Archipel

  • Ils sont un des couples les plus secrets et les plus influents de l'histoire récente : Élisabeth, la philosophe, et Robert, l'ancien ministre, engagés en faveur des droits de l'homme et de la laïcité. Première biographie conjointe, nourrie de témoignages et de documents.
    Depuis plus de quarante ans, ils incarnent une certaine idée de la République. Croisés des droits de l'homme, lointains disciples d'Hugo et de Condorcet, ils évoquent une image d'intégrité et de droiture.L'engagement de Robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort est entre dans l'histoire. Mais on a parfois oublie que l'ancien garde des Sceaux n'a cessé d'oeuvrer pour l'humanisation des prisons et la réinsertion des détenus, et qu'on lui doit la dépénalisation des relations homosexuelles de mineurs de plus de quinze ans. Autant de causes qui lui valurent une fausse réputation de " laxisme ", malgré ses colères a la barre des tribunaux, a la tribune des assemblées ou lors de commémorations.Aussi indomptable que son mari, Élisabeth Badinter a su préserver son indépendance et bâtir sa réputation de philosophe et d'historienne des idées. Si ses indignations sont moins bruyantes, la petite-fille d'Édouard Vaillant n'en dénonce pas moins le conformisme et l'aveuglement intellectuels, les violations des droits des femmes et de la liberté de pensée. Au risque de passer pour une inflexible lai carde, lorsqu'elle prend position en faveur de Charlie Hebdo ou contre les communautarismes.En dépit de leurs interventions publiques, Élisabeth et Robert Badinter se sont toujours gardés de la surexposition médiatique. Rares sont ceux qui ont été admis dans leur tanière parisienne, face au jardin du Luxembourg. C'est l'histoire de ce couple uni, secret et passionne que raconte cette biographie.

  • Napoléon face à la mort Nouv.

    Préfacé par Jean Tulard, cet ouvrage envisage la biographie de Napoléon Bonaparte sous un angle inattendu : le rapport de celui-ci à la mort, tant de fois évitée, tant de fois provoquée, à l'occasion des 200 ans de la mort de l'Empereur à Sainte-Hélène.
    " Ce livre prend place parmi les grandes biographies de l'Empereur, grâce à l'originalité de son approche. " (Jean Tulard) Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... Plus de trente fois, Napoléon a frôlé la mort, quand il ne jouait pas avec. Et toujours il lui a échappé. À se demander ce qui l'a sauvé, quels furent ses sauveteurs et s'il les a remerciés. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur, un nouveau Bayard, mais un Bayard rationnel, ami de l'ordre, indifférent à la mort des autres. Combien de millions d'hommes a-t-il envoyés à la mort, avec flegme, sans plus de haine que de remords ? Que ressent-il quand il arpente le champ de bataille, entendant des mourants crier : " Vive l'Empereur ! " En assistant un moment à l'agonie de tel ou tel de ses fidèles ?
    Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il ait tranquillement attendu sa survenue à Sainte-Hélène, au lieu de la devancer ? Alain Frerejean a mené cette enquête inédite.

  • De septembre 1870 à mai 1871, Paris a connu le plus long siège de son histoire. Alain Frerejean et Claire L'Hoër le racontent au jour le jour à l'aide des récits de témoins directs de l'événement, connus ou non, pour nous offrir un compte rendu aussi vivant qu'historique de la Commune de Paris.
    Il y a un siècle et demi, Paris a connu deux sièges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'armée prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la République elle-même, repliée à Versailles et résolue à annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succédé la destruction par les flammes de l'Hôtel de Ville, contenant les archives de l'état civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impérial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mangé des chiens, des rats. Ils se sont aussi dénoncés les uns les autres: près de quatre cent mille lettres anonymes! Paris a sombré dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fédérés, une violence inouie a soufflé sur la capitale. Avant la terrible répression: dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusillés pendant la "Semaine sanglante", et plus de quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie. De nombreux témoins ont vécu et raconté ce siège: Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancière au théâtre de l'Odéon, mais aussi les frères Goncourt, Émile Zola, Alphonse Daudet... Sans oublier tous ceux officiers, médecins, prêtres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer à leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce récit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.

  • Il y a 75 ans, un deuxième front s'ouvrait en Normandie et Paris prenait les armes contre l'occupant. Le récit des événements au jour le jour, illustré de nombreux témoignages inédits.
    Ils ont libéré la France !La Libération de la France n'a pas été la remontée d'un long fleuve tranquille. Pas moins de onze mois se sont écoulés entre l'entrée des Américains dans Bayeux, début juin 1944, et la libération de Colmar, en janvier, puis de Dunkerque et des poches de l'Atlantique en mai 1945.Onze mois d'attente sous d'effroyables bombardements et d'interminables combats dans les haies du bocage normand, les champs de mines et les forêts enneigées des Vosges, onze mois de piétinements entrecoupés de rebonds et de percées fulgurantes. On oublie trop souvent qu'une dizaine de villes ont été reprises par l'ennemi, que Strasbourg a failli connaître le même sort et que Paris ou Bordeaux n'ont échappé à la destruction que par un concours extraordinaire de circonstances.La libération de la France fut l'oeuvre de milliers d'acteurs : elle constitue un puzzle de situations diverses. Un mélange parfois explosif d'individus aux motivations différentes et de chefs d'exception, tels de Gaulle, Leclerc, de Lattre, Eisenhower, Parodi, Guingouin ou Rol-Tanguy, qui ont su aplanir leurs divergences et forger l'unité.Alain Frèrejean et Claire L'Hoër ne racontent pas seulement cette histoire mouvementée ; ils donnent la parole aux dizaines de témoins et acteurs de cette aventure, en reproduisant leurs écrits et témoignages.

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