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Littérature
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Sa vie, c'est d'écrire. À la main, toujours. D'un seul souffle, Christian Bobin compose un livre entièrement fait de lettres. Chacune est rare, précieuse.
Elles sont adressées à sa mère, à l'ami, à un nuage, à une sonate. Au poète Ryokan aussi, ce moine et ermite japonais, génie de l'enfance. La lettre est ici le lieu de l'intime, l'écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le simple, le miracle d'exister. Et d'une page à l'autre, nous invite au recueillement et à la méditation. -
Parlant de sa ville natale, Christian Bobin fait exploser toutes les notions tristes d'appartenance, de racines, voire d'identité. Il dessine ses rues, ses maisons préférées, le ciel qui roule au-dessus et contracte le tout dans le dessin d'une feuille d'automne, ou la minuscule cathédrale d'un flocon de neige. Celui qui était réputé immobile, plus sédentaire qu'un arbre, se révèle en vérité habitant de tous les mondes, vagabond de tous les ciels.
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L'amour pour un père ne meurt jamais.
Trente ans après les faits, un fils raconte le suicide de son père.
L'histoire vraie d'une vie qui s'interrompt sans s'interrompre, tant qu'il en reste un qui aime. Un texte magnifique et poignant. On en sort heureux, heureux que la littérature permette pareille résurrection des morts.
" Ce qui me plaît dans ce livre, c'est qu'il est écrit à la hache. On ne devrait jamais écrire qu'ainsi. Certaines forêts de contes de fées sont envahies par des ronces aux branches noires, puissantes. La hache de l'écriture permet de s'y ouvrir un chemin. Au centre de la forêt noire j'ai vu un homme que sa mort rendait à la vie lumineuse. J'ai vu son fils œuvrer à une sépulture jusqu'à ce que l'ange de la lecture fasse rouler le rocher de papier blanc mis devant. "
Christian Bobin
Ivy Edelstein a 48 ans, il vit en Bretagne. Devance tous les adieux est son premier livre.
" Pensez à votre père, il apparaît devant vous et vous ne lui en voulez de rien. "
Ivy Edelstein