• Le sport et la résilience.
    " La résilience par le sport, c'est la métamorphose du handicap auquel on ne se soumet pas, et qui nous conduit ainsi à la réparation narcissique. Au concept de "morale sportive", je préfère celui d'empathie, dans lequel je me représente le monde de l'autre. Même sans loi, quelque chose m'empêche. Dans le sport, c'est le règlement qui freine, et non le sujet lui-même. L'empathie est plus morale que le sport.
    J'aime le sport de "petit niveau' parce qu'il socialise, il moralise, il produit une relation humaine, et fait naître une épopée. "
    Par le prisme du sport, qu'il a pratiqué jeune adulte, Boris Cyrulnik nous entretient de la " condition humaine ", avec la bienveillance qui le caractérise.
    Phénomène social majeur du xxe siècle, le sport constitue à ses yeux un magnifique terrain de reconstruction. Le concept de résilience, qu'il a fait connaître, trouve dans le sport une application exemplaire.
    Son approche anthropologique le conduit aussi à former l'hypothèse de la naissance des conventions de jeux dès l'avènement de la conscience de l'autre chez l'enfant, et du plaisir qui jaillira de se mesurer à lui. Ainsi, ce " protosport " de l'
    Homo ludens s'enracinerait dans l'être en devenir dès les premiers temps de l'humanité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ils souffrent comme nous. Comme nous aussi, ils jouissent du bien-être. Mieux que nous parfois, ils s'imposent par la ruse et l'intelligence. Comment continuer à les traiter comme des « choses » dont on se contenterait de condamner l'abus ? Mais faut-il p

  • Ce livre réunit trois textes : le journal du repérage et des rencontres de la préparation du film Cicatrices : Résiliences par Gabriel Gonnet, réalisateur. Un entretien avec Boris Cyrulnik qui commente le film et précise les notions fondamentales autour de la résilience. Enfin, Jean-Marcel Koffi fait le point sur cette notion : la capacité à rebondir après un traumatisme, et ouvre des pistes vers ce qui pourrait être un travail de résilience collective.

  • Philosophes, scientifiques, juristes... font état de leurs recherches et de leurs interrogations face aux rapides mutations des sciences du vivant. Ces rencontres, les « Forum Diderot », sont organisées régulièrement à l'Université Denis-Diderot - Paris 7 par le Centre d'Études du Vivant et l'Association Diderot. La collection « Forum Diderot » donne accès aux débats dont elles ont été le théâtre. Chaque ouvrage permet ainsi d'entrer dans le vif de la question soulevée. Conçu comme un instrument de travail, il apporte en outre au lecteur les documents nécessaires pour soutenir et prolonger sa réflexion. Faut-il tenir la pensée pour un produit de la sélection naturelle ? Plus qu'un résultat, un gain ? Un « avantage », dira Charles Darwin ? Un avantage dans une lutte ? Sans doute, « nous » - genre humain - avons, comme on dit, « conquis la planète ». Mais la question philosophique vient tout de suite : « et alors ? ». Le gain - l'avantage - que nous aurions ainsi acquis installerait-il notre pensée en but de tout ce processus ?

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