Histoire

  • L'histoire d'un affrontement inexpiable. L'un après l'autre, Trotski puis Staline ont changé le cours de l'histoire. D'abord est apparu Trotski, l'auteur de la révolution de 1917 et le héros de la guerre civile de 1918-1920. Staline vient plus tard, mais en quelques années il réussit le tour de force de devenir une idole. Une idole résolue à se débarrasser d'un gêneur. Comment faire quand ledit gêneur est un géant ? C'est tout un art. Tel un serpent, on déroule lentement ses anneaux autour de sa proie. On l'isole de ses partisans et de ses proches, on le ridiculise, on le défigure, on le diabolise, on liquide un par un les membres de sa famille. Seulement le géant se rebiffe, alors on lui envoie, vague par vague, des tueurs, jusqu'à ce qu'on en trouve un plus efficace que les autres. Alors le géant meurt, même s'il continuera toujours de hanter celui qui a comploté sa mort.

  • Napoléon face à la mort Nouv.

    " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Comme Staline (1879-1953), Churchill (1874-1965) connaît une enfance malheureuse et joue avec le feu toute sa jeunesse. Après avoir pris la tête d´une campagne contre les bolcheviks, il doit quitter le pouvoir au moment même où Staline s´en empare. Devant la montée du péril nazi, le premier devient pourtant le plus ferme soutien du second. Il signe une alliance avec Staline et, chaque fois qu´elle se lézarde, il court le voir et finit par le prendre pour un ami. Il faudra le viol de la Pologne, envers laquelle Churchill se sent une dette d´honneur, pour réveiller son esprit chevaleresque et lui faire prêcher une nouvelle croisade contre l´ami d´hier.
    Ce livre dévoile les secrets de deux hommes qui ont galvanisé leurs peuples au bord du précipice et renversé le cours de l´Histoire. Tout en évoquant leur incroyable énergie, il démasque les crises de dépression de Churchill, les peurs incontrôlées de Staline, leur vie conjugale, leurs rapports avec leurs parents, leurs déboires avec leurs enfants ivrognes, leur scepticisme envers la religion mais aussi leur passion pour la grandeur de leur pays.
    Au-delà de ces deux personnages d´exception, l´auteur jette un regard nouveau sur la guerre des Boers, la Révolution russe, la grande famine de l´Ukraine et les deux conflits mondiaux. Une révélation : le plan ourdi par Churchill pour attaquer l´Armée rouge sitôt après la victoire de mai 1945.
    Ni panégyrique ni réquisitoire, ce livre sans précédent nous plonge dans l´intimité de ces deux grands acteurs et nous donne les clefs de leur jeu politique et de leurs malentendus.

  • De septembre 1870 à mai 1871, Paris a connu le plus long siège de son histoire. Alain Frerejean et Claire L'Hoër le racontent au jour le jour à l'aide des récits de témoins directs de l'événement, connus ou non, pour nous offrir un compte rendu aussi vivant qu'historique de la Commune de Paris.
    Il y a un siècle et demi, Paris a connu deux sièges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'armée prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la République elle-même, repliée à Versailles et résolue à annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succédé la destruction par les flammes de l'Hôtel de Ville, contenant les archives de l'état civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impérial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mangé des chiens, des rats. Ils se sont aussi dénoncés les uns les autres: près de quatre cent mille lettres anonymes! Paris a sombré dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fédérés, une violence inouie a soufflé sur la capitale. Avant la terrible répression: dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusillés pendant la "Semaine sanglante", et plus de quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie. De nombreux témoins ont vécu et raconté ce siège: Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancière au théâtre de l'Odéon, mais aussi les frères Goncourt, Émile Zola, Alphonse Daudet... Sans oublier tous ceux officiers, médecins, prêtres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer à leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce récit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.

  • Il y a 75 ans, un deuxième front s'ouvrait en Normandie et Paris prenait les armes contre l'occupant. Le récit des événements au jour le jour, illustré de nombreux témoignages inédits.
    Ils ont libéré la France !La Libération de la France n'a pas été la remontée d'un long fleuve tranquille. Pas moins de onze mois se sont écoulés entre l'entrée des Américains dans Bayeux, début juin 1944, et la libération de Colmar, en janvier, puis de Dunkerque et des poches de l'Atlantique en mai 1945.Onze mois d'attente sous d'effroyables bombardements et d'interminables combats dans les haies du bocage normand, les champs de mines et les forêts enneigées des Vosges, onze mois de piétinements entrecoupés de rebonds et de percées fulgurantes. On oublie trop souvent qu'une dizaine de villes ont été reprises par l'ennemi, que Strasbourg a failli connaître le même sort et que Paris ou Bordeaux n'ont échappé à la destruction que par un concours extraordinaire de circonstances.La libération de la France fut l'oeuvre de milliers d'acteurs : elle constitue un puzzle de situations diverses. Un mélange parfois explosif d'individus aux motivations différentes et de chefs d'exception, tels de Gaulle, Leclerc, de Lattre, Eisenhower, Parodi, Guingouin ou Rol-Tanguy, qui ont su aplanir leurs divergences et forger l'unité.Alain Frèrejean et Claire L'Hoër ne racontent pas seulement cette histoire mouvementée ; ils donnent la parole aux dizaines de témoins et acteurs de cette aventure, en reproduisant leurs écrits et témoignages.

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