FeniXX réédition numérique (L'Archipel)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'État dilapide les fonds dont il a la charge. Notre argent. Celui des contribuables. Une propension qui n'est pas due à la seule corruption, mais aussi à l'inconséquence, voire à la mégalomanie des pouvoirs publics. Folies architecturales présidentielles, dépenses somptuaires des collectivités locales, gaspillages ministériels et parlementaires, gouffres des administrations, faillites des entreprises publiques, projets pharaoniques avortés, dettes de l'État... La liste est infinie et se pare de cas peu connus, tels le scandale de la Mutualité sociale agricole ou les stocks inutiles de l'armée de l'air. Pour la seule période 1989-1999, trois mille milliards de francs se sont ainsi volatisés. Deux fois le budget actuel de la France. Dix années d'impôts sur le revenu. L'équivalent de l'épargne cumulée de toutes les générations nées après 1945. Secteur par secteur, Gérard Pouradier entreprend un tour de France de la gabegie, de Paris à Nouméa. Des mois d'enquête, pour une question : combien de temps encore la démocratie pourra-t-elle s'offrir de telles dérives ? Quand notre pays se décidera-t-il à endiguer ce flux d'argent dépensé en pure perte ?

  • Le Président ? Un souverain davantage préoccupé par son image, sa postérité et son bon plaisir que par les difficultés quotidiennes de ses sujets. La statue ? Une Aphrodite, hommage au Désir et à la Sensualité, officiellement destinée à orner les jardins de l'Élysée. « La » commande du septennat. A moins que ce ne soit un prétexte, une opération de diversion. Difficile, en effet, de connaître les véritables desseins d'un homme que poursuit le souvenir d'un amour de jeunesse. Quant à Pierre, le mystérieux narrateur, il occupe au ministère de la Culture un poste qui ne figure pas dans l'organigramme : exécuteur des volontés présidentielles. Tout à la fois roman à clé et conte « moral », La Statue du Président nous propose une incursion iconoclaste dans les coulisses du pouvoir.

  • Avis de tempête sur le palais du Luxembourg. En avril 1998, Lionel Jospin qualifie le Sénat d'« anomalie parmi les démocraties ». Depuis, la Chambre haute est au coeur d'une incroyable tourmente politique. La voici accusée - au choix - d'absolutisme, de cécité, d'immobilisme ou de gâtisme. C'est oublier que le Sénat n'est pas l'Assemblée nationale, qu'il représente le seul contre-pouvoir institutionnel de notre pays, et qu'il est l'émanation la plus fidèle de la province française. S'il n'était plus composé de parlementaires élus, notamment, par les conseillers municipaux, le Sénat se transformerait aussitôt en pâle clone de l'Assemblée nationale. Il n'y perdrait pas seulement son identité, mais aussi son utilité. C'est contre cette « modification transgénique » que s'élève Jean Cluzel, farouche défenseur du bicamérisme.

  • Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement, et Louis Besson, secrétaire d'État au Logement, sont à l'origine d'un débat lancé dans six villes de France. L'enjeu : la redéfinition du cadre de vie urbain à l'approche du nouveau millénaire. Un an durant, le dialogue s'est s'instauré entre élus et habitants. Denis Fernàndez-Recatalà a accepté d'en être le témoin. Il porte sur ces échanges un regard personnel, indépendant, parfois critique - en un mot littéraire. Regard périphérique, il déplace le sujet annoncé, observe les relations, perçoit les solitudes, fait jouer les contradictions et décline les désirs. Dans un apparent paradoxe, fait de détours et de dérives, il parle de l'essentiel : la quête d'une communauté perdue. Car si la ville procure une liberté par l'anonymat, il n'oublie pas qu'on cherche à y renouer des liens que les violences sociales, inscrites dans le territoire, ont rompus. Composé sur le mode de la correspondance, cet essai, qui donne à entendre la parole des habitants, constitue un exercice de lucidité décapant sur les pouvoirs et les savoirs pesant sur la ville. Il nous rappelle, aussi, que les enjeux urbains sont des enjeux de culture.

  • Et si votre hôpital fermait ? S'il vous fallait désormais parcourir 50 km pour mener votre enfant à un service d'urgences ? Si, le lendemain d'une opération, le personnel était trop débordé pour vous informer, vous écouter, vous rassurer ? Un cauchemar ? Hélas ! non. Depuis dix ans, sous prétexte d'économies à réaliser, d'accroissement de la performance, de minimisation des risques, on ferme les petites structures hospitalières. Pourtant, le coût de fonctionnement des 759 hôpitaux de proximité ne représente que 10 % du budget hospitalier national. Quant à la corrélation entre la taille d'un établissement et son niveau de sécurité, aucune statistique ne l'a jamais établie. La politique mise en oeuvre par les pouvoirs publics aboutit à l'inverse du résultat espéré : démotivation du personnel médical, sentiment d'incompréhension des familles, déshumanisation des hôpitaux. Il est encore temps de réagir. Fruit d'une enquête sur le terrain, cet ouvrage présente les témoignages de médecins, d'infirmières, d'usagers. Il explique les raisons du malaise hospitalier et donne des pistes pour rendre à la santé publique son efficacité et son humanité.

  • Jambons, saucisses, fromages et autres produits du terroir, êtes-vous en péril ? Vins, viandes, volailles, êtes-vous moins bons aujourd'hui qu'il y a dix ans ? Avalons-nous réellement n'importe quoi et n'importe comment ? La catastrophe est-elle au bord de l'assiette ? Non, explique Elisabeth de Meurville. Cessons de nous laisser démoraliser par quelques critiques gastronomiques grincheux ! Et de sous-estimer les vertus de notre cuisine ! En France, il est possible de se régaler, à condition de savoir choisir. Et de ne pas se laisser piéger par certaines idées reçues. Il n'est que temps de partir à la redécouverte de nos produits. Ne permettons pas aux Cassandres de nous gâcher les plaisirs de la table.

  • La France est le seul pays au monde qui accorde à ses meilleurs cuisiniers le statut de stars. Mais, après les fastes - et les errements - de la Nouvelle Cuisine, alors que la mondialisation des goûts et la banalisation des moeurs culinaires menacent nos assiettes, ces chefs fameux méritent-ils encore notre admiration ? Qui sont-ils, en réalité, ces trois-étoiles désignés chaque année par le Guide Michelin et que la terre entière, paraît-il, nous envie ? Au fil de ces Portraits toqués, Olivier Nanteau fait la chronique de vingt ans de haute gastronomie hexagonale. Il évoque notamment l'ombre des ancêtres - Point, Delaveyne, Oliver -, raconte les pirouettes du grand Paul (Bocuse), se souvient du départ de Poitevin-la-Fidélité, alias Robuchon, et salue l'avènement du premier des cyber-chefs en la personne d'Alain Ducasse. Enfin, il retrace le parcours, parfois accidenté, des protagonistes de la récente guerre du terroir et des épices, nouvelle querelle des Anciens et des Modernes qui déchire les chevaliers de la fourchette à l'heure où un restaurant parisien sur deux est un restaurant de cuisine étrangère. Nul n'était mieux placé qu'Olivier Nanteau pour croquer le portrait de nos génies des fourneaux : il les « cuisine » lui-même depuis des années, souvent avec humour, toujours sans complaisance, au micro de France Info. Les gourmets trouveront, en annexe, l'essentiel pour préparer leur prochaine escapade : coordonnées, jours et horaires d'ouverture, prix et plats vedettes des trois-étoiles.

  • Les symptômes persistent : le syndicalisme est en crise. Certains veulent soigner le malade, d'autres se contentent de placebos ; les Cassandres, enfin, claironnent une mort annoncée. Pourtant, plus que jamais, le syndicalisme est d'actualité. Tout simplement parce que les valeurs qui le fondent le sont elles aussi. Espace irremplaçable de citoyenneté, d'expression et d'action - en un mot, de démocratie -, le syndicalisme a toujours un avenir. Mais il doit le construire. Sans avoir peur de tirer un trait sur des certitudes, des idées reçues et des slogans du passé. Rédigé par quatre dirigeants actuels de la C.G.T., ce livre pose la question tabou : faut-il réinventer le syndicalisme ? Comment le rendre plus dynamique, ouvert, unitaire, plus indépendant ? Car l'enjeu - une société plus juste et solidaire - est à la mesure des défis auxquels les acteurs sociaux sont confrontés.

  • Réquisitions, expulsions, drame des sans domicile fixe... Les crises du logement sont au coeur de l'actualité : l'exclusion progresse, l'accession à la propriété est de plus en plus difficile, les propriétaires privés se découragent. Et pourtant, depuis dix ans, les plans de relance succèdent aux plans d'urgence : mais une politique de soutien à la construction doublée d'une politique « humanitaire » ne constitue pas une politique du logement. Faute d'avoir été réformé, le système d'aide au logement, conçu voici vingt ans, est désormais inadapté, donc dispendieux et inefficace. Une nouvelle politique s'impose. Pierre-André Périssol présente ici un ensemble de mesures concrètes en se fondant sur des analyses sociologiques, économiques et culturelles. Tout en étant budgétairement maîtrisée, cette politique devra garantir à chacun ses droits au logement. Des droits qui permettent aux exclus de se loger, à ceux qui sont en situation de précarité de conserver un logement, aux familles de devenir propriétaires et aux investisseurs de retrouver la confiance dans la pierre. Un droit au logement pour assurer, dans une société fragilisée, une nouvelle cohésion.

  • Lorsque Monique retourne à sa voiture, garée dans une contre-allée du bois de Boulogne, elle constate que la portière avant a été forcée, et que "Conférence", le petit caniche gris perle qui patientait sur la banquette arrière, a disparu. "Conférence", le compagnon d'une vie. Monique remuera ciel et terre pour le retrouver. Presse, radio, tracts : de fausses pistes en indices, une quête éperdue commence. Monique Brossard-Le Grand raconte cette aventure avec l'authenticité, la force et la tendresse qui ont conquis des millions de lecteurs.

  • « L'orgueil du militant, c'est de pouvoir dire, bien des années plus tard : "Je m'étais trompé." Pour ma part, je n'aurai pas le loisir de regretter mes erreurs de jeunesse, car, prévoyant, j'ai choisi de les commettre toutes. » Ainsi débute ce carnet de bord d'un militant pas comme les autres. En mars 1994, Olivier Vermont s'est inscrit dans six grandes formations politiques françaises, du parti communiste au Front national. Dix mois durant, il a collé des affiches, participé à des défilés, voté des motions, côtoyé des ténors de la politique et subi les avances de militantes de tous bords... Dix mois durant, il a frôlé la catastrophe et manqué de se faire démasquer, défendant le matin « le droit de vote aux immigrés » pour exiger le soir « le retour des métèques dans leurs parcs à bestiaux », enfilant tour à tour le blouson noir du FN de choc, le costume-cravate du Jeune démocrate social et les fripes recyclées de l'écolo bon teint. Dix mois durant, il a levé son verre à la santé de Chirac, fait allégeance à la nouvelle politique du PCF, hurlé des slogans xénophobes sur les gradins du Parc des Princes, prôné le tout-vélo avec les Verts et ajouté à la confusion générale au PS. Drôle, parfois cruel, Olivier Vermont livre un témoignage sans équivalent sur la vie politique française, vue des coulisses.

  • Lundi en campagne dans les Yvelines avec Michel Rocard, mardi déambulant sous les lustres du Palais du Luxembourg aux côtés de René Monory, mercredi reçue à déjeuner par Édouard Balladur... Christine Clerc côtoie chaque jour les vedettes de notre classe politique. Issu de ses chroniques de RTL, ce « bestiaire » politique en quatre-vingt-un portraits réunit les ténors d'aujourd'hui (Giscard, Chirac, Rocard, Delors, etc.) et les voix de demain (Lalonde, Sarkozy, Villiers), les patrons de choc (Tapie, Bourges, Lagardère) et les porte-parole de la Société civile (Bernard Kouchner, Pierre-Gilles de Gennes, l'abbé Pierre). Christine Clerc y décrit leur parcours, leurs ambitions, leurs goûts... et, souvent, leurs blessures secrètes. Sous ces « choses vues » apparaît le vrai visage de femmes et d'hommes que les médias, à trop les montrer, ont fini par rendre opaques. A la veille du « rendez-vous » électoral de mars 1993, ces Rendez-vous politiques nous font entrer dans l'intimité de ceux qui détiennent le pouvoir... ou aspirent à le conquérir.

  • L'État dilapide les fonds dont il a la charge. Notre argent. Celui des contribuables. Une propension qui n'est pas due à la seule corruption, mais aussi à l'inconséquence, voire à la mégalomanie des pouvoirs publics. Folies architecturales présidentielles, dépenses somptuaires des collectivités locales, gaspillages ministériels et parlementaires, gouffres des administrations, faillites des entreprises publiques, projets pharaoniques avortés, dettes de l'État... La liste est infinie et se pare de cas peu connus, tels le scandale de la Mutualité sociale agricole ou les stocks inutiles de l'armée de l'air. Pour la seule période 1989-1999, trois mille milliards de francs se sont ainsi volatisés. Deux fois le budget actuel de la France. Dix années d'impôts sur le revenu. L'équivalent de l'épargne cumulée de toutes les générations nées après 1945. Secteur par secteur, Gérard Pouradier entreprend un tour de France de la gabegie, de Paris à Nouméa. Des mois d'enquête, pour une question : combien de temps encore la démocratie pourra-t-elle s'offrir de telles dérives ? Quand notre pays se décidera-t-il à endiguer ce flux d'argent dépensé en pure perte ?

  • Lorsque Monique retourne à sa voiture, garée dans une contre-allée du bois de Boulogne, elle constate que la portière avant a été forcée, et que "Conférence", le petit caniche gris perle qui patientait sur la banquette arrière, a disparu. "Conférence", le compagnon d'une vie. Monique remuera ciel et terre pour le retrouver. Presse, radio, tracts : de fausses pistes en indices, une quête éperdue commence. Monique Brossard-Le Grand raconte cette aventure avec l'authenticité, la force et la tendresse qui ont conquis des millions de lecteurs.

  • Le Président ? Un souverain davantage préoccupé par son image, sa postérité et son bon plaisir que par les difficultés quotidiennes de ses sujets. La statue ? Une Aphrodite, hommage au Désir et à la Sensualité, officiellement destinée à orner les jardins de l'Élysée. « La » commande du septennat. A moins que ce ne soit un prétexte, une opération de diversion. Difficile, en effet, de connaître les véritables desseins d'un homme que poursuit le souvenir d'un amour de jeunesse. Quant à Pierre, le mystérieux narrateur, il occupe au ministère de la Culture un poste qui ne figure pas dans l'organigramme : exécuteur des volontés présidentielles. Tout à la fois roman à clé et conte « moral », La Statue du Président nous propose une incursion iconoclaste dans les coulisses du pouvoir.

  • Avis de tempête sur le palais du Luxembourg. En avril 1998, Lionel Jospin qualifie le Sénat d'« anomalie parmi les démocraties ». Depuis, la Chambre haute est au coeur d'une incroyable tourmente politique. La voici accusée - au choix - d'absolutisme, de cécité, d'immobilisme ou de gâtisme. C'est oublier que le Sénat n'est pas l'Assemblée nationale, qu'il représente le seul contre-pouvoir institutionnel de notre pays, et qu'il est l'émanation la plus fidèle de la province française. S'il n'était plus composé de parlementaires élus, notamment, par les conseillers municipaux, le Sénat se transformerait aussitôt en pâle clone de l'Assemblée nationale. Il n'y perdrait pas seulement son identité, mais aussi son utilité. C'est contre cette « modification transgénique » que s'élève Jean Cluzel, farouche défenseur du bicamérisme.

  • Jean-Claude Gayssot, ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement, et Louis Besson, secrétaire d'État au Logement, sont à l'origine d'un débat lancé dans six villes de France. L'enjeu : la redéfinition du cadre de vie urbain à l'approche du nouveau millénaire. Un an durant, le dialogue s'est s'instauré entre élus et habitants. Denis Fernàndez-Recatalà a accepté d'en être le témoin. Il porte sur ces échanges un regard personnel, indépendant, parfois critique - en un mot littéraire. Regard périphérique, il déplace le sujet annoncé, observe les relations, perçoit les solitudes, fait jouer les contradictions et décline les désirs. Dans un apparent paradoxe, fait de détours et de dérives, il parle de l'essentiel : la quête d'une communauté perdue. Car si la ville procure une liberté par l'anonymat, il n'oublie pas qu'on cherche à y renouer des liens que les violences sociales, inscrites dans le territoire, ont rompus. Composé sur le mode de la correspondance, cet essai, qui donne à entendre la parole des habitants, constitue un exercice de lucidité décapant sur les pouvoirs et les savoirs pesant sur la ville. Il nous rappelle, aussi, que les enjeux urbains sont des enjeux de culture.

  • Et si votre hôpital fermait ? S'il vous fallait désormais parcourir 50 km pour mener votre enfant à un service d'urgences ? Si, le lendemain d'une opération, le personnel était trop débordé pour vous informer, vous écouter, vous rassurer ? Un cauchemar ? Hélas ! non. Depuis dix ans, sous prétexte d'économies à réaliser, d'accroissement de la performance, de minimisation des risques, on ferme les petites structures hospitalières. Pourtant, le coût de fonctionnement des 759 hôpitaux de proximité ne représente que 10 % du budget hospitalier national. Quant à la corrélation entre la taille d'un établissement et son niveau de sécurité, aucune statistique ne l'a jamais établie. La politique mise en oeuvre par les pouvoirs publics aboutit à l'inverse du résultat espéré : démotivation du personnel médical, sentiment d'incompréhension des familles, déshumanisation des hôpitaux. Il est encore temps de réagir. Fruit d'une enquête sur le terrain, cet ouvrage présente les témoignages de médecins, d'infirmières, d'usagers. Il explique les raisons du malaise hospitalier et donne des pistes pour rendre à la santé publique son efficacité et son humanité.

  • Jambons, saucisses, fromages et autres produits du terroir, êtes-vous en péril ? Vins, viandes, volailles, êtes-vous moins bons aujourd'hui qu'il y a dix ans ? Avalons-nous réellement n'importe quoi et n'importe comment ? La catastrophe est-elle au bord de l'assiette ? Non, explique Elisabeth de Meurville. Cessons de nous laisser démoraliser par quelques critiques gastronomiques grincheux ! Et de sous-estimer les vertus de notre cuisine ! En France, il est possible de se régaler, à condition de savoir choisir. Et de ne pas se laisser piéger par certaines idées reçues. Il n'est que temps de partir à la redécouverte de nos produits. Ne permettons pas aux Cassandres de nous gâcher les plaisirs de la table.

  • La France est le seul pays au monde qui accorde à ses meilleurs cuisiniers le statut de stars. Mais, après les fastes - et les errements - de la Nouvelle Cuisine, alors que la mondialisation des goûts et la banalisation des moeurs culinaires menacent nos assiettes, ces chefs fameux méritent-ils encore notre admiration ? Qui sont-ils, en réalité, ces trois-étoiles désignés chaque année par le Guide Michelin et que la terre entière, paraît-il, nous envie ? Au fil de ces Portraits toqués, Olivier Nanteau fait la chronique de vingt ans de haute gastronomie hexagonale. Il évoque notamment l'ombre des ancêtres - Point, Delaveyne, Oliver -, raconte les pirouettes du grand Paul (Bocuse), se souvient du départ de Poitevin-la-Fidélité, alias Robuchon, et salue l'avènement du premier des cyber-chefs en la personne d'Alain Ducasse. Enfin, il retrace le parcours, parfois accidenté, des protagonistes de la récente guerre du terroir et des épices, nouvelle querelle des Anciens et des Modernes qui déchire les chevaliers de la fourchette à l'heure où un restaurant parisien sur deux est un restaurant de cuisine étrangère. Nul n'était mieux placé qu'Olivier Nanteau pour croquer le portrait de nos génies des fourneaux : il les « cuisine » lui-même depuis des années, souvent avec humour, toujours sans complaisance, au micro de France Info. Les gourmets trouveront, en annexe, l'essentiel pour préparer leur prochaine escapade : coordonnées, jours et horaires d'ouverture, prix et plats vedettes des trois-étoiles.

  • Les symptômes persistent : le syndicalisme est en crise. Certains veulent soigner le malade, d'autres se contentent de placebos ; les Cassandres, enfin, claironnent une mort annoncée. Pourtant, plus que jamais, le syndicalisme est d'actualité. Tout simplement parce que les valeurs qui le fondent le sont elles aussi. Espace irremplaçable de citoyenneté, d'expression et d'action - en un mot, de démocratie -, le syndicalisme a toujours un avenir. Mais il doit le construire. Sans avoir peur de tirer un trait sur des certitudes, des idées reçues et des slogans du passé. Rédigé par quatre dirigeants actuels de la C.G.T., ce livre pose la question tabou : faut-il réinventer le syndicalisme ? Comment le rendre plus dynamique, ouvert, unitaire, plus indépendant ? Car l'enjeu - une société plus juste et solidaire - est à la mesure des défis auxquels les acteurs sociaux sont confrontés.

  • Réquisitions, expulsions, drame des sans domicile fixe... Les crises du logement sont au coeur de l'actualité : l'exclusion progresse, l'accession à la propriété est de plus en plus difficile, les propriétaires privés se découragent. Et pourtant, depuis dix ans, les plans de relance succèdent aux plans d'urgence : mais une politique de soutien à la construction doublée d'une politique « humanitaire » ne constitue pas une politique du logement. Faute d'avoir été réformé, le système d'aide au logement, conçu voici vingt ans, est désormais inadapté, donc dispendieux et inefficace. Une nouvelle politique s'impose. Pierre-André Périssol présente ici un ensemble de mesures concrètes en se fondant sur des analyses sociologiques, économiques et culturelles. Tout en étant budgétairement maîtrisée, cette politique devra garantir à chacun ses droits au logement. Des droits qui permettent aux exclus de se loger, à ceux qui sont en situation de précarité de conserver un logement, aux familles de devenir propriétaires et aux investisseurs de retrouver la confiance dans la pierre. Un droit au logement pour assurer, dans une société fragilisée, une nouvelle cohésion.

  • « L'orgueil du militant, c'est de pouvoir dire, bien des années plus tard : "Je m'étais trompé." Pour ma part, je n'aurai pas le loisir de regretter mes erreurs de jeunesse, car, prévoyant, j'ai choisi de les commettre toutes. » Ainsi débute ce carnet de bord d'un militant pas comme les autres. En mars 1994, Olivier Vermont s'est inscrit dans six grandes formations politiques françaises, du parti communiste au Front national. Dix mois durant, il a collé des affiches, participé à des défilés, voté des motions, côtoyé des ténors de la politique et subi les avances de militantes de tous bords... Dix mois durant, il a frôlé la catastrophe et manqué de se faire démasquer, défendant le matin « le droit de vote aux immigrés » pour exiger le soir « le retour des métèques dans leurs parcs à bestiaux », enfilant tour à tour le blouson noir du FN de choc, le costume-cravate du Jeune démocrate social et les fripes recyclées de l'écolo bon teint. Dix mois durant, il a levé son verre à la santé de Chirac, fait allégeance à la nouvelle politique du PCF, hurlé des slogans xénophobes sur les gradins du Parc des Princes, prôné le tout-vélo avec les Verts et ajouté à la confusion générale au PS. Drôle, parfois cruel, Olivier Vermont livre un témoignage sans équivalent sur la vie politique française, vue des coulisses.

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