modèles observés jusqu'à Versailles et les assagir à la mesure de leur province.
« ... Amenée par mes fontions d'archiviste à parcourir le département du Cantal pour inspecter les archives communales, j'en profitai pour visiter les églises qui, à cette époque encore, étaient ouvertes en dehors des offices et je reçus le choc que peut produire sur tout profane la présence, dans des paroisses écartées de montagne, de monumentales boiseries sculptées et peintes dressées derrière les tables d'autel, telles qu'apparaissaient, par exemple, parmi les plus belles celles de Bredons, Apchon ou Cézens, rutilantes d'or et peuplées de tout un monde exubérant et coloré. C'était comme un livre enluminé, ouvert un jour par hasard et qui, s'offrant aux yeux émerveillés, suscite le désir d'en connaître les auteurs et le message... » -
Un train, deux trains, une île...
Deux ports, un chat, une cheminée avec ou sans feu. Du gel, des étoiles, du soleil. Des matins bleus, des jours gris, des soirs d'or et des nuits blanches. Et la vie qui se moque, sauf de ceux qui la croquent.
Des histoires d'une drôlerie grinçante, à la fin toujours surprenante.
« Plongez-vous dans ce recueil d'Anne Comtour, nagez de mot en mot, de phrase en phrase ; plus vite que vous ne le croyez vous aborderez à la nouvelle suivante. Bonne lecture. » - Albert Ducloz, écrivain -
Lettre à mon ami(e) paysan(ne) du Cantal
Philippe Roucarie
- Editions Créer
- 20 Juin 2018
- 9782848196473
La première question que tu te poses : Pourquoi cette lettre ? Et la seconde suivra immédiatement : À quel titre ?
Tu me connais par ce que j'ai écrit ! Si je l'ai fait ? J'ai vu disparaître une civilisation qui était
celle de tes parents, civilisation qui venait du Temps, qui avait sa base dans la campagne profonde, pays où notre monde s'était ancré.
Je ne suis pas un étranger, un technicien, un individu qui n'a connu que les Ministères, les bureaux et la théorie. Je suis un des tiens. Je suis né dans cette campagne aujourd'hui oubliée, dans un hameau d'une simple commune. Nous étions trois. Mon père paysan de coeur, de sentiment et de passion a vécu dans ce petit univers qui était son rêve. Ma soeur est restée, mon frère a pris la suite. Je suis parti parce que c'était mon rôle de partir mais jusqu'à ma majorité, durant toutes les vacances, durant tout le temps libre, j'ai roulé derrière le char ou le tombereau, j'ai manié la scie, la bêche, la fourche, la pioche, le passe-partout, j'ai « donné » le foin dans le pré et calé ce même foin sous les chevrons de la grange, à brassées, dans une chaleur de four et au milieu d'une poussière qui, à la longue, me rendait aveugle !
Ton métier, je le connais. Je l'ai pratiqué. Je l'ai subi. Je serais né dans un autre environnement, j'aurais connu une autre vie. Mais la tienne a été la mienne et j'en suis fier.
Voilà pourquoi - peut-être ! - tu liras ma lettre. Elle n'est pas là pour changer ta vie - ce serait trop demander ! - elle est là pour te faire réfléchir, pour t'aider, pour, au mieux, te tendre la main.
Alors, si tu le veux bien, prenons quelques minutes !
Entrouvrons la porte des souvenirs. Après tout, ils ne sont pas si lointains et hier est encore là, tout proche, criant d'une vérité que tu as peut-être connue, sûrement pressentie.
Parce que, vois-tu, si hier n'avait pas été, aujourd'hui, n'existerait pas. Le temps d'hier conditionne entièrement le temps d'aujourd'hui même si, en apparence, tout a changé.
Tout ? Sauf les constances et, bien vite, on va mettre le doigt sur ce qui était la vérité du passé et qui est demeurée celle d'aujourd'hui !
Il est une base, une réalité tout aussi bien universelle que calée dans le temps : sans le paysan, la vie n'aurait pas existé. On a tendance à reconnaître - parfois ! - que l'homme de la terre a nourri l'humanité. Quel que soit le processus employé, depuis ses bras jusqu'aux techniques les plus avancées, le résultat a été le même. Sans lui, le Monde en serait resté à ses premiers balbutiements.
Beaucoup ont été imbus de cette vérité, ont pratiqué ce métier par passion, ont été grands, d'autres l'ont pratiqué par hasard, par nécessité, par routine.
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Des concerts secrets, nocturnes, au palais ducal. Exclusifs, réservés à un auditoire soigneusement trié. Musique de femmes, beautés irréelles, voix angéliques, instrumentistes virtuoses d'un style nouveau, jamais ouï.
Ce sera l'héritage du duc Alphonse, qui n'engendrera jamais d'enfant charnel et qui tient au secret.
Cependant cette musique secrète, interdite de publication, arrive soudain jusqu'à nous.
De sa plume vive, alerte, piquante, Anne Comtour nous happe et nous entraine dans les dédales d'une Italie soeur de la France, unies par la Renaissance, entre complots venimeux et beauté absolue.
Musique, maestra ! Viva, viva la musica ! -
Douze ans après l'armistice, dans la vallée du Haut-Allier, la Grande Guerre s'obstine à martyriser les âmes. Un géant blond réfugié dans un ermitage abandonné, une vieille guérisseuse un peu sorcière et un enquêteur empêtré dans ses souvenirs... Aussi bien que les impasses des villes, les frondaisons des forêts offrent parfois un asile précaire aux marginaux. Qu'ils tâchent de s'y perdre ou de trouver des chemins nouveaux, chacun laisse une trace, sombre ou bien lumineuse. Leurs pas soulèvent alors les poussières de l'Histoire réveillant au passage quelques démons dont il est malvenu de troubler le sommeil.Après Le Soldat perdu, Luc Bergougnoux poursuit sa volonté d'éclairer, par la fiction, le lourd héritage de la Première Guerre mondiale. Il nous invite à nouveau à suivre dans son enquête les tribulations peu académiques de Camille Defaux.
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En Occident, le renard est considéré comme nuisible, lui concédant seulement son habileté à survivre. S'il n'a pas le même statut dans d'autres civilisations, toutes s'accordent à reconnaître sa grande intelligence.Martine Hermant et sa complice, l'illustratrice Anne Coursolle, prennent la défense du renard dans une fable poétique et malicieuse, destinée aux enfants et à ceux qui le sont restés.
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Elle a connu la guerre, l'injustice, la méchanceté, la pauvreté. Elle a connu le Paris des années cinquante, des personnages pittoresques ou prestigieux, l'Auvergne dans toute sa rudesse et sa beauté. Une grande passion a changé sa vie.
Voici l'histoire authentique d'une petite fille enfant naturelle qui avait voulu mourir et qui est devenue une grande artiste, pleine d'humour et de générosité. Ces pages magnifiquement illustrées dévoilent une partie de son talent.
Ce livre est magnifiquement illustré par les photos de Jarig PLANTINGA et préfacé par Élise FONTENAILLE -
Retrouvez l'écriture fantastique de Janine Nouschi, qui nous dit : «Écrire et se faire publier c'est descendre dans l'arène et risquer la mise à mal. Écrire des nouvelles fantastiques c'est jouer au démiurge, créer ce qui n'existe pas ou plutôt ce qui n'existe pas encore...»
Dans cet ouvrage : Le requiem de Campra, La Buse, La chambre des noces, La Dame Blanche, La bague de l'amitié, La page Fêlure, Am-Stam-Gram, Je suis revenue, Un jardin autrement, Le K, La fleur éphémère -
Le petit mange-chèvre « la vie se porte froissée »
Gérard Faure
- Editions Créer
- 6 Mai 2010
- 9782848193427
À l'image du village gaulois d'Astérix, le Monastier-sur-Gazeille est unique et donc universel. Il a abrité une abbaye célèbre au Moyen Âge dont l'influence s'étendait jusqu'à Turin. Il a inspiré Georges DUBY pour son Temps des Cathédrales et abrité des générations de ruraux et paysans avant que leurs enfants ne soient contraints de devenir des ouvriers voués au chômage dans des banlieues plus ou moins sinistres et que les fermes alentour soient transformées en résidences secondaires. Nous avons tous, au coeur et en mémoire, à travers les existences de nos parents et grands-parents un Monastier inoubliable. Gérard FAURE a vécu celui-là, dont les habitants passaient tous un jour ou l'autre par la pharmacie de son père et il nous le raconte, avec humour et tendresse, au travers d'une enfance comme nos enfants n'en auront plus mais qu'il faut évoquer pour eux : il est né au Monastier et il est devenu journaliste à Paris, jamais il n'a oublié et n'oubliera d'où il vient. Il fut et demeure un petit mange-chèvre, surnom donné aux habitants du Monastier. Gérard FAURE nous livre ses souvenirs d'enfance au milieu de personnages aujourd'hui disparus mais toujours pittoresques.
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La Nature profonde, la Nature originelle offre toujours au petit enfant de la campagne la joie d'accéder à la découverte de ses merveilles...
Elle lui apporte tout autant l'orage que la forêt avec ses arbres venus du temps, la colline ou la rivière, l'herbe encore où se cache un bouquet d'inoubliables violettes. Elle lui offre sa beauté, elle lui confie son âme... Et lorsque le bonheur veut qu'un grand Ancien qui, sa vie durant a exploré ce monde, l'a regardé vivre, l'a subi ou admiré prenne sa petit bonhomme par la main et lui procure la joie de la découverte, la reconnaissance marquera indéfiniment le souvenir...
L'auteur a connu cette faveur de ne pas naître dans un univers concentrationnaire, dans un monde de tours, de rues, d'asphalte, relégué dans le seul refuge du petit cube d'un grand ensemble. Il a connu, jeune, la longueur du chemin pour aller à l'école, l'émotion de voir naître ou s'effacer les saisons, les fleurs au Printemps, les ors à l'Automne. Il a affronté la neige, la pluie, le froid ou le tonnerre. Et, surtout, il a connu cette félicité sans limite d'être le confident d'un grand-père qui lui offrait de la Nature toute l'émotion de sa découverte et non la seule description de sa diversité. Philipe ROUCARIE renoue avec ce monde de la campagne profonde qu'il a connu et exploré. Dans son petit village avec ses joies, ses peines, ses inimitiés, ses brouilles, sa vie, ses hommes parfois simples, parfois grands... tout se croise dans ce roman au style amusé, à l'humour discret et à l'attachement viscéral... -
Les collections du musée Crozatier, constituées à partir du début du XIXe siècle, sont très diversifiées et revêtent un caractère encyclopédique remarquable : archéologie, Beaux-Arts, ethnologie, paléontologie, sciences naturelles, mécanique ainsi qu'une exceptionnelle collection de dentelles. Elles répondent aujourd'hui encore à l'ambition des premiers responsables du musée qui, voici près de deux siècles, lui assignaient comme objectif « de donner le goût des arts et des sciences à une foule de nos jeunes concitoyens, qui n'ont besoin que d'une étincelle pour faire éclore des talents remarquables. » (François-Gabriel de Becdelièvre au maire du Puy, le 25 mars 1820.) Le bâtiment qui les abrite depuis 1868 a été édifié grâce à un important legs du fondeur d'art parisien Charles Crozatier (1795?1855), originaire du Puy-en-Velay. Quand la lettre devient objet d'Art? le livre devient objet de plaisir et de jubilation et notre souhait, à travers l'abécédaire du musée Crozatier, est d'entraîner le lecteur dans une dynamique d'émerveillement et d'approfondissement.
Face à la richesse des collections encyclopédiques du musée Crozatier, le choix des objets, sculptures, peintures, certes très exhaustif, fut difficile mais il favorise un premier contact avec les oeuvres présentées, et invite le lecteur à découvrir « in situ » les différents départements du musée, Beaux Arts, sciences naturelles, paléontologie, minéralogie, lapidaires, ethnologie. Notre pari était d'oser l'union périlleuse et le savant équilibre entre tradition, pour l'écriture des textes et modernité, pour la calligraphie contemporaine des lettres et du mot, dont le déchiffrage, décryptage parfois, suscite une attention particulière et voulue. Le parti pris plastique était de restituer, avec justesse et poésie, le dialogue entre les oeuvres du passé et la création contemporaine afin que les textes proposés dans cet abécédaire révèlent la quintessence même des oeuvres « phare » du musée Crozatier. Témoigner respect et reconnaissance envers les artistes et les Hommes qui ont laissé, au fil des générations, une trace du génie humain dans ce lieu multi culturel et inter générationnel, susciter chez le lecteur le plaisir de voir ou revoir objets et oeuvres emblématiques du musée, telle est notre ambition et notre mission. Joëlle Garnier Présidente de la Société des Amis du Musée Crozatier -
Comme nous pardonnons aussi... (sicut et nos dimittimus)
Daniel Blanquet
- Editions Créer
- 1 Mai 2011
- 9782848194820
C'est à une véritable immersion dans le Saint-Flour du XVe siècle que l'auteur nous invite.
Un horrible meurtre ayant été commis le 10 novembre 1453, Quentin Ballade, prévôt du lieutenant du bailli, ouvre son enquête. Elle ne se terminera que le 30 novembre 1461.
En suivant Quentin dans son enquête, le lecteur va s'immerger dans le quotidien de Saint-Flour à cette époque marquée par la fin de la Guerre de Cent Ans et la fin du Moyen Âge. Il découvrira la vie dans les quartiers besogneux du faubourg du Pont et de la rue Coste, où l'on retrouve tanneurs, cardeurs, drapiers, potiers et ferroniers, et la vie dans les quartiers de la ville haute où l'on retrouve la haute société dans ses hôtels particuliers. Seuls les taverniers sont présents dans toute la ville, en haut comme en bas.
De l'évêque aux trois consuls, de la police communale à la justice royale, des processions des corporations aux jeux du Pré de Pâques, de la loge de la recluse à la mayso de las filhetas comunas (le bordel municipal), c'est toute cette époque qui revit. -
Connaissez-vous ces Auvergnats célèbres ? 1750-1850
Georges-léonard Hémeret
- Editions Créer
- 1 Août 1990
- 9782848191690
L'Auvergne est un pays pétri de lave profonde avec des volcans lunaires, des casinos victoriens, des truites légères et des eaux de Jouvence miraculeuses.
N'importe quel touriste sait cela après huit jours de routes entrelacées comme des spaghettis et de références criblées d'astérisques du Guide Michelin.
Mais peu de Français connaissent les Auvergnats. Le jugement populaire en fait des Écossais économes attachés à l'étroit quotidien avec pour seul souci permanent leur élévation sociale.
Jugement hâtif, lapidaire et combien superficiel !
Le livre de George-Léonard Hémeret élargit à la mesure de l'histoire les qualités de l'Auvergnat.
Et pour y parvenir, il n'a pas choisi le lyrisme échevelé des latins. Il n'a pas fait intervenir la nature, le ciel, la poésie ou les troupes arvernes.
Il a choisi une période trouble, fratricide, révolutionnaire.
Parfois en deux pages, quelquefois en dix lignes il ressucite les hommes hors série qui se fabriquèrent des vies extravagantes dépassant tout ce que l'imagination peut créer. Ces Auvergnats de la Révolution et de l'Empire ne sont ni avares de leur sang, ni étroits de leur coeur.
Leurs vies secouées à coup de guillotine et de canon ont ébranlé la royauté, les flottes ennemies et la constitution. C'est à l'épreuve d'une grande tribulation que se libèrent les qualités rentrées d'une race.
En lisant son livre on comprend tout. On sait qu'on peut être Auvergnat et passionné. -
Le Pimpan, seul, aurait été orphelin comme l'aurait été le village sans son alter ego, le Maître d'École dans sa classe unique. Ils avaient débarrassé le Pays de deux de ses misères : la pauvreté pour le Patron, l'illettrisme pour l'Instituteur.
Si le premier restait ancré dans sa montagne, le second évoluait, aspiré par « le Mouvement », appelé à rejoindre, dans le Département, le poste qui serait celui de son épanouissement et le cadre de sa retraite.
Mais certains demeuraient persuadés que leur devoir était là, dans ce petit écart où souvent ils étaient nés. Ils y consacraient leur existence.
Le héros de ce livre en est un, lancé à la pointe du combat comme le marin ou comme le mineur. Il n'avait pas d'école concurrente, pas d'ambition, seulement son sens entier du devoir, sa confiance absolue dans sa Pédagogie et quelque part, cachées, ses passions d'Homme.
Aujourd'hui où la Vie l'a effacé il est émouvant de se rappeler. Et si, parfois, son souvenir prête à sourire il ne faut jamais oublier qu'il était dépositaire de deux trésors qu'envieraient nombre de ses successeurs : le respect sans discussion de ses élèves, et la considération sans réserve de leurs parents. -
Le diocèse du Puy-en-Velay, des origines à nos jours
Pierre Cubizolles
- Editions Créer
- 27 Juin 1905
- 9782848192727
Vers 350, Anicium, localité bimillénaire, chef-lieu de la « Cité des Vellaves », possède un noyau chrétien parmi l'élite urbaine, comme l'attestent les splendides bas-reliefs paléochrétiens, trouvés sur place. Pour s'occuper de ce petit troupeau, organiser le diocèse, Euodius (Vosy) est envoyé en ce lieu en qualité de premier évêque. Il est reçu dans la spacieuse demeure d'un notable chrétien, résidence qui servira de lieu de réunion à la communauté, où il présidera les saints mystères.
À la fin du Ve siècle ou début VIe, une église cathédrale est édifiée en haute ville. Au temps de l'évêque Aurèle, fin VIe, le groupe épiscopal anicien compte plusieurs basiliques, proches de la cathédrale, selon Grégoire de Tours. C'est alors que la campagne vellave commence à être évangélisée. Au siècle suivant est fondée l'abbaye du Monastier qui jouera un rôle important dans la christianisation du pays.
Aux temps carolingiens, les abbayes et monastères, collégiales, ermitages,... se multiplient. Des hôpitaux, léproseries, préceptoreries pour le mal des ardents,... vont naître. Des commanderies s'établiront.
Au début du Xe siècle, la Vierge d'Anicium attire déjà de généreux donateurs. Quelques décennies plus tard, l'évêque Gotescalc, au retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, rapporte l'ouvrage de saint Ildefonse sur la virginité de Marie et développe en ce lieu la dévotion à la Mère de Dieu. Depuis cette époque, le pèlerinage à la Vierge ne cesse d'attirer les foules de pèlerins. La ville prend alors le nom de Puy-Sainte-Marie et devient une étape très fréquentée sur le chemin de Saint-Jacques. Le pèlerinage grandit. Les malheurs qui s'accumulent sur le pays au XIVe siècle - guerre de Cent Ans, peste, famine, démence du roi, guerre civile, désarroi des consciences au cours du Grand Schisme d'Occident,... - intensifient la dévotion à la Vierge du Puy.
Le 25 mars 1407, jour où l'Annonciation coïncide avec le vendredi saint, la foule apeurée, croyant à la fin du monde, se rappelant les multiples malheurs survenus au siècle précédent, se précipite en se bousculant dans les rues de la ville pour aller prier à la cathédrale. C'est l'origine du jubilé du Puy. Depuis cette date, il sera toujours renouvelé, chaque fois que le vendredi saint tombera le 25 mars.
Les guerres de religion ouvrent une autre période sanglante. Le renouveau catholique se manifeste ensuite par une floraison d'oeuvres multiples et diverses.
La Révolution agrandit la superficie de l'ancien diocèse pour former le département de Haute-Loire, mais freine beaucoup l'élan religieux. Des prêtres réfractaires subissent la prison, la mort, la déportation.
Au tournant du XIXe-XXe siècle, la législation anticongrégationiste, la loi de séparation des Églises et de l'État, la fermeture des écoles privées, les Inventaires, parfois tragiques, se présentent comme des barrières difficiles à franchir. Mais la vitalité de l'Église diocésaine réagit, vitalité de bon augure pour surmonter les difficultés futures.
De nos jours, si les chrétiens sont moins nombreux, ils sont plus engagés. Cette constatation est un gage encourageant pour l'avenir. -
Entre Auvergne et Limousin, près des Monts Dore, la neige recouvre la campagne environnante. Seule âme qui vive un cheval avance sur la route principale. Inquiets de ce cheval sans son maître, les villageois remontent les traces de l'animal qui les mènent au milieu d'un bois où ils découvrent un homme mort dans la neige.
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Hier conditionne aujourd'hui.
Ainsi du pont et du ruisseau. Un jour, ils se sont croisés. Et le voyageur a choisi. Ou il est resté appuyé au parapet ou il a suivi la course de l'eau. Dans le premier cas, riche de son passé mais ignorant l'avancée du Monde il n'a rien connu des berges nouvelles, des horizons nouveaux, témoin d'une civilisation qui s'en est allée, ignorant de celle qui se met en place.
Où est la vérité ? Elle est toujours indécelable lorsque l'Histoire avance, broie, détruit et peine à installer un Monde nouveau.
L'Homme aurait-il besoin de sécurité et d'une certaine stabilité pour échapper au vertige, ce vertige qui vous aspire lorsque vous fixez intensément l'avancée du courant.
L'auteur s'interroge. Y a-t-il une solution autre qu'individuelle et multiple ? Son monde était entier, rude, peu influençable. Ses réponses étaient parfois abruptes. Elles étaient instinctives et toujours sans concessions. Elles peuvent déplaire. Elles étaient le résultat d'une façon de vivre millénaire.
En un demi-siècle, une civilisation a disparu.
Chaque transformation du Monde apporte ses cassures, ses destructions et ses problèmes.
Comment ont réagi nos anciens à ces bouleversements ? Comment ont-ils été touchés ? Comment auraient-ils réagi face à des réalités, des interrogations, des intrusions qui auraient sapé les bases de leur civilisation ?
L'auteur, témoin de cette époque, essaie d'exprimer son avis sur ce qu'il a vécu et tout autant sur ce qu'il a imaginé.
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Vous êtes en Corse, enivré, vous vivez un rêve.
Avant de descendre vers le sud, un crochet vers la montagne pour aller à la rencontre de Calenzana, point de départ du GR 20 et autres sentiers pour marcheurs, au milieu d'une végétation de châtaigniers, de chênes, de pins laricio. -
Le bestiaire de la cathédrale, riche de plus de 700 figures, témoigne de la fascination qu'exerce l'animal sur l'homme depuis la nuit des temps.Au Moyen Âge, représenter des animaux permettait d'enseigner la religion et d'approfondir la foi des fidèles.Aujourd'hui, ce bestiaire nous fait découvrir des croyances anciennes et oubliées. Sa richesse et sa fragilité nous permettent de réfléchir sur le monde actuel, et il nous enchante par son réalisme et sa fantaisie.