• L'histoire inédite du front le plus meurtrier et oublié de la Grande Guerre. L'histoire inédite du front le plus meurtrier, mais oublié, de la Grande Guerre. Si l'on connaît tout ou presque du conflit qui s'est déroulé en France, sait-on qu'en Russie, au même moment, 15 millions de soldats du tsar affrontent seuls trois empires ? Que la population souffre des disparitions, des déportations et des occupations au point de s'opposer, par son engagement patriotique et économique, au pouvoir qui la méprise ? Après deux révolutions - Février et Octobre 1917 -, la guerre prend fin ici aussi en mars 1918, mais plutôt que d'engendrer la paix, elle se prolonge en une myriade de luttes politiques et sociales réunies sous le nom de guerre civile.


  • Les révolutions russes vues d'en bas.

    L'histoire en général, et celle des révolutions en particulier, s'incarne paradoxalement dans des figures de proue. Les deux Révolutions russes, de février puis d'octobre 1917, sont ainsi happées par le rôle et les personnalités de Nicolas II, Lénine, Staline, Trotski, ou encore Kerenski.
    Pourtant, le grand absent du tableau en est l'acteur principal : le peuple. C'est à sa rencontre qu'est parti Alexandre Sumpf dans cette synthèse novatrice écrite à partir d'archives, notamment cinématographiques, totalement inédites. Citadins, paysans, ouvriers, monarchistes, socialistes-révolutionnaires, mencheviks ou bolcheviks, tous vivent une année sans pareille, où le chaos permanent le dispute aux difficultés du quotidien ; la propagande et les manifestations de masse aux manoeuvres d'appareils conduites par une poignée de militants expérimentés. De Petrograd à Moscou, en passant par les régions éloignées, l'auteur analyse, raconte et explique un Empire en décomposition et une société confrontée à la plus grande crise de son histoire.

  • Une biographie renouvelée du personnage le plus controversé de l'histoire russe. Raspoutine est une fable partagée par des millions de Russes et d'Occidentaux, un mythe fondé sur l'existence avérée d'un homme du même nom, Grigori Efimovitch Raspoutine. Mais qui est réellement cet homme qui a si bien accompagné le tsarisme en déliquescence qu'il a fini par le symboliser plus fortement que le dernier des Romanov ? Grigori Efimovitch naît selon toute probabilité en janvier 1869 dans une région de Sibérie occidentale qui confine aux monts Oural. Certaines sources le décrivent à l'envi comme un voleur, un bagarreur, un alcoolique et un menteur, quand d'autres attestent de sa fréquentation acharnée des lieux de pèlerinage, des monastères et des écoles de théologie. Toujours est-il qu'à l'automne 1903, il débarque pour la première fois dans la capitale, Saint-Pétersbourg, et qu'un an et demi plus tard, il fait son entrée au palais impérial. Grigori a trente-six ans, il lui reste onze années à vivre dans l'adoration et la rumeur, la crainte et la détestation. Grâce à une multitude d'archives neuves et une vaste bibliographie, notamment en langue russe, Alexandre Sumpf fait le récit de ce parcours singulier, avant de décrypter les différents visages d'une diabolisation qui en dit long sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.

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