Bouquins

  • Les célèbres Mémoires de Casanova, dans une nouvelle édition établie d'après le manuscrit original acquis par la BnF, accompagnée d'un appareil critique et renouvelé.Cette nouvelle édition, remaniée en profondeur, de l'Histoire de ma vie est entièrement fondée sur le manuscrit acquis par la BnF en 2010. Elle en respecte le découpage et procure pour la première fois un texte fiable, corrigé des erreurs de transcription de la précédente édition Brockhaus-Plon de 1960 (reprise dans la collection " Bouquins " par Francis Lacassin en 1993). Ce premier volume reproduit les tomes 1 à 3 des Mémoires, depuis l'enfance de Giacomo jusqu'à son évasion de la prison des Plombs, en novembre 1756.
    Une nouvelle préface présente un Casanova éloigné des clichés pour faire apparaître l'importance de l'écrivain et du penseur. L'appareil critique, lui aussi renouvelé et enrichi, se concentre sur le travail d'écriture de Casanova : il restitue l'histoire de la langue, éclaire son choix d'écrire en français sans renoncer à l'italianité (" La langue française est la soeur bien-aimée de la mienne ; je l'habille souvent à l'italienne ", écrit-il) et retranscrit dans la mesure du possible les passages biffés sur le manuscrit. Ce volume 1 reproduit trois variantes importantes : les différents projets de préface de l'auteur, les deux versions du premier séjour parisien (1750-1752), et le récit de l'évasion publié en 1788 sous le titre Histoire de ma fuite des Plombs.
    Enfin, on y trouvera plusieurs documents permettant de mieux comprendre le monde de Casanova : évaluation de ses revenus, tables de conversion des monnaies européennes, règles de jeux comme le pharaon, cartes illustrant les déplacements du Vénitien (monde méditerranéen, quartiers de Venise et de Paris).

  • " Dans l'histoire de la littérature, écrit Simon Leys, je ne vois guère que Tchekhov chez qui la qualité de l'homme semble avoir correspondu à la qualité de l'artiste. "Vivre de mes rêves en est l'illustration. C'est le roman vrai de la vie d'un génie humble, soucieux du sort des autres, d'une rare générosité, et dont, par-delà le temps, on aimerait conquérir l'amitié bienveillante, moqueuse, tendre et fidèle... Cette vaste correspondance permet d'accompagner au fil de son existence cet écrivain soucieux de son art qui était aussi un homme dévoué à sa famille et à ses amis et un médecin animé par une conception humaniste de son métier et une inquiétude profonde devant l'absurdité de la condition humaine. Tchekhov y raconte sa passion du théâtre, son voyage comme reporter sur l'île-bagne de Sakhaline, ses démêlés avec ses éditeurs... Il nous permet aussi de partager les secrets d'un style unique, exquis et délicat. Ce choix de lettres - dont certaines, longtemps censurées pour cause d'" indécence ", sont traduites ici pour la première fois dans leur intégralité - se lit comme une véritable autobiographie, permettant d'approcher leur auteur au plus près de sa vérité d'homme et d'écrivain. C'est un Anton Tchekhov intime qui s'offre à nous, jusque dans les dernières années de sa vie, au moment où, alors que la maladie va l'emporter inexorablement, il découvre l'amour et le bonheur. Un chef-d'oeuvre d'humour et d'émotion.

  • Établi d'après le manuscrit originel et accompagné d'un appareil critique entièrement renouvelé, le deuxième volume de l'Histoire de ma vie contient les tomes IV à VII. Le Vénitien y relate son arrivée à Paris en 1757 après sa spectaculaire évasion des Plombs, les moyens employés pour faire fortune, ses voyages et ses rencontres à travers la Hollande, l'Allemagne, la Suisse, la Provence, ses retrouvailles avec ses anciennes connaissances en Italie...
    Casanova contribue à la création de la loterie à l'École militaire parisienne dont il défend le projet en présence de d'Alembert. Il s'entretient avec Haller et Voltaire, se fait passer pour un cabaliste aux pouvoirs surnaturels auprès de la richissime marquise d'Urfé. Le récit de cette période faste ne cesse de dialoguer avec les grands textes littéraires et les idées philosophiques de son siècle.
    Cette édition comporte plusieurs variantes : un chapitre du manuscrit non transcrit dans les précédentes éditions, des brouillons conservés aux Archives de Prague, ainsi qu'une autre version des chapitres manquant dans le tome VI, publiés dans une traduction allemande en 1825 et retraduits ici en français par Laurent Cantagrel. On trouvera aussi en annexe un texte de Casanova sur Pétrarque, des lettres de sa " fi ancée parisienne " Manon Balletti et de Mme du Rumain, ainsi que plusieurs documents qui permettront d'apprécier la richesse littéraire et culturelle de ce deuxième volume. Il constitue, comme le précédent, l'édition de référence des Mémoires de Casanova.

  • La méchanceté est un art à la condition d'être drôle et inspirée. Préfacé par un maître du genre, Philippe Alexandre, cet ouvrage offre le florilège le plus complet et jubilatoire qui soit des traits d'esprit, saillies, épigrammes et autres " vacheries " qui ont jalonné l'histoire littéraire, mondaine et politique de l'Antiquité à nos jours.
    Certaines époques et certains milieux se sont particulièrement illustrés dans cet exercice vivifiant : les cercles littéraires des XVIe et XVIIe siècles, les salons et la cour de France au siècle des Lumières, le monde politique et la société mondaine de la IIIe République, l'Angleterre postvictorienne, la grande période hollywoodienne de l'entre-deux-guerres... Autant de moments où la liberté d'esprit et une lucidité aiguisée se sont exprimées sans crainte de démystifier et tourner en ridicule les figures installées du conformisme intellectuel et de l'académisme pontifiant.
    Parmi les experts en la matière, on trouve de grands hommes d'État. Clemenceau, l'un des plus féroces, disant à propos du président de la République, Félix Faure, qui venait de mourir : " En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui. " Churchill, tout aussi impitoyable, au sujet de son successeur Clement Attlee : " Un taxi vide approche du 10 Downing Street, Clement Attlee en descend... " De célèbres dramaturges ou comédiens firent eux aussi profession de rosseries en tout genre. Ainsi Sacha Guitry, commentant en ces termes l'élection à l'Académie française de l'un de ses confrères : " Ses livres sont désormais d'un ennui immortel. " Ou Tristan Bernard, disant d'une actrice en vogue : " Pour se faire un nom, elle a dû souvent dire oui. " Le répertoire rassemblé et présenté par François Xavier Testu fourmille de mots de la même veine, de formules souvent hilarantes et toujours assassines, qui constituent autant de trouvailles irrésistibles. On les lira avec la même délectation qui a animé les meilleurs esprits de leur temps.

  • Voici, en un seul volume, l'ensemble des textes et musiques des chansons de Georges Brassens : l'intégrale des 136 chansons qu'il a enregistrées entre 1952 et 1977. L'oeuvre d'une vie. Un véritable " vaccin contre la connerie ", selon la formule de Maxime Le Forestier. Tout Brassens est là, dans ses mots et dans ses notes. Ses mots exquis ou bourrus, tendres ou ironiques, insolents ou pudiques, porteurs de toutes les libertés. Et ses notes. Car ce fou de la langue française, cet enfant de Villon et de Rabelais, nourrissait aussi une passion de virtuose pour la musique. Ce qu'atteste la beauté de ses mélodies. C'est l'originalité de ce livre : donner à lire et à entendre et le texte et la musique de chaque chanson. Pour rendre les musiques de Brassens vivantes et accessibles à tous, le compositeur et guitariste Yves Uzureau signe ici l'inattendu : d'une part, un très ludique " roman-méthode de guitare " ; d'autre part, loin de l'habituel solfège, un " système inédit de tablatures " qui permettra à chacun, même au néophyte, de devenir un interprète actif des chansons de Brassens. Ainsi, J'ai rendez-vous avec vous, somme littéraire d'un auteur de langue française traduit en plus de quarante langues, est également un opus musical : au fil de sa curiosité, qui le veut peut jouer et accompagner ses chansons préférées de Brassens. " Pour moi, expliquait volontiers Georges Brassens, une chanson, c'est une chose qui fait que n'importe qui, à un moment, se lève et se met à chanter pour une oreille quelconque, sans trop d'artifice. " À bon lecteur, bon concert !

  • À l'occasion du centième anniversaire de la naissance d'Albert Camus, en novembre 2013, " Bouquins " réédite le premier et seul dictionnaire qui lui soit consacré, aujourd'hui considéré comme l'ouvrage de référence.
    Romancier, dramaturge, essayiste, journaliste, Albert Camus (1913-1960) a été le plus jeune lauréat français du prix Nobel de littérature. Aucun de ses compatriotes, au XXe siècle, n'a obtenu une audience aussi universelle. Ses éditoriaux de Combat en avaient fait le plus brillant porte-parole des hommes nouveaux issus de la Résistance. Au même moment, L'Étranger et Caligula lui donnaient l'aura d'un moderniste. Les écrits qui ont suivi ont fait l'objet de malentendus. L'Homme révolté a été surtout lu à travers le prisme d'une controverse de guerre froide. Les engagements du démocrate ont été disqualifiés comme insuffisamment radicaux. Son opposition à l'indépendance de l'Algérie lui a enfin aliéné une large fraction de l'opinion intellectuelle. Pourtant la fidélité des lecteurs, en France et plus encore hors de France, a eu raison de la condescendance des doctes. L'histoire est passée et le temps des procès est révolu. L'on dispose aujourd'hui d'oeuvres complètes. Le Premier Homme et les textes que Camus n'avait pas confiés à des éditeurs sont désormais accessibles aux lecteurs. Dans ce dictionnaire, chaque oeuvre éditée (roman, nouvelle, pièce de théâtre, recueil d'essais, et les principaux articles) fait l'objet d'un article, accompagné d'un état des traductions et d'une bibliographie donnant une large part aux travaux étrangers. Une place importante a été accordée aux engagements du citoyen. Figurent également les grands thèmes de l'oeuvre, de même que les notions qui sous-tendent la pensée de l'auteur et les principaux personnages des fictions. En amont de ces écrits ont droit à des entrées les auteurs classiques et modernes avec lesquels Camus a entretenu un commerce de lecteur ; en aval, les auteurs qui l'ont commenté. Des entrées sur les interlocuteurs et intercesseurs de Camus, ses amis algérois, les intellectuels avec lesquels il a dialogué, sur les principaux périodiques, les journaux et revues, auxquels il a collaboré. En annexe figurent une bio-chronologie de l'auteur et une bibliographie internationale des écrits sur son oeuvre.

  • " Les mots et les concepts, écrivait Nietzsche en 1879, nous induisent continuellement à penser les choses plus simples qu'elles ne sont. " Conscients de cette mise en garde et du danger qu'il y a à prendre les mots pour des choses, les auteurs de ce Dictionnaire ont suivi un fil d'Ariane dans le labyrinthe de la pensée nietzschéenne : toute interprétation doit être elle-même interprétée, toute valeur doit à son tour être évaluée, avec ce sens de la nuance et cet " art de bien lire " recommandés par le philosophe-philologue, qui était aussi artiste et médecin. Ce Dictionnaire Nietzsche, le premier d'une telle ampleur, fait pénétrer le lecteur dans le monde de la volonté de puissance, du surhumain et de l'éternel retour, dans l'univers de la tragédie et du gai savoir, dans la généalogie " humaine, trop humaine " des passions, des croyances, des idéaux et de la vérité elle-même. Il évoque aussi les adversaires et les alliés, les livres et les lieux, les arts et les sciences qui ont inspiré Nietzsche, reconstituant de proche en proche sa vie et son oeuvre. Ce Dictionnaire témoigne de l'inépuisable créativité du philosophe, esprit libre et solitaire, critique sans concession du passé et du présent, penseur intempestif d'une philosophie de l'avenir dont les remèdes, parfois radicaux mais le plus souvent extrêmement subtils, n'ont pas fini de nous solliciter et de mettre à l'épreuve nos manières de penser. Plus de trente spécialistes de Nietzsche, français et internationaux, ont contribué à ce Dictionnaire qui non seulement cristallise l'état présent des recherches mais indique aussi des directions pour leur évolution future. Accessible à différents niveaux, il s'adresse à tout lecteur curieux, qu'il soit familier ou non de Nietzsche et de la philosophie, en lui offrant des points de repère et des analyses approfondies pour découvrir l'une des pensées les plus déterminantes de l'époque moderne et contemporaine.

  • « Bouquins » propose une nouvelle traduction des récits de Stefan Zweig, dont l´oeuvre continue de susciter un engouement considérable.Retraduire est une donnée nécessaire et paradoxale. Nécessaire parce que toute traduction vieillit et doit s´adapter aux époques et à la langue qui évolue. Paradoxale parce que, si l´oeuvre originale vieillit aussi, elle échappe par nature à toute tentative ou tentation de modification. En 2013, une très grande partie de l´oeuvre de Zweig tombe dans le domaine public, événement d´une grande importance littéraire et éditoriale, puisqu´il permet d´engager de nouvelles traductions, souvent pour le plus grand bénéfice de l´oeuvre.

    Celle de Stefan Zweig est déjà largement traduite en français, ce qui en fait l´un des auteurs de langue allemande les plus lus en France. Mais certaines traductions remontent à plus de quatre-vingts ans - quelques-unes ont même été publiées du vivant de l´auteur - et beaucoup méritaient d´être rafraîchies ou adaptées aux critères d´aujourd´hui.

    Cette édition regroupe la quasi-totalité des récits de Zweig, un genre littéraire dans lequel il excellait. Ses meilleurs écrits sont, en effet, des formes brèves. Ces 35 récits, confiés à une équipe de huit traducteurs sous la direction de Pierre Deshusses, sont présentés ici, pour la première fois, de façon chronologique, ce qui permet de mieux saisir l´évolution de l´écriture de Zweig et les répercussions de la maturité sur l´analyse des problèmes qu´il traite, parfois très actuels. Certains de ces textes, pratiquement inconnus, comme Rêves oubliés,Deux solitudes, Une jeunesse perdue,La croix... vont révéler au lecteur des aspects nouveaux de l´auteur. On retrouvera aussi les oeuvres les plus connues : Amok, La Confusion des sentiments, Le Joueur d´échecs...

    L´ensemble évoque, sur un mode souvent aux antipodes du naturalisme, les destinées le plus souvent tragiques de créatures fragiles et menacées, la puissance démoniaque de la passion. L´intérêt pour la psychologie des profondeurs de celui que Romain Rolland disait un « chercheur d´âme » est tel qu´on l´a souvent considéré comme un émule de Freud. Cette affirmation mérite d´être nuancée, mais il est vrai que Zweig attache plus d´importance au caractère de ses personnages qu´au milieu dans lequel ils s´inscrivent. Il nous offre ce qu´on appelle une « typologie des formes de la passion ».

  • Tout aphorisme se doit de résumer en quelques mots une vérité fondamentale ou d'énoncer de manière succincte une vérité banale de la vie courante pour, souvent, aller à l'encontre des stéréotypes et des idées convenues.
    La tradition des formes brèves et sentencieuses remonte à la culture grecque et traverse toutes les époques. Illustrée à l'origine par Plutarque, Héraclite, Aristote ou Marc Aurèle, elle est poursuivie par Villon et Montaigne, dont les Essais fourmillent d'aphorismes, puis par La Bruyère, Chamfort, Vauvenargues ou La Rochefoucauld, et jusqu'à Cioran. Tous firent de cet " art de la pointe " un art à part entière.
    Cet ouvrage de Philippe Moret témoigne de la richesse d'un genre littéraire proprement universel. Il ne se limite d'ailleurs pas au domaine français, puisant aussi bien dans les littératures anglaise, allemande et espagnole que dans celles d'Afrique ou d'Orient. Conçu sous forme d'abécédaire, il embrasse, de A comme " Âges de la vie " à Z comme " Zoologie ", en passant par E comme " Éros ", R comme " Rire " ou S comme " Sociabilité ", tous les thèmes ayant trait aux grandes questions de l'existence et de la culture, de la relation à soi et à autrui.
    Le lecteur trouvera dans ce vaste répertoire quantité d'aphorismes souvent savoureux, drôles, incisifs, comme ceux-ci : " Il y a toujours une philosophie pour le manque de courage " (Albert Camus) ; " On est orgueilleux par nature, modeste par nécessité " (Pierre Reverdy) ; " La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde " (Paul Valéry) ; " La vie familiale est une intrusion dans la vie privée " (Karl Kraus) ; " Toute confidence engendre deux servitudes " (comtesse Diane).
    Il y a ici matière à s'instruire autant qu'à se distraire.

  • Pendant un demi-siècle, Alexandre Vialatte a cultivé l'art de la chronique. Ses oeuvres constituent une sorte d'encyclopédie des activités humaines vues au travers du kaléidoscope d'un observateur malicieux qui sait résumer d'une sentence, lapidaire et drôle, le fond de son propos. Nourri de textes inédits, ce recueil témoigne des différentes formes journalistiques pratiquées par Alexandre Vialatte, des années 1920 à sa mort en 1971. Il apprend son métier en collaborant à La Revue rhénane, en même temps qu'il s'initie à l'Allemagne, découvre Goethe et Kafka, et suit de près l'actualité du pays. Dans Le Petit Dauphinois, comme dans l'Almanach des quatre saisons, autre florilège de sa fantaisie, Vialatte s'en donne à coeur joie, avec la plume d'un poète, l'imagination d'un conteur, l'humour d'un savant désabusé. Les chroniques cinématographiques parues dans Bel Amour du foyer constituent un volet inattendu de son oeuvre de journaliste. Vialatte s'amuse à y distiller ses conseils et ses opinions sur des films dont il raconte l'histoire à sa manière, toujours singulière et décalée. Il a aussi tenu pendant près de dix ans une chronique dans Le Spectacle du monde, constituée de promenades littéraires plus que de véritables critiques. Là comme ailleurs, il exprime ses goûts, ses admirations avec une intelligence savoureuse, une virtuosité et une liberté de ton qui n'ont cessé d'enchanter ses innombrables lecteurs et lui valent d'occuper aujourd'hui une place prépondérante dans notre histoire littéraire.

  • Cet ouvrage, à vocation lui-même initiatique, permet au lecteur de se familiariser avec le monde des grandes traditions ésotériques à travers les principaux adeptes de la philosophie occulte, depuis l'origine jusqu'à nos jours. Les figures choisies appartiennent à toutes les " confessions ", chapelles et confréries, témoignant ainsi de la diversité et du foisonnement d'une pensée restée fascinante à toutes les époques.
    À compter de l'an mille, les dépositaires d'une tradition cachée se succèdent au sein de sociétés plus ou moins clandestines, ou connaissent des parcours individuels hors du commun, en fondant de nouvelles écoles de pensée qui ambitionnent de mener les hommes à la sagesse en les inclinant - en dehors de toute religion - à rechercher l'étincelle divine dans leur vie intérieure. Jean-Jacques Bedu présente ici l'ensemble des doctrines de ces grands transmetteurs d'une parole perdue : Alchimistes, Hermétistes, Brahmanes, Chamanes, Soufis, Kabbalistes, Magiciens blancs et noirs, Prophètes, Illuminés,Thaumaturges et Théurges, Spirites, Médiums, Francs-Maçons, Rose-Croix, Gnostiques, Martinistes ou Théosophes...
    Ce volume, d'une ampleur sans équivalent sur un tel sujet, nous éclaire sur le parcours souvent méconnu de ces femmes et de ces hommes qui ont révélé à leurs contemporains une vérité occulte en les confrontant aux mystères de l'âme humaine. De Gerbert, l'énigmatique pape français de l'an mille, à Steve Jobs en quête de son maître en Inde, il raconte les existences exceptionnelles de personnages qui ont perpétué, chacun à sa manière et selon ses propres convictions, les secrets des grandes traditions.

  • Essais et pamphlets

    Léon Bloy

    Imprécateur et pamphlétaire " par amour ", selon sa formule, Léon Bloy est l'écrivain de l'excès, de la démesure, de l'engagement total. Il consacra son oeuvre et sa vie à la défense des pauvres, à la dignité de l'homme, à l'amour de Dieu, à la figure du Christ et à l'esprit des Évangiles.
    " Pèlerin de l'Absolu ", le catholique Bloy se fait mendiant pour gagner la liberté de tout dire et traquer la bêtise, dont l'illustration parfaite à ses yeux est " le bourgeois, cet homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser ". Il s'en prend, au nom de cet Absolu, aux politiques, aux écrivains, aux journalistes, aux athées, ainsi qu'aux chrétiens eux-mêmes, qu'il met en cause avec une violence magistrale.
    L'auteur des Méditations d'un solitaire en 1916 et des Propos d'un entrepreneur de démolitions a bâti une oeuvre immense, où se déploient une impressionnante philosophie de l'histoire et une réflexion sur la fin des temps. Mais il était difficile jusque là de se faire une idée complète d'un écrivain si singulier. En réunissant la quasi-totalité de ses essais et de ses pamphlets, des plus célèbres, comme l'Exégèse des lieux communs et Belluaires et Porchers, aux plus rares, Celle qui pleure, Le Révélateur du Globe et l'inachevé Dans les ténèbres, en passant par Le Salut par les Juifs, ce livre constitue le plus considérable volume d'écrits de Léon Bloy jamais publié. Un siècle après sa mort, l'oeuvre de celui qui ne voyait pas qu'il fût possible d'écrire autrement qu'" au seuil de l'Apocalypse " est ainsi de nouveau disponible et enfin présentée dans sa véritable cohérence.

  • Barcelone est d'abord un rêve de ville. Mais elle est bien plus qu'un paradis sur mer : c'est une ville frondeuse, excentrique, électrique, un appel permanent à la liberté.
    Cet ouvrage explore les multiples facettes de Barcelone, capitale catalane et européenne, joyau médiéval et haut lieu du modernisme, ville d'art, de fête, d'architecture flamboyante, de littérature, de gastronomie, ville sensuelle, colorée, bouillonnante. Après une passionnante plongée dans l'histoire de la cité, il nous invite à découvrir Barcelone à travers ses rues, où passent les ombres de ses grands hommes et de passants anonymes. Des écrivains, des historiens, des géographes, des urbanistes, des artistes revisitent leurs souvenirs, nous emmènent du parapet du parc Güell aux ruelles du Gòtic, du Raval, de Gràcia, de l'Eixample. Ils nous offrent mille histoires délicieuses, inquiétantes, sidérantes, au fil d'une promenade légère et passionnée, à l'image de la ville qui l'a inspirée.
    Les balades personnelles se mêlent ici aux enquêtes érudites pour mieux restituer la singularité multiple et mouvante de Barcelone, telle que Gaudí l'a illustrée à sa manière.

  • Si Péguy reste perçu comme l'exemple même de l'homme engagé, un modèle d'austère vertu républicaine, la lecture de son oeuvre révèle un personnage bien plus complexe et tourmenté, à la fois tragique et comique, au style puissant et catégorique.
    Tout chez lui relève de la mystique, non seulement le judaïsme et le christianisme, qui lui sont particulièrement chers, mais aussi l'amour de la République, de la monarchie et de la patrie. De l'affaire Dreyfus, qui l'accompagna toute sa vie, il conserva un seul impératif, applicable à tout : que " la mystique ne soit point dévorée par la politique à laquelle elle a donné naissance ". C'est pourquoi, à une époque où la politique offre une image plus que jamais dégradée, il est urgent de découvrir ou de retrouver l'oeuvre de cet intransigeant. Lire Péguy et ses étonnants Cahiers de la quinzaine, c'est s'abreuver à la source de toute politique, quel qu'en soit l'horizon ; c'est retrouver l'exigence d'un sens dans un monde lui-même en quête de repères.
    Les principaux essais de Péguy, réunis ici pour la première fois dans un volume cohérent par Alexandre de Vitry sous le patronage d'Antoine Compagnon, tissent une longue analyse de ce monde annonciateur du nôtre et de ce qu'il est déjà en train de trahir : le génie littéraire, l'héroïsme, la sainteté et toutes les formes de la grandeur. Les cibles de l'écrivain se succèdent sous son regard perçant, depuis Taine et Renan jusqu'à l'argent-roi, en passant par les défaitistes en tout genre, les hérauts de la " nouvelle Sorbonne ", les cléricaux de toutes les Églises.
    Intervenant sur " les sujets les plus brûlants de l'actualité sociale et culturelle et en général sur les conditions du vivre-ensemble ", Péguy demeure " incontestablement parmi nous ", comme le souligne Antoine Compagnon dans sa préface.

  • Le bouquin de Noël

    Collectif

    Cet ouvrage, qui offre autant de récits enchanteurs que de découvertes littéraires, rassemble les récits, poèmes et contes de Noël des plus grands écrivains de tous les temps et de tous les pays, aussi bien français qu'allemands, anglais, américains, scandinaves, russes, espagnols ou italiens. Source d'inspiration inaltérable depuis le Moyen Âge, cette littérature d'abord inscrite dans la plus haute tradition chrétienne connaît à l'époque romantique une résurrection spectaculaire qui a touché, ému et émerveillé depuis lors des lecteurs de toutes générations. Certains récits sont devenus très célèbres, comme le Chant de Noël de Dickens, Les Trois Messes basses de Daudet ou La Petite Fille aux allumettes d'Andersen. Mais d'autres, trop méconnus, méritaient d'être exhumés : de petits chefs-d'oeuvre ciselés par l'émotion tels que Fleur-de-Blé de Camille Lemonnier, Les Sabots du petit Wolff de François Coppée ou La Noël de Marthe d'Anatole Le Braz. C'est l'âme enfouie de Noël que nous dévoilent les auteurs médiévaux, comme celui de La Chasse sauvage, Orderic Vital, ou le conteur anonyme de Sire Gauvain et le Chevalier vert, relayés au XIXe siècle par Hoffmann, Gogol, Erckmann-Chatrian ou Selma Lagerlöf. Tous célèbrent à leur manière l'éternité de l'enfance et sa magie particulière à travers ses joies, ses drames et ses bonheurs. Version abrégée.

  • Dictionnaire Freud

    Collectif

    " Pour comprendre la psychanalyse, écrivait Freud en 1922, le mieux est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement. " C'est ce principe d'un dialogue constant entre les origines de la découverte freudienne et son évolution que les auteurs de ce Dictionnaire ont adopté. Leur but est de permettre aux lecteurs d'aujourd'hui de découvrir ou de parcourir l'oeuvre de Freud en suivant la manière dont elle s'est forgée et développée. Ce Dictionnaire, le premier du genre, revient sur les sources de la psychanalyse de Freud, tout en montrant comment son invention s'inscrit à la croisée de plusieurs traditions. Il s'attache aussi à envisager l'entreprise freudienne en fonction de son héritage et de sa postérité. Il évoque enfin ses échanges avec tous les domaines de réflexion et de création qu'elle n'a cessé de côtoyer (philosophie, littérature, anthropologie, histoire). Ainsi, ce Dictionnaire témoigne de la vitalité d'une oeuvre qui demeure parmi les plus considérables de l'histoire de la pensée. Soixante-quinze spécialistes de Freud, internationaux et français, associés à des universitaires issus du domaine de la psychanalyse autant que des champs multiples des sciences humaines, explorent l'univers freudien selon une approche renouvelée et diversifiée. Ils offrent autant de points de repère et d'analyses approfondies qui permettent d'en avoir une vision d'ensemble et de le rendre accessible au plus grand nombre.

  • Le Bouquet est un florilège, aussi étendu, aussi complet qu'il se pouvait, des façons de dire des bonnes gens de toutes les époques. Des bonnes gens, mais aussi des coquins, des filous, des artistes, des mères de famille - des bandits et des banquiers !... Nous avons tenté de retracer le parcours de l'imagerie collective en français, idée par idée, autant que l'on puisse isoler des concepts aux contours souvent imprécis. Nous l'avons fait principalement sur les quatre siècles au long desquels nous pouvons raisonnablement recevoir la langue comme nôtre. En étalant de telles suites de locutions colorées, de proverbes à usage concret, qui sont l'expression intime d'une population actuelle et passée, l'ouvrage constitue une sorte d'" histoire du langage privé ". Le Bouquet nous sert à plonger dans l'Histoire que nous aimons, pour nous présenter à nous-mêmes le miroir de ce que fut notre imaginaire ; car une langue pétrie d'images porte mieux que de longs discours l'inconscient d'un peuple. Elle masque notre vision intime, mais à la manière de toute expression poétique, elle la trahit soudain par l'éclat de ses évocations... Claude Duneton. L'originalité de cet ouvrage, devenu un classique, est de traiter les expressions imagées en suivant un classement à la fois thématique et chronologique, qui permet de suivre l'évolution des perceptions, idées et sentiments qu'elles traduisent. Cette édition, revue, corrigée et augmentée par Sylvie Claval, qui oeuvra aux côtés de Claude Duneton à la première, parue en 1990, comporte environ 3 000 nouvelles expressions, anciennes ou actuelles. La meilleure illustration qui soit des richesses inépuisables et de la vitalité permanente d'une langue qui ne cesse d'être inventive.

  • La vie et l'oeuvre de Germaine de Staël se situent sous le double signe de l'empire du coeur et du pouvoir de la raison, à la jointure de la philosophie des Lumières et du romantisme naissant. Toutes deux convergent vers une passion raisonnée, celle de la liberté. C'est à la conquérir que Mme de Staël a employé une énergie débordante, une intelligence acérée et un immense talent d'expression. Elle n'a cessé de travailler, en faveur des peuples et des individus, à l'avènement de toutes les libertés, publiques et individuelles, notamment celles des femmes. Combat incessant dont elle fut l'une des pionnières en France et dans l'Europe éclairée, au point d'apparaître comme la principale " rivale " de Napoléon. Depuis la publication en 1820 de ses OEuvres complètes, en partie tronquées, ses ouvrages n'ont plus été regroupés dans un ensemble cohérent et accessible au grand public. Publiés entre 1796 et 1817, ils témoignent de l'engagement de leur auteur dans des débats dont les termes demeurent actuels : comment l'homme peut-il trouver les voies du bonheur au sein de la société ? Existet- il un équilibre entre violence et justice, entre expression de la volonté populaire et gouvernement des meilleurs ? Jusqu'où peut conduire une révolution ? La réflexion philosophique et l'analyse de situations concrètes se mêlent ici à un art de la description et du portrait qui laisse transparaître le bouillonnement des sentiments. Ce volume contient : De l'influence des passions sur le bonheur - Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution - Considérations sur la Révolution française - Dix années d'exil.

  • Oeuvres complètes

    Tacite

    Né en Gaule Narbonnaise, le plus grand des historiens romains a vécu entre la seconde moitié du Ier et le début du IIe siècle. Une période sombre durant laquelle se succèdent à la tête de l'Empire des souverains fous et sanguinaires, comme Tibère, Caligula et Néron, et des empereurs plus respectueux de la morale et du peuple, tels Vespasien, Titus et Domitien.
    Historien, Tacite l'est à part entière. Il s'appuie sur des informations vérifiées, évitant les deux écueils principaux qui menacent la relation exacte des faits : la flatterie et la haine du pouvoir. C'est aussi un portraitiste admirable de précision et de vitalité, un moraliste au patriotisme intransigeant qui dénonce les turpitudes des empereurs comme celles de la plèbe, un conteur dont les évocations de la Rome antique restent inégalées.
    Tacite s'est mis tardivement à la composition littéraire, vouant d'abord son talent à l'art oratoire. L'oraison funèbre qu'il consacre à son beau-père, La Vie de Julius Agricola, est un véritable manifeste politique contre le régime. Dans le Dialogue des orateurs, il traite des problèmes de fond et de forme liés à l'exercice de l'éloquence. Ces premières oeuvres et la suivante, De la Germanie, ont pour trait commun une analyse riche et documentée de l'histoire de son temps ; les trois livres sont présentés ici dans de nouvelles traductions de Catherine Salles. Suivront Les Histoires et Les Annales, sommes fondamentales dans lesquelles transparaissent les deux préoccupations majeures de l'auteur : la dégénérescence du pouvoir impérial et la menace étrangère aux frontières.
    Cette édition des oeuvres complètes de Tacite témoigne de la vigueur et de la puissance stylistiques d'un écrivain que Racine et de Gaulle, notamment, considéraient comme un de leurs maîtres.

  • " Ces ouvrages n'ont jamais été réédités depuis plus de cinquante ans. Leur parution constitue un événement pour tous ceux qui apprécient ce grand historien et philosophe, souligne dans sa préface le cardinal Poupard, longtemps confident de Lucien Jerphagnon. Ce sera pour beaucoup une révélation importante et inattendue sur l'engagement spirituel de l'auteur, comme sur l'histoire contrastée de la première partie de sa vie où s'enracine son parcours d'historien de la philosophie antique. " L'Au-delà de tout regroupe les ouvrages que Lucien Jerphagnon écrivit entre 1955 et 1962, dont le tout premier, Le Mal et l'Existence. Ils reflètent ses interrogations métaphysiques sur ces grands thèmes philosophiques qui ne cesseront de nourrir ses travaux et ses réflexions: la liberté, la foi, la question du mal, l'immanence et la transcendance, l'émerveillement d'être au monde, le bonheur, le sens du divin. Ordonné prêtre en juin 1950, Lucien Jerphagnon enseigne alors au grand séminaire de Meaux, et c'est tout naturellement qu'il s'intéresse à Pascal auquel il consacre trois livres, dont Pascal et la souffrance et Le Caractère de Pascal. Contre la suprématie de la philosophie thomiste qui s'exerce encore au sein de l'Église, il démontre, à la lumière de la pensée de Pascal, que tout ne se résume pas au dogme scolastique ni à la raison, et témoigne déjà de sa liberté d'esprit. Ses innombrables lecteurs et admirateurs retrouveront ici la sensibilité, l'humanité profonde, l'originalité de style de l'une des grandes figures intellectuelles de l'époque contemporaine, qui fut aussi l'une des plus attachantes. Ils découvriront dans le même temps un pan méconnu de son cheminement personnel, essentiel à la compréhension de l'ensemble de son oeuvre et de ce qui fait son unité.

  • Venise - " l'un des secrets les plus poétiques qui aient jamais existé sur cette terre ", selon l'un de ses meilleurs connaisseurs, Dino Buzzati - ne cesse de fasciner ses innombrables visiteurs par sa splendeur architecturale et son mystère troublant et enchanteur.
    Fruit du travail conjoint de collaborateurs français et italiens venus d'horizons différents, ce volume nous plonge au coeur de cette ville mythique au fil d'une exploration minutieuse et originale qui contredit bien des clichés sans altérer sa légende. Il montre comment elle s'est construite à travers le temps par une volonté acharnée de domination de son milieu naturel. Pendant des siècles, Venise a été un État autonome, une république rebelle et une puissance maritime redoutée. Une cité hors normes dont le prestige se nourrit de l'imaginaire qu'elle suscite. La ville de l'amour, de la séduction, de la sensualité, mais aussi le symbole de la fin d'un monde.
    Au gré des promenades qu'il propose, cet ouvrage d'une ampleur sans équivalent permet d'accéder à une connaissance à la fois réaliste et intime de la vie vénitienne. Prisée depuis toujours par les écrivains français, Venise a aussi inspiré des auteurs de toutes nationalités. Les textes rassemblés dans l'anthologie, souvent méconnus et parfois inédits, témoignent de cette dimension cosmopolite. Grâce au Dictionnaire des lieux, personnages, oeuvres d'art, institutions, fêtes et traditions qui clôt cet ensemble, le lecteur pourra inventer son propre parcours dans une cité labyrinthique au charme inépuisable.

  • Ses contemporains virent en Bossuet (1627-1704) une figure tout droit sortie des temps héroïques de l'Église, capable de conjuguer action politique, direction spirituelle, développement de la pensée et culture des arts et lettres. Si le XVIIIe siècle put se sentir écrasé par son autorité et sa stature tant morale que spirituelle, le XIXe puisa chez lui une certaine idée de la grandeur française, dont il demeure une des incarnations les plus emblématiques. Ce volume rassemble des oeuvres majeures, indisponibles depuis le XIXe siècle, de celui qui fut non seulement un grand écrivain, mais aussi un homme de grande influence auprès du pouvoir monarchique. Les Élévations sur les mystères et les Méditations sur l'Évangile manifestent une sensibilité frémissante. Dans ce commentaire de la Bible qui sollicite à chaque page le coeur et l'intelligence, l'érudition est d'autant mieux présente qu'elle reste imperceptible, entièrement coulée dans la maturité d'un vieil homme au sommet de son art. Le Carême de Saint-Germain témoigne du génie oratoire de Bossuet à travers un cycle complet de sermons prononcés devant la cour de Louis XIV . L'éloquence sacrée y revêt une signification politique évidente. Le souci de rappeler aux rois leurs devoirs se lit encore dans les Lettres à Louis XIV et les Sentences pour Mgr le Dauphin, destinées à Monseigneur dont Bossuet était le précepteur. L'Exposition de la doctrine catholique illustre la manière originale dont il s'adressa aux protestants, précurseur en cela d'un dialogue religieux fondé sur la connaissance mutuelle. Enfin, les Poésies, composées à la fin de sa vie, laissent apparaître un Bossuet intime, très différent de l'éclat coutumier de sa phrase et de ses concepts.

  • Voici un « livre ressources » sur l'univers initiatique de la franc-maçonnerie, appelé à faire autorité.L´art royal (expression courante pour désigner la pratique maçonnique) intrigue toujours, répondant au goût d´un vaste public pour les secrets et supposés complots. Face à tant de fascination irrationnelle, parfois de méfiance, peut-on prétendre à une certaine objectivité historique ? La Franc-maçonnerie tente de répondre à cette interrogation, en offrant une source vive d´information et de références. L´ouvrage s´adresse aux profanes comme aux initiés, aux historiens comme aux curieux venus de tous les horizons de la pensée, à tous ceux qui veulent comprendre, au-delà des peurs et des fantasmes habituels. Il propose des pistes de réflexion, des débats d´idées, des dossiers, des documents historiques sur un sujet qui n´a cessé, depuis plusieurs siècles, de susciter des commentaires passionnés.

    Ces 1 200 pages présentent non seulement un historique de la démarche initiatique, de ses origines hypothétiques à aujourd´hui, mais aussi des diverses obédiences et des rites pratiqués, des symboles utilisés, de l´évolution des tempéraments, des ambitions et des pratiques.

    Cette entreprise monumentale s´appuie sur le concours d´auteurs émérites, pour la plupart initiés, appartenant à des obédiences et des rites d´origines diverses. Cherchant à éviter les partis pris et l´esprit de caste, tout en laissant libre chaque auteur d´exprimer ses interprétations et ses spécificités, le livre donne à entendre les résonances profondes d´une certaine pensée maçonnique plutôt que de se crisper sur des positions politiciennes tranchées ou sur des idéologies réductrices. Une volonté d´éclectisme « éclairé et ordonnée ».

    Cet ouvrage comprend sept chapitres (en symbolique maçonnique, le nombre sept est celui des sept officiers qui rendent la Loge « juste et parfaite » et représente aussi l´âge du maître), qui rendent compte de cette formidable épopée spirituelle à travers plusieurs siècles. Les Annexes offrent au lecteur quelques textes fondateurs, un dictionnaire des frères et soeurs « célèbres », un lexique des outils symboliques et d´autres termes spécifiques, sans omettre une bibliographie générale la plus explicite possible.

  • Ouvrage de référence depuis sa première édition en 1987, le Dictionnaire de la civilisation indienne embrasse les principaux thèmes, concepts, événements, figures historiques et culturelles essentiels à la connaissance d'une nation aussi vaste que complexe. Depuis cette date, l'Inde a connu de tels bouleversements que le regard porté sur le pays par le monde extérieur et par ses habitants eux-mêmes a dû se redéfinir. La patrie de Nehru et d'Indira Gandhi a vu l'arrivée au pouvoir des nationalistes hindous du BJP, et les réformes économiques entreprises dans les années 1990 l'ont transformée en profondeur, y compris dans son tissu social et sa façon d'envisager l'avenir. L'Inde a changé. Et l'Inde est restée la même. La révolution numérique, la mondialisation, le déferlement des téléphones portables et des chaînes de télévision privées n'ont pas entamé la force des traditions et l'attachement à une culture qui plonge ses racines dans une histoire plurimillénaire.
    Réactualisé par Dave Dewnarain, le dictionnaire de Louis Frédéric donne toute leur place à un grand nombre de figures politiques, de peintres, de musiciens, du Nord comme du Sud, dont l'influence et l'aura à l'intérieur du pays sont à la hauteur de l'ignorance dans laquelle les a longtemps tenus le monde occidental. Il témoigne aussi de l'extraordinaire diversité linguistique de l'Inde (des centaines de langues, dont vingt-deux considérées comme " officielles ") et de l'existence d'une littérature parfois ancienne qui s'impose plus que jamais dans la création contemporaine.
    Ainsi le lecteur pourra se faire une idée plus complète de la richesse et du génie de l'un des plus grands peuples du monde.

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