• Désir pour désir

    Mathias Enard

    « Antonio observait Venise : inondation, ondulation, vertige. Antonio comprit qu'il ne pouvait plus vivre sans la jeune femme de l'Ospedale della Pietà. La poitrine rebondie, les joues légèrement roses, les cheveux tirant sur le roux, frisés, les yeux clairs et ce je ne sais quoi dans le regard qui le rendait vibrant - Antonio ne pouvait se concentrer ; il prit une feuille de papier et essaya d'esquisser, de mémoire et à la mine de plomb, le visage de Camilla tout en se demandant quel stratagème il pourrait bien imaginer pour lui parler, avant ou après la messe. Il se rappelait que le type grave, un rien sinistre qui l'accompagnait s'appelait Amerigo. »

  • Un piano au centre du Labyrinthe de Miró à la fondation Maeght : Alain Planès répète avant le concert du soir. Guilem, jeune réalisateur de documentaires, tourne un reportage. Il ne sait pas que cet homme, dont il va devenir l'ami, a bien connu Miró à Majorque. Il ne pense qu'à son amie Felicia, journaliste en mission à Barcelone. Il aimerait être avec elle. Sur fond de révolte catalane, Guilem va découvrir que la politique peut menacer l'amour, que la musique est parfois nécessaire pour comprendre la peinture et que Miró, qui ne lui inspirait que des idées vagues, lui parle un langage qu'il n'avait jamais entendu.

  • Un conte rempli d'aventures et d'émotions qui plonge Capitaine futur au coeur d'une mystérieuse planète liquide.
    Le second titre édité par la Gaîté lyrique à l'occasion de l'exposition Capitaine futur et le voyage extraordinaire.

  • Stéphane Couturier

    Stephane Couturier

    • Naima
    • 4 Octobre 2017

    Le travail de Stéphane Couturier débuté dans les années 90 à Paris a acquis une envergure internationale tant par ses sujets que son exposition.

  • Ce mystère humain tenait du sphinx égyptien et du grand serpent à plumes. Des Ray-bans masquant ses pupilles, la bouche souvent barrée d'un masque de piéton japonais, des apparitions où la paranoïa se chiffrait en gardes du corps, Michael Jackson hanta longtemps sa propre vie comme un fantôme traqué. Le roi du pop ? Le Howard Hughes de la disco ? Même les enfants ont un jour cinquante ans. Cette légende tira sa révérence au seuil de son retour annoncé, comme un phénix en pointillés, un bien étrange roi caché.

  • Rien que Rubens

    Philippe Forest

    Philippe Forest va à la rencontre de Rubens, il l'interroge, l'observe, essaie de le comprendre à travers des toiles où l'autobiographie et l'allégorie se mêlent et où s'expriment les peines que l'artiste a éprouvées comme les joies qu'il a connues. Il en résulte un texte personnel qui a tout à la fois valeur de portrait et d'autoportrait et à la faveur duquel le romancier retrouve les sujets qui lui sont chers : la disparition, le deuil et ce qui leur survit.

    Cartels. Dans un musée, placé sur le mur tout près d'une oeuvre d'art, un cartel vient dire qui a peint, sculpté, fait naître cette oeuvre d'art. Ses dimensions, aussi, sa provenance, sa matière... Un cartel explique. La collection "Cartels", elle, fait davantage qu'expliquer : elle donne à vivre l'oeuvre d'art, sa genèse, l'univers dans lequel elle prend sa source, les histoires qu'elle porte ou suscite, grâce au regard d'un écrivain. Confrontée à ce regard, jamais innocent, toujours étonnant elle se livre ou résiste, défie son imaginaire ou se laisse porter par lui, ses obsessions, ses rêveries, donne matière à fiction. Cartels, ou quand les mots des écrivains se mettent à l'oeuvre.

    La RmnGP propose pour la première fois dans son histoire éditoriale une collection de littérature.
    Des rencontres inédites entre des grands auteurs de fiction du XXIème siècle et des artistes majeurs de l'histoire de la peinture.

  • Lidewij Edelkoort est l'une des chercheuses de tendances les plus reconnues dans l'univers de la mode et du design. Dans cet ouvrage, elle nous invite à un parcours intuitif et visionnaire au coeur de la création contemporaine. Posant un regard original sur la collection du Centre national des arts plastiques, elle en extrait des objets iconiques, familiers ou spectaculaires qui donnent à comprendre un monde que nous inventons sans cesse. Dotés d'un pouvoir prophétique, ils s'animent au fil des pages et nous rendent leurs oracles. Dans une mise en scène aussi inventive que sensible, ils dessinent des scénarios pour l'avenir.

  • The Shelf Journal #04

    Collectif

    Pour son quatrième numéro, The Shelf Journal se rend à la Bibliothèque Kandinsky,
    centre de documentation et de recherche du Musée national d'art moderne

  • Cabin Agency publie le premier ouvrage monographique de l'artiste plasticienne et performer Carole Douillard. Ce catalogue bilingue (franc

  • L'exposition "Dix mille ans de luxe" (Louvre Abu Dhabi, 30 octobre 2019-18 février 2020) présente les multiples facettes du luxe, de l'Antiquité à nos jours. Son catalogue permet d'explorer cette notion à travers la couture, la joaillerie, l'art visuel, le mobilier et le design, avec des chefs-d'oeuvre venus des collections d'institutions et de grandes marques internationales. Parmi les pièces majeures présentées figurent notamment la plus ancienne perle connue au monde ; le célèbre Trésor de Boscoreale, l'une des plus grandes collections de pièces d'argenterie datant de l'Antiquité romaine ; des robes et des bijoux conçus par de grandes maisons telles que Cartier, Maison Van Cleef & Arpels, CHANEL, Christian Dior, ELIE SAAB et Yves Saint Laurent.

  • Dans le cadre de sa saison « Image/Photographie » programmée chaque printemps, la Maison d'Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne présente, du 31 mai au 22 juillet 2018, une exposition intitulée Performance TV, dont le commissariat est assuré par Mathilde Roman. L'exposition rassemble des oeuvres de différents médiums (films, vidéos, performances, photographies, sculptures, installations, dessins) d'artistes femmes autour des questions liées à la performance et à la vidéo, prenant comme points de départ le travail de l'artiste espagnole Esther Ferrer et l'histoire de la MABA.

    Avec Anna Byskov (Équateur), Tacita Dean (Royaume-Uni), Hélène Delprat (France), Esther Ferrer (Espagne), Lidwine Prolonge (France), Laure Prouvost (France), et Cally Spooner (Royaume-Uni).

    En 1983 et 1985, Esther Ferrer est invitée par des festivals vidéo en Espagne et réfléchit à ce que peut produire l'association a priori antinomique de « Performance » et « TV ». Comment performer avec une image pré-enregistrée, donc maîtrisée et dépossédée du hasard et du vivant ? Comment faire de la vidéo un élément actif ? Esther Ferrer joue avec son image filmée, avec son corps physiquement présent, et avec le public parfois pris au piège. L'exposition Performance TV propose une reconstitution autant physique que mentale de ces projets, dont certains n'ont jamais été réalisés, et les met en dialogue avec des oeuvres d'autres artistes.

    Le film Event for a Stage de Tacita Dean (2015), réalisé lors de quatre performances publiques pendant la Biennale de Sydney, résulte d'un face-à-face entre l'artiste, un acteur (Stephen Dillane) et un public, dans une relation complexe qui ne cesse d'interroger ses propres cadres. C'est à une expérience forte de la relation entre image, parole et regard rejouée dans le cadre théâtralisé de la projection 16mm que nous immerge ce film dont le montage perturbe les repères spatio-temporels de la performance initiale.

    Entourée d'ateliers, d'une bibliothèque et d'une maison de retraite pour artistes au sein d'un parc à Nogent-sur-Marne, la Maison d'Art Bernard Antonioz est ici mise en abîme dans ses différents espaces et usages. L'histoire du lieu constitue une archive passionnante où résonne la vie intime des deux soeurs (Jeanne Smith et Madeleine Smith-Champion) qui en firent don à leur mort. Anna Byskov et Lidwine Prolonge s'y sont toutes deux immergées en tirant les fils de leurs propres recherches autour des structures du récit, sur les relations entre sens et langage, entre performance et image, entre proximité et distance.

    L'artiste présent avec son corps ou son image interroge aussi sa place et son statut, et plus spécifiquement sa position d'artiste-femme, mais aussi le rôle du spectateur. « Looking at you looking at us » : c'est ainsi que Laure Prouvost s'adresse à un public d'emblée intégré au dispositif d'exposition. Dialoguant avec l'histoire de l'art et ses représentations codifiées, dont le corps de la femme est un motif récurrent, sa série de tapisserie-vidéos met en jeu de multiples strates avec un humour provocateur. Cally Spooner se glisse elle aussi dans les lieux avec un projet poursuivant ses questionnements sur l'écriture des mouvements et sur le prolongement de la dimension performative en dehors des corps. Enfin, Hélène Delprat vient habiter à nouveau la MABA avec un récit qui poursuit les fantômes de la mémoire.

  • Née en 1975 à Séoul (Corée du Sud), Daphné Le Sergent vit et travaille à Paris. Issue d'une double culture, elle mène ses recherches autour des notions de schize et de déterritorialisation. Activant différents systèmes de montage et de démontage, de cut-up ou d'effacement, son travail interroge la construction de l'identité en proposant une analyse du paysage frontalier comme phénomène de perception, assimilable à un écran. Ce travail l'a conduite à réfléchir sur la question de l'agencement et du dispositif dans la création artistique contemporaine.
    Fragments de texte, dessins partitionnés, diptyques photographiques et séquences vidéo interrogent les lignes de subjectivités qui traversent l'image et agrègent les éléments les uns aux autres.

    Invitée dans le cadre de la programmation Satellite 11, intitulée «

  • Accompanying the exhibition at Louvre Abu Dhabi, the catalogue Rembrandt, Vermeer and the Dutch Golden Age provides an image-rich overview of the artworks exhibited, complimented by four essays. The first situates The Leiden Collection within the context of the Dutch Golden Age. The second and third describe the major role that the Netherlands played on a global scale in the in the 17th century, the specificities of the Dutch Golden Age as well as the work of Rembrandt and his contemporaries, rooted in the society of that time and place. The fourth essay sheds light on the particular role that drawing played in the creative process of Dutch artists.

  • Forçant le vers Ô Saisons, ô Châteaux ! emprunté à Arthur Rimbaud pour y faire rentrer ses personnages, Alain Séchas use de l'ambivalence du poème : d'un côté la sensualité et la volupté émanant des corps, de l'autre la mélancolie qui préfigure des affres du désespoir et de la solitude d'Une saison en enfer publiée une année plus tard. Des états émotionnels distincts entre lesquels pourraient bien évoluer ses chats, (anti)héros solitaires, ou en couple...

    Grâce à Alain Séchas, le château Smith-Champion tel qu'il était autrefois nommé - un peu exagéré quand il ne s'agit que d'une demeure de plaisance du XVIIe siècle - retrouve lui aussi sa qualification mais raccourcie à "Chats" (l'époque a changé tout de même !). Les chats peuplent ainsi le château, ils s'en emparent délicatement ou plus audacieusement, le meublent, y passent des saisons paresseuses aux bords de cours d'eaux ou de forêts, sont pleins de la mélancolie de l'été passé ou simplement du temps qui s'écoule inexorablement. Et soudain... ils nous échappent, ils se soustraient à notre vue pour réapparaître ailleurs et mieux se jouer de nous ! Quelquefois aussi, ils se grisent dans la consommation d'alcools, de cigares ou de cigarettes, en oubliant que ce sont désormais des choses presque interdites et disent ou font des choses politiquement incorrectes ou irrévérencieuses. Mais de tout cela, on ne leur en veut pas car Ô Saisons, ô Chats ! Quelle âme est sans défauts ?

    Cette publication documente l'exposition Ô Saisons, ô Chats à la MABA.

  • The exhibition "10,000 Years of Luxury" (Louvre Abu Dhabi, 30 October 2019-18 February 2020) explores the multifaceted nature of luxury from ancient times to the present day. Its catalogue allows the reader to explore luxury through fashion, jewellery, visual art, furniture and design with masterpieces from the collections of international institutions and brands. Highlights among the objects presentes include the oldest pearl in the world, the renowned Boscoreale Treasure - one of the largest collections of silverware preserved from Roman Antiquity - and dresses and jewellery from design houses such as Cartier, Maison Van Cleef & Arpels, CHANEL, Christian Dior, ELIE SAAB and Yves Saint Laurent.

  • The exhibition "10,000 Years of Luxury" (Louvre Abu Dhabi, 30 October 2019-18 February 2020) explores the multifaceted nature of luxury from ancient times to the present day. Its catalogue allows the reader to explore luxury through fashion, jewellery, visual art, furniture and design with masterpieces from the collections of international institutions and brands. Highlights among the objects presentes include the oldest pearl in the world, the renowned Boscoreale Treasure - one of the largest collections of silverware preserved from Roman Antiquity - and dresses and jewellery from design houses such as Cartier, Maison Van Cleef & Arpels, CHANEL, Christian Dior, ELIE SAAB and Yves Saint Laurent.

  • Published by Louvre Abu Dhabi in collaboration with France Museums and Centre Pompidou, this exhibition catalogue examines how certain 20th century artists strove to establish a new visual language by merging text and image. Largely in response to a rapidly changing society, these artists looked towards eastern traditions and broke away from figurative conventions. Following the development of abstraction and how artists were inspired by early forms of writing, particularly calligraphy, the book is a rare opportunity to explore the work of modern masters such as Henri Matisse, Paul Klee, Joan Miró, Lee Ufan, Dia Azzawi, Lee Krasner and Jackson Pollock, alongside contemporary pieces and monumental calligraffiti by Mona Hatoum, eL Seed and Ghada Amer.

  • Rock etc.

    Philippe Levy

    Une monographie de Philippe Levy, photographe rock incontournable. Une sélection tirée à quatre épingles parmi des milliers de tirages. Rencontres et aventures qu'il a partagées depuis le milieu des années 80 avec toutes les scènes expérimentales de la planète rock : new wave, pop, post-punk, électro... Un casting de stars et de groupes cultes découverts bien souvent à leurs débuts. Une plongée dans une histoire en mouvement, où portraits, look, attitudes soulignent combien le regard du photographe est important pour fixer en un instant des icônes - acteurs vagabonds de leurs musiques.
    Près de 200 clichés légendées de Sonic Youth, Nirvana, Steve Albini, Henry Rollins, Lou Barlow, Björk, Electrelane, Einstürzende Neubauten, Tricky, Lee Scratch Perry, ESG, Daft Punk, Plastikman, Carl Craig, Mark E. Smith, Dominique A., Rodolphe Burger, Pete Doherty, Warpaint, Yasmine Hamdan, La Femme, Kindness...
    Avec une introduction de Christophe Basterra.

  • Graphiste est un mot épicène.
    Épicène : adj. dont la forme ne varie pas selon le genre.
    Épicène comme le prénom Cassandre, le nom de scène que se choisira un des fondateurs du design graphique.
    Variations épicènes se concentre sur les processus d'émergence des projets, sur la pratique de graphistes autrices, à l'oeuvre.

    Dans des temps troublés et troublants, il est d'autant plus précieux d'affirmer le design graphique comme un « acte culturel à part entière ». À part entière, sans le couper de sa réalité contextuelle, collaborative et de son rôle de « porteur public de message ».
    Sans une tenue graphique, nos sommes de connaissances, nos flux de données, nos récits, nos institutions culturelles, publiques, nos systèmes d'orientations s'étiolent, liquident à un système marketé les idées de partage, de transmission, d'émancipation. Les graphistes donnent, ils ont donné une dimension singulière, souvent symbolique, parfois universelle, à tant de nos objets, culturels ou du quotidien. Leurs conceptions consolident tout matériau lisible et visible.

    Le design graphique est un maillon relieur dans un ensemble culturel, sociétal et technique de plus en plus complexifié. Il est si peu (visible, appréhendé, rémunéré) et pourtant, il est décisif. Il est un acte conscient, non d'une quelconque souveraineté (héroïque), mais de la nécessité d'une pratique réflexive.

    Les graphistes français.es luttent pour que leurs actes culturels ne soient pas bradés, éclipsés voire des lettres mortes. Le graphiste Cassandre est devenu, dès les années 1930, un symbole de cet engagement. Chaque génération reprend à sa manière ces revendications pour que le graphisme contribue à transmettre, penser, structurer, traduire, commenter, parfois résister et transgresser. Derrière ces actes culturels, dont souvent on ne mesure pas la force, il y a des actrices, fortement impliquées. Ici, en France, depuis des décennies.

    Variations épicènes est une tentative de réponse à une commande claire de la MABA : une exposition collective de graphistes femmes. Cette publication documente cette exposition

  • Sous la forme d'un abécédaire, La Transgression et l'Inexistant propose une trentaine de concepts dont l'intrication organique expose le système mis en place par Mehdi Belhaj Kacem depuis une dizaine d'années et développé depuis L'esprit du nihilisme. Une structure qui se prête idéalement au format numérique.

  • Abraham Poincheval is an insatiable explorer. Whether by crossing the Alps while pushing a capsule he used as his shelter, or by enclosing himself for a week in a rock, his-itinerant or static-expeditions require total physical commitment. The inhabitable sculptures which the artist conceives are laboratories allowing him to experience time, enclosure or immobility. They are the envelope that hosts the performer, an object that disturbs the landscape, and which exists through word of mouth. Abraham Poincheval's two new performances at the Palais de Tokyo lead him to experience the temporalities of the animal and the mineral kingdoms.

    Book Contents
    - "Abraham Poincheval, Humanity in Suspension" an essay by Thomas Schlesser
    - "Living in the Heart of Things": interview between Abraham Poincheval and Adélaïde Blanc

    About the authors
    - Thomas Schlesser is the director of the Fondation Hartung-Bergman (Antibes) and he teaches at the École Polytechnique (Palaiseau). He is the author of L'Univers sans l'homme - les arts contre l'anthropocentrisme (1755-2016) (Paris: Hazan, 2016).
    - Adélaïde Blanc is the coordinator of the artistic department at the Palais de Tokyo. She curated Abraham Poincheval's solo show.

    A book published on the occasion of Abraham Poincheval's solo show at the Palais de Tokyo, 03.02 - 08.05 2017

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