• Rien de plus fort que l'amour d'une mère.
    Kate Madison est à la tête d'une boutique de vêtements florissante à SoHo, en plein coeur de New York. Veuve, elle a élevé seule ses quatre enfants et les voit désormais faire leurs propres choix, parfois à son plus grand désarroi.
    L'aînée, Isabelle, brillante avocate, succombe au charme d'un de ses clients, impliqué dans une affaire criminelle. Julie, elle, croit avoir rencontré l'homme idéal, qu'elle épouse et suit à Los Angeles après avoir tout abandonné derrière elle. Justin vit difficilement de sa plume et désire ardemment un enfant avec son partenaire, bien qu'ils ne soient pas prêts à assumer une telle responsabilité. La pression aura-t-elle raison de leur relation ? Quant à Willie, le benjamin, il s'investit dans une histoire d'amour qui les surprendra tous...
    Si Kate ne peut empêcher ses enfants de commettre des erreurs, elle apprendra que le plus important est d'être là pour eux, quoi qu'il arrive...

  • La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l'art.
    Alors que l'Empire ottoman s'effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
    Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
    du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
    " Qu'est-ce que la beauté ? "
    Il ne sait pas encore qu'il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l'homme le plus riche et le plus puissant de la planète... et le plus grand collectionneur de tous les temps.
    Inspiré de faits réels, L'Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde - et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l'un des grands écrivains contemporains.

  • Une saga familiale ambitieuse et ludique sous la forme de poupées russes.1999 : Bienvenue à Laurelfield, vaste demeure du Midwest et partez à la rencontre de ses propriétaires ancestraux, les Devohr. Il y a Zee, une marxiste qui méprise la richesse de ses parents, tout en vivant dans leur maison avec son mari Doug ; sa mère Grace, qui prétend pouvoir tout savoir d'une personne en regardant ses dents ; et son beau-père Bruce, occupé à faire des réserves pour l'arrivée imminente de l'an 2000. Et puis il y a Violet, son arrière-grand-mère, qui se serait suicidée quelque part dans cette grande maison et dont le portrait est toujours accroché dans la salle à manger.
    1955 : Grace et son mari violent George emménagent à Laurelfield. Rapidement, elle remarque des détails étranges qu'elle considère comme des présages d'événements à venir. Sa vie commence alors à changer...
    1929 : Laurelfield est une colonie d'artistes hétéroclite et bohèmes où se retrouve la fine fleur de la création artistique de l'époque. Le petit groupe passe son temps entre poursuites artistiques et débauche sous les yeux du portrait de Violet Devhor, qui hanterait les lieux.
    "Une saga familiale [...] ainsi que le quotidien de ses habitants excentriques." (LH Spécial, 11/12/20)

  • " Basique ", " Tout va bien ", " La Terre est ronde " ont fait de lui un classique d'une chanson française qui rime avec rap.
    La première biographie du génie nonchalant du rap françaisIl se fait connaître sur internet en 2008. L'année suivante, il enregistre son premier album,
    Perdu d'avance, où chansons provocatrices, jeux de mots tendancieux et une chute coup de poing le font remarquer. S'il s'attire les foudres d'une partie du public, des médias et de la classe politique, il s'impose comme un acteur de la scène française.
    Né le 1er août 1982 à Alençon dans l'Orne, de son vrai nom Aurélien Cotentin, le rappeur maîtrise l'art de décrire ses contemporains avec acuité. Assagi, mais toujours incisif, il confirme son talent de portraitiste avec l'album
    Le Chant des sirènes (2011), qui suscite l'adhésion des jeunes de sa génération dont il dépeint le quotidien dans un monde en bouleversement. " Basique ", " Tout va bien ", " La Terre est ronde "...
    De titre en titre, enregistrés en solo ou avec ses amis rappeurs, il impose son personnage de loser nonchalant, doté d'une plume agile et d'un humour décalé.
    Sacré " rappeur le plus sexy du monde ", le trentenaire caennais souvent comparé à Renaud pour son art de décrire " la classe moyenne, moyennement classe, où tout le monde cherche une place ", comme il le chante dans " La place ", est aujourd'hui une référence.
    Fruit d'une enquête menée auprès de ses proches, de ses amis rappeurs, des professionnels et des fans, la première biographie consacrée à un artiste devenu aussi acteur et réalisateur.

  • Une prison dorée
    À 19 ans, Natasha Leonova mourait littéralement de faim dans les rues de Moscou lorsqu'elle fut sauvée par Vladimir Stanislas, l'homme le plus riche de Russie. Un miracle pour la jeune femme qui depuis vit aux côtés de ce grand amateur d'art dans un luxe inouï, avec pour seule contrepartie de plaire à Vladimir, de satisfaire ses moindres désirs, et surtout de ne poser aucune question.
    À Saint-Paul-de-Vence, dans le célèbre restaurant décoré des tableaux de Lorenzo Luca, Vladimir est captivé par une oeuvre que la veuve du peintre refuse obstinément de lui vendre. Pour sa part, le fils de Lorenzo, Théo, artiste lui-même, rencontre pour la première fois la délicieuse Natasha. L'attraction entre les jeunes gens est immédiate.
    Durant des semaines, étourdi de désir pour cette femme inaccessible, Théo peint sans relâche le portrait de Natasha. Quant à Vladimir, il se jure d'obtenir le tableau de Lorenzo, à n'importe quel prix. Natasha, elle, qui ne peut se permettre aucun faux pas, commence à rêver de l'impossible : un monde où elle serait totalement libre.

  • Si la bête s'éveille

    Frédéric Lepage

    • Plon
    • 4 Février 2021

    Adam et le singe capucin se regardent droit dans les yeux. Lui ne voit plus en Clara un animal, mais un homoncule, une sorte d'enfant dépravé, une version dégradée et corrompue de tous les ancêtres de l'homme. L'animal en lui jauge l'homme en elle. Ce regard si sombre lui fait perdre ses repères. La peur le gagne, non celle des sévices qu'elle va lui faire subir, mais l'épouvante de ne plus savoir à quelle catégorie du vivant il appartient.
    Adam, un jeune enquêteur du NYPD victime d'un inexplicable règlement de compte. Un crime atroce commis dans un immeuble maudit, le Dakota. Un singe auxiliaire de vie, censé aider le flic. Et soudain, entre eux, une haine incompréhensible. Le cauchemar peut commencer...
    Arrive-t-on, lorsqu'on cherche l'animal en l'homme, à confondre les assassins ? Le mystère sera-t-il résolu avant que la bête s'éveille ?
    Récit haletant, inattendu et terriblement original, Si la bête s'éveille est un véritable
    page-turner. Frédéric Lepage dompte les mots comme personne.

  • Une biographie du chanteur de " Comme un avion sans ailes " et " Je suis ton ami " (de Toy Story), CharlÉlie Couture, également plasticien, peintre et photographe. Le portrait d'un artiste protéiforme que son public a toujours suivi.
    Élevé à Nancy dans un milieu bourgeois, CharlÉlie Couture sort diplômé des Beaux-arts en 1978, après avoir consacré sa thèse de fin d'études à la " polymorphie de l'esprit ", enregistrant à cette occasion Douze chansons dans la sciure, son premier 33 tours autoproduit. Peintre, photographe, musicien, plasticien, chanteur, mais aussi et avant tout poète, CharlÉlie entame la construction de son oeuvre en dehors de tout sentier balisé.
    Deux ans plus tard, il est le premier français à rejoindre le label Island Records. En 1981, son album Poèmes rock dont est extrait le titre " Comme un avion sans ailes " lui vaut la reconnaissance. Plusieurs disques d'or récompensent son ascension fulgurante et le chanteur devient alors incontournable dans le paysage rock français. Débute une période de recherche et de quête artistique durant laquelle CharlÉlie déroute parfois critique et public, sans jamais sacrifier aux considérations mercantiles. Les Naïves, en 1994, lui permet de renouer avec le succès populaire. Insaisissable, il décide de partir vivre à New York en 2004 pour se consacrer pleinement à la peinture. Installé avec femme et enfants à Manhattan, il ouvre sa propre galerie tout en continuant la musique, avant de rentrer définitivement en France après l'élection de Donald Trump.
    À travers les témoignages de proches, d'amis, d'artistes ou de musiciens, mais aussi grâce aux entretiens menés avec CharlÉlie lui-même, David Desvérité retrace dans ce livre l'intégralité du parcours de cet artiste hyperactif et exigeant. S'y dessine le portrait d'un musicien humaniste auquel son public est toujours resté fidèle, d'un stakhanoviste de la création ne jurant que par le travail et l'abondance.

  • Serge Lama

    Lomig Guillo

    La biographie incontournable du stentor le plus populaire de France !
    On le connaît sous le nom de Serge Lama, mais avant d'être l'artiste accompli et multiple, la personnalité exubérante, l'immense interprète et l'auteur de talent qu'on connaît, Serge Chauvier est surtout un homme entier et complexe à la vie fascinante, faite de tragédies et de victoires arrachées de haute lutte, qui a côtoyé les plus grands jusqu'à en devenir un lui-même.
    Barbara, George Brassens, Enrico Macias, Michel Drucker, Juliette Greco, tous ont fait partie de sa vie et ont assisté à la montée en puissance de celui qui dès son plus jeune âge, prêta serment de fidélité à la scène. Cela aurait pu s'arrêter en 1965, alors que le jeune Serge frôle la mort dans un accident de voiture dans lequel décède sa compagne de l'époque. Inarrêtable, après un an de lutte, il reprend son ascension sans jamais rien laisser au hasard. Disque d'or en 1973 avec son tube Je suis malade, celui qui avait déjà connu le succès avec ses chansons Superman, C'est toujours comme ça la première fois ou encore la compilation Les Ballons rouges, se lance quelques années plus tard dans l'oeuvre de sa vie, la comédie musicale Napoléon, et tout cela sans jamais tourner le dos à la scène.
    Sur la base d'une enquête fouillée et d'une série d'entretiens avec son entourage, Lomig Guillo retrace avec brio la vie et la carrière de cet homme-artiste indispensable à la chanson française. On connaît Serge Lama chanteur, auteur, comédien... découvrez l'homme derrière l'artiste.

  • Nous connaissons tous les peintures de la préhistoire. Mais connaissez-vous l'histoire de ceux qui les réalisaient ?

    Taar a un rôle déterminant au sein de son clan : il dessine les dieux-animaux pour s'attirer leurs faveurs et assurer une chasse fructueuse. Lorsqu'il rend son dernier souffle, c'est à son apprenti, Ibbhô, de reprendre le flambeau. À son tour, il doit devenir celui-qui-dessine-les-dieux.

    Mais, quand le chaman et son fils jaloux décident de monter le clan contre lui, Ibbhô est contraint de fuir... Pourchassé, il se lance alors dans une quête mystérieuse : découvrir la Grande Grotte, dernier refuge des artistes, dont Taar lui a tant parlé.

    Parviendra-t-il au bout de son périple avant que ses poursuivants ne le rattrapent ?

  • Les tribulations d'une New-Yorkaise bien décidée à vivre selon ses propres règles.
    Autour d'Andréa, célibataire légèrement alcoolique ayant renoncé à sa vocation artistique, tout le monde semble avoir une idée bien précise de ce que signifie " être adulte " : Indigo, sa meilleure amie, a choisi de se marier, son frère vient de devenir papa, et son ami Matthew consacre tout son temps à la peinture en espérant percer un jour.
    Pour Andréa, la vie d'adulte ressemble surtout à une lutte permanente. À l'ombre de l'Empire State Building, elle cherche sa voie. Comment tracer son chemin à New-York quand on aime les pas de côté ? Existe-t-il vraiment un âge de raison ?
    " Un régal. "
    /> Elle (US)
    " Un roman intelligent, addictif, hilarant et pertinent ! "
    The Washington Post " Bravo à Attenberg, qui, de manière hilarante et honnête, raconte l'histoire d'une femme qui veut ce qu'elle veut et non ce qu'elle devrait vouloir. "
    Marie Claire (US)

  • On le connaît d'abord par ses châteaux, mais comme le soulignait Jacques Bainville, « il serait difficile de compter ce que doit la littérature à la légende de ce malheureux roi ». Louis II, le roi fou, a vécu dès sa jeunesse dans l'exaltation de ses rêves caressés par la musique wagnérienne. « Se trouvera-t-il le prince qui rendra possible la représentation de mon oeuvre ? » demandait Wagner en tête de la Tétralogie. Louis II voulut être ce prince-là : dès qu'il monte sur le trône, il envoie à Wagner un anneau de fidélité, sa photographie en roi adolescent et une lettre pleine de flamme. Wagner vient à Munich : les châteaux en Espagne deviennent des châteaux réels. Dans un enthousiasme délirant, Bayreuth, le théâtre de rêve, sort de sa terre, suivi des châteaux de rêve de Hohenschwangau, Herrenchiemsee, Neuschwanstein... Ce sont les décors de la vie extraordinaire du roi de Bavière Louis II, protecteur de Wagner, fou de musique et d'architecture, qui mit à sac les caisses du royaume et qui se noya volontairement en 1886, parmi les cygnes du lac de Starnberg.

  • J'avais un goupil de rêve, queue touffue, touffue, oreilles tachées de noir, ils l'ont tué. S'ils avaient pu, ils nous auraient tous tués, mais nous étions partis dans les montagnes, là où ils ne pouvaient pas nous tuer. Nous attendions la neige, comprenez-vous, on ne peut pas tuer dans la neige des monts. Ils avaient beau faire des comptes, entamer des procédures, faire durer le plaisir, clamer leurs bonnes raisons sur tous les toits en brandissant des preuves plus fausses les unes que les autres, ils ne pouvaient pas nous tuer. Brandir des preuves aux assises ? Le roman est un drôle de rêve, tellement faux qu'il a vraiment l'air vrai. On ne prépare pas plus la venue d'un roman qu'on ne prépare celle d'un rêve. On voit. Ou pas. Un homme de haute stature se lave les mains... Antonia Pozzi le savait : C'est l'hiver - mon âme - C'est l'hiver. (P. R.)

  • " Virago : Femme guerrière, forte et courageuse. Héroïne. " Ovide (Ier siècle av. J. -C.) " Virago : n. f. Péjoratif. Femme d'allure masculine, autoritaire et criarde. " Le Larousse (XIXe siècle)Vous en conviendrez, la définition du terme " virago " a légèrement glissé en quelques siècles... Bon, ok, soyons francs : elle n'a plus rien à voir avec sa signification originelle. Il est désormais temps de redorer le blason de ce mot et, surtout, de celui de toutes les viragos de l'Histoire !
    Dans cet ouvrage inspiré de la série vidéo à succès " Virago ", Aude Gogny-Goubert et Adrien Rebaudo dressent le portrait de plus de 70 femmes qui ont fait des choses extraordinaires, et dont on a peu - voire jamais - entendu parler.
    Qu'elles soient politiciennes, astronautes, peintres, scientifiques, danseuses... toutes ont transcendé leur condition, leur religion, leur époque ou leur milieu social pour faire bouger les lignes et changer le cours de l'Histoire.
    Thérèse Clerc, Wangari Maathai, Fatima al-Fihriya, Elizabeth Blackwell, Grisélidis Réal...

  • Le XXIe siècle a fait de l'Art contemporain un acteur incontournable des relations internationales. Véhicule privilégié du soft power, il constitue un moyen d'influence au service du rayonnement des grandes puissances. Aude de Kerros analyse les liens entre création artistique et géopolitique, de 1945 à nos jours. Elle décrit notamment avec précision les événements marquants de la dernière décennie et leurs conséquences : la mondialisation des transactions, la transparence du marché de l'art - dévoilé par les nouvelles technologies de l'information -, l'entrée sur le marché du monde non occidental, toutes choses troublant l'ordre établi et défiant les prédictions d'une uniformisation pacifique et rentable de l'art par le monde occidental.

    Cet ouvrage très documenté produit une réflexion vivante : il souligne l'évolution des méthodes d'influence des différentes puissances tout en décrivant la construction du système international de l'art, parvenu au contrôle complet du marché, mais aussi le processus de son dépérissement, dû à l'enfermement. Comment résister à la permanence des civilisations et à leur capacité d'adaptation, en même temps qu'à la révolution technologique qui permet l'émergence d'autres connections ? C'est d'un nouveau monde de l'art dont il est question, aux contours inédits.

  • Paul Cézanne (Aix-en-Provence, 1839 - 1906)
    Depuis sa mort il y a deux siècles, Cézanne est devenu le peintre le plus célèbre du XIXe siècle. Il naquit à Aix-en-Provence en 1839, et la plus belle période de sa vie fut sa prime jeunesse en Provence, qu'il passa en compagnie de Zola, également d'origine italienne. Suivant l'exemple de ce dernier, Cézanne partit pour Paris à l'âge de 21 ans. Il fut déserteur pendant la guerre franco-prussienne, partageant son temps entre la peinture en plein air et son atelier. Il déclara à Vollard, un marchand d'art : «Je ne suis qu'un peintre. L'humour parisien me donne du mal. Peindre des nus sur les rives de l'Arc [une rivière près d'Aix] c'est tout ce que je demande ». Encouragé par Renoir, l'un des premiers à l'apprécier, il exposa avec les impressionnistes en 1874 et en 1877. Il fut reçu avec une dérision qui le blessa. L'ambition de Cézanne, selon ses propres paroles, était «de faire de l'impressionnisme quelque chose d'aussi solide et de durable que les peintures des musées ». Son but était d'atteindre au monumental par un langage moderne de tons incandescents et vibrants. Cézanne voulait reproduire la couleur naturelle d'un objet et l'harmoniser avec les variations de lumière et d'ombre qui tendent habituellement à le détruire ; il désirait élaborer une échelle de tons capables d'exprimer la masse et le caractère de la forme. Cézanne aimait peindre des fruits, parce que c'étaient des modèles dociles et qu'il travaillait lentement. Il ne cherchait pas à reproduire la pomme. Il gardait la couleur dominante et le caractère du fruit, mais amplifiait l'attrait émotionnel de sa forme par un agencement de tons riches et harmonieux. C'était un maître de la nature morte. Ses compositions de fruits et légumes sont véritablement impressionnantes : elles ont le poids, la noblesse, le style des formes immortelles. Aucun autre peintre n'a jamais accordé à une pomme de conviction aussi ardente, de sympathie aussi authentique, ni d'intérêt aussi prolongé. Aucun autre peintre de ce talent n'a jamais réservé dans ses natures mortes ses impulsions les plus fortes à la création de choses nouvelles et vivantes. Cézanne rendit à la peinture la prééminence du savoir - de la connaissance des choses - une qualité essentielle à tout effort créatif. A la mort de son père, en 1886, il devint riche, mais ne changea rien à son train de vie frugal. Peu après, Cézanne se retira définitivement dans sa propriété en Provence. Il fut sans doute le peintre le plus solitaire de son temps. Parfois, il était saisi d'une curieuse mélancolie, d'un noir désespoir. Avec le temps, il devint plus sauvage et exigeant, détruisant des toiles, les jetant dans les arbres par la fenêtre de son atelier, les abandonnant dans les champs, les donnant à son fils pour qu'il en fasse des puzzles, ou aux gens d'Aix. Au début du XXe siècle, quand Vollard débarqua en Provence avec l'intention de spéculer en achetant tous les Cézanne qu'il pouvait emporter, les paysans des environs, apprenant qu'un guignol de Paris cherchait à gagner de l'argent avec des vieilles toiles, se mirent à produire dans leurs granges tout un tas de natures mortes et de paysages. Le vieux Maître d'Aix fut submergé par la joie. Mais la reconnaissance vint trop tard. En 1906, il succomba à une fièvre contractée alors qu'il peignait sous une pluie diluvienne.

  • Les recherches entreprises sur l'histoire du "deuxième sexe" ne cessent de révéler des parcours de vie exceptionnels dans des univers souvent hostiles aux femmes.

    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière une cinquantaine de personnalités remarquables des XIXe et XXe siècles, à l'avant-garde de leur temps dans les domaines de la littérature, de la politique, des sciences, des arts et de l'action.

    Célébrissimes ou moins connues, issues de tous les continents, elles se dévoilent sous les plumes conjuguées d'une historienne et d'une artiste. Autant de diptyques associant un visage à une histoire, de Colette à Germaine Tillion, en passant par Mère Teresa, Ella Fitzgerald ou encore Eleanor Roosevelt.

  • Applaudi dans le monde entier, célébré par le grand public comme les spécialistes, Alexandre Tharaud est un enfant chéri du piano français. C'est à travers sa discographie qu'il s'est révélé et qu'il a défini sa figure d'artiste unique : une trentaine d'enregistrements, singulièrement variés et imaginatifs. Car aux côtés de ses nombreux disques consacrés à Chopin, Bach et Schubert, d'autres reposent sur des choix plus inattendus : interpréter Rameau au piano, défendre le trop discret Chabrier, replacer Satie à la hauteur qui est la sienne, ressusciter le fameux Boeuf sur le toit. Sans rompre avec la grande tradition pianistique, le parcours d'Alexandre Tharaud bouscule les habitudes. Par souci d'être utile, par fantaisie et par goût des correspondances inattendues, ce virtuose estompe les frontières traditionnelles - peut-être car ses idoles se nomment Bach et Barbara, Rachmaninov et Wiéner. Alexandre Tharaud a rêvé puis façonné chacun de ses enregistrements, comme un créateur polit chaque détail d'une oeuvre. Salués par la critique internationale, ces disques forment un ensemble dont la cohérence apparaît aujourd'hui avec évidence, révélant la trajectoire d'un artiste aussi libre que déterminé. Alors que paraît son nouvel enregistrement Autograph, Alexandre Tharaud se prête à un tour d'horizon de sa discographie dans ces entretiens avec Nicolas Southon. Au fil de la conversation, il évoque ses répertoires de prédilection, explique la logique de ses choix artistiques, révèle les secrets du travail de studio, et se remémore l'enfant qu'il était, fasciné déjà par le disque. Plus généralement il raconte son parcours d'artiste, son rapport ambivalent à l'instrument, ses débuts difficiles et la vie de soliste, synonyme de solitude.

  • Dalí, Salvador (Figueras, 1904 - Torre-Galatea, 1989)
    Peintre, artiste, créateur d'objets, écrivain et cinéaste, il est connu du public comme un des représentants majeur du surréalisme. Buñuel, Lorca, Picasso, Breton... : ces rencontres constituent autant d'étapes dans la carrière de Dalí. Réalisé avec Buñuel, le film Un chien andalou marque son entrée officielle dans le groupe des surréalistes parisiens où il rencontre Gala, la femme d'Éluard, qui deviendra sa compagne et son inspiratrice. Entre cet artiste éclectique et provocateur et les surréalistes parisiens, les relations se tendront progressivement à partir de 1934 jusqu'à la rupture avec Breton, cinq ans plus tard. Pourtant, l'art de Dalí relève bien de l'esthétique surréaliste dont il a conservé le goût pour le dépaysement, l'humour et l'imagination.

  • Les accords et dissonances d'une vie portée par la musique.
    Cass Wheeler, chanteuse et auteur-compositeur, a connu un immense succès au début des années 1970 grâce à ses ballades à la guitare, avant de disparaître mystérieusement de la scène
    artistique.
    Des années plus tard, Cass décide de retourner dans le studio de musique accolé à sa maison. En une journée, à la fois terriblement ordinaire et complètement extraordinaire, elle va choisir seize chansons parmi les centaines écrites au cours de sa carrière, et créer un album de ses plus beaux titres. Chacune des mélodies, liée à une époque et un instant, va plonger Cass dans les souvenirs et l'amener à retracer, au fil des décennies, les joies et les épreuves qui ont jalonné son existence.
    Peu à peu, se dessine le portrait bouleversant d'une femme libre, tout à la fois fille, mère, amante et artiste.
    " Une histoire formidable - émouvante, tendre et chargée d'espoir. "
    Sunday Mirror


  • Et si les clés du succès de tout artiste désireux de promouvoir son oeuvre résidaient dans l'application de quelques règles fondamentales de marketing et de business ? En effet, la logique entrepreneuriale, loin de heurter la dimension artist

  • KEROSENE

    Rose

    • Ipanema
    • 3 Octobre 2019

    ROSE présente KEROSENE, son premier ouvrage dans lequel elle prolonge les confidences de l'album éponyme disponible en septembre 2019. Un roman autobiographique et un disque faux jumeaux dans lequel 13 chapitres répondent en écho aux 13 chansons.
    Un récit évoquant à la fois l'abîme dont a échappé l'auteur et quelques tabous au féminin : l'alcool, la drogue et le sexe.
    ROSE présente KEROSENE, son premier livre, dans lequel elle prolonge les confidences qu'elle a pour habitude de faire en chansons et notamment dans l'album éponyme sorti le 20 septembre 2019. Un roman autobiographique et un disque faux jumeaux, où les 13 chapitres répondent en écho aux 13 chansons et racontent de quel abîme a réchappé leur auteur. L'un en vers et l'autre en prose, ils tentent de faire tomber quelques tabous : l'alcool, la drogue et le sexe au féminin.
    Ces dernières années, elle a vécu à l'écart de son métier d'artiste jusqu'à le remettre en question, elle allait de plus en plus mal et nous l'ignorions.
    Dans KEROSENE, ROSE revient sur ces Années diaboliques, cellesqui la poussaient à poursuivre ses déambulations jusqu'au lever du soleil, après une nuit de plus sous le signe du chaos.
    Et puis est venu le moment où ROSE s'est sentie plus qu'épuisée et mise en danger par son double frénétique, maléfique, qui l'a poussée dehors toutes les nuits, à fréquenter l'infréquentable, boire un dernier verre, tracer des lignes blanches à l'infini, s'abandonner dans des lits de hasard. Elle a alors trouvé le courage de tout (re)commencer, elle a redécouvert la pulsion de vie salvatrice qui lui faisait défaut, et s'est élancée à grandes enjambées vers la réconciliation.
    ROSE a ensuite eu besoin de mettre des mots sur ce parcours, ces obstacles, de les partager. Et pour une fois elle n'a pas écrit que des chansons. C'est dans un manuscrit qu'elle a souhaité en dire plus, raconter plus encore de son existence cabossée que ce qu'elle ose habituellement chanter. Au-delà de sa musique, ROSE s'épanche sans masque ni retenue, dans ce livre sincère, poignant, drôle et émouvant.
    Rose est de retour, et c'est Keren qui la raconte.
    Rose/Keren : voici KEROSENE.

  • Savez-vous pourquoi vous n'obtenez pas le résultat escompté avec vos couleurs ? Pourquoi vos peintures craquèlent au séchage ? Pourquoi il y a du miel dans les aquarelles ? Pourquoi l'huile de lin est plus siccative que celle de carthame ? Non ? Alors, ce livre est fait pour vous !

    Fruit de la rencontre d'un artiste peintre de talent et de la créatrice des couleurs à l'huile et des aquarelles de la marque Isaro, La couleur expliquée aux artistes offre toutes les connaissances indispensables pour bien choisir ses nuances et se constituer une palette harmonieuse composée de couleurs dont l'histoire et les spécificités n'auront plus de secrets pour vous.

    En plus de notions de base sur les couleurs, cet ouvrage clair et abondamment illustré dévoile les caractéristiques des pigments, leurs procédés de fabrication, mais aussi les particularités des principales couleurs à l'huile et aquarelles. Autant d'outils qui vous permettront de penser votre oeuvre dans son intégralité et de maîtriser pleinement votre art.

    Attention : la version originale de cet ebook est en couleur. Lire ce livre numérique sur un support de lecture noir et blanc peut en réduire la pertinence et la compréhension

  • 50 exercices pour découvrir l'oeuvre de ce "fou de dessin", aborder l'estampe japonaise et plus largement les correspondances artistiques entre l'Asie et l'Occident.

    Attention : La version ePub de ce livre numérique est en fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce que votre tablette ou ordinateur supporte ce type de format.

  • Goya

    Collectif

    Francisco de Goya y Lucientes (Fuentetodos, 1746 - Bordeaux, 1828)
    Goya est peut-être le peintre le plus accessible entre tous. Son art, comme sa vie, est un livre ouvert. Il ne cachait rien de ses contemporains, et leur offrait son art avec la même franchise. L'entrée dans son monde n'est pas barricadée de difficultés techniques. Il prouva que si un homme a la capacité de vivre et de multiplier ses expériences, de se battre et de travailler, il peut produire un grand art sans besoin de recourir au décorum classique, ni à la décence traditionnelle. Il naquit en 1746, à Fuendetodos, un petit village de montagne d'une centaine d'habitants. Enfant, il travailla dans les hamps avec ses deux frères et sa soeur, jusqu'au moment où son talent pour le dessin mit fin à sa misère. A 14 ans, soutenu par un riche bienfaiteur, il partit pour Saragosse, afin d'étudier auprès d'un peintre de cour, et plus tard, à l'âge de dix-neuf ans, pour Madrid. Jusqu'à son trente-septième anniversaire, si l'on omet des dessins de tapisserie d'une qualité décorative méconnue et cinq petits tableaux, Goya ne peignit rien de significatif. En revanche, une fois qu'il eut dominé ses énergies récalcitrantes, il produisit des chefs - d'oeuvre avec la vélocité d'un Rubens. Sa nomination à la cour fut suivie d'une décennie d'activité incessante - des années de peinture et de scandales - entrecoupée de périodes de maladie. Les esquisses de Goya démontrent une maîtrise du dessin de premier ordre. En peinture, il est, comme Velàzquez, plus ou moins tributaire de son modèle, mais non pas à la manière détachée de l'expert en nature morte. Si une femme est laide, il fait sienne son indigne laideur ; si elle est séduisante, il met en scène son charme. Il préfère terminer ses portraits en une seule séance de pose et être un tyran pour ses modèles. Comme Velàzquez, il se concentre sur les visages, mais il dessine ses têtes avec astuce, et les construit grâce à des tons de gris transparents. Des formes monstrueuses habitent son univers en noir et blanc : ce sont ses productions les plus profondément réfléchies. Ses figures fantastiques, comme il les appelle, nous remplissent d'un sentiment de joie ignoble, exacerbent nos instincts démoniaques, et nous transportent dans des délires de destruction peu charitables. Son génie atteint des sommets dans ses dessins des horreurs de la guerre. Placée à côtés des oeuvres de Goya, n'importe quelle autre image de guerre fait figure d'étude sentimentale de la cruauté. Il évite les actions éparpillées sur le champ de bataille et se confine dans des scènes de boucherie isolées. Nulle part il n'a obtenu une telle maîtrise de la forme et du mouvement, des gestes aussi dramatiques et des effets d'ombre et de lumière aussi ahurissants. Goya a rénové et innové dans toutes les directions.

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