Langue française

  • Quest-ce que je dis dans ce que je tais ? Quest-ce que je tais dans ce que je dis ? Lié à la nécessité de dire autant quà son incapacité, Des voix stridentes ou rompues est un recueil qui se déploie à même le remous, la violence inévitable de toute apparition, de toute disparition, afin de rendre compte de cette tension que le cur anime comme un appel.
    Chaque poème étant semblable à une pierre de parole et de silence ou plutôt à londe que soulèverait cette pierre jetée dans le puits de la voix, chacune des sections du recueil tente, par le mouvement ainsi créé, datteindre la limite renversante et révélatrice de notre présence au monde, et ce, au risque du terrible, mais aussi face aux beautés les plus prenantes.

  • Suie, pleurs, étoiles, neiges et quelques floraisons, le poème n'est-il pas, comme les cendres, ce que l'on recueille avant la dispersion? Et le geste, le souffle du poète, celui d'un laveur/laveuse de cendres?
    Dans un enchaînement de glissements, de heurts et d'abandons, et sans jamais éviter le coeur, les poèmes de La société des cendres tentent de dégager l'empreinte, volatile certes, mais néanmoins fascinante, des tumultes, éclats et mystères de notre présence autant que de notre absence à l'autre et au monde.
    La deuxième partie, Des lames entières (d'abord paru en livre d'artiste avec des gravures de François-Xavier Marange), s'attarde, quant à elle, à ce qui construit ou entrave les mouvements parfois tranchants, parfois de fond, du comment être, à même la perte et ses souffrances, pour ouvrir un passage, entre désir et peur, à de possibles métamorphoses.

  • « Où regarder encore ? » Ainsi se termine « Je demande pardon à l'espèce qui brille », le deuxième tome des « Grands cimetières » ; par là est venu « Ma tête est forte de celle qui danse ». Hantés par un je peux qui prend feu, prend froid, creuse, s'élance, se retourne et tremble, les poèmes de ce livre se veulent à la fois soulèvement d'une langue face aux craintes ou aux voeux, et mouvement qui cherche à prendre ensemble les transparences et les opacités du monde afin que tout se perde et que tout s'ouvre aux commencements.

  • Fixer l'image, l'occuper ou s'y dissoudre. Les poèmes de «Tête première / Dos / Contre dos» explorent ce qui nous précipite, parfois nous saisit, souvent nous invente. En trois mouvements qui articulent la mémoire de ce qui est advenu et la mémoire de ce qui est à venir, ce livre se veut une rencontre, la rencontre de ces fins qui nous tournent et nous retournent, entre crainte et ravissement, parmi les rêves, là où réellement le coeur bât.

  • Construit à même un temps flottant ou suspendu, ce deuxième et dernier volet du projet Les grands cimetières , qui a pour thème le deuil des certitudes, tente de saisir ce que nous sommes comme être aimant dans ce monde et ce qu'est ce monde autour de nous. Avec des poèmes, des vers semblables à des éclats de sens jaillis du chaos ou du silence, l'auteure poursuit son questionnement sur l'appartenance au monde, mais, cette fois, dans la nécessité de tout dire, de tout larguer, car une certaine mort est venue.

  • Dans ce premier volet du projet Les grands cimetières qui a pour thème le deuil des certitudes, l'auteure poursuit son questionnement sur comment appartenir au monde en explorant plus particulièrement les conséquences du vivre. À la fois fil et rupture, glissement entre récit et silence, refus du mensonge, mais vacillement de la parole, ces courts poèmes tentent de refaire, devant la vérité de ce que nous sommes, autant que devant celle de ce que nous ne sommes pas, la pierre de notre présence.

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