• Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

  • Avec
    Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'histoire : Napoléon III et Victor Hugo.
    Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.
    Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Dans ce combat, l'empereur se révèle bien plus stratège et subtil que la caricature qu'on en a faite. Quant au second, il apparaît tel qu'il est vraiment : génial, égocentrique, autoritaire avec ses proches.
    Ce duel passionné entre le voleur et son ombre durera vingt ans. Jusqu'à la chute honteuse de l'aventurier politique et l'apothéose du prophète du retour de la République...
    " Victor Hugo, le héros du romantisme, contre Napoléon III, le héros romanesque. Leur duel domine l'histoire du XIXe siècle, mais il se prolonge jusqu'à aujourd'hui, car c'est celui de la pensée et du pouvoir. " Frédéric Mitterrand

  • L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d'Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.
    Je me promets d'éclatantes revanches est un texte intime, un manifeste vibrant qui rend hommage au pouvoir des mots et de la langue, plus que jamais nécessaire.

  • " C'est moi, le roi nègre, le roi des caravanes, qui veut ma camelote ? Mes perles de verre, mes pièces de madras, mes belles peaux de panthère, ces cornes d'ivoire et ces fusils ? Tout cet or ? Rimb, roi de l'Afrique lointaine, roi des bédouins et des tribus inaccessibles, roi de rien, qui m'en vais revoir ma mère au lieu-dit de Roche, dans les Ardennes pro- fondes, où givrent trop souvent les champs ! "
    Le 7 avril 1891, Rimbaud, malade, quitte Aden pour la France. En caravane, en litière, en mer, il arrive enfin à Marseille le 20 mai. Sa mère le rejoint à l'hôpital de la Conception pour n'y rester que deux semaines.
    Amputé de la jambe droite, il se désespère et veut revenir à Roche, la ferme familiale où vit aussi sa soeur. Le mal empire. Nouveau séjour à Marseille, cette fois-ci avec Isabelle. Dernière saison, derniers secrets. A-t-il retrouvé la foi ? Quel amour le relie à sa soeur ?
    Alain Vircondelet, au plus près de Rimbaud, accompagne les derniers pas de l'éternel enfant, terrifié par sa mort pro- chaine, hanté par l'idée de Dieu, jamais vraiment renié...

  • Le Petit Chose, premier roman d'Alphonse Daudet, est largement inspiré de la propre jeunesse de l'écrivain. Un jeune provincial y découvre avec âpreté la difficulté de la vie, puis de la maturité. Ce personnage attachant, fragile, romantique, continue à séduire les lecteurs de génération en génération.

  • Une biographie du chanteur de " Comme un avion sans ailes " et " Je suis ton ami " (de Toy Story), CharlÉlie Couture, également plasticien, peintre et photographe. Le portrait d'un artiste protéiforme que son public a toujours suivi.
    Élevé à Nancy dans un milieu bourgeois, CharlÉlie Couture sort diplômé des Beaux-arts en 1978, après avoir consacré sa thèse de fin d'études à la " polymorphie de l'esprit ", enregistrant à cette occasion Douze chansons dans la sciure, son premier 33 tours autoproduit. Peintre, photographe, musicien, plasticien, chanteur, mais aussi et avant tout poète, CharlÉlie entame la construction de son oeuvre en dehors de tout sentier balisé.
    Deux ans plus tard, il est le premier français à rejoindre le label Island Records. En 1981, son album Poèmes rock dont est extrait le titre " Comme un avion sans ailes " lui vaut la reconnaissance. Plusieurs disques d'or récompensent son ascension fulgurante et le chanteur devient alors incontournable dans le paysage rock français. Débute une période de recherche et de quête artistique durant laquelle CharlÉlie déroute parfois critique et public, sans jamais sacrifier aux considérations mercantiles. Les Naïves, en 1994, lui permet de renouer avec le succès populaire. Insaisissable, il décide de partir vivre à New York en 2004 pour se consacrer pleinement à la peinture. Installé avec femme et enfants à Manhattan, il ouvre sa propre galerie tout en continuant la musique, avant de rentrer définitivement en France après l'élection de Donald Trump.
    À travers les témoignages de proches, d'amis, d'artistes ou de musiciens, mais aussi grâce aux entretiens menés avec CharlÉlie lui-même, David Desvérité retrace dans ce livre l'intégralité du parcours de cet artiste hyperactif et exigeant. S'y dessine le portrait d'un musicien humaniste auquel son public est toujours resté fidèle, d'un stakhanoviste de la création ne jurant que par le travail et l'abondance.

  • Que sont devenues les immortelles, ces prostituées de la Grand-Rue, qui font un métier d'amour, de chair et de désirs,
    après le séisme du 12 janvier ayant dévasté Haïti ?

    « Il est rare de rencontrer dans une première oeuvre une vigueur et un souffle qui annoncent la naissance d'un grand auteur. »
    Alain Mabanckou, Jeune Afrique

    « Il faut rendre grâce à Makenzy Orcel pour ce roman si dense, qui entrelace en peu de mots l'amour, la mort, le deuil, le désir, la misère, la maternité. »
    David Fontaine, Le Canard enchaîné

    « Ce roman est une véritable fulgurance. »
    Marianne Payot, L'Express

  • Rimbaud en un clin d'oeil

    Fanny Pichon

    • First
    • 24 Janvier 2019

    Des petits livres pour découvrir et aimer les grands écrivains !
    Parce qu'il est dommage de ne connaître de lui que son Dormeur du val, parce que ses poèmes ne se limitent pas à ceux qu'on apprend au collège, parce qu'il a vécu une vie incroyable et révolutionné la poésie, lire Rimbaud, poète maudit s'il en est, est une expérience intense et singulière. Et à la portée de tous... comme le prouve ce petit livre, qui n'a qu'un seul but : vous donner envie de (re)découvrir ce poète mythique.

  • Après Napoléon, néant : on ne voit venir ni empire, ni religion, ni barbares. La civilisation est montée à son plus haut point, mais civilisation matérielle, inféconde, qui ne peut plus rien produire, car on ne saurait donner la vie que par la morale. On n'arrive à la création des peuples que par les routes du ciel, les chemins de fer nous conduisent seulement avec plus de rapidité à l'abîme. Aucun bonapartiste n'a jamais osé écrire cela.
    Le bonapartisme est un culte rétrospectif de la personnalité. Il n'a d'horizon ni métaphysique, ni poétique. Or Chateaubriand, poète de Napoléon, est aussi son ennemi métaphysique. Il le restera toujours, même quand il écrit ces phrases trompeusement nostalgiques, dans la Vita Napoleonis en six livres qui a surgi au beau milieu de ses Mémoires entre 1835 et 1840. Seul un poète métaphysicien a été à la hauteur de celui qu'il qualifie, prenant rétrospectivement son parti contre les trahisons de Talleyrand, d' "un des plus grands hommes de l'histoire" .

  • Comment concilier la nécessaire solitude du créateur et le besoin de construire une communauté d'esprits que rapprochent des exigences voisines ? Le partage est bien le sens, pour Yves Bonnefoy, de l'expérience poétique, à ses yeux différente de la simple littérature. Un des moments en est celui de l'écriture d'une lettre. L'édition de sa Correspondance associe, dans la mesure du possible, les lettres qu'il a écrites à celles qu'il a reçues. Elle fait affleurer ainsi le tissu d'une vie d'homme et de poète, avec ses réseaux d'amitiés, constantes ou mobiles au gré des hasards, des froissements et des séparations. Ce premier volume, commencé avec la collaboration d'Yves Bonnefoy, rassemble plus de neuf cents lettres échangées à partir de la seconde moitié du XXe siècle, auxquelles s'ajoutent quelques courriels. Les dialogues, avec quarante-neuf correspondants, s'ordonnent autour de deux axes : d'une part, les liens venus du surréalisme - André Breton, Pierre Alechinsky, Christian Dotremont, Georges Henein, Raoul Ubac, Jacqueline Lamba, André Pieyre de Mandiargues, Hans Bellmer, Jean Brun ; d'autre part, les amitiés qui au bout d'une quinzaine d'années ont mené à la création de L'Éphémère (1967-1972), la magnifique revue publiée par les éditions Maeght : André du Bouchet, Jacques Dupin, Gaëtan Picon, Louis-René des Forêts et Paul Celan. Les autres auteurs des lettres ne sont en rien des personnages secondaires, ni en eux-mêmes, ni par la place qu'ils ont occupée dans l'univers de Bonnefoy : Gaston Bachelard, Jean Wahl et André Chastel, ses maîtres ; puis Gilbert Lely, Salah Stétié, Pierre Jean Jouve, Gabriel Bounoure, François Augiéras, Christiane Martin du Gard, Philippe Jaccottet, Boris de Schloezer, André Frénaud, Michel Butor, Emil Cioran, Monique Wittig, Paul Bénichou, Jean-Pierre Richard ou Henry Corbin, pour ne citer qu'eux. On trouvera ici quantité d'informations sur le travail du poète et sur la sensibilité d'une époque, avec des notes enrichies d'extraits de la Chronologie de l'écrivain par lui-même, elle aussi inédite.

  • Le Livre des Délices a été rédigé vers 1180 à Barcelone par le médecin et poète Joseph ibn Zabara. L'auteur y relate sa rencontre avec un mystérieux personnage répondant au nom d'Enan qui l'entraînera dans un long voyage à dos d'âne à travers l'Espagne. Au cours de leurs pérégrinations les deux compagnons vont s'affronter à des joutes verbales continuelles à coups de fables, d'adages, de maximes et de dissertations scientifiques jusqu'à ce que Joseph parvienne à confondre son interlocuteur en démasquant son ignorance. Cette oeuvre unique en son genre qu'imprègne une atmosphère onirique et poétique mêle fiction et éléments autobiographiques. Elle tient à la fois du conte oriental, de la satire médiévale et du roman picaresque, tout en offrant au lecteur un condensé de sagesse antique, juive et orientale. Ce chef-d'oeuvre de la littérature hébraïque médiévale est traduit pour la première fois en français par Nathan Weinstock.

  • Un livre étrange et libre, qui rassemble entretien, photos, textes divers, documents d'archives et inédits de l'auteur haïtien le plus mystérieux, le plus fou et le plus libre. Auteur de plus d'une quarantaine d'ouvrages en tous genres : roman, poésie, théâtre, Frankétienne est aujourd'hui une des plus grandes figures de la littérature des Caraïbes. Pour l'écrivain Dany Laferrière, Frankétienne se présente de plus en plus comme un auteur « nobélisable ».

  • Le légendaire Frankétienne présente Chaophonie, un ouvrage testamentaire, réflexion sur le temps, l'écriture et la ville, sous la forme d'une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain de Port-au-Prince roule en échos, éclatant en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.

  • Léonard de Vinci

    Eugène Müntz

    • Geo art
    • 4 Décembre 2014

    GEOArt présente une nouvelle collection de livres numériques visuels pour comprendre l'histoire de l'art et son évolution à travers des artistes ou des mouvements d'envergure. Dans ce livre numérique découvrez l'essentiel sur Léonard de Vinci, génie de l'art de la Renaissance.
    Léonard de Vinci (1452-1519) était un peintre hors du commun. Durant la Renaissance italienne, il réalisa de grands chefs d'oeuvre pour les Médicis et pour le roi François Ier et suscita l'admiration de ses contemporains qui le décrirent comme un génie universel, curieux et vertueux. Aujourd'hui encore, ses travaux et ses écrits sont toujours soigneusement étudiés par les plus grands experts dans l'espoir de percer un jour l'un des nombreux secrets de cet artiste visionnaire.

  • "L'amour c'est pas ça
    L'amour c'est pas ça
    L'amour c'est pas ça
    C'est quoi l'amour?
    Je sais pas mais c'est pas ça"

    Suite de vignettes, poèmes-affiches, ready-made, donnés à lire tels des rites de passage. Ici le parti pris est la vitesse et le paradoxe. Imaginez une ville faite de ruelles entrelacées, nues, frontales où des milliers d'objets et de voix martèlent la musique de la vie sous un doux parfum de sexe. Un livre vrai.

  • Écrivain de tendance prolétaire issu d'une famille hassidique, Sholem Shternémigre à Montréal depuis Tishvitz, un shtetl de Pologne, à l'âge de vingt ans. Militant communiste, il est persuadé, comme bon nombre de ses camarades du Parti, que l'avenir de la culture yiddish se trouve en Union soviétique. Son idéal de voir les arts et lettres yiddish s'y développer sera détruit par des événements marquants, dont la Shoah et les persécutions des écrivains, artistes et intellectuels juifs soviétiques par Staline en 1952. Devant l'atmosphère hostile à l'endroit des Juifs qui règne alors en Europe et en Union soviétique, Shtern jettera son dévolu sur le Canada, qui devient un sujet de prédilection dans ses écrits. «Mon voyage au Canada» est rempli d'anecdotes amusantes: poètes ratés, alreytniks (parvenus), séducteurs et jeunes filles s'y côtoient à l'occasion du voyage en mer. Tout en révélant les distinctions claires entre les différents types d'immigrants qui prennent place sur le navire (on ne saurait confondre, par exemple, les Ukrainiens avec les Juifs polonais), «Mon voyage au Canada» illustre des sujets de discussion incontournables dans le monde juif de cette période.

  • Nous pouvons considérer Forough Farrokhzad comme l'Antigone de la culture sédentaire traditionnelle de l'Iran. Pour les Iraniens, sa poésie apparaissait dépravée et dépravante. Pour d'autres, elle présentait une femme qui parle simplement de ses sentiments.
    Or, la modernité de sa poésie s'exprime entre autres par sa rupture avec la mystique, c'est-à-dire par une mystique négative, où l'inversion des sujets et du rapport entre la lumière et les ténèbres dans la pensée universelle du monde définissent une démarche individuelle des plus fortes.

  • Amériquoisie

    Jean Desy

    C'est au fil de mes pérégrinations dans tout le territoire de la péninsule Québec-Labrador, dans les villes le long du Saint-Laurent, au sud, mais surtout au nord, sur la Côte-Nord / Nitassinan, à la Baie-James / Eeyou Istchee et dans le Grand Nord / Nunavik, que j'ai fini par mieux comprendre les extraordinaires qualités de la vie métisse. À n'en point douter, l'avenir harmonieux de ce pays passe par la métisserie.

    Amériquoisie rassemble des essais portant sur l'autochtonie, le nomadisme, le paysage et la nordicité. Témoin, auteur, promeneur et acteur, Jean Désy court le territoire et nous parle de cette aventure dite métisserie.

  • Cette correspondance, révélatrice de la personnalité, de la détermination et des multiples talents de Simone Routier, se déroule pendant quelques mois en 1928 alors que le sort réservé à son recueil de poésie L'Immortel adolescent reste encore incertain. Jolie célibataire en quête d'autonomie financière et de reconnaissance, Routier sollicite les conseils de Harry Bernard qui, guère plus âgé, est rédacteur en chef du Courrier de Saint-Hyacinthe et gagnant de deux prix littéraires, à l'époque fort lucratifs, les prix David. La poétesse de Québec cherche son appui et espère, à son tour, remporter un prix David, ce qui lui permettrait de réaliser son rêve de s'installer à Paris. Au fil de cette correspondance, se révèle une auteure consciente de son pouvoir de séduction et soucieuse de faire sa place dans la poésie canadienne-française. On y trouvera un témoignage inédit sur les rapports homme-femme en train d'éclore dans le champ littéraire de l'époque.

  • Disparaître Nouv.

    À l'origine de Disparaître, il y a la rencontre entre Denise Desautels et le travail et l'artiste Sylvie Cotton, dont l'oeuvre homonyme a bouleversé la poète et lui a donné l'élan et la ferveur pour assumer jusqu'au bout sa folie. L'auteure choisit ce face à face avec un miroir, sa cendre - et toutes les mémoires qu'elle porte en elle -, et son écriture y trouve sa voie/voix.

  • Suie, pleurs, étoiles, neiges et quelques floraisons, le poème n'est-il pas, comme les cendres, ce que l'on recueille avant la dispersion? Et le geste, le souffle du poète, celui d'un laveur/laveuse de cendres?
    Dans un enchaînement de glissements, de heurts et d'abandons, et sans jamais éviter le coeur, les poèmes de La société des cendres tentent de dégager l'empreinte, volatile certes, mais néanmoins fascinante, des tumultes, éclats et mystères de notre présence autant que de notre absence à l'autre et au monde.
    La deuxième partie, Des lames entières (d'abord paru en livre d'artiste avec des gravures de François-Xavier Marange), s'attarde, quant à elle, à ce qui construit ou entrave les mouvements parfois tranchants, parfois de fond, du comment être, à même la perte et ses souffrances, pour ouvrir un passage, entre désir et peur, à de possibles métamorphoses.

  • Dans ce recueil judicieusement nommé D'ici, le poète embrase la ville et laisse dans son sillage rouge sang des blessures qui mettent l'âme à genoux. Je t'écrirai ce qu'il reste de toi. Ces poèmes sont des prières aux images bouleversantes que le poète porte à ses risques et périls jusqu'aux frontières de la folie, où l'horloge du temps se dérègle Alors les mots tombent comme des poignards d'une puissante efficacité. Un recueil d'une terrible beauté.

    -JEAN-PAUL DAOUST

  • Ronald Léger est sans doute l'un des poètes acadiens les plus singuliers et aussi l'un des plus méconnus. Son rapport à l'écriture est essentiellement ludique et sa démarche n'est pas sans rappeler l'Oulipo. Si l'auteur oulipien se définit comme « un rat qui construit luimême un labyrinthe dont il se propose de sortir », Ronald Léger est sans conteste cet oiseau rare qui se bâtit une cage pour s'en évader à grands coups de jeux langagiers dont lui seul a le secret. Comme ultime clin d'oeil, le poète nous offre ce verbe fribouler dont le sens a pris le large avec lui un beau jour de novembre.

  • Grande figure de l'art contemporain en Acadie, Roméo Savoie signe à l'âge de 82 ans un premier roman d'une écriture élégante, espiègle et coquine. Il nous entraine dans une histoire aux apprences trompeuses et dans laquelle des personnages intrigants nous renvoient à nos propres questionnements.

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