• Une histoire-monde illustrée, des communismes de la fondation de la IIIe Internationale à la chute du mur de Berlin. " Le grand livre rouge ".Né avec la révolution d'Octobre, mort avec la fin de l'URSS, le communisme a connu la durée de vie classique d'un être humain, soit trois quarts de siècle (1919-1991) ; mais trois quarts de siècle qui ont bouleversé la planète, débordant largement la matrice politique pour " révolutionner " les sphères économiques, sociales et culturelles. Touchant tous les continents et presque tous les pays, son idéologie, son action, les artistes et grands écrivains mobilisés en sa faveur durant trois générations, ses nombreuses guerres (civiles et extérieures) comme ses leaders charismatiques (Lénine, Mao, Staline, Castro...), ses victoires, son déclin puis sa chute n'ont jamais été explorés dans leur globalité au moyen d'un grand récit chronologique à la fois accessible, documenté aux meilleures sources et richement illustré.
    Tel est le pari relevé de main de maître par Jean-Christophe Buisson, dans la lignée de son magistral
    1917, l'année qui a changé le monde. Les entrées sélectives, très écrites et toujours contextualisées, s'appuient sur de nombreuses cartes et illustrations souvent spectaculaires. Elles reflètent les espoirs, les combats, les divisions et les drames de millions d'êtres portés par leur croyance dans une idéologie dont ils furent les militants avant, pour la plupart, d'en devenir les victimes.
    Une union idéale entre la clarté du texte et la puissance des images, indispensable pour comprendre et connaître le XXe siècle.

  • Trotski

    Robert Service

    La biographie de référence de Léon Trotski (1879-1940), élu " meilleur livre d'histoire 2011 " par le magazine Lire.Révolutionnaire, chef de guerre, mais aussi écrivain brillant, amoureux des femmes, juif en conflit avec ses racines, icône puis bouc émissaire et victime traquée, Léon Trotski a vécu l'une des vies les plus extraordinaires qui soient. Fondateur de l'Armée rouge, opposant à son rival Staline qui le pourchasse, à partir de 1929, en Turquie, en France puis au Mexique, sa vie s'achève dans un apogée de violence, à l'image de son existence tourmentée. Théoricien " pur " d'apparence, célébré de son vivant et jusqu'aux années 2000 comme un archange de la " bonne " révolution, cet homme aussi monstrueux que génial fut habité par l'obsession du pouvoir, sans jamais parvenir à le conserver.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce premier volume, se trouvent réunis : Les Prisonniers de guerre devant la politique (1945) François Mitterrand, 29 ans à peine, retrace, au sortir de la guerre, l'histoire des prisonniers dans la captivité puis dans la Résistance. Dans cette histoire, il raconte la sienne, son expérience de la captivité, son rôle dans la genèse et le développement de la résistance « P.G. » jusqu'à la Libération. C'est aussi un livre programmatique. La guerre terminée, se pose le problème du retour et de la réinsertion professionnelle et sociale des prisonniers rapatriés. L'enjeu est grand, cette force de près de deux millions d'hommes est en passe de devenir l'une des plus importantes du pays. Mitterrand veut avec ses amis en rester à la tête. Il doit alors séduire et convaincre pour rassembler. C'est, entre les lignes, l'ambition de son livre. Un livre politique donc. Le premier. Aux frontières de l'Union française (1953) La guerre d'Indochine dure depuis sept ans, le différend tunisien depuis deux ans, le Maroc réclame une réforme du statut de Protectorat. La France se doit de concilier la reconnaissance d'une évolution inévitable et le maintien de sa présence. Partout où s'élabore un monde nouveau, notre pays doit agir en sorte de garder sa place. À ces vastes problèmes, Mitterrand apporte des solutions. Celles qu'il préconise pour la Tunisie et l'Indochine ne manqueront pas de provoquer des réactions, bien que l'auteur se soit gardé de toute polémique. Comme Clemenceau, qu'il cite en épigraphe, il s'est proposé de servir à la fois son pays et la vérité. Présence française et abandon (1957) Hanoï, Saigon, Rabat, Tunis, capitales d'États indépendants, symbolisent le terme de la tragique aventure vécue par la France en ces années cinquante. Les gouvernements successifs, pour avoir voulu tout ignorer afin de tout maintenir, ont d'abord tout compromis pour tout perdre enfin. Mitterrand fut intimement lié au déroulement des événements dont il fait l'analyse. La Chine au défi (1961) Reprise de cinq articles publiés dans L'Express entre février et avril 1961, La Chine au défi est l'unique récit de voyage du corpus mitterrandien et l'une des pièces les plus méconnues : un tableau de la Chine Populaire en pleine mutation révolutionnaire.

  • « L'un des témoignages les plus importants sur l'Allemagne de Hitler. » Hannah Arendt De 1936 à 1944, Friedrich Reck-Malleczewen a couché dans son journal la haine que lui inspiraient les nazis et la honte ressentie devant ce qu´ils faisaient de l´Allemagne et des Allemands.
    Fervent nationaliste, conservateur convaincu, nostalgique de la monarchie, Reck-Malleczewen s´est insurgé par amour de l´Allemagne contre Hitler, ce « raté » rencontré à plusieurs reprises. Son témoignage aussi précis qu´implacable est porté par une écriture sans pareille où la colère le dispute à la révolte.
    Véritable réquisitoire contre le IIIe Reich, document majeur oublié depuis des décennies, La Haine et la honte se révèle ainsi d´une lucidité et d´une prescience troublantes.
    Une lecture indispensable pour comprendre le nazisme et ceux qui lui ont cédé.

  • L'auteur de ce Journal, sans doute « le seul à avoir été tenu en Russie durant ces années mémorables (1920-1922) », n'est ni un réactionnaire, ni un conservateur, ni un libéral, mais un révolutionnaire communiste anarchiste, un enthousiaste de la Révolution. Comme il l'écrit, Octobre 1917 a été pour lui le plus grand événement de sa vie, le moment inouï où toutes ses aspirations à l'émancipation humaine étaient soudain susceptibles de s'accomplir, d'être enfin satisfaites. D'où la question : comment, par quelles voies un enthousiaste de la révolution de 1917 a-t-il pu écrire un livre qui a pour titre : Le Mythe bolchevik, et pour visée une démystification informée et impitoyable de cet événement qui a constitué jusqu'en 1989 un des piliers de notre monde, de notre horizon historique ? C'est qu'en dépit de son enthousiasme pour Octobre, Alexandre Berkman n'accepta pas davantage une soumission sans réserve au bolchevisme. Il choisit le rôle de collaborateur et d'observateur critique qui, au fil des mois et des événements, se transforma peu à peu en une position plus en retrait, celle d'un guetteur averti, inquiet, soucieux de percevoir le ou les moments où l'événement révolutionnaire s'exposait à basculer soudain en son contraire, quand une forme d'opposition à la révolution naît de l'intérieur de la Révolution (Karl Korsch). Historiquement, la particularité du bolchevisme est d'être contemporain de la forme institutionnelle inédite qui le nie, à savoir les Soviets contre l'État qui prétend à tort s'identifier à la Révolution. Le Journal de Berkman fait apparaître le sans-précédent du bolchevisme : comment la contrerévolution s'exerce contre une inventivité révolutionnaire nouvelle, les conseils d'ouvriers et de paysans, et à Cronstadt, en 1921, le Comité révolutionnaire de marins et de soldats, écrasé au moment même où l'on célébrait l'anniversaire de la Commune de Paris. Voilà pourquoi le livre que vous tenez entre les mains est exceptionnel. Il porte, au-delà d'Octobre, une autre vision de l'histoire du vingtième siècle et, du même coup, une autre appréhension du présent.

  • La face totalitaire inhérente au système communiste est elle liée à son origine, à la nature de ses crimes ? Quelle exacte mémoire peut on conserver de ce système, selon que l'on en a été victime ou adepte ? Vingt ans après la chute du mur de Berlin, douze ans après les controverses et le succès - un million d'exemplaires, vingt-cinq traductions - du Livre noir du communisme, Stéphane Courtois propose un recueil aux idées tout aussi décapantes. Prenant le contrepied des thèses traditionnelles sur les origines du totalitarisme, illustrées par Hannah Arendt et George Mosse, il montre le rôle fondamental de Lénine et du bolchevisme dans l'invention, entre 1902 et 1922, de ce phénomène politique inédit. Grâce à l'exploitation des archives de Moscou, il redéfinit le rôle de Staline et la nature des crimes de masse commis par les régimes communistes, ce qu'il appelle le " génocide de classe ", seul concept susceptible d'éclairer la famine ukrainienne ou les assassinats au Cambodge. Enfin, Stéphane Courtois revient sur la mémoire tragique du communisme en Europe centrale et orientale, la mémoire glorieuse du communisme en Europe occidentale " en particulier en France " et la mémoire paradoxale de l'URSS dans la Russie de Vladimir Poutine qui réhabilite Staline. Stéphane Courtois est directeur de recherche au CNRS, directeur de la revue universitaire Communisme (L'Age d'homme) et de la collection " Démocratie ou totalitarisme ". Il a notamment publié Les logiques totalitaires en Europe et le Dictionnaire du communisme. Presse : " Stimulant et polémique " L'Expansion, 24 Septembre 09

  • Le Vatican face aux trois grands totalitarismes du XXe siècle. " Le pape, combien de divisions ? " Cette repartie ironique de Staline à Pierre Laval, qui lui demandait un geste envers le Vatican, témoigne du sentiment de supériorité que le maître de l'URSS éprouvait à l'encontre de la papauté et qu'il partageait avec Hitler et Mussolini. En effet, de quelles troupes les papes disposent-ils pour combattre les Etats totalitaires et leur volonté de contrôle absolu des sociétés et des individus ? En réalité, le Vatican eut d'autres moyens pour survivre aux sanguinaires ambitions du fascisme, du nazisme et du communisme. Face aux dictateurs du XXe siècle, les papes ont emprunté des chemins parfois sinueux, alterné condamnations et discussions, signé des accords avec des régimes dont ils pourfendaient l'idéologie non seulement pour préserver l'Eglise et ses fidèles, mais aussi au nom d'une certaine conception de l'homme. C'est l'histoire de cette étrange mais réelle confrontation que raconte ce livre. S'appuyant sur les avancées historiographiques les plus récentes, l'auteur couvre pour la première fois toute la période des totalitarismes de 1917 à 1989, décrypte les évolutions de la diplomatie vaticane et apporte une réponse claire, précise et documentée à la méprisante question de Staline.

  • Le 20 juin 2010, un nouveau visage prend la tête du PCF. Mais qui est Pierre Laurent ? Quel est son projet ? L'accession du directeur de la rédaction deL'Humanitéà ce poste est-elle le signal d'un nouveau départ pour le PCF ? Pour la première fois, le Secrétaire national du PCF s'explique.

    Il détaille ce qu'il nomme « le nouveau pari communiste » pour le 21e siècle et pourquoi, selon lui, dans un monde capitaliste en pleine crise, c'est une autre histoire qui commence. Pierre Laurent dévoile le sens de son engagement et de sa vie. Il s'explique sur le projet totalement renouvelé que le PCF veut proposer au pays pour redevenir la force populaire et le grand parti national qui manque à la gauche. Il dit comment le PCF aborde la présidentielle avec le Front de gauche, comment il conçoit ses relations avec Jean-Luc Mélenchon, ses rapports avec le PS et les Verts. Il parle des transformations profondes qu'il engage dans son parti.

    Un livre qui fera date pour comprendre la rénovation en cours du communisme français.

  • Qu´a pu signifier être un intellectuel communiste ? Quel rapport ces intellectuels ont-ils entretenu à l´autorité politique du Parti ? Quelles furent les modalités de leur soumission et leurs stratégies pour s´en émanciper ? C´est à ces questions que s´efforce de répondre dans ce livre Frédérique Matonti à travers l´histoire de La Nouvelle Critique. Cette revue intellectuelle communiste, née orthodoxe pendant la guerre froide, rénovée en 1967 dans la continuité du Comité central d´Argenteuil, a été supprimée en 1980, parce qu´elle était devenue critique. Entre-temps, la revue s´était confrontée à la pensée de Michel Foucault, de Claude Lévi-Strauss, de Jacques Lacan ou de Louis Althusser, avait été l´alliée de la fraction dominante du groupe dirigeant du PCF en Mai 68, avant de basculer dans la contestation au moment du programme commun. L´histoire de La Nouvelle Critique est révélatrice à plus d´un titre. Elle est le témoin et l´acteur de l´aggiornamento du PCF, mouvement complexe où révision théorique, alliance électorale avec le Parti socialiste, renouvellement du personnel dirigeant et nouveau statut concédé aux intellectuels s´appellent les uns les autres. Les « conseillers du prince » que sont les intellectuels communistes produisent alors les soubassements théoriques de ces inflexions stratégiques. En cela, le passage à la critique politique puis la disparition de la revue permettent aussi d´éclairer la rénovation manquée du Parti communiste. L´auteur procède plus généralement à une analyse passionnante de l´obéissance des intellectuels communistes français - obéissance profonde et singulière au regard de leurs homologues étrangers. Elle restitue la gamme de leurs rapports à l´autorité qui, en cette période et à la différence de la guerre froide où ils ne pouvaient guère que se soumettre ou se révolter, passent par la ruse, le double langage, l´avancée timide, ou la critique ouverte.

  • Ils sont passés de la Résistance à l'espionnage au profit des pays de l'Est : une enquête historique exceptionnelle.

    Après-guerre, un certain nombre de résistants communistes participent activement à l'instauration de dictatures en Europe de l'Est. Les uns s'investissent dans des services de sécurité, d'autres optent pour l'espionnage des pays " capitalistes ". Pour tous, la lutte continue.
    À partir d'archives inédites - issues de la justice militaire ou de la DST, conservées en France ou en Pologne -, Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, auteurs de livres qui ont déjà durement secoué les mythes et légendes de la Résistance communiste, ont mis au jour la première et la plus extraordinaire des affaires d'espionnage au profit des pays de l'Est. Ils ont mené pendant trois ans une enquête rigoureuse qui les a conduits de la Pologne à l'Espagne, de la Palestine au Japon, sur les traces de personnages aux destins complexes et fascinants.
    Longtemps considérés en France comme des objets mineurs, encombrés de fantasmes, tout juste bons pour les journalistes et les amateurs de John Le Carré ou de Ian Fleming, l'espionnage et le renseignement n'ont fait leur entrée dans le champ des recherches historiques académiques que depuis peu. Ce livre passionnant démontre qu'il y a là un domaine dont l'exploration n'a pas fini d'apporter son lot de surprises et de révélations...

  • Suite à la crise financière de 2008, au moment où on redécouvre la pertinence des analyses marxistes de la crise, au moment surtout où l´humanité est confrontée au réchauffement climatique et aux bouleversements des écosystèmes, Ernest Mandel rappelle que connaître les conditions sociales, économiques et politiques qui déterminent le cours de l´histoire, c´est aussi se donner les moyens de lutter contre ces mêmes conditions, lesquelles sont basées à la foi sur l´exploitation de l´être humain par l´être humain et sur celle de la nature. Le marxisme qui s´est nourri, dès son origine, des sciences sociales les plus avancées de l´époque et des luttes des mouvements d´émancipation, « apprend constamment du réel », lequel « est en transformation continuelle ». Il est une expression consciente du mouvement d´auto-émancipation de la classe des salariées.
    Cet essai explore aussi bien le contenu du marxisme que ses impacts et sa portée historique. Il examine les conditions intellectuelles et sociales qui ont permis sa naissance et son développement, met en lumière ses principales caractéristiques et rend compte de son apport non seulement au niveau des connaissances et de l´analyse, mais également au niveau de la constitution du mouvement ouvrier révolutionnaire et de ses luttes.

  • " Le communisme est à l'ordre du jour " écrit, en 1950, Aimé Césaire (1913-2008) dans un célèbre poème rendant hommage à Maurice Thorez, le tout-puissant Secrétaire général du P.C.F. Le député-maire de Fort-de-France ne se doute pas encore qu'il démissionnera du Parti de manière fracassante six ans plus tard après la révélation des crimes de Staline dans le " Rapport Khrouchtchev ", et qu'il bouleversera le paysage politique de la Martinique en fondant son propre parti.
    Orateur né, poète porté aux nues par l'intelligentsia d'après-guerre, homme de couleur d'origine modeste, anticolonialiste convaincu, Aimé Césaire ajoute à ces qualités certaines un charisme exceptionnel. Fut-il pour autant la " créature " du Parti communiste français, dressée à la discipline d'appareil ? L'ouverture des archives officielles du Parti depuis le début des années 2000 a permis de lever d'importantes zones d'ombre dans le parcours du " camarade Césaire " grâce à des documents et témoignages inédits. Quelles furent les raisons profondes de son adhésion en 1945 ? En quoi la querelle avec Aragon sur le rôle de la poésie fut-elle décisive, annonciatrice de son émancipation future ? Quelles furent ses véritables relations avec Maurice Thorez dans le tourbillon d'une guerre des clans devenue permanente ?
    En ce centième anniversaire de la naissance du poète, il est temps de rendre Césaire à Césaire.

  • Lénine avait défini le gauchisme comme la maladie infantile du communisme. 80 millions de morts et près de 100 ans plus tard, le communisme n'est plus guère vaillant. Le gauchisme, lui, se porte à merveille, en tout cas en France. Dans ce pamphlet, Benoît Rayski dresse un portrait décapant de cette spécialité française que le monde... ne nous envie pas : le "gauchiste".

    Le gauchiste est ce produit 100% made in France, non exportable et non délocalisable, dont la caractéristique première est d'aimer les peuples. Tous les peuples. Dans la mesure, bien sûr, où ceux-ci ont le bon goût de se conformer à ses caprices, ses passions et ses détestations : le capitalisme, le FMI, la BCE, "notre ennemie la finance", les riches, l'occupation israélienne, la religion "opium du peuple", etc.

    De son grand prêtre Hessel à son prophète Mélenchon ou ses icônes Mermet et Marcelle en passant par les incohérences de ses raisonnements ou son étrange pouvoir de séduction médiatique, plongée dans les étonnants méandres de la galaxie de cette vache sacrée de la société française.

  • Marx quand même

    Henri Pena-Ruiz

    Étrange époque... Jamais l´humanité n´a produit autant de richesses ; pourtant de nouvelles formes de misère côtoient l´opulence des maîtres du monde. L´argent-roi, les inégalités accrues, les désastres écologiques, les peuples exclus des décisions, le tout couvert par l´invocation incantatoire des droits de l´homme... Penseur visionnaire, Marx décrit la mondialisation capitaliste telle que nous la vivons. Une mondialisation qui «épuise la terre et le travailleur » et noie l´humain « dans les eaux glacées du calcul égoïste ». La religion y devient « supplément d´âme d´un monde sans âme », voire source de fanatisme identitaire. À rebours des compensations illusoires et des nationalismes haineux, Marx en appelle à la solidarité de tous les peuples. À exploitation mondialisée, résistance mondialisée. Il crée la première Internationale, levier de conquêtes sociales. Marx ouvre ainsi la voie de l´émancipation universelle. Redécouvrons-le, affranchi de sa caricature stalinienne, qui fut une sinistre trahison de son idéal de justice. Il se révèle d´une singulière actualité.



    Henri Pena-Ruiz s´est consacré aux grands registres de l´émancipation humaine. Sur l´émancipation laïque, il a publiéDieu et Marianne : philosophie de la laïcitéaux PUF (Prix de l´Instruction publique en 2000) etQu´est-ce que la laïcité ?chez Gallimard. Sur l´émancipation sociale,Qu´est-ce que la solidarité ? Le coeur qui penseaux Editions Abeille et Castor etEntretien avec Karl Marxchez Plon. AvecMarx quand mêmeil montre l´interaction salutaire de ces émancipations dans l´horizon d´une République laïque et sociale.

  • Pierre Daix, grand résistant lui-même, réhabilite le combat des premiers résistants communistes en montrant comment et pourquoi celui-ci fut délibérément ostracisé par le Parti pendant plus de soixante ans.
    Dans cet ouvrage dense, fouillé et émouvant, Pierre Daix dénonce, en se fondant sur des archives nouvelles et des études récemment publiées, l'attitude du Parti communiste à l'égard de ses premiers groupes de résistance. Il montre comment ses dirigeants, Jacques Duclos en tête, relayé plus tard par Georges Marchais, se sont employés à passer sous silence leur engagement pionnier dans la lutte contre l'occupant, et se sont livrés à leur encontre à de véritables dénis de mémoire poussés non seulement jusqu'à refuser de leur rendre hommage mais aussi jusqu'à les exclure du Parti.
    Témoins devenus gênants des ambiguïtés et des improvisations du Parti communiste jusqu'à la rupture du Pacte germano-soviétique, puis lors de son entrée officielle dans la Résistance en juin 1941, ces hommes furent traités comme de véritables parias pour avoir commis, sur ordre de leur hiérarchie, des attentats à la suite desquels des dizaines d'otages, la plupart communistes, furent exécutés par l'ennemi ; c'est ainsi que le 21 octobre 1941, vingt-sept responsables du Parti internés au camp de Châteaubriant furent fusillés à Nantes avec vingt-trois autres otages au lendemain de l'attentat qui coûta la vie à un haut responsable nazi de la région. Pour mieux dégager sa responsabilité dans ces actions terroristes qui s'étaient soldées par une répression accrue, la direction du PCF choisit de célébrer le sacrifice de ces otages en niant du même coup l'engagement de ces combattants de la première heure.
    Cette forme de négationnisme s'appliqua de la même façon lorsqu'un millier d'entre eux, baptisés les " Triangles rouges ", furent déportés à Auschwitz en mai 1942 pour y être exterminés. Délibérément ignorée par le Parti, l'existence de ce convoi ne fut découverte que tardivement par les historiens, ses quelques survivants ayant été à leur tour ostracisés.
    Pierre Daix rend hommage aux faits d'armes de ces étudiants communistes qui manifestèrent contre l'occupant dès le 11 novembre 1940 aux côtés des gaullistes, avant de rejoindre les " groupes de choc " clandestins rassemblés, l'année suivante, au sein d'une Organisation spéciale agissant pour le compte du Parti communiste. Ayant partagé leurs combats, leurs espoirs et leurs souffrances et enduré, comme la plupart d'entre eux, les affres de la captivité puis de la déportation, il livre ici à leur sujet un témoignage minutieux et édifiant. On en comprend encore mieux toute l'utilité lorsqu'il révèle en fin de volume ses conversations dans les années 70 avec trois des principaux organisateurs de la Résistance - Charles Tillon, Henry Frenay et André Dewavrin -, lesquels ignoraient tout de ce qu'avait été l'engagement des initiateurs de la lutte armée au tout début de l'Occupation.

  • Qu'est-ce que les 99 % ? Tout.
    Que sont-ils à présent dans l'ordre politique ? Presque plus rien.
    Que faire ? Travailler à nous unir.
    Pourquoi ? Pour tout changer.
    Face au 1 % de la population mondiale qui possède plus que le reste de l'humanité, Pierre Laurent signe un acte fort de confiance dans le peuple français. Dans un langage simple et direct, il démontre la capacité des 99 % à bousculer le cours de l'histoire, à condition de reprendre quelques bastilles.

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