• Alors que cinq siècles les séparents, un peintre et une romancière vont se retrouver liés par le plaisir des mots et des livres, et surtout par un lieu : le Mont St Michel. Chacun leur tour, portés par la force et la beauté du lieu, ils vont en arpenter tous les recoins et y trouver l'inspiration.
    Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C'est là, entre les murs gris de l'abbaye, que, au XVe siècle, un peintre pleura un amour incandescent qui le hanta à jamais et c'est là qu'il découvrit, envoûté par les enluminures, la beauté du métier de copiste. C'est également là, entre ciel et mer, que cinq cents ans plus tard une romancière viendra chercher l'inspiration. Est-il encore possible d'écrire quand on vient de donner la vie ?
    Dans ce lieu si emblématique, leurs destins se croisent malgré les siècles qui les séparent.
    À la fois roman et carnet d'écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.
    Prix littéraire du Gouverneur général 2015" Une dentelle d'eau, d'encre et de pierre dont on ne veut perdre aucun fil. "
    - L'Actualité" L'écriture de Dominique Fortier est portée par une langue riche, belle et évocatrice. "
    - La PressePrix littéraire du Gouverneur général 2015

  • Une prison dorée
    À 19 ans, Natasha Leonova mourait littéralement de faim dans les rues de Moscou lorsqu'elle fut sauvée par Vladimir Stanislas, l'homme le plus riche de Russie. Un miracle pour la jeune femme qui depuis vit aux côtés de ce grand amateur d'art dans un luxe inouï, avec pour seule contrepartie de plaire à Vladimir, de satisfaire ses moindres désirs, et surtout de ne poser aucune question.
    À Saint-Paul-de-Vence, dans le célèbre restaurant décoré des tableaux de Lorenzo Luca, Vladimir est captivé par une oeuvre que la veuve du peintre refuse obstinément de lui vendre. Pour sa part, le fils de Lorenzo, Théo, artiste lui-même, rencontre pour la première fois la délicieuse Natasha. L'attraction entre les jeunes gens est immédiate.
    Durant des semaines, étourdi de désir pour cette femme inaccessible, Théo peint sans relâche le portrait de Natasha. Quant à Vladimir, il se jure d'obtenir le tableau de Lorenzo, à n'importe quel prix. Natasha, elle, qui ne peut se permettre aucun faux pas, commence à rêver de l'impossible : un monde où elle serait totalement libre.

  • Un manuel destine aux amoureux de la nature pour dessiner le végétal et peindre au vert : forêts, paysages urbains, décors naturels, plantes d'intérieur...

    La nature est un univers en soi avec des gammes de couleurs particulières, des motifs et des formes propres, et des compositions spécifiques. Les paysages et le monde végétal foisonnent d'incroyables possibilités expressives.

    Santi Sallés, urban sketcher reconnu véritablement passionné de nature, a rassemblé de précieux conseils et quantité d'exemples dans ce manuel au ton personnel.


    Matériel : de l'aquarelle à la gouache, sans oublier le crayon graphite, les crayons de couleur et la plume, chaque technique a ses secrets et son vocabulaire propre. Découvrez comment les utiliser dans les parcs comme en pleine nature !

    Dessiner la nature : la morphologie des feuilles et des plantes, les vues de paysages se déroulant à l'infini, les forêts et le motif des arbres apparemment répétitif... Apprenez à reconnaître les formes, compositions et mouvements offerts par le monde végétal pour mieux l'illustrer !

    Techniques de dessin : associer collage, techniques mixtes ou dessin enfantin avec des motifs issus de la nature produit des effets visuels très particuliers. Santi Sallés vous apprend à jouer avec eux.

    Dessiner dans un carnet : l'auteur vous accompagne dans le choix de vos carnets, vous conseille sur la composition de vos dessins, le lettrage, la pratique du croquis sur le vif et sur la numérisation de vos oeuvres pour la retouche et leur partage en ligne.


    Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.

  • Anne vient d'emménager avec sa mère dans un nouveau quartier. Elle se sent seule et déracinée. Heureusement, elle fait la connaissance de Pierre, leur voisin peintre, et passe bientôt toutes ses soirées dans son atelier. Lorsque Pierre lui demande de l'aider à préparer sa prochaine exposition, Anne est très flattée. Ne serait-elle pas un peu amoureuse ?

  • Une biographie du chanteur de " Comme un avion sans ailes " et " Je suis ton ami " (de Toy Story), CharlÉlie Couture, également plasticien, peintre et photographe. Le portrait d'un artiste protéiforme que son public a toujours suivi.
    Élevé à Nancy dans un milieu bourgeois, CharlÉlie Couture sort diplômé des Beaux-arts en 1978, après avoir consacré sa thèse de fin d'études à la " polymorphie de l'esprit ", enregistrant à cette occasion Douze chansons dans la sciure, son premier 33 tours autoproduit. Peintre, photographe, musicien, plasticien, chanteur, mais aussi et avant tout poète, CharlÉlie entame la construction de son oeuvre en dehors de tout sentier balisé.
    Deux ans plus tard, il est le premier français à rejoindre le label Island Records. En 1981, son album Poèmes rock dont est extrait le titre " Comme un avion sans ailes " lui vaut la reconnaissance. Plusieurs disques d'or récompensent son ascension fulgurante et le chanteur devient alors incontournable dans le paysage rock français. Débute une période de recherche et de quête artistique durant laquelle CharlÉlie déroute parfois critique et public, sans jamais sacrifier aux considérations mercantiles. Les Naïves, en 1994, lui permet de renouer avec le succès populaire. Insaisissable, il décide de partir vivre à New York en 2004 pour se consacrer pleinement à la peinture. Installé avec femme et enfants à Manhattan, il ouvre sa propre galerie tout en continuant la musique, avant de rentrer définitivement en France après l'élection de Donald Trump.
    À travers les témoignages de proches, d'amis, d'artistes ou de musiciens, mais aussi grâce aux entretiens menés avec CharlÉlie lui-même, David Desvérité retrace dans ce livre l'intégralité du parcours de cet artiste hyperactif et exigeant. S'y dessine le portrait d'un musicien humaniste auquel son public est toujours resté fidèle, d'un stakhanoviste de la création ne jurant que par le travail et l'abondance.

  • " Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. " Romain GaryDe Jacques Offenbach à Romain Gary en passant par Marie Curie, Guillaume Apollinaire, Émile Zola ou encore Joséphine Baker, il est temps de raconter l'amour pour la France de ces hommes et ces femmes venus d'ailleurs. Tous ont été en leur temps de jeunes immigrés, en butte aux souffrances de l'exil, et victimes d'humiliations. Mais tous ont voulu mettre au service de leur pays d'adoption l'héritage qu'ils avaient reçu, et lui ont ainsi donné sa richesse et ses lettres de noblesse. Les destins hors du commun des héros de cet ouvrage les ont inscrits pour toujours dans la mémoire collective. Avec ce livre, réconcilions la France avec cette histoire, puisque l'histoire de la France, c'est aussi l'histoire du monde.

  • Mathilda Gillespie parlait trop, buvait trop et terrorisait son entourage. Elle était richissime, avare et fabulatrice. Sa fille se droguait, sa petite-fille la volait. Son testament, ignoré de tous, les déshéritait. On la retrouva noyée dans sa baignoire, enguirlandée d'asters et d'orties blanches, comme Ophélie, et affublée d'une muselière en fer rouillé, comme une sorcière médiévale. Ce suicide, ou plus vraisemblablement ce meurtre, était un sorte de chef-d'oeuvre, une énigme résultant d'une vie entière de mensonges, d'amours étranges, de haine et de violence. Seul le journal intime de Mathilda pourrait peut-être en livrer tous les secrets. Mais ce journal a disparu.


  • Si tu rêves de créer tes propres mangas d'aventure, de voyage dans le temps et d'action, ce manuel est fait pour toi ! Dans ces pas à pas tout en images, la mangaka Kaori Yoshikawa t'apprend à dessiner les éléments essentiels du Shônen manga

  • Un manuel pour apprendre à dessiner tes premiers personnages de manga. Grâce à la méthode imaginée par la mangaka Kaori Yoshikawa, tu vas découvrir pas à pas comment dessiner le visage et le corps, les mains et les pieds, les poses, les cheveux et les expressions du visage. Alors si tu as envie d'essayer, fais comme Asly, suis attentivement les conseils de Sana et dessine, dessine et dessine encore !
    Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.


  • Plonge dans ce manuel pour apprendre à dessiner les personnages emblématiques du Shôjo manga : princesses, écolières et magical girls n'auront bientôt plus de secrets pour toi ! Suis les conseils pas à pas de la mangaka Kaori Yoshikawa p

  • La femme au pinceau

    Pamela Holmes

    Le destin d'une femme passionnée qui va s'affirmer comme peintre dans le Suffolk. Inspiré d'une histoire vraie. Courageuse et entêtée, Mildred Holland a adoré les huit années qu'elle a passées en Europe avec son mari William, qui est vicaire. Mais nous sommes dans les années 1840 et la nouvelle affectation de William dans un petit village du Suffolk les plonge dans un monde à part. Mildred découvre une vie tranquille régie par les invitations à prendre le thé et la sympathie terne et étouffante que lui montrent les habitants. Quelles sont les perspectives pour une femme intelligente et créative dans un environnement aussi douillet ?
    Une rencontre fortuite enflamme soudain l'imagination créative de Mildred qui se lance dans un projet fou, en y insufflant tout son courage et sa passion. Défiant son mari aimant mais exaspéré par ses idées trop révolutionnaires à son goût, et les habitants plutôt méfiants, Mildred se lance dans une tâche herculéenne et trouve sa voie : s'accomplir comme peintre en dépit du fait qu'elle soit une femme. Elle retrouve alors sa passion et la saveur de la vie grâce à ses rêves d'art et de beauté...
    Pamela Holmes a remporté pour ses nouvelles le Jane Austen Short Story Award en 2014 et figurait sur la dernière liste du HISSAC award 2015.

  • Créer une BD case à case

    Ilya

    • Eyrolles
    • 25 Janvier 2018


    Quoi de mieux qu'un manuel sous forme de BD...
    pour vous guider dans l'art de créer une BD ?


    Pour les amoureux de la BD de 8 à 88 ans !

    De l'aventure

    Des case vierges pour dessiner et développer votre propre style

  • Le Douanier Rousseau (Henri Rousseau)
    (Laval, 1844 - Paris, 1910)
    Les galeries marchandes à Paris fleurissant, on créa en 1884, le Salon des Indépendants. Cette exposition sans jury fut organisée pour ceux qui étaient ou se considéraient professionnels - alors très nombreux -, mais qui ne pouvaient satisfaire les critères des salons officiels. C'est lors d'un des Salons des Indépendants qu' Henri Rousseau créa la surprise. Rousseau occupait un poste à l'octroi de Paris, à Vanves. A ses moments libres, il peignait des toiles, tantôt sur la commande de ses voisins, tantôt en guise de paiement pour de la nourriture. Chaque année, de 1886 à sa mort en 1901, il exposa ses toiles au Salon des Indépendants. Là, il se présentait sans savoir-faire professionnel, mais avec le fier sentiment d'être peintre et d'avoir le droit de rivaliser avec n'importe quelle autorité. Rousseau est un des premiers de sa génération à s'être rendu compte de l'arrivée d'une nouvelle époque de liberté dans l'art, y compris celle de pouvoir accéder au rang de peintre, et ce, indépendamment de la manière de peindre et du niveau de formation artistique.
    Les oeuvres du Douanier Rousseau aidèrent d'autres peintres, peut-être moins talentueux mais tout aussi originaux, à être remarqués et appréciés d'un public qui apprit à voir l'art d'une façon nouvelle. Avec lui, apparaît toute une série de découvertes. Désormais, qu'elles soient naïves ou primitives, les oeuvres d'art étaient partout et il y aurait toujours un regard d'artiste pour les révéler.

  • « Le développement de Cézanne » est aujourd'hui réédité dans sa langue d'origine. Il s'agit d'un article paru en français dans la revue «L'amour de l'art» en 1926. Roger Fry y explore le lent passage qui s'opère chez le peintre à partir de sa rencontre avec Pissarro, son aîné, son maître, son « cher Pissarro ». Les deux peintres vont travailler côte à côte pendant quelques saisons à Auvers-sur-Oise, et cette relation aura un effet réel sur le peintre provençal pour la suite de son parcours. De l'inspiration romantique et héroïque des débuts, il restera peu de traces après une très lente évolution qui le conduira à se retirer en Provence.


  • 50 exercices pour dessiner au quotidien, du croquis sur le vif au dessin d'imagination, de l'étude d'oeuvres de maîtres au modèle vivant.

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à l'art. Chacun e

  • Les bouleversements au cours du XXe siècle dans l'histoire mondiale vont provoquer une incroyable métamorphose de l'art occidental. Une création artistique foisonnante et révolutionnaire va se répandre dans un monde dorénavant sans frontières. Elle laisse libre cours à une extraordinaire prolifération des courants artistiques, du fauvisme au Pop Art. Cet ouvrage présente des illustrations des exemples les plus marquants de cette période, accompagnées d'essais rédigés par des critiques et des historiens de l'art. En tant que fenêtre ouvrant sur la psychologie des grands artistes modernes, L'Art du XXe siècle est le livre indispensable à tout amateur d'art contemporain.

  • Un livre étrange et libre, qui rassemble entretien, photos, textes divers, documents d'archives et inédits de l'auteur haïtien le plus mystérieux, le plus fou et le plus libre. Auteur de plus d'une quarantaine d'ouvrages en tous genres : roman, poésie, théâtre, Frankétienne est aujourd'hui une des plus grandes figures de la littérature des Caraïbes. Pour l'écrivain Dany Laferrière, Frankétienne se présente de plus en plus comme un auteur « nobélisable ».

  • Sauvages, domestiques, familiers et aquatiques : initiez-vous au dessin d'animaux sur le vif, un art s'inscrivant dans la longue tradition du croquis en plein air tel que l'ont pratiqué tous les grands peintres. Cet ouvrage richement illustré vous invite à croquer les animaux dans leur contexte, partout où vous pourrez les observer : dans les champs et les rues, à la ferme, dans les zoos et les aquariums...

    Si dans d'autres thématiques le sujet est généralement immobile - architecture, paysage ou modèle vivant -, le croquis animalier est tout en mouvement. Il faut donc être capable de dessiner très rapidement, mais la récompense est là : le monde animal offre une infinie diversité de formes, de couleurs et de postures. C'est ce qui a fasciné l'auteur et qu'il vous transmet ici avec plaisir.

  • De La Rochelle, sa ville natale - où il revint sans cesse - à Paris, de la Côte d'Azur à la Vallée du Loir, de Venise à la Belgique et à la Hollande, de l'Algérie à l'Égypte, la vie romanesque d'un écrivain et peintre - un des plus grands orientalistes - parmi les plus admirés de son temps. Entre 1820 et 1876, le siècle défile, riche en convulsions politiques, en bouleversements économiques et sociaux, en révolutions artistiques. C'est dans cette France en ébullition - il vécut deux révolutions, un coup d'État signant les débuts du Second Empire, les guerres coloniales, la guerre de 70, la Commune de Paris, enfin l'avènement de la IIIe République - qu'Eugène Fromentin mène son destin d'homme libre et d'homme de foi, aussi fiévreux et amoureux que sage, d'une exigence égale dans ses deux arts. Auteur de Dominique, encensé par George Sand, Flaubert, Sainte-Beuve et bien d'autres, modèle pionnier de l'« écrivain voyageur », découvreur d'un certain Orient, il s'en fera le chantre par sa plume et son pinceau. Écrivain, son oeuvre est entrée dans La Pléiade. Peintre, il est représenté dans le monde entier : au Louvre, à Orsay, La Rochelle, mais aussi Londres, New York, Boston, Philadelphie, Saint-Pétersbourg ou Doha. C'est une figure unique de l'histoire artistique que ces pages font renaître. D'une plume brillante, quasi fraternelle pour son sujet, Patrick Tudoret brosse ici le roman d'une vie.
    Comme Fromentin, Patrick Tudoret a longtemps vécu à La Rochelle où il garde de solides attaches. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages parus notamment aux éditions de La Table Ronde (groupe Gallimard), chez Grasset ou aux Belles Lettres, et de pièces de théâtre jouées à Paris et en province. Docteur en science politique de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, il a aussi étudié la philosophie et l'esthétique. Ses livres lui ont valu plusieurs prix dont le Grand Prix de la Critique, en 2009. Son dernier roman, L'homme qui fuyait le Nobel , paru fin 2015 chez Grasset, a connu un vif succès, obtenant en 2016 le Prix Claude Farrère et le Prix des Grands Espaces.


  • 50 exercices pour explorer le thème de l'animal ; qu'il soit domestique ou sauvage, observé ou issu de l'histoire de l'art, insecte ou Minotaure...

    La collection "Les cahiers buissonniers" réunit une série de cahiers d'exercices dédiés à

  • Paul Cézanne (Aix-en-Provence, 1839 - 1906)
    Depuis sa mort il y a deux siècles, Cézanne est devenu le peintre le plus célèbre du XIXe siècle. Il naquit à Aix-en-Provence en 1839, et la plus belle période de sa vie fut sa prime jeunesse en Provence, qu'il passa en compagnie de Zola, également d'origine italienne. Suivant l'exemple de ce dernier, Cézanne partit pour Paris à l'âge de 21 ans. Il fut déserteur pendant la guerre franco-prussienne, partageant son temps entre la peinture en plein air et son atelier. Il déclara à Vollard, un marchand d'art : «Je ne suis qu'un peintre. L'humour parisien me donne du mal. Peindre des nus sur les rives de l'Arc [une rivière près d'Aix] c'est tout ce que je demande ». Encouragé par Renoir, l'un des premiers à l'apprécier, il exposa avec les impressionnistes en 1874 et en 1877. Il fut reçu avec une dérision qui le blessa. L'ambition de Cézanne, selon ses propres paroles, était «de faire de l'impressionnisme quelque chose d'aussi solide et de durable que les peintures des musées ». Son but était d'atteindre au monumental par un langage moderne de tons incandescents et vibrants. Cézanne voulait reproduire la couleur naturelle d'un objet et l'harmoniser avec les variations de lumière et d'ombre qui tendent habituellement à le détruire ; il désirait élaborer une échelle de tons capables d'exprimer la masse et le caractère de la forme. Cézanne aimait peindre des fruits, parce que c'étaient des modèles dociles et qu'il travaillait lentement. Il ne cherchait pas à reproduire la pomme. Il gardait la couleur dominante et le caractère du fruit, mais amplifiait l'attrait émotionnel de sa forme par un agencement de tons riches et harmonieux. C'était un maître de la nature morte. Ses compositions de fruits et légumes sont véritablement impressionnantes : elles ont le poids, la noblesse, le style des formes immortelles. Aucun autre peintre n'a jamais accordé à une pomme de conviction aussi ardente, de sympathie aussi authentique, ni d'intérêt aussi prolongé. Aucun autre peintre de ce talent n'a jamais réservé dans ses natures mortes ses impulsions les plus fortes à la création de choses nouvelles et vivantes. Cézanne rendit à la peinture la prééminence du savoir - de la connaissance des choses - une qualité essentielle à tout effort créatif. A la mort de son père, en 1886, il devint riche, mais ne changea rien à son train de vie frugal. Peu après, Cézanne se retira définitivement dans sa propriété en Provence. Il fut sans doute le peintre le plus solitaire de son temps. Parfois, il était saisi d'une curieuse mélancolie, d'un noir désespoir. Avec le temps, il devint plus sauvage et exigeant, détruisant des toiles, les jetant dans les arbres par la fenêtre de son atelier, les abandonnant dans les champs, les donnant à son fils pour qu'il en fasse des puzzles, ou aux gens d'Aix. Au début du XXe siècle, quand Vollard débarqua en Provence avec l'intention de spéculer en achetant tous les Cézanne qu'il pouvait emporter, les paysans des environs, apprenant qu'un guignol de Paris cherchait à gagner de l'argent avec des vieilles toiles, se mirent à produire dans leurs granges tout un tas de natures mortes et de paysages. Le vieux Maître d'Aix fut submergé par la joie. Mais la reconnaissance vint trop tard. En 1906, il succomba à une fièvre contractée alors qu'il peignait sous une pluie diluvienne.

  • Arttitude 3

    Frédéric Claquin


    Arttitude est une collection dédiée aux arts graphiques contemporains. Véritable cahier de tendance regroupant des artistes issus de l'illustration, du Street art, de la photo, de la peinture, de la customisation d'objets ou du dessin, cet ouvrage

  • Ferdinand Victor Eugène Delacroix (Saint-Maurice, 1798 - Paris, 1863)
    Delacroix fut l'un des plus grands coloristes du XIXe siècle. La couleur était pour lui un moyen d'expression déterminant, qui avait la préséance sur la forme et les détails. Il parlait à l'oeil, moins à la raison. Il se nourrissait des oeuvres des coloristes du Louvre, en particulier de Rubens. Spirituellement, Delacroix s'inscrivait au coeur du mouvement romantique qui s'était répandu en Europe, se nourrissant de Goethe, Scott, Byron et Victor Hugo. Sa propre nature romantique s'enflammait au contact des leurs ; il était possédé par leurs âmes et devint le premier peintre romantique. Il tira nombre de ses sujets de ses poètes préférés, non pour les transposer dans des illustrations littérales, mais pour faire s'exprimer à travers son propre langage pictural les émotions les plus vives du coeur humain.
    Par ailleurs, c'est généralement dans les rapports entre plusieurs personnages, en d'autres termes dans le drame, que Delacroix trouvait l'expression naturelle et saisissante de ses idées. Son oeuvre n'est qu'un immense poème polymorphe, à la fois lyrique et dramatique, sur les passions violentes et meurtrières, qui fascinent, dominent et déchirent l'humanité. Dans l'élaboration et l'exécution des pages de ce poème, Delacroix ne renonce à aucune de ses facultés d'homme ou d'artiste, dont la vaste intelligence rejoint les pensées des plus grands de l'histoire, des légendes et de la poésie. Au contraire, il se sert de son imagination fiévreuse, toujours sous le contrôle d'un raisonnement lucide et du sang froid, de son dessin
    expressif et vivant, de ses couleurs fortes et subtiles, parfois dans une harmonie âpre, parfois éclipsées par cette note «sulfureuse » déjà observée par ses contemporains, pour produire une atmosphère d'orage, de supplication et d'angoisse. La passion, le mouvement et le drame ne doivent pas forcément engendrer le désordre. Avec Delacroix comme avec Rubens, il plane au-dessus de ses représentations les plus tristes, au-dessus du tumulte, des horreurs et des massacres, une espèce de sérénité qui est le signe de l'art et la marque d'un grand esprit.

  • Le légendaire Frankétienne présente Chaophonie, un ouvrage testamentaire, réflexion sur le temps, l'écriture et la ville, sous la forme d'une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain de Port-au-Prince roule en échos, éclatant en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.

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