Yves Bigot

  • « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »BB, c'est un mythe. À travers elle, Et Dieu créa la femme. Elle fut au coeur de tant de passions, de haines, de controverses, de désirs, de tensions, d'enjeux et de fantasmes. « Elle tenterait même un saint », écrivait Simone de Beauvoir. À une époque où c'est inhabituel, elle porte des chemises d'homme ou des vêtements sexy qui laissent voir sa chair. Change d'amant comme de chemise. Et devient l'objet d'un fétichisme inédit. Son style est ce mélange irréfutable de plastique et de tempérament, de simplicité érigée en art. En combinant les rôles d'ingénue et de femme fatale, Brigitte, symbole sexuel ultime des années pop, incarne l'éternel féminin dans toutes ses facettes. Elle est la déesse, fondamentale, primordiale. Immortelle.Pareil phénomène n'échappe pas aux artistes. Elvis, Dylan, les Beatles, Nougaro, Gainsbourg, Elton John, AC/DC ou Jay Z la célèbrent. Les peintres aussi, de Picasso à Warhol. Et les écrivains, Françoise Sagan, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Marguerite Yourcenar, Edgar Morin, Barjavel, et Cocteau, qui dira : « Le destin l'a mise à la place exacte où le rêve et la réalité se confondent. Sa beauté, son talent sont incontestables, mais elle possède autre chose d'inconnu qui attire les idolâtres d'un âge privé des dieux. »Par elle, le Deuxième Sexe nié, caché, soumis, va rétablir son pouvoir initial, irréfutable, celui de la Vie triomphant, croira-t-on tout au long des années 60 et 70, des forces noires de l'humanité, et en tout cas du patriarcat.Les politiques ne l'impressionnent guère, et elle ne se gênera jamais pour les interpeller, avec un aplomb, une conscience de sa propre place dans la société et dans son histoire tout à fait admirables.À 80 ans, elle reste le « cas » Bardot, objet d'admiration, de scandale, d'études psychosociologiques, étrangère au pays de la gloire (elle la déteste et a refusé tous les ponts d'or d'Hollywood), la plus grande star de France, son personnage le plus célèbre dans le monde depuis Napoléon.

  • Compositeur, auteur, chanteur, réalisateur, producteur, directeur artistique, scénographe, pianiste, fasciné par l'Amérique de Gershwin, la soul de Ray Charles et le rock des Beatles, Michel Berger s'est employé à moderniser la musique et la chanson française à travers ses interprètes (France Gall, Françoise Hardy, Balavoine, Johnny Hallyday, Céline Dion), ses complices (Véronique Sanson, Luc Plamondon, Elton John), son opéra rock Starmania et des tubes incontournables comme " Message personnel ", " Musique ", " Débranche ", " Le blues du businessman ", " Le monde est stone ", " Les uns contre les autres ", " Quelque chose en nous de Tennessee ", " Diego, libre dans sa tête ", " La groupie du pianiste ", " Il jouait du piano debout ", " Ella, elle l'a ", " Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ".
    Né dans l'élite intellectuelle parisienne (il est le fils du professeur Hamburger, triple académicien), " Chouchou " de Salut les Copains à quatorze ans au coeur des années soixante, il n'aura de cesse de prouver que les Français peuvent se joindre au concert mondial de la culture pop et multimédia, mélangeant les genres, classique, jazz, rock, son, image, danse, théâtre, cinéma.
    Ce livre retrace comme jamais son itinéraire singulier, inédit, ses drames familiaux, analyse ses et son influence, à travers de nombreuses interviews et conversations que l'auteur a eues avec lui, ainsi qu'avec France Gall, Véronique Sanson et Luc Plamondon, entre 1982 et la disparition soudaine de Michel Berger à Saint-Tropez le 2 août 1992, ainsi que de nouveaux témoignages apportés par ses musiciens (Janik Top, Serge Pérathoner), ses producteurs (Gilbert Coullier, Jean-Claude Camus), ses amis (Pierre Lescure, Yves Simon, Marc Kraftchik, Jean-Marie Périer, Georges Lang), Bernard de Bosson (président de sa maison de disques), Grégoire Colart (son attaché de presse pendant 16 ans), Bernard Saint-Paul (son collègue de bureau, producteur de Véronique Sanson), Philippe Rault (son fixeur à Los Angeles et à New York), Lewis Furey (metteur en scène de Starmania ), Vanina Michel (vedette féminine de Hair, et l'une de ses premières compagnes), Philippe Labro (pour qui il composa la musique de Rive droite, rive gauche ), Gérard Manset et Françoise Hardy.
    Yves Bigot et Michel Berger ont notamment participé tous les deux à l'aventure de Band Aid France (Action Écoles).

  • Tous les chanteurs français, depuis cinquante ans, sont à la fois les enfants de la Grande Chanson française (Piaf, Brassens, Brel, Ferré, etc.) et ceux des Beatles et de Dylan, ces demi-dieux du rock, dont ils ont rêvé d'égaler la force, la séduction et l'influence planétaire.
    Yves Bigot chronique les conséquences pour eux de cette double paternité... souvent antinomique et analyse cette exception culturelle française, vu par et à travers Téléphone, Balavoine, Cabrel, Murat, Daho, Indochine, Noir Désir, Mylène Farmer, Manu Chao, Benjamin Biolay, Stromae... jusqu'à Christine and the Queens qui a vaincu, après Daft Punk, Air, Cassius, Phoenix et Justice, le signe indien qui empêchait jusque-là aux artistes français d'exister dans l'univers mondialisé anglo-saxon.
    " Yves Bigot est de loin le mieux placé pour analyser les amours complexes du rock et de la chanson française car le seul à avoir parcouru au fil des années toute la chaîne alimentaire de la musique en France - fan, disquaire, journaliste, homme de radio, de télé, auteur, producteur, patron de maisons de disques - et ce sans s'y être fait dévorer ni transformer en requin. "
    Agnès Léglise, Rock & Folk
    " Bigot raconte l'histoire d'une exception culturelle face à la déferlante anglo-saxonne. Et à travers cinquante figures clés, il dessine le portrait du style français. "
    François Armanet, L'Obs

  • Depuis le début des années soixante, tous les chanteurs – et les groupes – français sont les enfants croisés de la chanson française et du rock, de Brassens et de Dylan, de Brel et des Beatles, de Ferré et de Hendrix. Qu'ils veuillent et le reconnaissent ou non.
    C'est cette dualité, cette double paternité écrasante, que le livre d'Yves Bigot analyse, explore, constate et commente, le plus souvent en compagnie des artistes concernés.
    De Gainsbourg (le premier des Modernes) et Nougaro (le dernier des Classiques) à Renaud et Goldman, si chers au c(h)oeur des Français, ce premier volume passe en revue les carrières et les contributions, les tourments parfois, de nos pionniers du rock (Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Dick Rivers), nos amateurs de rhythm'n'blues (Nino Ferrer), nos beatniks (Hugues Aufray, Antoine, Le Forestier, Charlebois, Polnareff), nos dandys (Ronnie Bird, Christophe, Dutronc), nos égéries (Sylvie Vartan, Françoise Hardy), nos singers-songwriters à l'américaine (Yves Simon, Véronique Sanson), nos romantiques (Julien Clerc, William Sheller), nos rebelles (Higelin, Lavilliers), nos fans de pop (Laurent Voulzy, Il Était Une Fois), nos irréductibles (Bashung, Murat, Manset), sans oublier Adamo et Souchon, et jusqu'aux Américains de Paris (Joe Dassin, Mort Shuman).
    Ce faisant, Je t'aime, moi non plus rappelle le dialogue parfois musclé, souvent antagoniste, mais la plupart du temps fraternel, entre l'auteur, journaliste à Libération, Rolling Stone, Europe 1, France-Inter, pour " Les Enfants du rock " et " Rapido ", et ces artistes, dont il a produit certains à Fnac Music et Mercury, lorsque la question de savoir qui était rock et ne l'était pas était véritablement existentielle.
    Actuellement directeur général de TV5Monde, Yves Bigot
    a chroniqué la vie des artistes – français et internationaux –
    dans la presse écrite (Libération, Rolling Stone, principalement),
    les a programmés et interviewés à la radio (Europe 1,
    France Inter, RTL) et à la télévision (" Rapido ", " Les Enfants
    du rock ", " Rive droite, rive gauche ", France 2, RTBF,
    " 300 millions de critiques "), produits et promus dans les maisons
    de disques qu'il a dirigées (Fnac Music Production, Mercury).
    Il a même présidé les Victoires de la Musique et joué au football
    avec certains...

  • Sous la forme d'un abécédaire amoureux et musical, un livre de référence pour tous les fans de Daft Punk, le groupe de musique électronique le plus célèbre au monde.
    Voici une balade musicale, poétique, littéraire et robotique au sein d'un monde fascinant : celui de deux musiciens nés dans l'Ouest parisien, inventeurs de la " French Touch", et devenus figures de légende. Ensemble, ils ont métamorphosé la musique électronique. De Anonymat à Z6PO, en passant par "Get Lucky", le festival de Coachella, Electric Ladyland, le Moog Cook Book, Phantom of the Paradise ou YSL version Hedi Slimane, l'univers des Daft Punk est ici révélé par ses mystères, savamment distillés au gré des rares albums et apparitions publiques du duo casqué dont l'oeuvre dense et protéiforme a conquis tous les continents. Un paradoxe pour des artistes qui n'aspiraient depuis leurs débuts qu'à vivre... incognito.

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