Edmond de Goncourt

  • La Fille Élisa Nouv.

    La Fille Élisa

    Edmond De Goncourt

    Élisa est la fille d'une sage-femme avorteuse. Dès son plus jeune âge, elle est impulsive, côtoie les garçons et le sexe, et cette femme qui vient chaque année de Haute-Marne se faire saigner à Paris. Insensible aux remontrances de sa mère, Élisa décide un jour de fuir son foyer maternel aux côtés de cette étrange femme.
    La jeune parisienne devient une prostituée d'exception dans un bordel, et le restera jusqu'à ce que sa chair vieillisse et que ses mains soient couvertes du sang d'un homme...

    Histoire d'une prostituée criminelle, ce roman dévoile deux mondes tabous : les maisons closes et les prisons. Il s'agit de l'oeuvre la plus célèbre d'Edmond de Goncourt, et de la fiction la plus bouleversante du XIXe siècle.



    Edmond de Goncourt (1822-1896) est un écrivain français et le fondateur de l'Académie Goncourt, qui chaque année décerne un prix littéraire. Ami de Tourgueniev, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, ou encore Guy de Maupassant, il anime avec son frère Jules un salon littéraire informel tous les dimanches baptisés le « Grenier » où se réunissent notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Émile Zola.

  • Katsushika Hokusai est sans doute l'artiste japonais le plus connu en Occident, et ce, depuis le milieu du XIXe siècle. Reflet de l'expression artistique d'une civilisation isolée, les oeuvres de Hokusai, qui furent parmi les premières en provenance du Japon à émerger en Europe, influencèrent particulièrement les peintres impressionnistes et post-impressionnistes, tels que Vincent van Gogh. Considéré de son vivant comme un maître de l'estampe Ukiyo-e, Hokusai fascine par la variété et l'étendue de son OEuvre. Son travail, de près de quatre-vingt-dix ans, est présenté ici dans toute son importance et
    sa diversité.

  • Les Frères Zemganno Nouv.

    Deux saltimbanques, Gianni et Nello héritent d'un petit cirque à la mort de leur mère. Clowns à la fois acrobates et inséparables, ils tournent ensemble dans toute la province. Leur numéro de trapèze volant connait un succès considérable. Mais bientôt, la rencontre d'une jeune femme bouleverse leur relation et cultive les tensions. Tous deux amoureux, ils décident d'ignorer les impulsions de leur coeur et de demeurer unis l'un pour l'autre.
    Ils poursuivent leur chemin jusqu'à Paris pour présenter en grande pompe leur numéro incontournable. Mais la jeune femme les a suivit. Jalouse et aveuglé par la haine, elle sabote la scène et provoque la chute des frères Zemganno...

    Roman de la fraternité, à la fois critique et autobiographique, Edmond Goncourt transpose les aventures littéraires qu'il vivra avec son frère Jules, en un récit délicat et allégorique.



    Les frères Jules (1830-1870) et Edmond (1822-1896) Goncourt sont des écrivains français à l'origine de l'académie Goncourt. Jules se consacre en partie aux ouvrages historiques, pour finalement se tourner vers la littérature, et plus particulièrement vers le mouvement naturaliste.
    Ami de Tourgueniev, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, ou encore Guy de Maupassant, Edmond anime avec son frère un salon littéraire informel tous les dimanches baptisés le « Grenier » où se réunissent notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Émile Zola.Les frères Goncourt écriront six romans en commun, dont « Germinie Lacerteux » (1864), « Manette Salomon » (1867) et « Madame Gervaisais » (1869), avant la mort de Jules des suites d'une paralysie générale progressive.

  • Si la sensualité avait un nom, elle s'appellerait sans doute Utamaro. Soulignant avec délicatesse le jardin des plaisirs que fut un temps Édo, Utamaro, par la richesse des étoffes, les longs cous de cygnes féminins, les regards énigmatiques, évoque en quelques traits la volupté de tout l'Orient. Et si certaines scènes trahissent pudiquement les jeux amoureux, nombre de ses shungas sont univoques rappelant, dès lors, que l'amour au Japon est avant tout érotique. Puis, s'éloignant un temps de ces joies citadines, il explora avec autant de simplicité la sobriété de la nature : neige crépusculaire, lune évanescente... La finesse de sa touche révèle en quelques traits tout le raffinement de l'apprentissage de l'école Kano. Edmond de Goncourt en sublimant l'art de ce maître japonais nous ouvre les portes d'un art dont les codes et les nuances échappent à notre regard. Cet ouvrage initiatique, par ses magnifiques estampes, nous invite dans ce magnifique jardin d'Aphrodite à découvrir, ou à redécouvrir, l'art japonais.

  • Pendant vingt ans, Flaubert et les frères Goncourt échangèrent des lettres extrêmement précieuses pour comprendre, certes, les " créatures " contradictoires, changeantes et vulnérables, mais surtout les grands artistes qu'ils furent tous trois." Qui révélera mieux que la lettre autographe la tête et le coeur de l'individu ? [...] Seule la lettre autographe sera le confessionnal où vous entendrez le rêve de l'imagination de la créature, ses tristesses et ses gaîtés, ses fatigues et ses retours, ses défaillances et ses orgueils, sa lamentation et son inguérissable espoir. "
    Par ces quelques lignes de la préface de leurs
    Portraits intimes du XVIIIe siècle les frères Goncourt, grands amateurs et collectionneurs d'autographes s'il en est, révèlent tout le prix qu'ils attachent aux correspondances.
    Et de fait, celle qu'ils échangèrent avec leur ami, maître et rival Flaubert au long d'une relation de vingt ans (1860-1880), se révèle, en écho et en opposition parfois à leur célèbre
    Journal, extrêmement précieuse pour comprendre, certes, les " créatures " contradictoires, changeantes et vulnérables, mais surtout les grands artistes qu'ils furent tous trois, artistes qui considéraient la littérature comme un véritable sacerdoce et se percevaient comme les derniers représentants d'un art " pur ", sacré, à l'abri du mercantilisme et de la " blague " moderne : " La pure littérature, le livre qu'un artiste fait pour se satisfaire, me semble un genre bien près de mourir. Je ne vois plus de véritables hommes de lettres, de sincères et honnêtes écrivains que Flaubert et nous " (
    Journal, 9 août 1868).
    Cette correspondance est aussi éminemment instructive (et complète en cela de façon irremplaçable le
    Journal) pour la connaissance du champ littéraire sous le Second Empire et la compréhension des sociabilités d'écrivains, penseurs et artistes.

  • Fille de paysanne, Germinie rejoint Paris pour travailler comme domestique auprès de Mlle de Varandeuil. Autrefois abusée sexuellement, elle trouve réconfort et douceur dans la bonté de sa maîtresse.
    Pour autant, les fréquentations de Germinie sont douteuses. Après avoir été séduite par Jupillon, un dépravé trop âgé pour qu'elle le marie, elle subit les nuits de débauche, les dettes, et tombe dans l'alcoolisme...

    D'un naturalisme violent, les frères Goncourt décrivent la décrépitude d'une jeune servante. Ils s'inspire de leur domestique, Rose Malingre, après avoir découvert à sa mort la double vie qu'elle menait.



    Les frères Jules (1830-1870) et Edmond (1822-1896) Goncourt sont des écrivains français à l'origine de l'académie Goncourt. Jules se consacre en partie aux ouvrages historiques, pour finalement se tourner vers la littérature, et plus particulièrement vers le mouvement naturaliste.
    Ami de Tourgueniev, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, ou encore Guy de Maupassant, Edmond anime avec son frère un salon littéraire informel tous les dimanches baptisés le « Grenier » où se réunissent notamment Maurice Barrès, Alphonse et Léon Daudet, Gustave Geffroy, Roger Marx, Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Émile Zola.Les frères Goncourt écriront six romans en commun, dont « Germinie Lacerteux » (1864), « Manette Salomon » (1867) et « Madame Gervaisais » (1869), avant la mort de Jules des suites d'une paralysie générale progressive.

  • Poète de l'Art d'aimer du temps », voilà comment les Goncourt définissent Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), un des artistes les plus importants de sa génération, qui a pourtant failli plonger dans l'oubli, dépassé par l'influence grandissante du mouvement néo-classique dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle. Peintre de l'amour et de la volupté, il a également donné naissance à une oeuvre riche et plurielle ; peintures historico-mythologiques, scènes galantes et religieuses, portraits et paysages, le génie de Fragonard ne connaît ni école ni contrainte. De son geste rapide et aérien, il capture l'essence de son époque, une douceur de vivre et une insouciance propres à l'Ancien Régime, illustrant de la plus belle des manières un certain esprit français, à la fois raffiné et décadent.

  • Pour le bicentenaire de la mort de Jean-Honoré Fragonard, rééditer Fragonard de Jules et Edmond de Goncourt, permet d'approcher la vie et l'oeuvre de celui qui s'est illustré par la variété et la richesse de son inspiration, de son style et de sa technique : des portraits aux scènes familières, des thèmes religieux aux scènes galantes, il n'est pas simplement l'incarnation de l'esprit rococo, il exprime avec sensibilité les recherches et les hésitations de ce demi-siècle de peinture qui va du Versailles de Louis XV au Paris napoléonien.

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