Perrin

  • Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise. L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle). Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages - Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron - prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles - les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs - retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine. SPQR - Senatus PopulusQue Romanus - est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.


  • Le récit démystifié de la plus grande bataille de la Seconde Guerre mondiale, point d'orgue de l'affrontement dantesque entre la Wehrmacht et l'Armée rouge.

    " Le travail sobre et objectif de Roman Töppel a détruit les légendes
    de la guerre germano-soviétique en 1943. "
    Frankfurter Allgemeine Zeitung

    Impliquant plusieurs millions de soldats allemands et soviétiques, plus de dix mille tanks et canons automoteurs, ainsi que des milliers d'avions, la bataille de Koursk fut l'une des plus grandes joutes de la Seconde Guerre mondiale. Rarement autant d'hommes, autant de matériels ont été engagés, et détruits, en si peu de jours et dans un tel espace. Koursk offre ainsi un échantillon concentré de la virulence du conflit germano-soviétique.
    Pourtant, et bien que cet affrontement entre la Wehrmacht et l'Armée rouge soit considéré comme l'un des chocs décisifs du second conflit mondial, un certain nombre de fausses informations et de légendes circulent. Pour y remédier, Roman Töppel a repris l'ensemble de la documentation et bousculé les problématiques classiques - en partant notamment de l'idée que les Mémoires des participants étaient faux, jusqu'à preuve du contraire - afin d'offrir un récit démystifié des combats de l'été 1943. L'auteur explique par exemple que le père de la bataille ne fut pas celui que l'on croit, que Koursk fut un duel tout aussi bien aérien que terrestre ou qu'Hitler n'arrêta pas l'opération pour la raison longtemps avancée... Pour la première fois, le lecteur a ainsi l'occasion de voir s'assembler la gigantesque bataille de la plaine de Prokhorovka en un puzzle logique, multidimensionnel et maîtrisable.
    Docteur en histoire, Roman Töppel est né à Bautzen, en Allemagne. Auteur de diverses contributions sur la bataille de Koursk et d'une thèse sur les guerres de l'Empire (Die Sachsen und Napoleon. Ein Stimmungsbild 1806-1813), il est également l'un des quatre éditeurs de l'édition critique de Mein Kampf établie par le prestigieux Institut für Zeitgeschichte de Munich (Institut d'histoire contemporaine).

    Traduit de l'allemand par Jean Lopez


  • Les relations entre le "capitaine" Staline et son équipe expliquées pour la première fois : une approche résolument novatrice du gouvernement de l'union soviétique.

    " Une nouvelle approche pertinente pour comprendre la dynamique de groupe qui a soutenu le pouvoir de Staline. " - The Times Literary Supplement

    L'omniprésence de Staline au sein de l'Union soviétique a longtemps été l'alpha et l'oméga des réflexions sur le fonctionnement politique de l'Etat rouge. C'était passer à côté d'un phénomène resté jusqu'ici très largement inaperçu : l'importance et les responsabilités d'un groupe d'hommes fidèles et remarquablement efficaces depuis la fin des années 1920 jusqu'à la mort du dictateur en 1953. En s'appuyant sur une vaste documentation issue des archives russes récemment déclassifiées, Sheila Fitzpatrick offre la première recherche sur cette dizaine de camarades dévoués, qui travaillaient étroitement avec leur chef, étaient écoutés de lui et constituaient son cercle familial et social. Cette équipe, dont Staline était le capitaine, comprenait notamment son dauphin, Molotov, resté à ses côtés, alors même que sa femme était arrêtée et exilée ; Beria, rusé chef du sinistre NKVD ; Ordjonikidzé, qui dirigeait le complexe industriel soviétique avec un flair entrepreneurial remarquable ; Andreev, qui orchestrait les grandes purges provinciales tout en écoutant Beethoven sur un Gramophone portable ; ou encore Khrouchtchev, qui démantèlera finalement l'équipe quatre ans après la mort du Vodj.
    Ainsi se dessine une tout autre image de Staline, replacé dans son milieu, mais également des dignitaires de l'Union soviétique, acteurs engagés de la révolution prolétarienne. Notre compréhension de la façon dont l'Union soviétique a été gouvernée pendant la plus grande partie de son existence s'en trouve radicalement transformée.

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