FeniXX réédition numérique (Métailié)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "L'intelligence en action" : ces termes, par lesquels Jean Daniel désignait les précurseurs du Nouvel Observateur, fournissent la définition autochtone de ce journal. Or, qu'est-ce qu'un journal, qui s'institue tout à la fois juge, arbitre, membre et "complice" de la grande "famille de l'intelligence" ? Et quelle est cette "famille" aussi exceptionnelle, composée d'individualités réputées "inclassables", capables de "déranger" tous les "conformismes" ? Quelles définitions de la culture, de la science, de la Gauche, de l'intellectuel, du prolétaire, sont-elles favorisées en son sein ? Pour répondre à ces questions, le sociologue devra être parvenu à soustraire son propre discours aux effets sociaux de la domination par "l'intelligence".

  • Le grand ciel, que je voyais - en éventail gris de Goya - s'éployer hier au soir au-dessus de la plaine du Poitou, il est fait aujourd'hui de festons et de bourrelets. Deux hommes, armés de fusils, écoutent leurs chiens de chasse brailler loin - et par intermittence - dans l'épais des bois. Comme je prends par le travers, le lièvre qu'ils poursuivent coupe le layon et, dans le houx, j'aperçois le retroussis blanc de sa queue, alors que les roitelets tout autour égrènent de frêles épis dans l'ultime clarté.

  • Le grand ciel, que je voyais - en éventail gris de Goya - s'éployer hier au soir au-dessus de la plaine du Poitou, il est fait aujourd'hui de festons et de bourrelets. Deux hommes, armés de fusils, écoutent leurs chiens de chasse brailler loin - et par intermittence - dans l'épais des bois. Comme je prends par le travers, le lièvre qu'ils poursuivent coupe le layon et, dans le houx, j'aperçois le retroussis blanc de sa queue, alors que les roitelets tout autour égrènent de frêles épis dans l'ultime clarté.

  • "L'intelligence en action" : ces termes, par lesquels Jean Daniel désignait les précurseurs du Nouvel Observateur, fournissent la définition autochtone de ce journal. Or, qu'est-ce qu'un journal, qui s'institue tout à la fois juge, arbitre, membre et "complice" de la grande "famille de l'intelligence" ? Et quelle est cette "famille" aussi exceptionnelle, composée d'individualités réputées "inclassables", capables de "déranger" tous les "conformismes" ? Quelles définitions de la culture, de la science, de la Gauche, de l'intellectuel, du prolétaire, sont-elles favorisées en son sein ? Pour répondre à ces questions, le sociologue devra être parvenu à soustraire son propre discours aux effets sociaux de la domination par "l'intelligence".

  • "Ces intégristes, dit Jamal, sont au fond des fascistes. Ils utilisent l'Islam, comme Hitler l'aryanisme, pour créer des commandos populistes. Et ce n'est pas seulement l'Islam. Tenez, les Chrétiens, avec leurs phalanges, calquées sur celles de Franco... Il n'y a rien de nouveau dans tout ça. Jadis, Hassan Saban droguait, à Alamut, ses adeptes avant de les envoyer contre ses opposants. Il levé fournissait du hashish, et c'est pourquoi on les a appelés "assassins" - hashishins. Les fascistes du monde arabe ont saisi la leçon : ils droguent le lumpen-prolétariat avec la religion". C'était en 1937. De vives querelles opposaient alors les "européanisés", les "marxistes" et les "intégristes nationalistes", dans les pays islamiques. De 1920 à 1980, ces Nuits féodales tissent le destin tragique d'une génération d'Iraniens et de Libanais, indignés par la situation de leurs pays après la guerre : ils ont tout sacrifié pour des plans qui ont échoué. La mort pour les uns, l'exil pour les autres, mirent fin à leurs illusions. Le Moyen-Orient, hier divisé par les luttes d'influence entre pays occidentaux, est aujourd'hui terre de déchirements, de haine, de terrorisme et de mort.

  • "Il est 10h30, tu es épuisé, tu as la chair de poule, tu trembles, tu as mal à la gorge et à la poitrine, tu as mal au plus obscur de ton âme." Pourquoi faut-il que la neige plonge Hoffman dans une dépression profonde au moment où il doit enquêter sur la disparition de la nièce du commissaire ? Comment le livre de Nijinski intervient-il dans cette affaire ? Un mort peut-il tuer ? Pour l'auteur, cette enquête n'est qu'un prétexte pour aller au plus profond des angoisses des personnages, au plus loin dans l'écriture.

  • En 1978, Y Phandara, étudiant à Paris et militant du FUNK, retourne au Cambodge pour aider à la reconstruction révolutionnaire de son pays. Il part avec sa femme enceinte, sa fille de trois ans et son jeune frère. À leur arrivée dans le Cambodge des Khmers rouges ils sont aussitôt envoyés dans un camp où sont rassemblés et rééduqués les intellectuels contaminés par l'Occident. Ce qu'il découvre le foudroie. Ce régime, pour lequel il a tout quitté, n'est qu'une sombre fabrique de robots fanatisés, d'où est proscrite toute forme d'échanges humains, culturels et affectifs et où les seules lois sont le silence, l'autoaccusation, la délation et la dévotion au dictateur. Les témoignages qu'on a pu lire jusqu'ici, avaient dévoilé l'atrocité du système, les assassinats à coups de pioche, la famine, les charniers, Y Phandara met moins l'accent sur le sang versé, que sur la bêtise étalée. À un moment où les responsables de ce génocide et de l'invasion vietnamienne, sont toujours candidats au pouvoir, ce témoignage contribuera peut-être, après quelques autres, à éviter au peuple khmer un nouvel holocauste.

  • Leur virilité s'exhibe, leur tendresse s'affiche. Ils partagent le plaisir avec leurs enfants, ils savent changer une couche-culotte. Ils ont rompu avec le rigorisme et l'autorité de leur propre père pour devenir ce qu'il est convenu d'appeler, aujourd'hui, les nouveaux pères. Reste à savoir si la loi et la fonction du père ont changé et comment, ou bien s'il ne s'agit pas, tout simplement, d'une affaire d'hommes obligés de repenser leur corps, leur identité, à l'épreuve de l'irrésistible ascension des femmes, et du bébé devenu, parce que rare, la plus sûre valeur refuge de notre société. En même temps que la politique spectacle, la paternité spectacle est entrée dans nos moeurs. Résiste-t-elle à la réalité de la vie quotidienne et à la froideur des statistiques ? C'est là toute la problématique posée par De père en père qui a pris le parti de donner la parole aux pères nés des ruptures du printemps 68. Des paroles d'hommes qui constituent en quelque sorte le portrait d'une génération.

  • Peu à peu émerge sur l'écran de télévision l'image floue de la mère disparue ; passée au ralenti, la bande magnétique laisse entendre la voix de l'Esprit ; au Brésil Victor Hugo dicte son oeuvre à un médium ; la tombe d'Allan Kardec croule sous les fleurs... Le dialogue avec les morts, la communication avec les Esprits, codifiée au siècle dernier dans le spiritisme, sont toujours vivaces mais cachés dans la France d'aujourd'hui. Les médiums continuent à recevoir les messages de l'au-delà. Guérisseurs, peintres ou écrivains automatiques ils réunissent les vivants et les morts. Mais aujourd'hui ils inventent et utilisent des machines pour capter la voix des Esprits et faire apparaître leur visage. Christine Bergé enquête en ethnologue sur des phénomènes troublants.

  • Qui a coupé l'oreille du Major Auctioneer devant l'immeuble de Grisbies' London ? Vincent qui sait que le bourgogne est une des nombreuses façons d'arriver à la vérité déclenche sans le savoir une guerre ravageuse entre les parrains de l'art. Sothy's contre Grisbies', le roi des supermarchés américains Trucman contre l'usurier gangster japonais Hachimoto. L'enjeu : le contrôle planétaire du marché de l'art. Qui se cache derrière le sigle des BR (Brigades du Rasoir) et leur tract dénonciateurs ? Le commissaire Anna Mancini apprendra que tout n'était pas dans la mémoire de ses ordinateurs et qu'il faut aussi compter avec la mémoire des pierres...

  • Malika, qui n'a pas sa langue dans sa poche, mais plutôt sa main dans le portefeuille des autres, croyait connaître les aléas du métier : ils ont en général la tête de Ricardi, l'affreux flic des Halles. Mais quand on fait appel à ses talents de voleuse à la tire pour dérober un porte-documents dans un ministère, elle va se retrouver prise dans les magouilles des hautes sphères. Entre journaliste au grand coeur, agent doublement double et employé sympa, elle trouvera peut-être une main secourable, mais pour lui voler quoi ? Sa vie ?

  • À Lyon et dans toutes les grandes villes la prostitution, tant masculine que féminine, existe. Miroir grossissant des rapports des hommes et des femmes, lieu de production de l'imaginaire, elle évolue au rythme de la société. L'influence du féminisme diffus produit des effets directs sur le paysage prostitutionnel : transformation de l'offre, modification des formes du professionnalisme, rites, normes, repères symboliques, évolution des relations inter-genres et intra-genres, ce sont tous les rapports sociaux de sexe qui se modifient. Pendant une année, une équipe d'ethnologues a rencontré des intermittents du trottoir et des professionnels : prostituées, garçons de passe, masseuses, clients et ces nouveaux transgenders que sont les hommes en femmes et les travestis hormonés. Cette étude fait apparaître que le proxénétisme a évolué, le minitel rose et les salons de massage se sont multipliés, le sida a fait son apparition et les identités sexuelles se sont brouillées. Tout cela sans voyeurisme, sans moralisme et sans misérabilisme.

  • Un recueil d'études sur la façon dont le père de la psychanalyse envisageait le mot d'esprit et le comique. Par Paul-Laurent Assoun, Simon-Daniel Kipman, Daniel Sibony, Mony Elkaim, etc.

  • Frédéric Blondel se fait voler sa voiture dans un parking et va déclarer le vol dans un commissariat. À partir de cet instant tout change dans sa vie, personne ne le reconnaît, aucune donnée objective de son identité ne fonctionne. Il ne sait plus où il en est et bascule dans un monde d'angoisse et d'inconnu. Est-il poursuivi par un assassin ou par un rêve ? Manipulation ou paranoïa ? Robert Deleuse construit un monde ordinaire où seuls les détails sont inquiétants.

  • On ne saurait exagérer l'inhumanité des Capitaines à l'égard de leurs esclaves, lorsqu'ils sont pressés de s'en défaire. C'est ce que prouve l'exemple suivant. Un officier Négrier qui avait été chargé de vendre un certain nombre d'esclaves, reconduisait au vaisseau ceux qu'on avait rebutés. Il aperçut parmi eux un Nègre qui avait l'air vigoureux, mais qui ne marchait qu'avec répugnance. Il lui rendit à l'instant sa vivacité à coups de canne. L'esclave tomba. L'Officier le releva, en lui donnant une nouvelle correction. L'esclave n'eut pas fait dix pas qu'il chancela de nouveau. Cette seconde chute étant regardée comme l'effet d'une criminelle opiniâtreté, l'Officier furieux redoubla les coups, et ne cessa que quand il eut vu ce malheureux expirer à ses pieds. L'Européen ordonna froidement aux autres esclaves de traîner leur compatriote au rivage, où sans cérémonie et sans délai il le fit jeter dans la mer. Ce cadavre fut bientôt dévoré par les requins, dont le port était rempli. Ce poisson vorace avait suivi les vaisseaux depuis la côte d'Afrique ; et comme on avait transporté 10 000 esclaves dans cette saison, il fut attiré par la puanteur et constamment nourri par les cadavres qu'on jetait à chaque heure en mer, pendant la traversée.

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  • Nasser, C. Alliot-Lugaz, F. Ardant, R. Aron, E. Avice, Ben Barka, H. Beuve-Méry, P. Boulez, G. Bounoure, H. Bourguiba, C. Bretécher, G. Buis, M. Callas, G. Catroux, Chaval, Chou En-Lai, G. Duby E. Labonne, M. Foucault, Giap, J. Gachassin, J.K. Galbraith, G. Garbo, De Gaulle, Hô Chi Minh, R. Kennedy, H. Kissinger, K. et M. Labèque, P. Lamour, R. Leenhardt, W. Lippman, A. Malraux, C. Malraux ; Mao Tsé-Toung, L. Massignon, P. Mendès-France, M. Hadj, H. Michaux, P. Milliez, A. Minkowski, A. Mnouchkine, P. Mus, Mme Nhu, A. Ordonez, G. Picon, G. Pompidou, A. Prucnal, J.-P. Rives, Sadate, A. Savary, G. Schéhadé, N. Sihanouk, H. Tazieff, G. Tillion. Hommes d'État, artistes, sportifs, intellectuels ; en un tiers de siècle, Jean Lacouture les a approchés, connus, appréciés. Voici une cinquantaine de portraits qui, dans leur provocante diversité, révèlent une curiosité rare et bigarrée. Un défilé de têtes bien faites ou bien pleines, mis en scène par une plume acérée et tendre. Un travelling arrière passionné et sinueux, a l'image de notre époque.

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