• Le monde à la lettre, par Olivier de Kersauson.Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, il passe au crible notre époque et ses moeurs, son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses propos inédits sur un monde disparu forment ensemble un portrait et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.

  • Un voyage intime et poétique à travers le monde. Ce livre est un récit d'un genre neuf, celui du style de vie d'un marin considérable doublé d'un poète. " Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde ". Vous l'ouvrirez à n'importe quelle page, il n'y a pas d'ordre dans les plaisirs, pas de classement dans les enchantements. C'est de ceux-là dont Olivier de Kersauson nous entretient. Voici donc le catalogue original d'un esthète singulier amoureux de la mer. " Il y a des artistes qui peignent des tableaux. Moi, je peins le sillage blanc sur le bleu des mers ".

  • " Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part... Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls.J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goût d'être seul.La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? pas de la compromission car le mot est inélégant ? de la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent.La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est " dans le groupe ". Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons.Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire... c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaît, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique !On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour être mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaîtra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaître bien. "O. de K.À la suite d'Ocean's Song, Olivier de Kersauson revient sur ses courses, ses grands exploits. Plus intimiste, il parle aussi de sa vie, de ses sentiments, de l'amour, de l'amitié... Avec ce deuxième opus, il se livre davantage sur sa véritable nature. Au vrai, il tombe le masque. Ainsi découvre-t-on un homme profond, habité par des idéaux.

  • Partant du principe que l'homme libre part pour apprendre et revient pour rendre compte, Olivier de Kersauson a décidé de raconter sa géographie maritime. Il fait le portrait de ses mers comme il pourrait dresser le portrait d'une femme. Il nous révèle, surtout, son destin singulier de skipper d'exception. Pour la première fois peut-être, dans Ocean's Songs, il se dévoile.

  • 28 décembre 1988 : Olivier de Kersauson appareille pour le Tour du monde en solitaire à bord d'un multicoque de vingt-trois mètres, superbe coursier des mers. Pendant cent vingt-cinq jours, de Brest à Brest en passant par le Cap de Bonne Espérance, le Cap Lewin et le Cap Horn, Olivier de Kersauson va donc vivre seul, coupé du monde et des siens, incertain de son retour. Car le Tour du monde l'oblige à traverser les fameux Quarantièmes Rugissants, immense désert venteux et glacé, hostile à l'homme. Subissant des grains d'une violence insoupçonnable, Olivier de Kersauson va devoir surmonter la peur, le froid et l'épuisement pour sauver sa peau. Devant tant d'épreuves, dont l'extrême solitude n'est pas la moindre, le Tour du monde devient pour le navigateur bien plus qu'une simple aventure maritime : l'occasion d'accomplir une révolution sur lui-même. On connaissait déjà le Kersauson combatif des grandes courses à la voile, le Kersauson farceur des Grosses Têtes. Son récit du Tour du monde nous révèle un Kersauson grave et réfléchi qui dialogue avec l'Océan pour mieux connaître la Terre des hommes.

  • J'ai retrouvé, dans ce nouveau tour du monde, des bonheurs perdus. Des beautés d'obscurité la nuit, des lumières d'étoiles, des soirées sans lune. Des vents froids et des brises chaudes. Des coloris qui font croire en Dieu. Avec ses quatre coéquipiers, Olivier de Kersauson est parti à bord de son trimaran de 27 mètres pour améliorer le record du tour du monde à la voile. Pourquoi ce défi lancé au temps, aux vents, aux océans ? Dans la furie des déferlantes et l'abrutissante monotonie de la calmasse, Olivier de Kersauson s'aperçoit qu'il ne court pas seulement après un record, ou un autre bateau... Par-delà le récit d'une folle entreprise et d'une navigation périlleuse, ce livre raconte la quête d'un homme qui a toujours voulu conserver la liberté de rêver.

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