Jean-Louis Servan-Schreiber

  • « Du zénith au crépuscule, comment change-t-on avec l'âge ?
    Naguère, on craignait la crise de la quarantaine. C'est ainsi qu'en 1978 j'avais décidé d'écrire À mi-vie avec cette introduction : "Les tables d'espérance de vie me créditent d'une durée à peu près égale à celle que je viens de consommer. Statistiquement, me voici donc à mi-vie".
    Et tout à coup, je me retrouve toujours là, mais entretemps, le quadra(génaire) est devenu un octo(génaire). La terre a tourné, les naissances et les morts se sont succédé autour de moi. Le temps a passé, en quoi m'a-t-il transformé ? Le monde autour de moi est-il si différent ?
    Désormais "officiellement" vieux, je découvre que je suis plus content que jamais d'être vivant.
    Derrière moi une vie, devant moi quelques années. Je ressens, chaque jour, qu'elles n'en sont que plus précieuses. Après 80 ans, on joue les prolongations. J'apprends à vivre chaque instant, comme un cadeau de plus du destin. »
    JLSS.

  • « Comme vous peut-être, je me pose souvent quelques questions sur l existence :
    Qu est-ce qui compte le plus dans ma vie ?Quels droits et devoirs ai-je à l égard des autres ?Pourquoi ai-je si souvent l impression d en savoir si peu ?Qu est-ce qui est vrai ? juste ? important ?Puisque je dois mourir, quel sens a ma vie ?J ai tenté un premier bilan d expérience en écrivant C est la vie ! Je l ai voulu simple (pas de citations savantes), accessible, réaliste et sans, bien sûr, me prendre au sérieux.Écrire ce livre m a déjà été bénéfique. J y vois un peu plus clair sur l aventure de vivre. Je continue chaque jour à apprendre. »J.L.S.S.

  • Depuis l'an 2000, nous assistons à une explosion de la richesse mondiale. Désormais la planète compte 12 millions de millionnaires, dont 500 000 en France. Heureusement, malgré la crise, la pauvreté s'est en même temps réduite plus vite que prévu sur la planète.Trois causes à cette progression spectaculaire des fortunes :Une forte croissance mondiale (sauf en Europe).La révolution numérique qui multiplie les jeunes millionnaires.La domination croissante des financiers, maîtres du jeu de l'argent.Les riches ont gagné sur tous les tableaux : l'argent, l'influence politique et souvent le contrôle des médias. Et l'on ne voit pas venir ce qui pourrait s'opposer à leur pouvoir.Mais contrairement aux clichés, les Français ne détestent pas les riches et souvent les admirent.En même temps les inégalités s'accroissent et peuvent déstabiliser nos sociétés. Comment réduire cette fracture devient la question primordiale des vingt prochaines années.

  • L'entreprise, pour survivre, devra faire passer l'homme avant le profit. Vous avez l'impression d'avoir déjà lu cela quelque part Dans un tract gauchiste ? Dans le discours d'un PDG à l'Assemblée générale de ses actionnaires ? Dans les Évangiles ? Les trois à la fois, peut-être, car l'idée est aussi simple qu'elle demeure inappliquée. L'économie de croissance et d'abondance est fille de la technologie et du profit. Désormais, le type de société qu'ils ont créée nous apparaît comme un prodigieux arsenal de moyens sans finalité. Comment établir la justice sans casser la production ? Comment subordonner l'économie à l'homme sans risquer de retomber dans la pénurie ? Quels nouveaux principes, quelles nouvelles méthodes, l'entreprise, nationale ou multinationale, doit-elle suivre pour s'humaniser sans s'annihiler ? Une telle transformation est-elle possible, et, si oui, par quelles voies ? C'est là un problème-clé de notre époque. Devrons-nous renonce au capitalisme ou pourrons-nous construire un « capitalisme à visage humain » ? Ce débat, pour aboutir à des solutions concrètes, suppose autre chose que des transes ou des anathèmes. Il supposa l'examen précis des mécanismes de l'entreprise et de ses ressorts : dans le contexte social et mondial pour savoir si elle pourra fonctionner en cessant d'avoir le seul profit pour but. C'est à cet examen que procède ici Jean-Louis Servan-Schreiber, avec la minutie dans l'information et l'originalité de pensée qui ont déjà fait le succès du Pouvoir d'informer.

  • Nous sommes dix à entrer cette année en quarantaine : un journaliste qui crée des magazines mais préfère le travail solitaire, un mari que le féminisme dérange dans ses habitudes et ses partis pris, un manager qui court après le temps de vivre, un père de famille débordé, attendri et qui voudrait mieux faire, un mortel préoccupé de retarder le vieillissement de sa carcasse, un citoyen que la politique fascinait, jusqu'à ce qu'il l'ait vue de près, un cadet d'une famille active, quelquefois encombrante mais qui tient à rester unie, un Parisien qui évolue dans l'establishment de la politique, la presse et les affaires sans parvenir à le prendre au sérieux, un chef d'entreprise à la recherche de la croissance et du profit, puisqu'il faut survivre, un homme qui se sent encore jeune mais voit désormais grandir l'ombre sur l'horizon. A mi-vie rien n'est accompli mais tout n'est plus possible. Qui suis-je ? Où vais-je ? Qu'est-ce que ça va me coûter ?

  • En ce XXIe siècle, nous sommes débordés, souvent inquiets, fascinés par le numérique, nomades dans notre carrière et notre vie amoureuse, incapables de se projeter dans l'avenir, ballottés entre ce qui menace et ce qui promet, plus seul qu'avant, et toujours scotchés à notre écran.Et si nous vivions une nouvelle « Renaissance », qui fut une époque tourmentée, pleine de doutes, mais riche de créations et de nouvelles libertés ? Trouver du sens dans ce tourbillon, retrouver du temps au milieu des urgences est peut-être à notre portée, si l'on redécouvre une philosophie de vie laïque au joli nom de sagesse. On peut trouver des raisons d'aimer, quand même, le XXIe siècle.Après Trop vite ! qui dénonçait la tyrannie du court-terme, Jean-Louis Servan Schreiber propose une vision plus optimiste du monde où vont vivre nos enfants. Il est directeur du magazine CLÉS.

  • « J'ai pris plaisir à écrire ce livre résolument positif, dans une époque qui ne l'est guère. Il traite de Dieu, de l'égo, de l'émotion, des animaux, des valeurs, du doute, de notre rapport aux médias. J'y constate que, sans le moindre chauvinisme, j'ai eu de la chance de naître Français.Le fil rouge de cette aventure ? Le temps, mon maître implacable en toutes choses, Cioran n'a-t-il pas dit : « Je tue le temps et le temps me tue. On est à l'aise entre assassins. » Mais en attendant j'ai vécu des heures exquises et des saisons joyeuses. C'est que, très tôt j'avais entrepris d'apprivoiser ce despote, pour tirer de la vie tout ce qui est possible. Les années, les décennies ont passé, elles m'ont transformé. J'ai appris que, contrairement à ce que chantait Léo Ferré, non « avec le temps... tout ne s'en va pas ». J'ai lancé des journaux, une radio, des livres. J'en ai tiré d'intenses satisfactions, mais c'est derrière moi. Les souvenirs ne font pas vivre, la famille, le couple, l'amitié, oui. Ils font le miel de mes années tardives, dont je déguste chaque journée. » Jean-Louis Servan-Schreiber

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