• La mouette

    Anton Tchekhov

    • Bookelis
    • 31 Janvier 2017

    Nouvelle adaptation pour la scène, par Christian Lemarcis, de la célèbre comédie dramatique de Tchékhov.

  • " Dans l'histoire de la littérature, écrit Simon Leys, je ne vois guère que Tchekhov chez qui la qualité de l'homme semble avoir correspondu à la qualité de l'artiste. "Vivre de mes rêves en est l'illustration. C'est le roman vrai de la vie d'un génie humble, soucieux du sort des autres, d'une rare générosité, et dont, par-delà le temps, on aimerait conquérir l'amitié bienveillante, moqueuse, tendre et fidèle... Cette vaste correspondance permet d'accompagner au fil de son existence cet écrivain soucieux de son art qui était aussi un homme dévoué à sa famille et à ses amis et un médecin animé par une conception humaniste de son métier et une inquiétude profonde devant l'absurdité de la condition humaine. Tchekhov y raconte sa passion du théâtre, son voyage comme reporter sur l'île-bagne de Sakhaline, ses démêlés avec ses éditeurs... Il nous permet aussi de partager les secrets d'un style unique, exquis et délicat. Ce choix de lettres - dont certaines, longtemps censurées pour cause d'" indécence ", sont traduites ici pour la première fois dans leur intégralité - se lit comme une véritable autobiographie, permettant d'approcher leur auteur au plus près de sa vérité d'homme et d'écrivain. C'est un Anton Tchekhov intime qui s'offre à nous, jusque dans les dernières années de sa vie, au moment où, alors que la maladie va l'emporter inexorablement, il découvre l'amour et le bonheur. Un chef-d'oeuvre d'humour et d'émotion.

  • Nouvelles

    Anton Tchekhov

    Six nouvelles de Tchekhov écrites entre 1884 et 1887, regroupées autour du thème "frissons et crime".0500 1860-1904 Nouvelles présentées par Cathrine Emery Après une enfance difficile, Tchekhov entreprend des études de médecine et publie, à partir de 1880, des nouvelles dans différents journaux humoristiques. Maître de la nouvelle brève (il en a écrit plus de cent), Tchekhov a également révolutionné le théâtre russe (Oncle Vania,La Mouette,Les trois soeurs,La Cerisaie...). Le présent recueil propose six nouvelles regroupées autour du thèmes "frissons et crimes".

    > L'allumette suédoise > Nuit d'angoisse > Fort de café > Vengeance > Imprudence > Drame - une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes ;
    - une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers.03006 nouvelles:
    - L'allumette suédoise (1885) - Nuit d'angoisse (1884) - Fort de café (1885) - Vengeance -1886) - Imprudence (1887) - Le drame (1887)

  • Avec Maupassant, Katherine Mansfield et quelques autres, Tchekhov, l'un des plus grands écrivains de la seconde moitié du XIXe siècle, est l'un des maîtres de ce genre difficile entre tous : la nouvelle.
    Le choix établi pour le présent volume donne au lecteur un aperçu de toutes les facettes de Tchekhov nouvelliste : le farceur, le psychologue, le peintre de moeurs, et aussi le visionnaire.
    À travers toute son oeuvre, douce et amère à la fois, circule une qualité humaine et littéraire qu'aucun auteur n'a mieux maniée que Tchekhov : la compassion. Ce recueil en contient, on le verra, de parfaites illustrations. Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904) est avec Tolstoi et Dostoievsky l'une des figures majeures de la littérature russe. Principalement nouvelliste et dramaturge, il a publié entre 1880 et 1903 plus de 600 oeuvres littéraires ; parmi lesquelles des pièces de théâtre qui aujourd'hui encore font le tour du monde - La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania... Son oeuvre, peinture de la vie dans la province russe du XIXe siècle finissant, a un cachet d'éternité.

  • Comédie subtile et jubilatoire sur les soucis qui tombent sur les Moscovites dès qu'ils se retrouvent à la campagne... Le texte traite, au travers de dialogues savoureux, non pas de "petites choses" humoristiques, mais de l'homme bien souvent "de trop", concept créé par Tourgueniev, un homme qui ne trouve pas sa place dans la société civile nouvellement créée, désemparé qu'il est devant la vie nouvelle. Apparaît au fil des répliques la misogynie, maladie répandue en Russie tsariste et réaction masculine devant les femmes qui cherchent à s'émanciper et délaissent leurs enfants...

  • Tchekhov est parti dans une guerre idéologique de dénonciation du bagne à une époque où les frontières qui séparent le reportage de la fiction demeurent encore perméables. A travers ces correspondances, il offre une vision alternative de la situation de la relégation et de la Sibérie qui contraste avec la version officielle. Il espère ainsi susciter une vague d'indignation et creuser l'écart entre le propagande gouvernementale et la réalité qu'il découvre.

  • Pourquoi lire les lettres du voyage à Sakhaline, perdues qu'elles sont dans l'immense correspondance échangée par Tchekhov sa vie durant ? Dans ces lettres, reflet d'un voyage refuge, on voit la personnalité de l'homme-personnage Tchekhov évoluer, mûrir, se développer, chercher comme dans un miroir son visage, celui d'un homme qui, à chaque pas, s'éloigne du monde, envoûté par les dangers qu'il côtoie, envahi du sentiment tantôt euphorique, tantôt désespéré de celui qui in fine ne dépend plus que de lui-même.

  • Les personnages de Médecins malgré eux ne sont-ils que médicastres, charlatans ou autres morticoles, donnés en pâture aux spectateurs comme chez Molière ? Armés eux aussi de pilules de rhubarbe, d'onguents et de fioles, ils font usage certes sans détour de leurs stéthoscopes, mais tentent surtout de comprendre les esprits que l'on dit encore « insanes ». Risibles peut-être, cyniques certainement, ils sont surtout désespérés car Tchekhov, le satiriste, reste un observateur du sinistre. Ainsi, ces « médecins malgré eux » offrent-ils, finalement, un cheminement de vie qui nous étreint.

  • Les récits que Tchekhov consacre au seul monde paysan firent grand bruit lors de leur sortie et furent dénoncés pour leur brutalité, tout autant par les populistes que par Tolstoï. Les paysans, Agafia, Dans la combe, Les paysannes, La nouvelle datcha, sont le reflet du quotidien du docteur Tchekhov, confronté à la méchanceté, l'ébriété et la cupidité des paysans de Melikhovo, village où il vécut une dizaine d'années. Ce qui intéresse Tchekhov, c'est l'humanité de ces êtres, qui semblait à jamais perdue, et affleure cependant au détour d'une page.

  • Françoise Darnal-Lesné a consacré plusieurs ouvrages et un site internet à l'oeuvre de Tchekhov. Dans cet ouvrage elle s'intéresse plus particulièrement aux figures de l'enfance à travers une sélection de nouvelles. Tchekhov a rarement pris un enfant pour personnage principal. Vania, Serioja, Vanka, Volodia et les autres sont dans la poétique au même titre que les adultes des âmes où le bien et le mal cohabitent dans un équilibre précaire.

  • ´Non loin de chez vous, et notamment au village de Pestrovo, se passent des évènements fâcheux que je me fais un devoir de porter à votre connaissance. Tous les paysans de ce village avaient vendu leurs isbas et tout ce qu`ils possédaient pour émigrer dans le gouvernement de Tomsk ; mais ils sont revenus avant d`arriver à destination. Ici, cela va de soi, ils n`ont plus rien ; tout appartient aux autres, et ils se sont installés à trois et quatre familles par isba, en sorte que, dans chacune, il n`y a pas moins de quinze personnes des deux sexes, sans compter les enfants. Au total, ils n`ont rien à manger ; c`est la famine, une épidémie générale de typhus de l`épuisement ou du typhus exanthématique, et, littéralement, tous sont malades.`



    ´Ma femme` est une nouvelle dAnton Tchekhov publiée pour la première fois dans la revue Le Messager du Nord. Le retraité Pavel vit dans sa maison avec sa femme, Natalia, lui vivant à létage, elle au rez-de-chaussée. Ils ne se parlent pas, ou seulement quand ils se croisent dans le vestibule. Vingt ans décart et des caractères opposés font quelle le déteste et lui est indifférent. Cependant, une mauvaise récolte afflige la Russie, et Natalia organise tout pour venir en aide aux paysans. Pavel se mêle à la cause, au grand désespoir de sa femme.

  • ´Mon bon monsieur, ayez la bonté daccorder votre attention à un malheureux affamé! Trois jours que je nai pas mangé! Pas un sou pour lasile de nuit!`



    Le Mendiant est une nouvelle dAnton Tchekhov publiée pour la première fois en 1887 dans Le Journal de Pétersbourg. Il relate lhistoire de Skvortsov, qui est un jour accosté par le mendiant Louchkov. Il décide de lui donner quelques pièces, si ce dernier coupe du bois pour lui. Les années passent et Skvortsov voit Louchkov assis en face de lui au théâtre. Surpis par un tel changement de statut, il va à sa rencontre, et apprend que cette bonne fortune nest pas due à Skovtsov, comme celui-ci le croyait, mais plutôt à sa cuisinière. Cest en effet elle qui coupa le bois, et ce faisait, le pointa dans la bonne direction.

  • ´On enterrait un beau matin l`assesseur de collège Kirille Ivanovitch Vavilonov, mort de deux maladies fort répandues en notre pays : une méchante femme et l`alcoolisme.`



    ´LOrateur` est une nouvelle humoristique dAnton Tchekhov publiée pour la première fois en 1886 dans la revue Les Éclats. Cest lenterrement de Vavilonov, et en dernière minute, on demande à Zapoïkine de tenir un discours. Il arrive et se lance, mais rapidement on se demande pourquoi il fait l`éloge de Prokofi au lieu de Vavilonov. Pourquoi dit-il qu`il était célibataire, alors que sa veuve est présente ? Pourquoi insinue-t-il qu`il était rasé, alors qu`il avait une grande barbe rousse ?

  • "Nulle part ailleurs André n'avait vu des roses, des lis, des camélias aussi merveilleux, ni des tulipes aussi diverses de couleurs, depuis les blanches comme du lait jusqu'aux noires comme du charbon ; jamais il n'eût imaginé une telle opulence florale. Le printemps commençait à peine, et les vrais trésors du jardin étaient encore abrités dans les serres chaudes ; mais les plantes qu'on voyait fleurir le long des allées et dans les plates-bandes suffisaient pour transporter le promeneur dans un royaume de couleurs tendres, surtout aux heures matinales où chaque pétale étincelle de rosée."

    Kovrine est un intellectuel brillant, mais il est surmené et proche de la crise de nerf. Il décide alors d'aller passer quelques temps à la campagne, chez des amis de jeunesse. Leur résidence est entourée d'un magnifique jardin, pour lequel il se passionne, mais très vite, il commence à voir un moine noir... "Le Moine noir" est une nouvelle fantastique d'Anton Tchekhov qui fut publiée pour la première fois en 1894 dans la revue L'Artiste.

  • "Nulle part ailleurs André n'avait vu des roses, des lis, des camélias aussi merveilleux, ni des tulipes aussi diverses de couleurs, depuis les blanches comme du lait jusqu'aux noires comme du charbon ; jamais il n'eût imaginé une telle opulence florale. Le printemps commençait à peine, et les vrais trésors du jardin étaient encore abrités dans les serres chaudes ; mais les plantes qu'on voyait fleurir le long des allées et dans les plates-bandes suffisaient pour transporter le promeneur dans un royaume de couleurs tendres, surtout aux heures matinales où chaque pétale étincelle de rosée."

    Kovrine est un intellectuel brillant, mais il est surmené et proche de la crise de nerf. Il décide alors d'aller passer quelques temps à la campagne, chez des amis de jeunesse. Leur résidence est entourée d'un magnifique jardin, pour lequel il se passionne, mais très vite, il commence à voir un moine noir... "Le Moine noir" est une nouvelle fantastique d'Anton Tchekhov qui fut publiée pour la première fois en 1894 dans la revue L'Artiste.

  • « Par un beau matin de printemps, nous étions assis dans des fauteuils d'aïeux, le propriétaire Dokoukine, capitaine de cavalerie en retraite et moi, qui passais quelques semaines chez lui; et nous regardions paresseusement par la fenêtre. L'ennui était effroyable. »
    Publié pour la première fois en 1885 dans Le Journal de Pétersbourg, « La Dernière des Mohicanes » racontes l'histoire du capitaine Dokoukine, dont l'heureuse tranquillité est troublée par l'arrivée de sa soeur Irène et son mari, Mr Khlykine, qu'elle tyrannise.

  • Tchekhov décrit ici un nihiliste, Misaïl Polozniev. Aristocrate, il nie de bout en bout les privilèges que sa naissance lui octroie, idéalise le travail physique et veut se débarrasser des simulacres de la convention... Sur fond de campagne russe, où cosmos et chaos s'affrontent, Misaïl entraîne dans sa rébellion sa soeur Kleopatra sans jamais se résigner un seul instant.
    La jeunesse tsariste n'eut pas alors à crier à l'imposture. C'est pourquoi ce roman nous interpelle encore aujourd'hui...

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