• Avant que j'oublie

    Anne Pauly

    • Lizzie
    • 14 Janvier 2021

    PRIX LIVRE INTER 2020 "La mort d'un être cher ou comment faire l'inventaire d'une vie sur le mode tragicomique. Iun très touchant premier roman." - Le Matricule des anges
    Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragicomédie du quotidien, un " gros déglingo ", dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feu son épouse. Mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy, et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il faut bien faire quelque chose, à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille, la narratrice, qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.

  • Jour zéro

    Stéphanie Braquehais

    Assez des réveils poisseux. Des trous noirs. Un matin, elle décide d'arrêter l'alcool. C'est le jour zéro. Le début d'une vie nouvelle qu'elle retrace dans un journal.
    L'alcool désinhibe, rend tout-puissant, décuple les sensations. Un petit verre pour oublier ses soucis, un apéro qui l'air de rien se prolonge... Où se situe la frontière entre bien boire et trop boire ? À quel moment l'alcool prend-il trop de place dans notre vie ?
    Stéphanie Braquehais aborde ces questions de manière intime. En s'appuyant sur les neurosciences, elle cherche à comprendre les ressorts de l'addiction au féminin et les moyens d'y échapper.
    Un récit sans concession et plein d'humour pour reconquérir sa liberté.

  • À la mort tragique de leurs parents, Rose et Anne, soeurs jumelles, voient leur existence emprunter des chemins différents. Et quand le malheur frappe une nouvelle fois Rose, elle sombre pour de bon dans la drogue. Commence alors une descente une par une

  • Boire ou écrire, il faut choisir.
    " Hier, j'ai insulté mon éditeur par téléphone. Il paraît que j'étais ivre. C'est lui qui me l'a dit. Moi, je ne me souviens de rien. [...] Je lui ai posé la question : "Je ne vois pas pourquoi je vous aurais insulté ?' Il a répété calmement ce qu'il avait déjà dit posément : "Parce que vous étiez complètement saoul. - On ne va pas polémiquer là-dessus !' lui ai-je répondu. Il me semble avoir crié. Il me restait de l'alcool dans le sang. Je crois qu'on s'est quittés en bons termes. Il m'a demandé si le livre avançait. J'ai dit oui, mais non. Le livre n'avance pas. Ceci explique peut-être cela. "
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  • Samia est encore toute petite lorsqu'elle comprend qu'elle n'est pas la bienvenue dans cette riche famille musulmane où la présence d'une fille est une véritable punition d'Allah.

    Son père la domine, sa mère la rejette et ses deux frères aînés, conscients du traitement injuste dont elle est victime, ne peuvent rien pour elle. Elle est seule au monde, et lorsqu'on daigne s'adresser à elle, ce n'est jamais pour la porter aux nues.

    Elle n'a que seize ans lorsqu'on la marie malgré elle à un employé de son père. Un régime de terreur s'installe alors dans sa nouvelle demeure. Elle se tourne vers son père et sa mère pour obtenir de l'aide, mais elle reçoit toujours la même réponse: elle est une femme, et une femme doit respect et obéissance à son mari en n'importe quelle circonstance.

    Battue et violée à répétition, Samia ne peut s'appuyer que sur elle-même pour se sortir de ce cauchemar qui n'en finit plus. Les années passent et la situation ne fait que se détériorer. De surcroît, l'Algérie a basculé dans l'intégrisme religieux; l'usage du chantage et de la peur est devenu quotidien.

    Samia, maintenant mère de plusieurs enfants, n'a désormais qu'une seule idée en tête: fuir vers la liberté ; fuir pour respecter sa promesse faite à ses petits qu'un jour la lumière et la paix seront au menu tous les jours de leur vie.

    Mais sa route est jonchée de milliers d'obstacles et de dangers mortels...

  • En plein coeur des Alpes françaises, au monastère de la Grande-Chartreuse, une vingtaine de moines continuent de suivre la règle presque millénaire de leur Ordre : retrait du monde, cellules à peine chauffées par un petit poêle à bois, office de nuit à l'église, ils ne cessent de prier dans l'espérance de Dieu et pour le salut des hommes.
    Pourtant, non loin de là, à Voiron, une entreprise écoule chaque année plus d'un million et demi de bouteilles de la mystérieuse liqueur des Chartreux. Deux d'entre eux seulement connaissent la recette de ce nectar - 130 plantes, 55° - cachée dans les tréfonds du couvent, et les moines liquoristes veillent au maintien des méthodes traditionnelles de fabrication.
    Fascinée par ce contraste autant que par le destin tourmenté de l'Ordre, Emeline Wuilbercq a voulu en savoir plus. Et - miracle ! -, elle a réussi à gagner la confiance des religieux.
    Pour la première fois, une journalistepénètre l'univers des Chartreux
    et nous le fait découvrir

  • Le roman du deuil. La mère accompagne son fils mourant - qu'advient-il quand une mère impuissante assiste à la mort de son enfant? Comment poursuivre la route après? Les paysages ont-ils le même goût? Pour réparer tout cela et pour traverser les routes du monde, Virginia Pésémapéo Bordeleau a décidé d'écrire ce roman avec l'aide du fils décédé, dont la douce voix habite la mère. Leurs conversations alternent entre souvenirs et histoires de vie. Les enfances se mêlent autant que les douleurs. La romancière, grâce à ce roman, rend présente et vive l'absence. Un livre puissant, tendre et lumineux.

  • Béatrice a fui les disputes incessantes avec sa mère alcoolique pour percer les secrets qui entourent la bipolarité de sa grand-mère. Cette quête la place devant sa propre maladie et ses dépendances. Mais comme le courage est la vertu des guerrières, elle ira jusqu'au bout afin de trouver sa voie.

  • L'addiction, s'il vous plait !

    La Tum

    Tout d'abord, cet alcoolisme mondain, quotidien, intime autour duquel je flirte avec la dépendance.

    Et ce choc soudain quand on m'annonce que je suis atteint d'un cancer puis ce déclic ou cette prise de conscience quand finalement une pancréatite chronique vient prendre le relais.

    Abstinence ou mourir ?

    Une de mes meilleures décisions fut ce premier choix et bientôt sept années que je suis très heureux sans cette addiction. 

    Tant que je n'aurais pas perdu cette liberté de m'abstenir, je me considérais comme un ancien malade par l'alcool et non comme un ancien alcoolique.

    Je n'ai pas choisi cette maladie mais j'ai décidé de vivre avec. 

    La vie est belle. Il suffit juste de fermer les yeux et ne jamais baisser les bras.

  • La mal-aimée

    Elisa T.

    Faute de pouvoir tout effacer, les enfants violentés, une fois adultes, peuvent-ils aspirer normalement à être heureux? Leur carte du ciel est-elle à ce point immuable?

    Après Des fleurs sur la neige et Un noeud dans le coeur, Élisa va plus loin. Elle nous demande de la suivre dans sa vie d'adulte pour mieux nous faire voir jusqu'où une enfance malheureuse peut être dommageable psychologiquement pour la victime.


    Dans La Mal-aimée, l'auteure nous ouvre toutes grandes les pages de son journal intime et nous fait palper, en quelque sorte, sa difficile recherche d'affection. «J'ai mal à l'amour» dira celle que le bonheur a oubliée.


    À un moment de sa vie, Élisa T. découvre le livre Ces femmes qui aiment trop de Robin Norwood et s'y reconnaît de pied en cap. C'est après cette prise de conscience sur elle-même qu'elle écrira: «J'avais choisi pour compagnon de vie la réplique exacte d'Arthur. Arthur qui a gâché mon enfance, Arthur qui représente tout ce que je déteste, Arthur dont jusque-là je n'avais jamais pu comprendre comment ma mère avait pu le choisir et même ensuite l'épouser. Et pourtant, comme une véritable malédiction, j'avais inconsciemment refait le choix de ma mère.» Un peu après la parution de ce troisième livre, Élisa T. s'inscrira à des séances de thérapie afin de se libérer totalement de cette emprise que le passé semble avoir sur elle.

  • Très affecté par le décès de sa femme survenu lors de la fameuse épidémie de grippe espagnole de 1918, Armand Boisvert reçoit un jour une lettre de son frère Edmond. Ce dernier lui propose de s'installer avec ses quatre enfants à Sainte-Anne-du-Nord, un village agroforestier naissant de l'Abitibi. La plus vieille, Éva, a quinze ans et tente tant bien que mal de remplacer sa défunte mère. Rapidement obligée par le curé de la paroisse de se marier au séduisant, mais taciturne Omer - elle qui voulait pourtant prendre le voile -, Éva devra se transformer peu à peu en une femme forte et fière pour survivre dans cet environnement difficile, voire hostile.

    Comme toutes les pionnières de cette époque, elle se révélera une femme de devoir, une mère courageuse et une épouse dévouée, et cela, peu importe les malheurs et les tragédies qui s'abattent sur elle ou son entourage. Et au seuil de sa vie, Éva ne regrettera rien, malgré les événements parfois douloureux qui ont pavé sa route. Elle a fait du mieux qu'elle le pouvait, tout ce que son créateur attendait d'elle.

  • Pendant longtemps, sous son voile, Samia a tremblé de peur, comme des millions de femmes dans sa situation à travers le monde. Jusqu'à ce qu'elle prenne une décision qui a changé sa vie. Fuir l'Algérie, contre vents et marées, contre traditions et soumission. Se sauver, elle et ses cinq enfants, dont ses deux filles, qui auraient à subir sûrement le même sort, si elles restaient sous l'emprise de leur famille.

  • Des tréfonds de la honte, celle qui consume l'âme et réduit au silence, Laurence Noëlle a toujours cru que demain était encore à écrire et que rien n'était perdu. Elle a connu le pire : maltraitance, inceste, prostitution, drogue et alcool pour tenir, le gouffre de la dépression et la mort toute proche, toujours cernée par le dégoût de soi.
    Pourtant, Laurence a puisé dans ces expériences douloureuses une force qui l'a poussée à continuer de vivre et à trouver les clefs pour avancer, coûte que coûte. Sur ce chemin de résilience, l'amour gratuit et l'accompagnement de psychothérapeutes ont été de puissants leviers pour se relever.
    Cependant, il lui fallait briser le silence qui la muselait depuis tant d'années. Laurence Noëlle a crié sa honte, bousculant les préjugés, pour transmettre ce message à ceux qui souffrent aussi de la honte, de toute honte : « Ne désespérez jamais. Les blessures cicatrisent un jour. Il est possible d'en sortir, de trouver un sens à sa vie pour vivre pleinement. » Au-delà du témoignage, elle livre ici les clés de sa renaissance.

  • Une vocation auprès des plus démunis

    À travers une série d'entretiens avec Jean-Marie Lapointe, l'abbé Claude Paradis nous dévoile la force qui anime l'organisme Notre-Dame-de-la-Rue dans sa mission auprès des personnes itinérantes. Leurs discussions à coeur ouvert témoignent du lien fraternel qui unit les deux hommes, mais elles révèlent surtout toute l'humanité qui anime le prêtre de la rue.

    En retournant aux sources de ses propres démons, celui-ci nous montre que nous avons tous en nous une part d'ombre qui peut être apprivoisée. De son enfance heureuse, mais perturbée par les troubles alimentaires, en Gaspésie à sa descente aux enfers dans les bas-fonds de Montréal, il nous livre un témoignage bou­­leversant de vérité qui change radicalement le regard que nous avons sur la rue, sur les personnes qui y habitent et sur celles qui y oeuvrent.

    « Avec le recul, je réalise que mes anciens comportements des­tructeurs font partie intégrante de ma vie. Saint Paul a dit que notre fai­­blesse d'hier peut devenir notre force d'aujourd'hui. [...] C'est grâce à ce travail sur moi que je porte un autre regard lorsque je retourne dans la rue. Mes propres déboires me font voir différemment ceux qui y vivent et me permettent de comprendre réellement leur his­toire personnelle. »
    Claude Paradis

  • « Ta mère, c'est une femme qui vit dans une roulotte et ton père, c'est un curé de village. »

    Telle est la phrase prononcée par ma mère adoptive pour expliquer mes origines biologiques. Dieu sait pourtant si des représentants de l'Église catholiques ont tenté d'enfouir cette source embarrassante sous le boisseau. « C'est quelque chose qu'elle ne doit jamais savoir », affirmait une religieuse... Mais j'ai su. Ma mère, Annick Cueff était la fille du barde breton Emile Cueff, successeur de Théodore Botrel. Ma grand-mère, Jeanne Cueff avait acheté une caravane pour effectuer leurs tournées. Annick a été, comme elle me l'a dit elle-même, droguée et abusée lors d'un séjour à Paris. L'homme était un ami de son père, n'en était pas à son premier méfait, mais n'a jamais été dénoncé.

    Mes parents adoptifs, nés en 1896 et en 1898 avaient connu les deux guerres et ne reconnaissaient qu'un dieu : l'argent en s'adonnant à un antisémitisme et une xénophobie primaires, ridicules et choquants. La jeunesse était un concept méprisé à la maison et l'imprégnation m'a amenée à épouser, à 20 ans, par amour, un sexagénaire, Julien, dont la première épouse s'est suicidée. J'ai eu la chance d'avoir conservé cahiers d'école, bulletins, agendas personnels ou paternels, notes éparses et souvent confuses de mon mari, correspondance diverse... J'ai aussi rédigé des mémoires d'enfance à un âge où tout était encore bien frais dans ma tête.

  • Au milieu du XVIIIe siècle, Alexander Macdonald est soldat de l'armée anglaise en terre de Nouvelle France tout récemment conquise. Amoureux d'une Canadienne française de Québec, Isabelle, il ne peut en aucun cas unir sa destinée avec celle qu'il considère comme la femme de sa vie. Les chemins retors du destin ont fait en sorte que, malgré des sentiments réciproques brûlants, tout les sépare cruellement, inexorablement.

    C'est un amour impossible, qui condamne Alexander à devenir un «chien errant». À l'instar de Pierre-Esprit Radisson quelques années plus tôt, il se retrouve malgré lui chez les Iroquois où il développe une tendre relation avec Tsorihia, une magnifique jeune femme qui l'aime puissamment tout en sachant qu'une autre hante les jours et les nuits d'Alexander.

    Non, il n'a jamais oublié Isabelle, jamais, pas un seul instant depuis que les lois des hommes les ont séparés.

    Tourmenté, obsédé par le besoin de retourner vers celle dont l'absence le consume à petit feu, finira-t-il par quitter la tribu qui l'a adopté ? Cette passion qui le dévore aura-t-elle raison du regard bouleversant de la lumineuse Tsorihia?

  • Sur la réserve indienne mythique de Wasaychigan Hill, sept hommes tentent d´empêcher la création d´une équipe de hockey féminine. Ils voient d´un bien mauvais oeil la mise sur pied de cette équipe, qui à leur yeux est un «autre» empiètement sur leur identité.

    Dans un style qui lui est typique, Highway utilise légèreté de ton, humour débridé et vivacité des dialogues pour faire passer un commentaire social plus profond, pour explorer ce que ça veut dire aujourd´hui que d'être «amérindien».

  • Après une série sans fin de tragédies survenues depuis son adolescence, Marie-Paule McInnis subit en 1996 une épreuve que peu d'êtres humains ont connue, c'est-à-dire la mort de ses deux fils, assassinés par leur père, lequel s'est ensuite suicidé. Bien décidée à s'en sortir, madame McInnis se donne trois objectifs qui deviendront autant de raisons de continuer à vivre : étudier à l'université, écrire son histoire et surtout faire inhumer de nouveau ses enfants loin de leur père, afin qu'elle puisse se recueillir en paix sur leur tombe.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

  • Un jour, l'existence de Charles Désilet est totalement bouleversée lorsqu'il revoit par hasard, dans la rue, celui qui a lâchement assassiné sa soeur vingt ans plus tôt et qui, à ses yeux, a bénéficié de l'indulgence du tribunal. Une obsession de vengeance s'insinue alors en lui tel un mal incurable.
    À cinquante ans, c'est un homme déçu autant par la vie que par une carrière de professeur de littérature qui s'achève médiocrement, comme une défaite au bout d'un long combat inutile. Son enseignement est méprisé par ses élèves. Solitaire, il noie son amertume dans l'alcool.
    Depuis cette rencontre, il se transforme peu à peu en une bête sournoise guettant l'instant où il bondira sur sa proie. Ni la perspective de blesser des êtres chers, ni sa relation voluptueuse avec une certaine Catherine, au passé obscur, ne semblent le freiner dans sa quête infernale. Obnubilé par cette idée fixe, il ne saura mesurer la profondeur du mal de vivre d'une étudiante modèle. Le remords de cette faute s'ajoutera aux regrets que lui a laissés une séparation qu'il traîne comme une ancienne blessure. Glissera-t-il jusque dans l'abîme ou pourra-t-il s'accrocher à la dernière bouée?

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à

  • Figure marquante du théâtre québécois et canadien, Brigitte Haentjens publie un deuxième ouvrage solo, un livre visuellement et formellement intrigant. La mise en page découpe comme de la poésie un texte qui se lit pourtant comme de la prose. Une série de photos d´Angelo Barsetti accompagne le texte. Le récit est réduit à l´essentiel : un regard en surface qui fait ressentir un désarroi en profondeur.

    Une femme, photographe à Paris, est atterrée par la mort accidentelle de son jeune frère. Comme pour ne plus être consciente de cette perte, elle entreprend de se perdre elle-même. Elle se noie dans l'alcool, se livre à des inconnus, se lie avec un homme d'affaires allemand en une relation sexuelle intense mais dégradante. L´absence de son frère est une ombre qui la suit, l´enveloppe, la vide puis l´habite.

    « Récit troué » : c´est le genre que donne l´auteure à ce portrait dénudé, qui s´interdit l´introspection, s´en tient à la surface des actes et des êtres. Son tour de force : faire sentir une intense présence au coeur d´une intense absence.

  • L'aventure se poursuit.
    Pendant vingt ans, Liam et Caitlin Macdonald ont coulé des jours heureux dans la vallée de Glencoe avec leurs trois enfants, Duncan Coll, Ranald et Frances. Mais leur vie simple est bouleversée en 1715 par le deuxième soulèvement jacobite qui replonge l'Écosse et les Highlands dans le chaos. L'enjeu : remettre un Stuart sur le trône.

    Les clans sont appelés aux armes, et celui de Glencoe n'y échappe pas. Ironiquement, il se voit obligé de se battre aux côtés de son pire ennemi, le clan Campbell de Glenlyon.

    Les aléas de la guerre et ses conséquences frappent cruellement le foyer des Macdonald. Caitlin apprend la mort de son fils Ranald et surprend son mari dans son propre lit avec une autre. Par ailleurs, Duncan Coll tombe follement amoureux de Marion Campbell, petite-fille du laird de Glenlyon qui, jadis, a commandé le massacre du clan de Glencoe. Les souvenirs de cette période maudite sont encore vifs dans la mémoire des survivants, et la haine est tenace, même chez ceux qui n'étaient pas encore nés lors de cette épouvantable nuit.

    Mais la passion qui unit envers et contre tous le fils de Liam et la flamboyante Marion serait-elle un signe qu'il est peut-être enfin temps pour ces ennemis jurés d'enterrer la hache de guerre?

    Le destin n'a pas dit son dernier mot, bien entendu. Caitlin en est quitte pour l'apprendre douloureusement à ses dépens, obligée qu'elle est, impuissante, d'assister à l'accomplissement de la malédiction jetée plusieurs années auparavant par Meghan Henderson sur la tête de son fils aîné.

    Intrigues, déchirements, traîtrises. Les remous des dures et terribles réalités de la guerre et la résurgence de vieilles rancunes risquent d'engloutir chaque membre de la famille Macdonald. Jusqu'au dernier.

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